Apple et le handicap : tour d'horizon

Arnaud de la Grandière |
Alors que le débat politique sur la sécurité sociale fait rage aux États-Unis, le New York Times s'attarde sur les incohérences du système, qui oblige à acheter un PC hors de prix, amputé de ses fonctions classiques qui plus est (au cas où les bénéficiaires handicapés pourraient profiter de l'argent du contribuable pour utiliser le PC à d'autres fins que de compenser leurs difficultés) alors qu'un iPhone pourrait avantageusement rendre les mêmes services pour bien moins cher. Au-delà du débat local, et alors qu'une nouvelle solution de dictée vocale en français arrive sur Mac, c'est l'occasion de se pencher un peu sur les différents apports du Mac face au handicap.

Des prédispositions pour le handicap

Dès l'origine, le Mac a montré d'excellentes dispositions : le tout premier modèle était doué de la parole, comme Steve Jobs en a fait la démonstration lors de la mythique présentation de son nouveau-né. Apple a d'ailleurs longtemps été le fer de lance de l'accessibilité, grâce d'une part à l'ergonomie légendaire du Mac, et d'autre part à un département qui était entièrement voué à la question. Celui-ci a été la victime des années noires d'Apple, ce qui a laissé à Microsoft quelque latitude de rattraper son retard, mais le retour des bénéfices a permis de relancer la Mission Handicap au sein d'Apple depuis 2005, quoi que son activité soit fluctuante. Cette démarche est d'ailleurs tout à fait cohérente avec l'ambition affichée d'Apple de mettre l'ordinateur à la portée de tous, d'abord en ayant été une des principales fondatrices de l'informatique personnelle, puis en en simplifiant l'utilisation au maximum.

Nicolas B. a été victime d'un AVC qui a réduit ses capacités de concentration et sa mémoire immédiate « Pour moi il n'y a pas photo, la simplicité du Mac m'est indispensable, Windows me rendrait la vie impossible » dit-il avec enthousiasme. Il a pu faire financer son matériel, un iMac tout ce qu'il y a de plus standard, par l'AGEFIPH, un organisme qui finance l'équipement professionnel des handicapés.

Si 25 ans après sa présentation, le Mac n'est toujours pas capable de s'exprimer en français, du moins avec les outils intégrés, cependant il a depuis toujours été à la pointe de la synthèse vocale en anglais, et atteint aujourd'hui des sommets de réalisme, qu'on n'est guère loin de confondre avec une voix humaine, toutes proportions gardées. La parole du Mac est même ponctuée d'inspirations !

Cette capacité est d'ailleurs indispensable aux États-Unis, où tout logiciel commandité par l'État se doit d'offrir son accès aux handicapés. C'est sans doute un des éléments qui a poussé les développeurs américains à en faire plus que les Européens dans ce domaine, une disposition dont nous ferions peut-être bien de nous inspirer, tant l'accès à l'informatique peut s'avérer salutaire pour les handicapés. À noter tout de même que, si le Mac ne parle pas français, la synthèse vocale de Mac OS X est ouverte et permet à d'autres sociétés d'y intégrer d'autres langues.

Utilisable dès l'installation

Mac OS X inclut bien d'autres éléments pour les handicapés, notamment par le biais des préférences système « Accès Universel ». Celui-ci simplifie la vie des sourds, comme des aveugles ou des personnes à mobilité réduite, avec VoiceOver, qui permet de lire à voix haute les éléments textuels de l'écran (menus, noms des fenêtres, boutons, contenu des fenêtres, etc.), le zoom de l'écran par une simple rotation de la molette de la souris tout en gardant la touche contrôle enfoncée, l'inversion blanc sur noir de l'affichage, le clignotement de l'écran lors d'une alerte sonore, le maintien des touches du clavier, le contrôle du curseur au clavier, la commande vocale, de même que de permettre le contrôle du Mac par des périphériques d'assistance. Cette dernière fonction bénéficie d'ailleurs aux personnes valides, puisqu'elle est exploitée par nombre d'utilitaires (par exemple le shareware Textexpander pour accélérer les saisies de mots, expressions ou termes récurrents), une preuve que faire une meilleure place au handicap peut être un plus pour tout le monde.



Sans oublier bien sûr que Mac OS X gère plus de quarante écrans Braille, dont le nombre augmente à chaque mise à jour. Snow Leopard ne déroge pas à la règle et apporte nombre de nouveautés pour en simplifier l'utilisation par des handicapés (voir notre article Snow Leopard plus accessible que jamais). En outre, nombre de fonctions de Mac OS X peuvent être mises à profit pour les handicapés, par exemple AppleScript ou encore Automator.

Des petits frères très doués

Concernant les autres appareils d'Apple, si l'iPhone était initialement inutilisable pour les malvoyants, les choses se sont beaucoup améliorées avec l'iPhone 3GS, qui intègre le contrôle vocal, mais également différentes options d'accessibilité venues du Mac, comme VoiceOver (à noter que contrairement au Mac, l'iPhone gère le français), l'inversion des couleurs, ou encore le zoom. Apple continue d'intégrer de nouvelles améliorations dans ce domaine, notamment avec la mise à jour 3.1 pour iPhone OS. Le 22 septembre, durant la première édition du Web Accessibility Day, la NFB (National Federation for the Blind, fédération nationale pour les aveugles) a d'ailleurs décerné un prix à Apple pour ses louables efforts sur l'iPhone.

En outre, nombre de logiciels proposés sur l'App Store permettent de faciliter la vie des handicapés : proposé à 139,99 €, ProLoquo2go compte parmi les applications les plus chères de l'App Store, pourtant ce logiciel d'AssistiveWare fait de l'iPhone et de l'iPod touch les solutions les moins coûteuses du marché, pour une fraction du prix des appareils dédiés, et permettent aux personnes qui ne peuvent plus parler d'avoir leur « voix » dans la poche (une version française est en cours de développement). Dans un autre domaine, iRedTouch permet aux personnes à mobilité réduite de piloter à partir de l'iPhone tous les appareils de leur domicile du bout du doigt, des lumières au magnétoscope, grâce à un émetteur infrarouge connecté au réseau. De même, l'absence d'écran sur l'iPod shuffle, la commande au casque, et la lecture des titres le rend tout indiqué pour les non-voyants.

Des solutions spécialisées

Au-delà des fonctions de base d'accessibilité sur Mac, nombre de solutions de tierce partie exploitent les API de Mac OS X pour offrir un accès aux handicapés. C'est le cas notamment de la société AssistiveWare, qui s'est spécialisée dans les logiciels dédiés, comme SwitchXS ou Keystrokes, permettant de piloter un Mac (entrées au clavier comme déplacement du curseur) à l'aide de périphériques adaptés. Elle propose également le support d'autres langues pour la synthèse vocale, dont le français, à l'aide des solutions du groupe Acapella, qui propose des voix de très bonne facture.

Cependant, il peut être utile de faire appel à un professionnel pour d'une part proposer des réponses adaptées au handicap, et de l'autre former la personne handicapée à l'utilisation de ces solutions : « J'utilise un Mac standard, j'ai bien essayé pendant les 30 jours d'essai Keystrokes d'AssistiveWare, mais j'ai trouvé ça trop long pour rédiger de grands textes alors je suis passé à Dragon sur ma partition PC via VMware», indique Goran Maric, un lecteur de MacGeneration atteint de myopathie. Il peut être utile de s'adresser aux ergothérapeutes, dont certains se penchent de très près sur ces solutions. C'est le cas de Guillemette Balleyguier, qui collabore avec MC Service, un revendeur spécialisé : « Le Mac est vraiment excellent concernant le handicap moteur », dit-elle. « Avec les produits d'AssistiveWare en prime, j'ai pu mettre en place des solutions adaptées à chaque cas, qui permettent à la personne en situation de handicap de contrôler tout son environnement, jusqu'aux lumières de son domicile, du bout du doigt ».

Deux petites ombres au tableau cependant : si Safari 4 permet de s'affranchir de la résolution (voir notre article Safari 4 et l'indépendance de la résolution), nombre de déficients visuels et de personnes souffrant d'un manque de coordination motrice déplorent l'impossibilité de changer la taille de l'interface graphique au niveau du système (une fonction qui est en chantier depuis la beta de Leopard et qu'on attend toujours, bien qu'accessible au niveau des applications). L'autre domaine où le Mac fait pâle figure par rapport au PC, c'est sur les applications de poursuite oculaire, qui permettent de piloter l'ordinateur d'un simple mouvement du regard.

En revanche, la dictée devient possible en français sur Mac avec Dictate International (dont vous pouvez retrouver notre test ici.). Mieux vaut cependant ne pas avoir de difficultés d'élocution.



Concernant le financement de l'équipement des handicapés, la donne peut varier grandement d'un endroit à l'autre : selon les départements, les MDPH (Maisons Départementales Pour le Handicap) peuvent considérer ou non qu'un ordinateur peut être une aide à la communication (un comble qui donne tout son poids à la fameuse « fracture numérique »). Pour celles qui prennent en charge ce coût, le Mac n'est pas laissé pour compte.

Si l'arrivée d'internet dans le quotidien de chacun a été une révolution pour les valides, qu'en dire alors pour les handicapés ! Sans ces solutions, nous n'aurions jamais pu bénéficier des travaux de Stephen Hawking, qu'on aurait autrefois laissé végéter dans un lit d'hôpital. Le réseau a d'ailleurs permis de bouleverser quelque peu l'ordre établi : sur un chat, un sourd peut faire preuve de plus d'éloquence que bien des valides, et les clivages sont gommés. La langue des signes est entrée dans l'ère de la télécommunication à l'aide de la visioconférence. Un tétraplégique peut devenir champion du « frag » dans Unreal Tournament, ou tout simplement faire ses courses en toute autonomie. De même que le réseau offre d'autant plus de chances d'accès à l'emploi grâce au télétravail. Pour certains qui sont alités en permanence, c'est même l'un des rares moyens de créer du lien social, ou encore de partager leur vécu et de communiquer avec les associations d'entraide. En ligne, les différences physiques n'ont plus d'importance, et c'est un peu plus de liberté et d'égalité, si ce n'est de fraternité, qui sont offertes aux handicapés. D'où l'importance cruciale d'avoir des outils adaptés qui permettent à chacun l'accès à cette véritable révolution, et rendre le handicap un peu moins difficile à vivre.


avatar Belleck | 
Pour plus d'informations sur le Mac et le handicap, je vous renvoie sur le blog macpourtous.com tenu par Philippe Joannis. De nombreuses informations et test. Il mérite un coup de chapeau. Belleck
avatar Manueel | 
Merci :-) Malheureusement l'arrivée de la caméra et de la vidéoconférence pourrait faire reculer le dernier point de l'article. Il est très difficile de ne pas juger les gens sur leur apparence. Un infirme moteur cérébrale est en général pris pour un débile profond alors que ses compétences intellectuelles et logiques sont totalement préservées. La communication par Internet a donc permis à des gens rejetés provoquant mépris ou pitié de recevoir respect, admiration tendresse, etc. Pourvu que la vidéoconférence ne s'impose pas comme une obligation
avatar mattlac6 | 
Tout a fait d'accord avec Manueel. Il faut pas que le vidéoconférence s'impose comme une obligation, sinon, c'en est fini du chat en sortant de la douche!
avatar josselinrsa | 
bon article sur un sujet peu évoqué et pourtant fondamental sur la philosophie de la technologie, que l'on soit handicapé ou pas, elle est là pour nous assister, étendre nos capacités, et le boulot d'AssistiveWare ou d'Apple le prouve. Et lorsque l'on est handicapé elle devient juste indispensable, ces départements de recherche sont vitaux non seulement pour l'apport direct aux handicapés mais aussi parce que leurs trouvailles peuvent devenir des outils généralisés. bravo MacGé pour le sujet.
avatar Folken Laëneck | 
Il ne faut pas confondre accessibilité, simplicité et ergonomie. Mac OS X est accessible, il est simple, mais il n'est pas ergonomique. Le système, dés sa base, multiplie les lacunes et oblige l'utilisateur a gérer des choses que d'autres systèmes lui permettent depuis longtemps d'oublier comme la gestion des fenêtres et des fichiers. Nombre d'actions répétitives pourraient être abolies, ce qui améliorerait d'autant la fluidité et le confort d'utilisation. En outre, par volonté de "simplicité", certaines opérations simples ont été volontairement rendues complexes. Bref, y'a encore du boulot.
avatar Almux | 
Enormément de logiciels pour handicapés n'ont été développées QUE sur PC durant de nombreuses années et se sont imposés "définitivement". Comme "Jaws", pour les aveugles, qui ne fait pas que lire les textes à haute voix, mais gère également la lecture sur le ruban braille d'un clavier spécial (aussi transcrit en braille). Ce n'est pas tant une question d'OS. Il s'agit simplement de l'origine des programmes.
avatar XiliX | 
[quote=Folken Laëneck]Le système, dés sa base, multiplie les lacunes et oblige l'utilisateur a gérer des choses que d'autres systèmes lui permettent depuis longtemps d'oublier comme la gestion des fenêtres et des fichiers. Nombre d'actions répétitives pourraient être abolies, ce qui améliorerait d'autant la fluidité et le confort d'utilisation. En outre, par volonté de "simplicité", certaines opérations simples ont été volontairement rendues complexes.[/quote] Il faudra peut-être que tu développes un peu plus avec des exemples ???
avatar Folken Laëneck | 
@XiliX : [url=http://www.google.fr/search?hl=fr&q=mac+os+x+ergonomie]Ils te tendent les bras[/url]
avatar Moonwalker | 
@Folken Laëneck Un peu court ! Incapable de développer ton argumentation, tu t'en remets à une collection de trolls opérée par Google. Comme tout système, Mac OS X n'est pas parfait et ne peut satisfaire tous les usagers ni correspondre à tous les goûts. Si tu as des choses à lui reprocher en terme d'ergonomie (il y en a sans doute) expose clairement ce qui te dérange ou va troller ailleurs. Et pitié ! Pas de copier/coller.
avatar Un Vrai Type | 
@Folken Laëneck : Avec un tel lien en exemple, je te prouve que linux est moins sécurisé que Windows... Bref... Tu penses que la quantité fait la qualité, tant pis pour tes neurones :) J'aimerai un VRAI truc fait par des ERGONOMES. Merci.
avatar Arnaud de la Grandière | 
@ Almux : le Mac lit à haute voix (en anglais, il est vrai) et gère les écrans Braille sans logiciel dédié… @ tous : même sur un sujet comme celui-ci, vous trouvez le moyen de vous empoigner, bande d'indécrottables ;¬)
avatar Folken Laëneck | 
Même si on ne peut pas la limiter à ça, l'ergonomie répond à un certains nombre de bonnes pratiques qui permettent d'améliorer le confort de l'utilisateur. 1/ Four­nir des com­por­te­ments com­mun à l’en­semble afin que l’uti­li­sa­teur puisse prédire les pro­chaines étapes. Essayez donc le bouton vert de maximisation des fenêtres sur disons ... Safari et Mail. Une fois l'expérience faites, changez d'onglet dans Safari pour un site qui n'a pas la même largeur que celui que vous affichiez précédemment. Autre exemple, l'ouverture des fichiers "avec l'application qui les as créés" comme cela se faisait jusque récemment n'aide pas l'utilisateur à prévoir ce qui se produira lorsqu'il cliquera sur son fichier. Gestion des fenêtres mis à part, le Finder n'effectue pas la même opération lors d'un glisser-déposer de fichiers suivant si les répertoires source et destination se trouvent sur le même disque ou non, et ce sans en informer l'utilisateur au préalable. 2/ Four­nir les che­mins les plus courts pour réa­li­ser les opé­ra­tions Pourquoi devoir déplacer une fenêtre qui se trouve sur la droite de l'écran avant de pouvoir la redimensionner par un coin unique, alors qu'il serait si simple de pouvoir le faire par n'importe quel coin ou côté ? De même, le niveau de focus choisi par le dock est l'application, ce qui fait que retrouver une fenêtre précise au sein d'une application devient souvent pénible, même avec exposé. (Déjà débatu de nombreuses fois ici même) Enfin, la gestion du focus de la souris sous OS X oblige à un grand nombre de clics inutiles dés lors que l'on travaille avec plusieurs fenêtres. Autant de fatigue et de frustration inutile. On a observé que 2 règles sur les 7 qui me viennent en tête sans trop faire travailler mes neurones, et déjà le nombre d'exemples pourrait être beaucoup plus important. D'où je sors ces règles ? De séances avec une vraie ergonome sur des GUI que je conçois...
avatar Anonyme (non vérifié) | 
Je ne sais pas si vous avez essayé Voice Over, mais le système de reconnaissance vocale est anglais et ne comprends donc pas vraiment le français, il faut l'essayer avant d'en faire de la pub à mon avis. Mon fils est malvoyant et j'avais beaucoup d'espoir avec cette fonction, je suis donc déçu. M
avatar SUPERMAC9000 | 
@mrojas bonjour, effectivement voice over est en anglais. Mais en y ajoutant le kit voix francais d'infovox (99 €) ca francise les voix . C'est de toute façon moins cher qu'une solution PC portable + Jaws ou Zoom text . .
avatar Moonwalker | 
1) — Le bouton vert adapte à la page. Je ne vois rien d'incohérent dans son comportement. Le rouge est beaucoup plus problématique : avec certaines applications, il ne ferme pas seulement la fenêtre mais l'application elle-même. Je n'ai jamais trouvé justification à celà (iPhoto, Préférences Système, Utilitaire de disque, etc.). — Ouverture de fichier. Ceux qui préfèrent que l'application par défaut soit l'application créatrice, ceux qui préfèrent que l'application par défaut soit l'application définie par le système ou par l'utilisateur pour ce type de fichier (exemple : Aperçu pour jpg ou pdf). Je suis plutôt de la seconde école. Ça tombe bien, c'est comme ça que ça marche maintenant. — l'utilisateur est informé par le petit + vert qui apparaît. D'ailleurs, c'est de la logique. D'un volume à l'autre, on copie, on ne déplace pas, tout comme avec un dossier verrouillé qu'on ne peut modifier. Mac OS X a sa propre logique. L'ergonomie n'a rien à voir là-dedans. A te lire, et ça correspond bien au lien principal de la page google citée plus haut, ergonomie = faire comme partout ailleurs (c-à-d comme Windows ou KDE ?). 2) — inutilement compliqué. Le bouton vers optimise la fenêtre. Je ne redimentionne quasiment jamais à l'aide du coin. Encore une pratique windosienne. Par contre, des côtés de fenêtre qui se comporteraient comme des colonnes Excel ne manqueraient pas de me gêner. — Exposé m'a toujours permis de naviguer aisément entre les fenêtres d'une même application et de différentes applications. Pour le Dock, Snow Leopard améliore encore les choses et ça répond parfaitement à ta remarque. Je n'ai pas l'impression de faire des click inutiles. Le scroll est indépendant du focus. Je ne sais pas ce que tu conçois, mais tes règles de "bonne pratique" n'appartiennent qu'à toi. Tu ne trouves pas OS X ergonomique parce que ça ne correspond pas à ce que tu attends. Je suis à peu près sûr que tes GUID me gonfleraient bien vite.
avatar Claude Pelletier | 
Quelle incohérence ! Que la société ait réglé le problème du français avec son iPhone mais pas avec macOS ! Et qu'elle n'ait pas fait jouer la synergie entre les deux systèmes ! Incompréhensible.
avatar macbob | 
@ Folken Laëneck Pour enseigner "l'ergonomie des logiciels et de l'interaction" et étant designer moi-même, je peux te dire que tes horizons ergonomiques semblent assez restraints, je m'explique: l'ergonomie est une discipline bâtarde et difficilement identifiable dont la spécificité est un nombre relativement élevé de règles et de lois qui souvent se complètent et parfois se violent mutuellement. Cet état de fait contribue à former des partisans de certaines de ces règles qui en ignorent d'autres !!! Il est évident que OSX à des défauts et des incohérences, toutefois, il reste le système le plus abordable, le plus simple et le plus souple d'usage "de base" avec un comportement global très "régulier" et donc prévisible. C'est, à mon sens et tous comptes fait, le meilleur système d'exploitation pour ordinateur en l'état (aujourd'hui). Ce qui ne veux pas dire qu'on ne peux pas faire mieux... en fait je devine la "fin" des systèmes fenêtrés d'ici quelques années (une fourchette large entre 10 et 20 ans) avec l'arrivée de terminaux de nouvelle génération et la généralisation de l'informatique pervasive... mais je peux me tromper of course. pour en savoir plus: Designing Interactions de bill Moggridge chez MIT press Universal Principles of Design de W. Lidell, K. Holden et J. Butler chez Rockport The Laws of Simplicity de John Maeda chez MIT press The Design of Everyday Things de Donald A. Norman chez Basic Books Designing for Interaction de Dan Saffer chez New Riders Digital Ground de Malcolm McCullough chez MIT press Sinon, je peux vous envoyer mon suivi de cours par mail, c'est un petit résumé.
avatar oomu | 
@Folken Laëneck non. ce qui compte c'est que le système soit visuel, claire, lisible et énonciable (que l'ordinateur puisse décrire oralement ou via interface dédiée ce qui est à l'écran) plusieurs de vos exemples sont spécieux, os X communique via le curseur de souris aussi et sont caduques si tôt qu'on utilise pleinement le clavier. - pour voiceover, vous pouvez avoir des voix françaises ici : http://www.assistiveware.com/infovox_ivox.php j'utilise voiceover quand j'ai les yeux trop fatigué. C'est à 1 siècle d'avance de Linux Gnomes/KDE, et pourtant, oui je suis au courant des fonctions d'accessibilités de Gnome grâce au très bon travail de Sun. mais non : os X est un cran nettement devant et j'en PROFITE. - une fonction avec laquelle je ne peux tout simplement plus vivre : Le ZOOM total intégré à os X. Rien à faire, Gnome/KDE/windows n'ont rien d'équivalent. - je recommande d'activer le support complet de la navigation par clavier. Les raccourcis claviers, la navigation par clavier au sein des éléments de l'interface et associé à l'énonciation changent complètement l'approche de l'ordinateur Cela, il faut vivre avec et non énoncer des "évidences" sorties d'écoles d'IHM (à ce jeu là, je suis diplomé et suivi de tels cours et je travaille entre autre pour une école de conception d'interface, ça n'aucune pertinence) Je réagis vertement parce que j'ai travaillé de près avec linux (ubuntu, fedora, suse, et avant cela debian, slackware et consorts) , j'ai suivi leur développement et leurs progrès (et je passe 50% de mon temps ici à les défendre), j'ai suivi windows depuis sa 3.0 et j'aurais Seven et 2008 à toujours connaître. Mais j'en suis venu au mac, pour diverses raisons, dont une flagrante : l'accessibilité - je conçois et je le dis toujours que "l'ordinateur personnel" est un échec, et selon moi on devrait aller beaucoup plus loin dans la suppression de nombreux artifices des interfaces à icônes mais je ne boude pas les outils actuels. je les salue
avatar oomu | 
ce qui manque à os X sont des voix françaises. pour une raison curieuse, Apple ne veut pas faire cet investissement pour les pays autre que les usa. Ils n'ont pas les obligations légales non plus contrairement aux usa pour plusieurs marchés. Il existe plusieurs fournisseurs de voix françaises (payantes), j'en ai donné un.
avatar oomu | 
le piège est toujours le suivant : on oublie parfois les dures réalités. Beaucoup des travaux pour linux et même le mac se sont écrasés devant un fait intangible : de nombreux outils spécifiques à des handicaps n'ont le support que de windows. Ca, ça calme.
avatar Folken Laëneck | 
@Moonwalker Sur certaines applications uniquement, le bouton vert adapte la taille de la fenêtre à celle du document courant. Pour d'autres, il maximise la fenêtre à la taille de l'écran. Je ne vois pas où est la cohérence ici. Pour ce qui est de l'ouverture des fichiers, le changement adopté pour Snow Léopard est clairement un pas en avant vers la cohérence. Ça prouve bien qu'il y a des voies d'amélioration et qu'Apple en est conscient. Je ne dis pas que créer des interfaces ergonomiques revient à faire comme partout ailleurs. C'est un autre point qui serait plus à rapprocher de "l'intuitivité" de l'interface (où l'utilisateur va tout de suite trouver des repères). Je parles de confort d'utilisation et d'absence de frustration tant physique que mentale. L'ergonomie vise à créer des interfaces facilement préhensiles et efficaces. Passer ma journée à gérer des fenêtres sous prétexte que je suis amené à faire plusieurs choses en même temps mais que l'OS n'est pas fichu de m'y donner accès correctement, ce n'est pas du confort. Devoir cliquer pour redonner le focus à une fenêtre avant de pouvoir cliquer sur ce bouton qui se trouvait pourtant juste sous mon curseur alors que justement on m'aurait permis d'interagir d'une autre façon (scroll) avec elle, ce n'est ni logique ni cohérent, en plus d'être une perte de temps et un effort inutile. Et je ne parles pas du manque chronique de retours utilisateur ni de la faculté des applications à imposer leur façon de faire, quitte à aller à l'encontre des utilisateurs. Je n'ai pas inventé de règles d'ergonomie. D'autres bien plus compétents s'en sont chargés bien avant moi. Je me contente d'essayer au mieux de les appliquer. Et quand on regarde objectivement Mac OS X, on voit que nombre d'entre elles ont été sacrifiées. Je suis d'accord que rien ne sera jamais parfait pour tout le monde et que l'idéal serait d'avoir le choix. Mais là encore, OS X fait défaut.
avatar Folken Laëneck | 
@oomu : > Mais j'en suis venu au mac, pour diverses raisons, dont une flagrante : l'accessibilité. Il faut me relire, je n'ai jamais dit que Mac n'était pas un système accessible. Je n'ai pas dit non plus qu'il n'était pas simple. C'est même par ça que j'ai commencé ma première intervention. Ce que j'ai dit c'est que certains (trop à mon sens) choix de base, non modifiables, sont très largement perfectibles pour pouvoir faire une utilisation intensive véritablement agréable du système. Je pense principalement à la gestion des fenêtres (alors que c'est justement ce qui devrait le plus se faire oublier), mais ce n'est pas le seul point. @macbob Je suis tout à fait prêt à élargir ma vision "restreinte" car je suis bien conscient qu'il y a encore beaucoup à apprendre en matière d'ergonomie de mon côté. Je prends note des livres indiqués pour mon prochain passage chez mon libraire :]
avatar Liam128 | 
Je partage un peu ton analyse Folken. Je trouve que Mac OS X est un OS très pratique niveau accessibilité, par exemple les outils pour malvoyants sont très accessibles et très efficaces (j'utilise le zoom constamment et l'inversion des couleurs est parfois bien utile par exemple - il manque quand-même un mode "grosses polices"). Quelqu'un a cité ZoomText : il apporte tout ce qui manque à Windows et pratiquement tout ça est déjà de série sous Mac OS X. Il y a eu des progrès nets depuis Vista mais le retard n'a pas encore été totalement rattrapé. Je trouve aussi que Mac OS X est un OS très intuitif. Au sens où quand on ne connait pas encore l'OS et qu'on veut faire quelque chose, on trouve souvent facilement ce qu'on cherche, parce que l'organisation est logique, cohérente, que tout est à sa place et exposé de manière claire. En revanche, pour l'ergonomie, scusez moi, il y a encore des ratés importants. La gestion des fenêtres par le dock est naze et Exposé n'est pas une solution satisfaisante, encore moins quand, précisément, on utilise beaucoup le Zoom. Allez donc savoir qui vient de vous envoyer un message sur MSN parmi vos 12 fenêtres de discussion ouvertes : c'est la croix et la bannière. De même, le retour visuel sur le dock est mal conçu : le simple affichage du nom de l'icône est insuffisant pour s'assurer de façon claire que l'OS a bien pris en compte qu'on réclame une icône en particulier et qu'il est pas en train de ramer. "C'est à ça que ça sert la magnification hé boulet" que vous allez me répondre : justement, parlons-en. Essayez de redimensionner une fenêtre qui descend jusqu'en bas de l'écran avec la magnification : mission impossible. A chaque fois que vous essayez de choper le coin bas-droite pour redimensionner, ya ce p_tain de dock qui lance la magnification et l'icône qui vient se foutre au dessus de votre coin de fenêtre. Ce ne sont que quelques exemples, mais il y en a des tas d'autres : l'ergonomie générale de Mac OS X est à peine potable.
avatar Almux | 
@Nonoche Oui, je sais qu'OSX lit à haute voix... Mais qu'il gère un ECRAN braille?!?... Bigre!! ;D Sérieusement: je ne connaît AUCUN aveugle possédant un Mac et je n'ai jamais vu (ni entendu parlé) d'un clavier braille compatible. Mais, si c'est le cas, il faudrait que les aveugles puissent le savoir... Il y aurait du boulot "d'évangélisation", dans le domaine! lol
avatar USB09 | 
Ce serait bien si apple france faisait la traduction correcte de voice over @Folken Laëneck : franchement bof. Mac OS est la pour répondre a des gens simple, avec une interface simple. apres que les geek n'y trouve pas leur bonheur c'est une autre histoire. Mac Os répond a un principe, je prends, je vois ce que je fais; combien de fois ai-je entendu "j'ai perdu mon fichier" sur windows ? parle on en de l'explorateur : la plupart des utilisateurs Windows utilisent des post-it pour ce souvenir de la position de leur dossiers. Un clic, oui, pour moins de mouvement mais quelle frustration ! 1 clic = sélectionner (tout logiciel confondu), 2 clics = une action sur celui ci, ce qui me parait évident en soit. Pour terminer : ce que je pense des gens qui on besoin de plusieurs bureau pour ranger leurs papiers.... et j ai surtoiut pas besoin que Mac Os ressemble a un tableau d'avion

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