Une faille vieille de 17 ans frappe Windows DNS Server

Mickaël Bazoge |

Une faille de sécurité vieille de 17 ans (!) a été découverte dans Windows DNS Server. Cette vulnérabilité, baptisée CVE-2020-1350, permettrait à un malandrin de lancer à distance du code sur des serveurs Windows et de créer des requêtes DNS malveillantes. Au bout du bout, cette faille a le potentiel d'ébranler l'infrastructure informatique d'une entreprise.

Rien ne sert de paniquer. D'une part, les utilisateurs de Windows 10 ne sont pas concernés, étant donné que cette faille concerne l'implémentation de Windows DNS Server. D'autre part, Microsoft livre les correctifs qui vont bien pour toutes les versions de Windows Server — charge ensuite aux admins de les appliquer dans leurs serveurs. Enfin, la vulnérabilité n'a pas été exploitée, selon l'éditeur.

Néanmoins, cela ne signifie pas que la faille soit bénigne. Bien au contraire : elle est notée 10 selon le système CVS. Pour donner une idée de la dangerosité de CVE-2020-1350, les failles ayant permis au rançongiciel WannaCry de prospérer avaient été notées 8,5 et elles n'étaient pas spécialement gentilles.

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Limiter l'illimité dans le fixe : pour l'Arcep, c'est un grand « NON »

Mickaël Bazoge |

Faut-il pénaliser l'ensemble des internautes pour les quelques uns qui abusent de leur accès à internet ? C'est ce qu'on peut craindre après la recommandation du Conseil national du numérique (CNNum) dans sa feuille de route sur l'environnement et le numérique. Une des mesures suggérées est « d'encourager les forfaits à consommation limitée , y compris pour l'internet fixe. Devant la bronca suscitée par cette proposition, qui suivait de près celle du Sénat voulant interdire les forfaits mobiles illimités, le CNNum a voulu faire une mise au point.

Cela part sans doute d'un bon sentiment, mais comment sensibiliser ces « quelques % de clients » ayant un usage déraisonnable sans pénaliser l'ensemble des internautes ? On a vu ce que cela avait donné quand les pouvoirs publics ont voulu punir les adeptes du P2P : une véritable usine à gaz dont on peut interroger la pertinence à l'heure du streaming (lire : Ce n'est pas le grand soir pour les opposants à la Hadopi).

Cette proposition de mettre un terme aux abonnements illimités dans le fixe a de toute manière de fortes chances d'être remisée dans un tiroir sombre par le gouvernement. Sébastien Soriano, le président de l'Arcep le gendarme des télécoms, l'a enterrée d'un simple et direct « NON » en majuscules sur Twitter. Difficile d'être plus clair.

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Le Dolby Atmos sur la Freebox Delta arrive à la rentrée

Mickaël Bazoge |

Ce n'est pas le Père Noël, mais le Père Niel ! Après avoir promis l'eSIM et la VoLTE et livré un Wi-Fi amélioré, le patron de Free annonce que les possesseurs d'une Freebox Delta pourront finalement profiter du Dolby Atmos à la rentrée. Une fonction annoncée dès le lancement de la box, mais qui depuis pointe aux abonnés absents.

Dans une interview à UniversFreebox, Xavier Niel a expliqué que pour cette fonction audio, le fournisseur d'accès dépendait d'un tiers : « une erreur depuis le début ». Dans le détail, il s'agit d'un « micro logiciel » destiné à un composant de la box qui manque à l'appel : « On nous promet toujours que ce sera livré demain », et ça ne l'est jamais.

Néanmoins, le fondateur d'Iliad pense désormais que le Dolby Atmos devrait arriver le 1er septembre. À ceux qui attendaient la fonction depuis deux ans, Xavier Niel annonce que le nouveau répéteur Wi-Fi de la Freebox Pop leur est proposé pour 10 € de frais d'envoi, et qu'ils pourront profiter des buts de la Ligue 1 à partir du 22 août gratuitement.

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Mac ARM : Apple va-t-elle se passer totalement d'AMD ?

Christophe Laporte |

Maintenant que la transition vers les processeurs ARM est enclenchée, il reste encore quelques inconnues de taille. L’une d’elles concernait l’avenir du Thunderbolt. L’affaire n’a pas trainé, Apple a fait savoir par voie de presse que cette technologie aurait bien sa place dans ses futurs Mac.

L’autre grande interrogation porte sur les GPU. Comment Apple va-t-elle s’y prendre ? Va-t-elle tout internaliser comme elle le fait sur l’iPad et l’iPhone ou va-t-elle continuer à faire appel à un partenaire comme AMD ?

Apple n’a pas donné d’informations officielles sur le sujet, mais a semé de petits indices ici ou là. Dans sa documentation concernant le portage d’apps vers Apple Silicon, Apple glisse une petite phrase lourde de sens :

Don’t assume a discrete GPU means better performance. The integrated GPU in Apple processors is optimized for high performance graphics tasks

Que l’on pourrait traduire succinctement par ne pensez pas qu’un processeur GPU distinct est synonyme de meilleure performance. Les GPU intégrés dans les processeurs Apple sont conçus pour de hautes performances graphiques.

Il y a également cette diapositive parue lors d’une session de la WWDC, qui montre les différences d’un point de vue graphique entre les Mac ARM et les Mac Intel. Là où les Mac Intel ont le choix entre les GPU Intel, Nvidia et AMD, les Mac équipés Apple Silicon se limitent aux GPU d'Apple. La question que certains se posent est de savoir si Apple dit bien tout ou si elle cache encore son jeu.

Il y a plusieurs choses à observer dans la situation actuelle. Tout d’abord, il faut bien se rappeler que les démonstrations faites par Apple avec son DTK lors du keynote d’introduction de la WWDC étaient assez impressionnantes. L’Apple GPU semblait performant et était capable d’exécuter des jeux dans des conditions qui paraissent impensables sur les MacBook Air par exemple.

Pour expliquer le passage à Apple Silicon, les dirigeants d’Apple ont réexpliqué leur philosophie de design et ont insisté comme ils l’avaient fait quinze ans plus tôt sur le fameux axiome performance par watt. De ce point de vue, on imagine mal Apple faire autrement sur ses ordinateurs portables.

Reste à savoir comment Apple va s’y prendre pour rivaliser avec les cartes graphiques relativement puissantes que l’on trouve dans ses stations de travail comme l’iMac Pro ou le Mac Pro. Apple sera-t-elle en mesure de mettre au point une solution maison ? Sur ces machines, le circuit graphique sera-t-il retiré du système-sur-puce, car celui-ci est trop volumineux ? Et si c’est le cas, aura-t-on le droit à une carte graphique Apple ou provenant d’un acteur établi comme AMD ? Comme nous l’expliquions dans cet article « Quel GPU pour un futur Mac ARM ? » en amont de la WWDC, les options ne manquent pas pour Apple. Les choix architecturaux d’Apple pour ses stations de travail seront d’ailleurs assez passionnants à suivre.

Dernière inconnue souvent évoquée : l’avenir des boitiers externes eGPU. L’annonce du support des Thunderbolt sur les Apple Mac Silicon laisse à penser que ces périphériques continueront à exister.

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Retour sur quinze ans d'Intel dans notre nouveau podcast Kernel Panic !

Mickaël Bazoge |

Après un numéro « zéro » consacré à l'actualité de la WWDC, le podcast de MacGeneration est de retour dans son « vrai » tout premier épisode. Où il sera question d'Intel et de la relation avec Apple depuis quinze ans !

D'ici deux ans, Apple aura débarrassé les Mac des processeurs Intel pour les remplacer par ses propres puces. Une nouvelle transition pour les utilisateurs, qu'Apple veut la plus transparente et la plus douce possible. On verra sur pièces comment ces machines inédites se comporteront, mais à en croire les benchmarks du Developer Transition Kit, il y a tout lieu d'être optimiste sur les performances.

Crédit : Intel.

En revanche, et même si le coup était prévisible, on doit sans doute faire la tête du côté de Santa Clara. Intel ne fournira plus aucune puce pour Apple, qui en plus de remplacer les processeurs Core, s'est offert l'été dernier l'activité puces réseaux du fondeur. Le constructeur n'est pas, loin de là, le plus gros client d'Intel, mais la perte d'Apple est plus qu'un symbole. Il montre qu'il est possible de se passer complètement des services du fondeur.

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Ulysses 20 intègre un correcteur orthographique et un « tableau de bord »

Anthony Nelzin-Santos |

Ulysses continue son petit bonhomme de chemin. Pour sa vingtième révision, le compagnon des scribouillards et autres plumitifs intègre un correcteur orthographique et grammatical. Comprenant vingt langues, il prend place dans le « tableau de bord », une nouvelle barre latérale qui modifie sensiblement la physionomie de l’éditeur de texte.

Le correcteur orthographique dans Ulysses 20.

Ulysses était déjà compatible avec Antidote, mais intègre désormais son propre correcteur orthographique et grammatical. Fourni par l’entreprise allemande LanguageTooler, qui développe le correcteur en ligne et les extensions LanguageTool, il n’est pas aussi pointu que les correcteurs de Druide et de Diagonal (lire : Antidote/ProLexis : quel est le meilleur correcteur orthographique pour Mac ?). Sans connexion au réseau, il se contente même d’une analyse très sommaire.

Avec une connexion au réseau, au prix d’une transmission de vos textes sur les serveurs de LanguageTooler, il peut toutefois faire l’affaire pour des besoins limités. L’analyse « avancée » vérifie la grammaire, le style, la sémantique, et la typographie. Comme elle reconnait une vingtaine de langues, elle permet d’éviter les erreurs les plus courantes et les faux amis dans les idiomes que l’on maitrise moins bien.

Le correcteur peut aussi donner des conseils (sommaires et parfois datés) de style, de sémantique, et de grammaire.

Ce correcteur prend place dans le « tableau de bord », qui fusionne la barre des pièces jointes, la fenêtre flottante de navigation, et les statistiques. Une modification majeure d’un pan de l’interface qui n’avait pas beaucoup évolué depuis la réinvention d’Ulysses en 2013, et concentre désormais toutes les « aides à l’écriture » au même endroit.

Le « tableau de bord », qui donne une vision d’ensemble de la structure du document (plan, annotations, signets, liens, notes de bas de page), des statistiques, des mots-clés, et des pièces jointes. Le texte est coloré avec mon thème personnel.

Le tableau de bord est disponible sur macOS comme sur iOS. Le correcteur est réservé au Mac pour le moment, mais sera intégré à l’iPhone et à l’iPad « cet automne ». Ces nouvelles fonctions sont intégrées à l’abonnement Ulysses, proposé à 5,99 € par mois ou 49,99 € par an. Les étudiants bénéficient d’une remise de 50 %, et peuvent profiter d’une offre à 11,99 € pour six mois.

Le tableau de bord sur iPhone.

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Refurb : iPad 7 à 329 €, MacBook Pro 16" à 2 289 €, MacBook Air à 919 €

Florian Innocente |

Pas de jour férié pour le refurb qui remplit quelques-uns de ses rayons. Du côté de l'iPad c'est le modèle d'entrée de gamme de la 7e génération, lancé à l'automne 2019 et apparu pour la première fois en reconditionné la semaine dernière, qui revient.

Il y a 3 configurations de cette tablette (compatible avec le Pencil 1) : 32 Go Wi-Fi à 329 € ; 128 Go Wi-Fi à 419 € et 32 Go cellulaire à 449 €.

Coté Mac c'est le retour aussi des MacBook Pro de 16" avec une douzaine de configurations parmi lesquelles choisir. Le premier prix démarre à 2 289 € avec un Core i7 hexacœur à 2,6 GHz 16/512 Go et AMD Radeon Pro 5300M et on grimpe jusqu'à 4 659 € pour un Core i9 huit cœurs à 2,3 GHz en 64 Go/4 To et AMD Radeon Pro 5500M.

Dans l'offre en portables Mac, signalons également des MacBook Air Retina 2019 à partir de 919 € en 8/128 Go ou 969 € avec 8/256 Go.

Enfin, si c'est une Apple TV que vous cherchez, il y a le modèle 4K en 32 Go à 169 €.

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