Rétro MacG : Mac OS X est désormais plus vieux que Mac OS

Anthony Nelzin-Santos |

24 janvier 1984 : Apple présente le Macintosh, et avec lui le Macintosh System Software, le système « classique » des machines d’antan. 24 mars 2001 : Apple publie Mac OS X 10.0 Cheetah, la première version finalisée de Mac OS X, son système de nouvelle génération. Entre le 24 janvier 1984 et le 24 mars 2001 se sont écoulés 6 269 jours. Entre le 24 mars 2001 et aujourd’hui le 23 mai 2018 se sont écoulés 6 269 jours.

Lorsque le soleil se couchera sur la Californie, Mac OS X sera donc plus vieux que ne l’était Mac OS lors de la commercialisation de la première version finalisée de Mac OS X. Retour sur 17 ans et 2 mois d’histoire de l’informatique. Retour aussi sur 17 ans et 2 mois d’évolutions de MacGeneration, qui a couvert toute l’existence de Mac OS X, 17 ans et 2 mois d’articles et d’analyse sur ce système qui nous en a fait voir de toutes les couleurs.

Mac OS X Public Beta. Image MacGeneration.

Mars 1999 : Mac OS X Server 1.0

Mac OS X 10.0 Cheetah est la première version finalisée de Mac OS X, mais pas la première version commercialisée. Cet honneur revient à Mac OS X Server 1.0, mis en vente le 16 mars 1999 au prix de 995 $. Mac OS X Server 1.0 n’est pourtant pas tout à fait Mac OS X : c’est encore Rhapsody, ce système intermédiaire reprenant les bases du système OPENSTEP de NeXT et l’interface Platinum du système Mac OS d’Apple. Mac OS X Server 1.0 peut ainsi être décrit comme Rhapsody 5.3.

Apple tirait ses noms de code de l’univers de la musique : le Système 7 aurait dû laisser sa place à Copland, dont l’échec a donné naissance au projet Gershwin, du nom du compositeur de… Rhapsody in Blue. Après Mac OS 7.6 « Harmony », Mac OS 8 « Tempo », Mac OS 8.5 « Allegro » et Mac OS 9 « Sonata », Mac OS X Server a toutefois inauguré une série de noms de code issus de la mythologie : Hera (Mac OS X Server 1.0), Loki (Mac OS X Server 1.0.2), Pele (Mac OS X Server 1.2), et Medusa (Mac OS X Server 1.2v3).

Septembre 2000 : Mac OS X Public Beta

Quelques semaines après la présentation de Mac OS X Server 1.0, et quelques mois avant la commercialisation de Mac OS 9, Apple envoie les premières préversions de Mac OS X aux développeurs. La première developer preview introduit des changements majeurs dans l’architecture du système, la troisième abandonne l’interface Platinum au profit de l’interface Aqua. Dès lors, on peut véritablement parler de Mac OS X. Le 13 septembre 2000, sur la scène parisienne de l’Apple Expo, Steve Jobs présente la première version publique, la Mac OS X Public Beta.

Après avoir attendu une heure et déboursé 249 F ou 29,95 $, les fans de la première heure repartent de la porte de Versailles avec le précieux disque d’installation. Plus de 100 000 personnes achètent la Public Beta en six mois, et affrontent lenteurs et plantages pour le plaisir de découvrir l’interface Aqua. Kodiak, c’est son nom de code, inaugure le bestiaire d’Apple (à ceci près que le kodiak est un grand ours plutôt qu’un félin).

Mac OS X Public Beta. Image MacGeneration.
MacGeneration en 2000. Image MacGeneration.

Mars 2001 : Mac OS X 10.0 Cheetah

La voilà, enfin, la première version finalisée de Mac OS X. Mac OS X 10.0 est mise sur le marché le 24 mars 2001 au prix de 129 $. Les testeurs de la Public Beta, qui expire le 14 mai 2001, bénéficient d’une remise de 29,95 $. La boîte comprend une copie de Mac OS 9.1, encore indispensable, la logithèque native comptant à peine 300 applications. Alors que les préversions intégraient un « Music Player » minimaliste, Mac OS X 10.0 intègre iTunes, présenté deux mois plus tôt.

Mac OS X 10.0.3 marque un triple tournant. D’abord, elle permet de graver des CD dans iTunes, et ouvre la voie à la campagne « Rip. Mix. Burn. », six mois avant la présentation de l’iPod. Ensuite, elle est déclinée dans une version Server, qui prend le relais de Mac OS Server 1.2v3 et met ainsi fin à la lignée directement issue de NextSTEP et OPENSTEP. Enfin, elle est pour la première fois préinstallée sur les nouveaux Mac, aux côtés de Mac OS 9.1.

Mac OS X 10.0 Cheetah. Image MacGeneration.
MacGeneration en mars 2001. Image MacGeneration.

Septembre 2001 : Mac OS X 10.1 Puma

À la fin du keynote de Phil Schiller à la conférence Seybold, le 25 septembre 2001, le public reçoit gratuitement un CD d’installation de Mac OS X 10.1. Un mois plus tard, les utilisateurs de Mac OS X 10.0 se ruent chez leur revendeur, ou dans les Apple Store qui viennent d’ouvrir leurs portes, pour récupérer leur galette. Apple ne s’en cache pas : Mac OS X 10.1 doit résoudre les problèmes les plus pressants de Mac OS X 10.0.

Plus rapide et plus stable, il devient le système principal des Mac le 7 janvier 2002. Apple pousse alors le concept de « hub numérique » à fond : Mac OS X 10.1 prend en charge les lecteurs-graveurs de DVD, intègre les pilotes de centaines d’appareils photo et un système de gestion de la colorimétrie, permet de traiter les bandes DV et les fichiers audio 32 bits/96 kHz. Avec iMovie, iTunes, iDVD, et maintenant iPhoto, les Mac-users peuvent mener la « iLife ».

Mac OS X 10.1 Puma. Image MacGeneration.
MacGeneration en septembre 2001. Image MacGeneration.

Août 2002 : Mac OS X 10.2 Jaguar

Le jaguar est « lâché » le 23 août 2002, à 10h20 du soir, au cours d’une soirée de gala dans les boutiques. Alors que les noms de code de Mac OS X 10.0 et 10.1, « Cheetah » et « Puma », étaient peu connus du grand public, Mac OS X 10.2 est clairement désigné comme « Mac OS X 10.2 Jaguar », jusqu’à la boîte au « X » habillé de fourrure. Les noms de code deviennent des marques commerciales, et le « Happy Mac » du démarrage laisse sa place à la pomme.

Pour beaucoup, Mac OS X 10.2 Jaguar représente le véritable départ de Mac OS X. Peut-être parce que Steve Jobs venait d’enterrer Mac OS 9. Probablement parce qu’il s’agit de la première version véritablement stable et fluide, la première aussi préinstallée sans Mac OS 9 en renfort. Sans doute enfin parce que Jaguar a inauguré quelques-unes des technologies les plus importantes de Mac OS X, de Bonjour à Accès universel en passant par Quartz Extreme, CUPS, et la journalisation HFS+.

Mac OS X 10.2 Jaguar. Image MacGeneration.
MacGeneration en 2002. Image MacGeneration.

Octobre 2003 : Mac OS X 10.3 Panther

Le 23 octobre 2003, Apple organise une « nuit de la panthère » pour lancer la commercialisation de Mac OS X 10.3 Panther. Pour la première fois, Phil Schiller signe le communiqué de presse, qui annonce « plus de 150 nouveautés », dont les premières évolutions de l’interface Aqua. Les rayures laissent place au « métal » brossé, les tiroirs sont abandonnés au profit des barres latérales, les champs de recherche et Exposé remettent en cause la gestion traditionnelle des fichiers et des fenêtres.

Surtout, à la faveur de l’expiration du contrat liant Microsoft à Apple depuis 1997, Internet Explorer peut être remplacé par Safari. FileVault permet de chiffrer les fichiers, X11 facilite l’utilisation des applications venues du monde GNU/Linux, iChat gagne des fonctions de vidéoconférence… Bref, le système gagne en maturité. Alors que trois mises à jour majeures se sont succédé en deux ans, Mac OS X 10.3 Panther va durer dix-huit mois.

Mac OS X 10.3 Panther. Image MacGeneration.
MacGeneration en 2003. Image MacGeneration.

Avril 2005 : Mac OS X 10.4 Tiger

Parmi 200 nouveautés, Mac OS X 10.4 Tiger inaugure Dashboard et Spotlight, le premier moteur de recherche locale en temps réel. Un grand nombre d’utilisateurs en gardent encore un souvenir ému : lancé le 28 avril 2005, il n’a pas cédé sa place avant le 26 octobre 2007, et reste la version de Mac OS X ayant connu la plus longue carrière. C’est aussi la version de la transition entre l’architecture PowerPC et Intel, et donc la version de la maturité pour les uns, de la découverte du Mac pour les autres.

Dernière version de Mac OS X présentée avant l’iPhone, Mac OS X 10.4 Tiger est aussi la première version qui tourne sur d’autres appareils que les Mac. D’abord parce qu’elle sert de base au système du premier Apple TV, qui utilisait un processeur Intel Pentium M. Ensuite et surtout parce que la build mal sécurisée de Mac OS X 10.4.1 installée sur le DTK, ce PC dans un boîtier de Power Mac G5 fourni aux développeurs, a servi de base aux premiers Hackintosh.

Mac OS X 10.4 Tiger. Image MacGeneration.
MacGeneration en 2005. Image MacGeneration.

Octobre 2007 : Mac OS X 10.5 Leopard

Steve Jobs présente Mac OS X 10.5 Leopard, qui doit boucler rapidement la transition vers les processeurs Intel, dès l’été 2006. Annoncée pour la fin de l’année 2006, sa commercialisation est repoussée au printemps 2007, puis une nouvelle fois à l’automne 2007. Entre-temps, bien sûr, Apple a présenté l’iPhone. Mais enfin, la firme de Cupertino organise la dernière grande soirée de lancement de l’histoire de Mac OS X, le 26 octobre 2007.

Mac OS X 10.5 Leopard intègre « plus de 300 nouveautés », dont Boot Camp, qui permet d’installer Windows sur une partition séparée, et Time Machine, qui permet de sauvegarder facilement ses fichiers. Le métal brossé disparaît au profit d’une apparence plus sobre, mais aussi plus ennuyeuse, accompagné de nouveautés fonctionnelles comme Cover Flow et Spaces. Apple retire les guillemets autour du nom de code, fait passer le numéro de version au second plan… et abandonne la compatibilité avec Mac OS 9 et les processeurs G3.

Mac OS X 10.5 Leopard. Image MacGeneration.
MacGeneration en 2007. Image MacGeneration.

Août 2009 : Mac OS X 10.6 Snow Leopard

Mac OS X 10.4 Tiger : 200 nouveautés. Mac OS X 10.5 Leopard : 300 nouveautés. Mac OS X Snow Leopard ? « Aucune nouvelle fonction », proclame fièrement Bertrand Serlet. Il s’agissait d’un pieux mensonge, puisque des pans entiers du système ont été complètement réécrits, et plus de 900 composants retouchés d’une manière ou d’une autre. Mais il est vrai que le 28 août 2009, les utilisateurs ont découvert un système qui, en apparence, n’avait pas changé d’un iota.

Du moins ceux qui ont pu l’installer : Mac OS X Snow Leopard abandonne l’architecture PowerPC. Conçu pour les processeurs Intel, c’est le premier système doté d’un noyau 64 bits, autre transition majeure qui n’est pas encore achevée. Depuis Cheetah, les mises à jour majeures valaient 129 €, mais Snow Leopard est vendu 29 € seulement. Il est d’ailleurs toujours en vente, parce que Mac OS X 10.6.6 intègre le Mac App Store, et permet de « ramener » d’anciennes machines vers les nouveaux systèmes.

Mac OS X 10.6 Snow Leopard. Image MacGeneration.
MacGeneration en 2009. Image MacGeneration.

Juillet 2011 : OS X 10.7 Lion

« Back to the Mac », disait l’invitation du special event, mais avec Lion, Mac OS X devient OS X. Ce changement de nom est accompagné d’un changement de rythme des révisions, qui passent désormais par le Mac App Store et une fréquence annuelle. OS X Lion modifie sensiblement la gestion des fenêtres, avec Mission Control et le mode plein écran, et des fichiers, avec Resume et Versions. Il inaugure aussi AirDrop, les notifications push, le nouveau FileVault, ou encore la prise en charge de gestes tactiles.

OS X Lion. Image MacGeneration.
MacGeneration en 2011. Image MacGeneration.

Juillet 2012 : OS X 10.8 Mountain Lion

Après avoir convoqué le roi de la jungle pour OS X 10.7, Apple s’est tournée vers le lion des montagnes, qui n’est autre… que le puma. OS X Mountain Lion n’est pourtant pas un retour aux racines de Mac OS X. Il s’inspire plutôt d’iOS, dont il reprend l’intégration aux services iCloud, le Centre de notifications et l’application Messages, ou encore Rappels et Notes. OS X Mountain Lion renforce aussi la sécurité du système avec GateKeeper, et améliore la gestion de l’énergie avec Power Nap.

OS X Mountain Lion. Image MacGeneration.
MacGeneration en 2012. Image MacGeneration.

Octobre 2013 : OS X 10.9 Mavericks

À la tête d’Apple depuis deux ans, Tim Cook imprime sa marque. Non content de prendre position sur des sujets de société, il promeut son propre modèle, très californien et très mondialisé à la fois. Les grands félins ont fait leur temps : les Mac sont designed by Apple in California, et OS X portera désormais le nom d’un lieu californien, à commencer par le spot de surf Mavericks. Révision relativement mineure dans le grand ordre des choses, OS X Mavericks est surtout restée comme la première mise à jour majeure complètement gratuite.

OS X Mavericks. Image MacGeneration.
MacGeneration en 2013. Image MacGeneration.

Octobre 2014 : OS X 10.10 Yosemite

Après la plage, la montagne : OS X Yosemite, du nom du fameux parc naturel, a apporté les plus grands changements esthétiques depuis Mac OS X 10.3 Panther. À la suite d’iOS 7, Yosemite fait la part belle aux couleurs saturées et aux éléments translucides, au détriment parfois de la lisibilité. Les fonctions de « continuité » comme Handoff et Instant Hotspot renforcent l’intégration entre OS X et iOS, et Photos remplace tout à la fois iPhoto et Aperture.

OS X Yosemite. Image MacGeneration.
MacGeneration en 2014. Image MacGeneration.

Septembre 2015 : OS X 10.11 El Capitan

Apple reste dans le parc du Yosemite avec OS X 10.11, baptisé d’après El Capitan, cet énorme bloc de granite qui fait la joie des varappeurs. OS X El Capitan corrige les excès de son prédécesseur, apporte de nouvelles fonctions de gestion des fenêtres avec Split View, et parachève la politique sécuritaire d’Apple avec SIP. Autrefois minuscules, les trackpads des Mac permettent maintenant de réaliser des gestes très complexes : El Capitan généralise leur usage, notamment dans Messages et Mail. Entièrement revue, l’application Notes est un exemple d’intégration esthétique avec iOS et fonctionnelle avec iCloud.

OS X El Capitan. Image MacGeneration.
MacGeneration en 2015. Image MacGeneration.

Septembre 2016 : macOS 10.12 Sierra

Ne l’appelez plus « OS X » : depuis Sierra, le système d’exploitation des Mac s’appelle « macOS », comme celui des iPhone s’appelle « iOS ». Le « X » n’est plus aussi important qu’à l’époque où il fallait marquer la continuité avec Mac OS 9 tout en rappelant l’héritage de NeXT et les racines UNIX. Surtout, le Mac n’est plus le centre du « hub numérique », mais un appareil comme les autres. Apple continue de jouer la carte de la continuité d’un appareil à l’autre : macOS Sierra « récupère » Siri, le PiP et Night Shift ; partage son presse-papier avec l’iPhone et peut être déverrouillé par l’Apple Watch ; et déporte le stockage dans le nuage avec iCloud Drive.

macOS Sierra. Image MacGeneration.
MacGeneration en 2016. Image MacGeneration.

Septembre 2017 : macOS 10.13 High Sierra

Après Leopard venait Snow Leopard, après Lion venait Mountain Lion, après Sierra vient High Sierra. Tout un symbole : la version de macOS qui bat le record de longévité des systèmes d’Apple, la quatorzième en dix-sept ans, est une révision somme toute mineure. Oh, macOS High Sierra intègre des nouveautés importantes, comme le système de fichiers APFS ou le framework graphique Metal 2. Mais d’année en année, les nouveautés sont nécessairement moins surprenantes, et le Mac évolue moins pour lui-même que pour suivre les autres membres de la grande famille Apple.

macOS High Sierra. Image MacGeneration.
MacGeneration en 2018. Image MacGeneration.

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avatar Pintaf | 

Excellent article !
J'aime beaucoup les rétrospectives sur les systèmes.
Etant arrivé sur Mac avec Leopard, je regrette de ne pas avoir pu travailler sur Tiger et précédents, car leur look à rayures me plaît beaucoup.
Snow Leopard et El Capitan sont mes favoris en terme de stabilité et de perf.

avatar reborn | 

On remarquera la grosse pause en 2005 du développement OS X, car l’iPhone était en développement.

Déjà à l’époque Apple revoyait ses priorités et n’hésitait pas retarder des choses.

Comme quoi Apple n’a pas changé.

avatar anton96 | 

@reborn

Après , Tiger était une version apportant pas mal de nouveautés aussi

avatar JohnDevil | 

Les 10.3 et 10.4, mes deux préférées.

En y repensant bien, j'avais très mal pris à l'époque l'annonce au passage sur Intel et aujourd'hui, il est clair à mes yeux que cette annonce a réellement marqué le début de la fin d'Apple, le jour où ils ont annoncé la transition sur intel est aussi le jour où ils ont annoncé la fin de Shake alors qu'ils n'avaient aucune raison sérieuse de mettre fin à un logiciel qui était devenu le standard des VFX de son époque (les films de la saga Le Seigneur des Anneaux, les premiers Harry Potter, Star Wars, Mission Impossible III, bref..)

On pensait qu'un remplaçant viendrait pour Shake, ça n'a pas eu lieu, après ils ont arrêté les Xserves (avec cette histoire très connue d'une boite de post-prod parisienne qui avait acheté pour 150 000 € de serveur tout ça pour apprendre 3 mois plus tard la fin de la gamme et donc la nécessité de ré-investir plus tôt que prévu dans une autre solution....)

Ils doivent annoncer un nouveau mac pro en 2019, on verra bien, ça me surprendrait moins qu'ils annoncent la fin de la gamme mac tout simplement vu comme ils sont partis depuis la 10.5.

Ah et l'iMac Pro ?

https://www.pugetsystems.com/labs/articles/DaVinci-Resolve-14-iMac-Pro-Mac-Pro-vs-PC-Workstation-1154/

Quel iMac Pro ?......

avatar oomu | 

l'arrêt de shake m'avait marqué à l'époque. Vous soulevez un bon point.

quand à DaVinci-Resolve, c'est sans appel.

avatar Link1993 | 

@MacG, vous avez quand même oublié de parler des vrais grosses nouveautés de Léopard qui ont du changer la vie à pas mal de gens (a moi en tout cas) : Quick Look et Stacks (comprenant l'ajout du dossier téléchargement au lieu de tout mettre sur le bureau) ! Sans oublier Aperçu ! D'ailleurs, l'aperçu que l'on connaît tous maintenant avec toutes ses fonctions, elles nous viennent de Léopard ! ^^

avatar Vanton | 

Beaucoup de souvenirs dans cet article... La découverte du Mac en 2004 dans mon école, les eMac qui ramaient à mort à cause d’un serveur sous dimensionné et les PowerMac G5 qui hurlaient à la moindre sollicitation. Dieu que je détestais les Mac à l’époque ! ? On les détestait tous, ces machines de travail imposées qui changeaient nos habitudes de gamins élevés sur PC.
Je revois Tiger et ses fenêtres métalliques rondouillardes. Quelques démarrages sous Classic pour bidouiller sur un obscur logiciel de cartographie. L’iPod mini vert d’un camarade du Guatemala et son écran noir et blanc qui me paraissait bien daté alors que mon portable Nokia exhibait ses 65 536 couleurs...
Et puis mon basculement début 2006. La sortie de l’iPod nano, un produit magnifique. Un ex qui venait de s’acheter un MacBook Pro 17" tout juste lancé. Une machine incroyable de raffinement, un régal à utiliser mais aussi à contempler. L’iPhone un an plus tard. Une claque absolue, même s’il faisait pâle figure en matière de fonctions par rapport à la concurrence. Mais quelle interface !Mon premier Mac, en 2008. Le fond d’écran de Léopard me ramène à ce premier allumage il y a 10 ans... Ça me fait quelque chose.

On a finalement vu grandir Apple. Les plus anciens l’ont même vue naître... La presse s’était beaucoup interrogée à la mort de Jobs sur les raisons d’exister de notre communauté de fans. C’est vrai que c’est irrationnel... Mais quel régal durant toutes ces années...

avatar fanchperon | 

Haha ! ça me fait me souvenir de mon apprentissage du SIG sur mac avec GRASS, "obscur logiciel de cartographie" dont je ne sais même pas s'il existe toujours...
Ces G5 hurlants et transpirants, à croire qu'on a utilisé la même salle de cours brestoise ?!?

avatar Vanton | 

@fanchperon

Nop ? Toulouse pour ma part.
Et à la réflexion c’était MapInfo !

avatar fanchperon | 

Pas si obscur que ça alors :)

avatar occam | 

@fanchperon

"GRASS, "obscur logiciel de cartographie" dont je ne sais même pas s'il existe toujours..."

? ?

GRASS existe, persiste, pousse et s’épanouit, au point de célébrer ses 33 ans :
https://grass.osgeo.org

Cerise sur le gâteau, avec de multiples options d’interface envers R, GRASS est devenu un outil géostatistique indispensable, et pour moi incontournable.

avatar LeSteph | 

@fanchperon

Oui oui il existe toujours et s’appelle Qgis. La version actuelle est la 3

avatar olgluk | 

Chouette article, je me souviens avoir fait la queue pour la Beta. On se rend compte aussi qu'on est parti de loin tout de même avant d'arriver aux OS actuels.

@JohnDevil : je partage beaucoup d'agacement et inquiétude sur certaines machines mais pour avoir craqué pour un iMac Pro, sincèrement c'est vraiment une bonne machine (certes pas modulable comme les anciens MP). Il serait injuste de lui faire un procès sur la base de ce test sous Resolve ... alors que différents tests montrent semble-t'il que sous Mac le logiciel n'est pas forcément aussi optimisé que sous windows (ce que relève d'ailleurs le lien). Sur le coup il semblerait que ça ne soit pas forcément qu'un problème de puissance brute et peut-être aussi l'éternel problème de l'optimisation des soft sous mac ce qui est un autre débat mais dur d'accuser Apple là. Par ailleurs cet article forcément est un peu biaisé provenant d'un fournisseur de stations concurrentes.

avatar byte_order | 

@olgluk
> l'éternel problème de l'optimisation des soft sous mac ce qui est un autre débat
> mais dur d'accuser Apple là

Si l'optimisation des softs sous mac est éternellement un problème, c'est p'tet parce que c'est moins facile et rentable de le faire que pour d'autres plateformes.
Et ça, c'est bien de la responsabilité d'Apple.

Ici, la responsabilité d'Apple c'est :
- support OpenCL pas à la hauteur de la concurrence (CUDA)
- Metal, API propriétaire pas assez disruptive face à la concurrence pour justifier le surcout d'un portage et encore moins d'une optimisation pour une seule plateforme
- GPU imposé

Que des choix d'Apple ici. Choisir c'est être responsable de ses choix.

avatar lesurfeurfou | 

Je ne peux pas m’empêcher de penser à mon LC 630 avec ses 8 MO de mémoire vive et son disque dur de 350 MO !!! Merci Macg d’accélérer l’apparition de mes cheveux gris ?

avatar melaure | 

Mon premier disque dur a été de 20 Mo, et j'ai utilisé des K7 avant les D7 ;)

avatar Matlouf | 

Moi j'aimais bien les petits dessins rigolos de MacGé...

avatar Grahamcoxon | 

J adore ce genre d articles !

avatar Moonwalker | 

Mac OS X Server 1.0 n’était que la continuation de Rapsody sous un autre nom. Une impasse, voire un leurre.

Selon moi, la meilleure version à sa publication fut 10.9 Mavericks et la pire, 10.5 Leopard, dont même les outils de développement étaient inutilisables.

Après, au bout des mises à jour correctrices, tous les Mac OS X, OS X, macOS se valent.

Tendresse particulière pour 10.4 Tiger.

avatar tbr | 

J’ai l’air d’un djeunz... vieux avec mon début Apple et Tiger malgré mes vrais débuts, quand Le Apple II me faisait rêver et que je devais me contenter d’un ZX.
Que de chemin parcouru !

Ah et je ne peux le passer d’aperçu : j’ai la « touchespacite » aiguë. Dommage cependant que cela ne fonctionne pas pour les fichiers Adobe que j’utilise chaque jour pour mon boulot.

avatar vlsf1 | 

La personne qui a réalisé le logo de MacG en 2001 est-elle toujours incarcérée ?

avatar donatello | 

Votre compte a été signalé, merci d'attendre l'arrivée de la police.

avatar imrfreeze | 

Que le temps passe ! Merci pour la rétrospective !

avatar Yohmi | 

J'ai entendu parler du Mac en bien la première fois dans la cour de récréation du collège, un camarade qui parlait d'une machine avec un seul câble (l'iMac). À cette époque, je ne jurais bien sûr que par mon PC monté à partir de pièces détachées achetées à la rue Montgallet.

Et puis, au lycée, un camarade me montre son Powerbook G4 12". Le dock, et surtout Exposé. Et là, je comprends que mon Windows 2000 est complètement arriéré. J'installe iTunes sur mon PC, et je trouve cette application tellement plus pratique que mon cher Winamp…

Je ne suis jamais passé à Windows XP, que je trouvais hideux et j'en entendais beaucoup de mal. J'ai réussi à obtenir un PowerBook G4 12" la même année pour mes études (une machine incroyable à l'époque, le grand luxe), et je n'ai eu que des Mac depuis (même si les tarifs des dernières gammes commencent à me poser problème…).
C'est vrai qu'en voyant cette rétrospective, je me rends compte à quel point les dernières versions n'ont suscité aucun engouement particulier, mais il faut dire aussi que la « communauté » n'est plus la même, le marché non plus. Et puis, je suis plus vieux, ça m'enthousiasme beaucoup moins. Je crois que c'est à partir de Lion que j'ai « décroché », je me souviens que j'ai eu beaucoup de mal à me faire à Versions (je crois que l'implémentation de base était un peu forcée, en tout cas c'est le souvenir vague que j'en garde).

Merci pour ce gros article ?

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