Intel propose à nouveau son Power Gadget pour macOS

Nicolas Furno |

Intel a restauré le lien de téléchargement de la version macOS de Power Gadget, son utilitaire qui permet de surveiller un processeur Intel. On peut le télécharger normalement sur le site officiel d’Intel, comme avant son retrait constaté pendant le week-end. On ne sait pas exactement ce qui s’est passé, mais on note que le fondeur en a profité pour publier une mise à jour de son app.

Intel Power Gadget en action au premier plan, sur la droite. En arrière-plan, le site d’Intel avec les trois liens de téléchargement à nouveau actifs.

C’est une mise à jour mineure a priori, puisque l’on est passé de la 3.5.2 à la 3.5.3. À défaut de connaitre les changements, on peut noter que la version macOS est la seule à jour, les versions pour Windows et Linux n’ont pas bougé. Tout cela ressemble bel et bien à un bug dans l’outil de mesure, sans doute lié à la famille de processeurs qui équipent les MacBook Pro de 2018.

Rappelons que la polémique est apparue la semaine dernière quand plusieurs utilisateurs ont constaté, en utilisant Intel Power Gadget pour le prouver, que le processeur de leur MacBook Pro 15 pouces fonctionnait au ralenti à cause de températures trop élevées. Il faudra vérifier dans les prochains jours si l’outil présente des résultats différents, ce qui serait probablement le signe que la mesure n’était pas bonne.

Petit point étrange avec la version actuellement proposée : l’app nécessite macOS High Sierra au minimum. Sur son site, Intel indique que Snow Leopard est la version minimale, alors peut-être qu’il s’agit d’une erreur de compilation, dans la précipitation. Intel Power Gadget doit être mis à jour manuellement si vous aviez une ancienne version, mais mieux vaut s’en tenir à celle que vous avez pour le moment si votre Mac n’est pas à jour.

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Promo : 18 apps iOS et macOS européennes à prix réduit

Nicolas Furno |

L’éditeur belge Creaceed, à qui l’on doit notamment Prizmo sur macOS et iOS, a organisé à nouveau une promotion sur une sélection d’apps proposées par d’autres éditeurs européens. Au programme, 18 apps en promotion, avec des rabais qui peuvent atteindre 65 % pour certaines d’entre elles. L’offre est valable jusqu’au 30 juillet 2018 et elle concerne autant iOS que macOS.

Au programme :

  • macOS :
    • Mindnode à 29,99 € : éditeur de cartes heuristiques, pour organiser ses idées ;
    • Notebooks à 9,99 € : un gestionnaire de notes et de fichiers ;
    • Prizmo à 38,99 € : outil qui améliore les photos de documents pour obtenir le même rendu qu’un scanner ;
    • Remote Buddy à 19,99 € : utilitaire qui permet de contrôler un Mac avec une télécommande, très pratique dans le salon ;
    • PocketCAS à 9,99 € : outil de calcul et d’algèbre pour les étudiants de tout niveau ;
    • Findings à 32,99 € : carnet de recherche de laboratoire, sur un Mac ;
    • PDF Watermarker à 8,99 € : ajoute des images ou du texte en surimposition sur les documents PDF ;
    • Money à 16,99 € : gestionnaire de finances personnelles ;
    • Studies à 21,99 € : outil destiné aux étudiants, pour faciliter les révisions ;
    • Workspaces à 6,99 € : utilitaire qui facilite le passage d’un projet à un autre, notamment en ouvrant certains fichiers et dossiers ;
    • FiveNotes à 3,49 € : éditeur de texte et notes accessible depuis la barre de menus de macOS.
  • iOS :
    • Mindnode à 10,99 € : éditeur de cartes heuristiques, pour organiser ses idées ;
    • Notebooks à 4,49 € : un gestionnaire de notes et de fichiers ;
    • Inko à 14,99 € : tableau interactif et collaboratif sur iPhone et iPad ;
    • Prizmo Go à 3,49 € : transforme un iPhone ou iPad en scanner de poche ;
    • Grafio à 8,99 € : éditeur de diagrammes ;
    • PocketCAS à 4,99 € : outil de calcul et d’algèbre pour les étudiants de tout niveau ;
    • Money à 1,09 € : gestionnaire de finances personnelles.

Précisons qu’il ne s’agit pas d’un bundle, chaque app doit être achetée indépendamment, en général sur l’App Store ou le Mac App Store. Ces promotions concernent parfois un achat in-app qui débloque toutes les fonctions.

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Promos : MacBook Air à 1000 €, MacBook Pro 2017 sans Touch Bar à 1350 €

Nicolas Furno |

Les grandes enseignes profitent des soldes de l’été pour réduire légèrement le prix de quelques Mac. Ce sont des modèles qui vont probablement être remplacés d’ici la fin de l’année, mais en attendant ce sont les dernières générations en cours et ces offres peuvent être intéressantes pour économiser un petit peu.

On commence avec le MacBook Air d’entrée de gamme vendu partout juste en dessous de 1000 € (999,99 € pour être précis). Vous le trouverez à ce tarif chez Boulanger, Darty ou encore à la Fnac. C’est 100 € de moins que son tarif de base, soit une réduction de 9 % sur le prix pratiqué par Apple. Pour rappel, cette configuration intègre un processeur Core i5 bicœur à 1,8 GHz, 8 Go de mémoire vive et 128 Go de stockage.

Même topo pour le MacBook Pro 13 pouces entrée de gamme, celui sans Touch Bar, qui est vendu chez tout le monde à 1 350 €, soit 150 € de moins que chez Apple. Vous pourrez l’acheter à ce prix chez Darty, Boulanger et à la Fnac. Dans tous les cas, vous aurez un processeur Intel Core i5 bicœur à 2,3 GHz, 8 Go de RAM et un SSD de 128 Go. Ce modèle date de 2017 et on attend un successeur d’après les rumeurs, mais ce ne sera sans doute pas avant l’automne.

Pour accompagner votre Mac, ce support de bureau en aluminium est vendu 30,5 € au lieu de 36. Il accepte n’importe quel Mac portable, mais aussi tous les ordinateurs portables jusqu’à 25 kg et 15 pouces. Son rôle est de surélever l’ordinateur pour positionner son écran à un meilleur niveau sur le plan ergonomique. Et au passage, le refroidissement devrait être optimisé.

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Les MacBook Pro de 2018 démarrent avec n’importe quelle touche, voire le trackpad

Nicolas Furno |

Nouveauté discrète sur les nouveaux MacBook Pro 2018 : quand ils sont éteints, ils s’allument extrêmement facilement, puisque n’importe quelle touche du clavier peut les activer et lancer macOS. La barre d’espace, une lettre… peu importe : dès que vous tapez sur le clavier intégré, l’ordinateur s’allume.

Outre le clavier, le trackpad peut servir à rallumer un MacBook Pro éteint. Auparavant, cette surface tactile restait totalement inerte quand l’ordinateur n’était pas allumé. Rappelons que sur ces ordinateurs, le trackpad ne bouge pas, c’est un moteur haptique placé sous le verre qui simule un clic. Jusque-là, le moteur n’était pas alimenté quand le Mac était éteint, et la surface ne bougeait plus du tout.

Cette nouveauté de la gamme 2018 est dans la continuité d’une série de changements apportés par Apple depuis 2016. Outre la pomme qui reste éteinte au dos, les Mac récents ne font plus de bruit au démarrage et Apple avait déjà simplifié l’allumage des portables. Les modèles de 2016 et 2017 démarrent automatiquement quand on ouvre l’écran à condition qu’il reste suffisamment de batterie, et automatiquement aussi quand on branche le Mac au secteur et qu’il est ouvert, ou alors fermé et relié à un écran externe.

Avec cette génération, à l'aide sans doute de la puce T2 qui gère de nombreux composants, Apple va plus loin encore et efface presque totalement la distinction entre un ordinateur éteint et en veille. Le temps d’attente sera un petit peu prolongé dans le premier cas, mais à part ça, il suffit d’ouvrir le capot ou d’appuyer sur n’importe quelle touche ou le trackpad pour donner vie à l’ordinateur.

Ce changement a toutefois un inconvénient, souligné par un lecteur (merci RobertoDino) : un MacBook Pro 2018 peut être rallumé par erreur alors qu’il est éteint et fermé. Il peut arriver que l’écran soit légèrement pressé, ce qui peut conduire à cliquer sur le trackpad et à allumer macOS. C’est déjà arrivé à ce lecteur en prenant son nouveau Mac à une main, en bas, pile au niveau du trackpad.

Il faudra aussi surveiller un rangement dans un sac serré, même s’il est préférable de s’assurer que l’ordinateur n’est jamais trop compressé, par sécurité. Néanmoins, Apple ferait bien de mettre à jour ses Mac, pour empêcher un démarrage quand le trackpad ou le clavier est utilisé, alors que le capot est refermé.

Pour finir, petite astuce pour ceux qui avaient l’habitude d’éteindre leur Mac portable pour nettoyer le clavier. Cela ne fonctionnera plus avec les modèles de 2018, puisqu’ils s’allumeront à la première occasion, mais vous pouvez toujours utiliser un utilitaire qui bloque le clavier le temps du nettoyage. KeyboardCleanTool est gratuit et fonctionne très bien, y compris avec macOS Mojave.

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À Singapour, Apple enquête sur des cas de fraudes au paiement iTunes

Mickaël Bazoge |

Apple enquête actuellement sur des cas de fraudes iTunes se déroulant à Singapour. Des dizaines de consommateurs ont eu la mauvaise surprise de se faire débiter des paiements iTunes non autorisés sur leurs comptes en banque (DBS, OCBC et HSBC sont particulièrement visés). Les sommes retirées indûment peuvent aller jusqu’à 7 000 $, selon une victime interrogée par Channel NewsAsia.

En juillet, 58 opérations inhabituelles en lien avec iTunes sont apparues chez OCBC. Chez UOB, on a augmenté la surveillance des transactions iTunes la semaine dernière. Lorsqu’elles tombent sur ce genre d’opération, les banques contactent leurs clients pour vérifier s’ils sont bien à l’origine de la transaction.

Le site décrit un cas particulier, celui de Deepan Chakkaravarthi, qui a subi six transactions iTunes non désirées d’un montant de 112,03 $ chacune. Ces opérations proviennent d’un autre titulaire de compte iCloud qui a utilisé d’une manière ou d’une autre le compte de Deepan. Apple l’a depuis suspendu pour éviter d’autres problèmes. La filiale singapourienne d’Apple a par ailleurs indiqué enquêter sur ces cas de piratage de compte.

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Comment l’automatisation grand public est arrivée chez Apple

Nicolas Furno |

Apple aime à nouveau l’automatisation pour tous. Avec l’arrivée de Raccourcis, l’app qui va succéder à Workflow, l’entreprise propose au plus grand nombre une solution relativement simple pour créer des tâches répétitives sur iPhone et iPad. 13 ans plus tôt, c'était Automator qui débarquait sur Mac avec la mission de simplifier la réalisation de scripts en tout genre.

Pour autant, l’automatisation, surtout celle destinée au grand public, n'a pas toujours été une évidence pour Apple. C’est ce que rappelle un article de Wired à propos de la naissance d’Automator au sein d’Apple et surtout de Sal Soghoian, son créateur.

Sal Soghoian aujourd'hui, photo Wired.

Une embauche menacée par le retour de Steve Jobs

Sal Soghoian est embauché par Apple en janvier 1997, quelques mois seulement avant le retour de Steve Jobs. Il s’était fait connaître auparavant pour ses connaissances en matière d’automatisation dans l’univers de la publication. Apple a inventé AppleScript en 1993 et ce langage de script avait été pensé pour les utilisateurs avancés, mais pas pour les développeurs. Sa syntaxe repose sur des phrases courantes en anglais, ce qui en simplifie la lecture et permet de commencer plus rapidement, surtout quand on n’a jamais appris un langage « sérieux », comme Objective-C ou Swift qui sont utilisé pour macOS et ses apps.

C’est aussi en 1993 que Sal Soghoian utilise pour la première fois un Mac et il s’amuse à créer des scripts sur la machine. Il parvient à automatiser la création de menus pour les bars et restaurants, et la mise en page de recettes pour faciliter leur impression. Très vite, ce passe-temps devient son occupation professionnelle : il devient consultant en AppleScript et conseille des entreprises dans l'automatisation de tâches répétitives afin d'augmenter leur productivité.

Quelques lignes d’AppleScript, extraites d’un script utilisé en interne pour récupérer les informations d’une app de l’App Store.

Il commence à travailler pour Apple en tant que « product manager of automations technologies », mais son poste est menacé par le retour aux affaires de Steve Jobs. Comme tous ceux qui avaient été embauchés après son départ, Sal Soghoian est sur la sellette, le cofondateur de l’entreprise entendant faire le ménage dans les rangs pour repartir sur de meilleures bases. Il commence à inspecter tous les départements au sein d’Apple et cherche à distinguer ceux qui sont importants de ceux qui sont perfectibles et peuvent être supprimés.

Au cours d’une réunion à laquelle Sal Soghoian participe, Steve Jobs se plaint de la chute de Mac OS, désormais loin derrière Windows, et surtout du manque d’idées de la part d’Apple pour améliorer la situation. « C’était facile quand nous étions cent fois meilleurs que Windows. Mais maintenant que ce n’est plus le cas, vous ne savez plus quoi faire. » C’est alors que l’un des responsables dans la salle répond « non, vous avez tort. »

« Et vous êtes ? », riposte le nouveau CEO, « Je m’appelle Sal Soghoian et vous avez tort. Ma technologie est meilleure que Windows. » Il était le premier dans la salle à oser répondre et c’était précisément ce qu’attendait Steve Jobs, venu juger qui était suffisamment passionné pour se battre pour garder son travail. Le responsable de l’automatisation a gardé son poste jusqu’en 2016. Le deuxième moment important de sa carrière a eu lieu en 2004, avec la sortie d’Automator.

« Automation, but for the rest of us »

Sept ans après son arrivée chez Apple, Sal Soghoian a un déclic. AppleScript a considérablement simplifié l’accès aux scripts avec son langage basé sur l’anglais, mais cela reste un langage de programmation malgré tout. C’est trop complexe pour la majorité des utilisateurs, qui seront bloqués par la nécessité d’écrire des lignes de code sur une page blanche. Il lui fallait une interface graphique. L’idée qui allait conduire à créer Automator était née.

Automator en action, ici avec un processus qui extrait toutes les images favorites de Photos et les assemble en un seul fichier PDF sur le bureau.

La première version d’Automator a été créée par Sal Soghoian. Il imagine une fenêtre avec une grille d’icônes dans le coin en haut à gauche, une par application que l’on peut automatiser. On y trouvait le Finder, Mail et des icônes plus génériques : internet, images, musique. Chaque icône ouvrait une liste de fonctions qu’Automator proposait et l’utilisateur pouvait glisser ces actions dans la partie de droite pour les combiner en un processus complet.

L’app fonctionne, Sal Soghoian parvient à imaginer plusieurs scénarios pour la présenter, mais personne ne s’y intéresse vraiment au sein d’Apple. Alors que la WWDC 2004 approche, il cherche à faire une démonstration à Steve Jobs pour le convaincre de l’intérêt de son app. On lui refuse un rendez-vous, mais qu’à cela ne tienne, il reste dans le couloir devant son bureau toute une journée pour enfin le croiser en fin de journée. Sans attendre, il annonce au CEO sur le départ qu’il veut lui parler de l’automatisation « but for the rest of us1 ».

Intrigué, Steve Jobs accepte la démo. Sal Soghoian ouvre dans Safari un site web .Mac (l’ancêtre d’iCloud) avec un album de photos de famille, une grille de miniatures qui peuvent être cliquées pour voir la grande version. Il ouvre ensuite Automator, ajoute quelques actions et crée un script qui télécharge les photos originales, les charge dans iPhoto (l’ancêtre de Photos) et lance iDVD (l’ancêtre de… plus rien en fait) quelques secondes plus tard, avec un diaporama prêt à graver sur un DVD.

Wired raconte que Steve Jobs a alors interrompu la démo : « Stop ! Je veux des robots pour les icônes. » Sal Soghoian avait réussi à le convaincre et Automator allait désormais être intégré à tous les Mac. Quelques mois plus tard, il monte sur la scène de la WWDC pour faire la même démonstration qu’au patron d’Apple. Un an après, Automator était intégré à Mac OS X Tiger, avec l’icône en forme de robot réclamée par Steve Jobs.

L’automatisation sur iOS s’est faite sans Apple

Trois ans après cette démonstration publique, Apple présentait le premier iPhone. Même si son système d’exploitation, qui n’était pas encore nommé iOS, se basait sur Mac OS X, l’iPhone ne prenait pas en charge AppleScript et il n’y avait aucune solution d’automatisation prévue pour ce nouveau produit. Rien de plus normal les premières années, mais Apple ne s’est jamais intéressée à ce domaine par la suite. La solution cette fois est venue de l’App Store.

C’est en 2011 que le développeur Greg Pierce présente x-callback-url, une solution pour permettre à deux apps iOS de communiquer entre elles. Il travaille avec Marco Arment, alors développeur d’Instapaper, pour exploiter cette nouvelle fonction avec sa propre app, Terminology, un dictionnaire. L’utilisateur pouvait sélectionner un mot dans Instapaper et obtenir directement la définition dans l’app Terminology. Cette méthode de communication ne s’est pas limitée à deux apps, très vite d’autres l’ont également exploitée, parfois des gros acteurs comme Google et Evernote.

Cette méthode est devenue un standard de fait, sans qu’Apple n’y soit pour rien. Elle a aussi permis à l’automatisation de faire ses premiers pas sur la plateforme : Launch Center Pro en 2012 exploitait x-callback-url pour permettre de créer un tableau de raccourcis vers des apps, mais aussi vers une section spécifique d’une app, ou en remplissant une information dans une app. C’était encore très rudimentaire, mais c’est bien Workflow, sortie fin 2014, qui a apporté l’automatisation à iOS, comme Automator l’avait fait pour le Mac dix ans auparavant. Et elle l’a fait sans le concours d’Apple, en exploitant notamment x-callback-url.

La toute première version de Workflow était très impressionnante à l’époque, et pas si différente de ce que l’app est devenue.

Pendant tout ce temps, Apple a donné l’impression de ne plus s’intéresser du tout à l’automatisation. Ce qui était autrefois son point fort est devenu un héritage du passé délaissé, voire abandonné. À l’automne 2016, Sal Soghoian a été remercié, mis à la porte sans aucun avertissement : Apple avait supprimé sa position et n’avait plus besoin de lui. Dans l’entreprise, Steve Jobs était devenu l’un des plus gros défenseurs de l’automatisation en général et d’Automator en particulier. Maintenant qu’il n’était plus là, ces sujets n’étaient plus une priorité.

C’est pour cette raison que l’annonce de l’acquisition de Workflow par Apple, au printemps 2017, a pu surprendre. Et si l’on a pu craindre pendant un moment que l’entreprise n’allait rien en faire de bon, elle a prouvé le contraire en présentant Raccourcis, une mise à jour majeure qui est mieux intégrée au système, en exploitant notamment Siri (lire : Raccourcis : découverte de l’app d’Apple pour automatiser iOS).

De quoi rassurer sur l’avenir de l’automatisation au sein d’Apple, au moins du côté d’iOS. Sur Mac, les fans d’Automator seront rassurés d’apprendre qu’Apple n’a pas oublié l’app, mise à jour pour macOS Mojave avec de nouvelles options pour s’intégrer au Finder et à la Touch Bar. Cette nouvelle page s’écrit sans Sal Soghoian, qui a rapidement trouvé une nouvelle place chez Omni Group, éditeur historique d’apps macOS et iOS, où il développe une nouvelle solution pour l’automatisation. Plutôt que de reposer sur le vieillissant x-callback-url, elle exploite du JavaScript, une technologie universelle qui permet notamment de faire interagir des services web entre eux.

Démonstration de l’automatisation par JavaScript développée par Sal Soghoian : ce script appelé depuis Safari modifie l’app automatiquement, ici pour créer une carte des États-Unis.

Quelle que soit la solution utilisée, l’automatisation est encore durable, selon Sal Soghoian. Il est même persuadé que l’on n’est qu’au début dans le domaine et que le meilleur est à venir. C’est peut-être aussi ce que s’est dit Apple en constatant le succès et le potentiel de Workflow… On a hâte de voir ce que l’entreprise en fera dans les prochaines années !


  1. Que l’on pourrait traduire « mais à la portée de tous », mais il s’agit d’une référence au slogan de la publicité pour le premier Macintosh, « the computer for the rest of us ». ↩︎

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MacBook Pro : Intel retire son Power Gadget qui mesure la température des processeurs

Mickaël Bazoge |

Intel a supprimé le lien vers la version Mac de son Power Gadget, un utilitaire qui permet de mesurer, entre autres, la température des processeurs du fondeur. Pourquoi ce retrait ? On l'ignore, aucune explication n'ayant été fournie par l'entreprise (les versions Windows et Linux sont toujours disponibles).

Le lien qui permet de télécharger le Power Gadget d'Intel est indisponible.

On peut cependant avancer une raison : la controverse autour du Core i9 du MacBook Pro 15 pouces 2018. Le benchmark réalisé par le youtubeur Dave Lee a démontré que ce processeur, proposé en option sur l'Apple Store, n'offrait pas toutes les performances attendues.

Dans ces tests avec Premiere, l'ordinateur ne parvient pas à atteindre la fréquence de base du processeur, à savoir 2,9 GHz, en raison de la chaleur dégagée par la puce que le système de refroidissement n'arrive pas à dégager (lire : Le MacBook Pro 15 pouces semble avoir du mal à refroidir le Core i9). À moins de placer la machine dans le congélo, ce qui n'est pas une bonne idée...

Le Power Gadget à l'œuvre.

Peut-être qu'Apple et Intel ont décidé de casser le thermomètre, en attendant de trouver la raison du bridage des performances de ce MacBook Pro. Peut-être aussi s'agit-il tout simplement d'un bug du Power Gadget. Selon René Ritchie, Apple ne parvient pas à reproduire les résultats obtenus par Dave Lee, mais le constructeur travaille avec le youtubeur pour comprendre la raison du problème.

Cette histoire en rappelle une autre, quand Apple a décidé de supprimer l'indication de l'autonomie restante dans macOS 10.12.2. Une disparition qui pouvait se comprendre (l'autonomie restante étant dépendante de la manière dont on utilise son Mac), sauf qu'Apple n'a jamais daigné s'expliquer sur le sujet, alimentant ainsi la controverse.

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