DxO PhotoLab 3 : mots-clés et couleurs au rendez-vous

Stéphane Moussie |

DxO PhotoLab 3 poursuit sur sa lancée. Le logiciel français d'édition photo améliore son catalogueur introduit l'année dernière et perfectionne ce qui a fait sa réputation, à savoir le traitement des images.

Comme tout gestionnaire d'images qui se respecte, DxO PhotoLab 3 gère enfin les mots-clés. L'application reconnait les mots-clés ajoutés depuis une autre app, qu'ils soient intégrés aux fichiers ou bien compris dans un fichier XMP à part (je l'ai vérifié avec Lightroom). DxO permet aussi d'ajouter des mots-clés, de les modifier et de les supprimer.

Les mots-clés permettent de trouver plus facilement ses images en tirant parti d'eux dans le moteur de recherche, à condition évidemment d'avoir fait l'effort de taguer correctement ses clichés. Il n'y a pas de reconnaissance automatique des objets ou des scènes comme le propose la version cloud de Lightroom.

DxO PhotoLab 3 intègre un nouvel outil de réglage des couleurs. Prenant la forme d'une roue chromatique, la DxO ColorWheel permet de sélectionner une plage de couleurs parmi huit canaux et de la modifier de façon ludique selon ses envies. Les réglages de saturation et de luminance gagnent en indépendance pour plus de flexibilité.

Deux autres fonctionnalités de retouche sont améliorées. On peut désormais sélectionner la zone source de l'outil Réparation, qui élimine les éléments indésirables, ainsi que choisir le mode Dupliquer pour un remplacement direct de l'anomalie. Les masques de corrections deviennent quant à eux plus pratiques à utiliser : on peut les rendre visibles, les masquer ou régler leur opacité individuellement.

La mise à jour de l'application est également l'occasion de prendre en charge du nouveau matériel : Canon G5 X Mark II et G7 X Mark III, Nikon P1000, Sony RX100 VII…

DxO PhotoLab 3 est comme d'habitude proposé en deux éditions à licence perpétuelle. Jusqu'au 24 novembre, la version Essential est vente à 99 € au lieu de 129 € et la version Elite à 149 € au lieu de 199 €. Les détenteurs d'une version précédente peuvent faire la mise à niveau à un tarif préférentiel. Une version d’essai complète, valable un mois, est disponible sur le site de DxO.

Interrogé à nouveau sur une éventuelle application iPad, l'éditeur nous a indiqué que c'était quelque chose qui lui trottait dans la tête, mais que ce n'était pas une priorité ni une demande pressante de sa clientèle.

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iOS 13 et macOS Catalina, les raisons qui peuvent expliquer la somme de bugs

Florian Innocente |

Dire que la sortie de macOS Catalina et d'iOS/iPadOS 13 n'a pas été un long fleuve tranquille relève d'un euphémisme. Si la première grosse mise à jour pour Catalina est en bêta-test (10.15.1) le nouveau système en a reçu une à titre intermédiaire. Apple prépare aussi la révision 13.2 de son système mobile qui succèdera aux quatre déjà distribuées en l'espace d'un mois !

iOS 13.0 n'était pas encore envoyé aux utilisateurs que la 13.1 était déjà annoncée avec un cortège de correctifs. Des fonctions et services comme le partage de dossiers sur iCloud, les routeurs compatibles HomeKit, le Secure Video pour les caméras domestiques, la mise à jour du HomePod ou la version de watchOS 6 pour les Series 1 et 2, manquent toujours à l'appel ou ont été remis à plus tard.

Craig Federighi à la WWDC 2019. Toujours tout sourire lorsque les futures nouveautés sont dévoilées. Image : Apple

David Shayer, un ancien développeur d'Apple, avance dans un article sur TidBITS, quelques hypothèses pour expliquer cette situation. Aujourd'hui chez GoDaddy, hébergeur et gestionnaire de noms de domaine, il a passé en totalité 18 ans chez Apple, qu'il a quitté en 2015. Lors de sa deuxième période à Cupertino il a beaucoup travaillé sur les iPod et pendant les trois dernières années sur différents pans logiciels de watchOS.

Parmi les suggestions qu'il avance, certaines reflètent des situations qu'il a pu observer parmi ses collègues. Sa première piste d'explication est celle d'un calendrier de développement trop chargé et contraint par des délais rigides, certains imposés par l'activité matérielle :

Apple pourrait résoudre ce problème de planification en n'incluant pas autant de fonctionnalités dans chaque version, mais ce n'est tout simplement pas la culture de l'entreprise. Les produits ne faisant pas l’objet d’un calendrier de sortie défini, tels que les AirPods ou le fameux tag Bluetooth, peuvent être retardés jusqu’à ce qu’ils soient vraiment fiables. Toutefois, les produits dont le calendrier de sortie est annuel, comme les iPhone et les systèmes d’exploitation, doivent être lancés en septembre, quel que soit leur état.

David Shayer évoque au passage des situations où dans une équipe, personne ne veut admettre le premier que la partie d'une fonction dont il a la charge a pris du retard. Si aucun ne fait ce premier pas, tout le monde se tait, ces dysfonctionnements s'accumulent et la fonction finit par être repoussée.

Ensuite il peut y avoir ces bugs qui ne provoquent aucun plantage et n'entrainent donc pas l'affichage du rapport de crash que l'on peut envoyer à Apple :

Ça ne repèrera pas les photos qui ne sont jamais téléchargées sur iCloud ; la fiche de contact qui ne synchronise pas entre mon Mac et mon iPhone ; les sauvegardes sur une Time Capsule qui sont corrompues et doivent être redémarrées tous les quelques mois ; ni l'application de configuration de mon nouvel iPhone 11 qui est prise dans une boucle et qui me demande à plusieurs reprises de me connecter à mon compte iCloud.

On pourrait citer également le bug de l'assistant d'installation de Catalina qui ne comprenait pas que l'opération était terminée et refusait de rendre la main au système. Des bugs dont il est compliqué d'identifier l'origine pour les ingénieurs en qualité ou ceux qui collectent les retours d'utilisateurs sur les forums ou en Apple Store.

Plus on approche de la date de lancement des systèmes, plus les efforts se concentrent sur les bugs les plus sévères, plantogènes ou qui impliquent des pertes de données, continue David Shayer. Alors qu'au tout début du cycle des bêtas, tout est bon à apporter des corrections.

S'atteler à des problèmes plus mineurs c'est prendre le risque d'introduire d'autres bugs par inadvertance :

Les bugs générant beaucoup de visites en Apple Store ou d'appels au support technique sont généralement corrigés. Après tout, payer suffisamment de personnes pour aider de nombreux utilisateurs ça coûte très cher. Cela l'est beaucoup moins pour corriger ce bug. Lorsque je travaillais sur des produits Apple, nous avions une liste des principaux bugs qui généraient les visites en Apple Store et les appels au support technique, et nous devions les résoudre.

Malheureusement, les bugs plus rares ou moins graves, ceux qui provoquent surtout des incompréhensions chez l'utilisateur mais pas de pertes de données, ceux-là sont continuellement mis au second plan par le système de triage.

« Apple est feignante lorsqu'il s'agit de corriger de vieux bugs », observe l'ancien employé. Un bug touchant un tout nouveau produit, comme l'iPhone 11 en ce moment, sera promptement éradiqué, dit-il. Sinon c'est une toute autre histoire :

Vous vous souvenez de ce que j'ai dit à propos des changements causant de nouveaux bugs ? Si un ingénieur casse accidentellement une fonction, ça s’appelle une régression. Ils sont censés la réparer.

Mais si vous enregistrez un rapport de bug et que l’ingénieur en qualité détermine que ce bug existe également dans les versions précédentes du logiciel, il est identifié comme « pas de régression ». Par définition, ce n’est pas un nouveau bug, c’est un ancien bug. Il y a des chances alors que personne ne soit jamais affecté à sa résolution.

Tous les groupes chez Apple ne travaillent pas de cette manière, mais beaucoup le font. Ça me rendait dingue. Un groupe que j'ai connu chez Apple a même fabriqué des tee-shirts avec marqué « Pas une régression ». Si un bug n’est pas une régression, ils n’ont pas à le corriger. C’est pourquoi les problèmes de téléchargement de photos iCloud et le celui de la synchronisation de contacts que j’ai mentionnés peuvent ne jamais être rectifiés.

Un propos qui a fait réagir Peter Steinberger, cofondateur de l'éditeur de PSPDFKit, un moteur de gestion de fichiers PDF. Il se souvient d'une anecdote il y a quelques années, lors d'une WWDC. Il faisait état devant des ingénieurs d'Apple de bugs toujours existants, et on lui avait répondu : « Pourquoi ça vous embête ? Puisque vous avez déjà trouvé un moyen pour le contourner ? ».

Plus loin dans son article, David Shayer regrette qu'Apple n'utilise pas davantage des batteries de tests automatisés pour déceler des problèmes. Il cite des exceptions comme des tests automatiques menés quotidiennement pour étudier l'impact du système sur les batteries des iPhone, avec comme réserve le fait que n'est observé apparement que le code produit par Apple. Ce qui écarte pas mal de scénarios avec des logiciels tiers. Ou encore l'équipe Safari qui fait grand usage de ces évaluations automatiques pour déterminer tout ce qui peut ralentir le navigateur.

Enfin, il y a le fait que l'écosystème d'Apple ne cesse de se complexifier avec plus de systèmes et de matériels, des interdépendances permanentes à tous les niveaux :

Les produits Apple actuels sont beaucoup plus complexes que par le passé, ce qui rend le développement et les tests plus difficiles. La matrice de test ne comporte pas simplement plus de lignes (pour les fonctionnalités et les versions de système d'exploitation), elle a également plus de dimensions (pour tous les produits compatibles avec lesquels elle doit être utilisée).

Pire, des événements asynchrones tels que plusieurs tâches s'exécutant sur plusieurs cœurs ; des notifications push et une latence du réseau font qu'il est pratiquement impossible de créer une suite de tests complète.

Il n'y a pas de solution simple à ce qui est un problème en constante évolution, mais l'ancien ingénieur d'Apple espère voir des correctifs sortir à un rythme plus élevé. Ne serait-ce que parce qu'en laissant cette situation inchangée, cela finit par se payer en termes de coût en support technique et en image pour Apple.

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iOccasion : les paiements 100% sécurisés sans aucun frais jusqu'au 31 décembre !

Aymeric Geoffre-Rouland |

Si vous souhaitez acheter ou vendre facilement un Mac, un iPhone, un iPad ou n'importe quel produit Apple, notre site dédié aux petites annonces iOccasion est là pour vous aider !

iOccasion : notre site dédié aux petites annonces pour tous les produits Apple

Après une refonte du site lancée il y a quelques semaines, iOccasion enregistre aujourd'hui près de 400 annonces, soit trois fois plus que le mois dernier. Et pour cela, nous tenions avant tout à vous remercier !

iOccasion est une manière simple d'acheter ou de vendre des produits Apple entre aficionados de la marque. Avec cette refonte, nous avons tenu à faciliter la publication et la recherche des petites annonces grâce à une interface revue et simplifiée.

Celles et ceux qui souhaitent revendre leur matériel peuvent publier leurs petites annonces gratuitement et en quelques minutes, en spécifiant un descriptif précis, modifiable sans aucun frais. Contre quelques euros, les annonces VIP vous permettent de mettre vos annonces en avant sur le site afin de vendre plus rapidement votre produit, comme vous pouvez le voir sur la capture d'écran ci-dessus.

Les intéressé(e)s ont la possibilité d'effectuer une recherche par catégories, prix, état, garantie, localisation ou même type de vente (don, échange ou vente). L'intérêt pour nous est que vous ayez accès aux informations que vous recherchez le plus rapidement et le plus simplement possible. Un système de messagerie a également été mis en place pour faciliter les échanges et la discussion entre les deux parties.

📱🖥🤝Si vous souhaitez revendre ou acheter un produit Apple, voici le lien direct vers iOccasion.fr !

iOccasion : les transactions sécurisées sont gratuites jusqu'au 31 décembre

Suite à de la demande des utilisateurs, nous avons choisi d'associer iOccasion à Obvy, une entreprise française spécialisée dans la sécurisation des transactions entre particuliers. Ce partenariat a été mis en place afin d'éviter les arnaques, que ce soit à l'achat ou à la vente.

Vous avez donc probablement du remarquer l'apparition d'un bouton « Paiement sécurisé » sur les annonces iOccasion. En tant qu'acquéreur, ce dernier vous permet d’envoyer des propositions d’achat aux vendeurs afin de sécuriser en quelques clics vos transactions, qu'elles soient en remise en main propre, ou à distance, par livraison. Un bon nombre d’entre vous ont déjà utilisé ce dispositif avec succès et c'est pourquoi nous tenions à vous faire part de cette bonne nouvelle : du 14 octobre 2019 à 12h00 jusqu'au 31 décembre 2019, Obvy est gratuit. Cela signifie que les frais payés par les utilisateurs se limiteront seulement aux coûts liés à la livraison.

Notez que la création d'un compte Obvy est nécessaire, mais gratuite. Par ailleurs, toutes les données bancaires et personnelles sont entièrement sécurisées. Vous pouvez en outre retrouver toutes les informations concernant notre partenariat avec Obvy sur notre page d'explications.

👉 Acheter ou vendre un produit Apple sur iOccasion !

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Firefox réduit drastiquement sa consommation sur Mac

Stéphane Moussie |

Malgré les gros progrès de performances effectués par Firefox ces dernières années, vous le trouvez toujours moins optimisé que Safari sur Mac ? Vous n'avez pas tort, mais une mise à jour qui vient de sortir change la donne.

Mozilla a complètement revu la façon dont Firefox gère l'affichage des pixels dans sa version 70. À la clé, une consommation d'énergie drastiquement réduite, de trois fois voire plus, selon les usages. Plus la fenêtre du navigateur est grande et les animations sont petites, et plus le gain d'efficacité énergétique est grand.

Graphique Mozilla Gfx Team

Pour simplifier, jusqu'à sa version 69, Firefox gérait les pixels de sa fenêtre comme un tout. Si une petite partie d'une page web changeait, le navigateur redessinait l'intégralité de sa fenêtre. En adoptant finalement Core Animation, une API de macOS, Firefox 70 gère plus finement l'affichage et n'actualise que la partie de la fenêtre qui a changé. Mozilla explique plus en détail le fonctionnement technique dans un billet de blog.

Au bout du compte, Firefox 70 sollicite beaucoup moins le processeur (et les ventilateurs) qu'auparavant et ne grève donc plus l'autonomie. Cette amélioration permet aussi d'accélérer le chargement des pages jusqu'à 22 %. Firefox 70 utilise encore OpenGL pour l'accélération graphique, mais la prise en charge de Metal est prévue — Mozilla n'aura de toute façon pas le choix à terme, puisqu'OpenGL est amené à disparaître.

Les utilisateurs de Safari connaissent pour leur part depuis longtemps les bienfaits de Core Animation. Chrome utilise aussi cette API autant que possible et dispose d'un plan B pour les rares cas non gérés. De ce point de vue, Firefox se met donc simplement à niveau avec ses concurrents.

La version 70 du navigateur libre apporte aussi des améliorations à la protection contre le pistage, qui est activée par défaut pour tous depuis la version précédente. En plus de bloquer les cookies publicitaires, les contenus utilisés pour le pistage et les mineurs de cryptomonnaies, la protection bloque aussi maintenant les traqueurs des réseaux sociaux (comme le fait Safari également). En outre, le navigateur indique le nombre de traqueurs qu'il a bloqué au total et par site.

Au fait, Firefox 70 introduit aussi le nouveau logo du navigateur. Et si vous êtes libre en ce moment, Mozilla cherche toujours un CEO.

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Today at Apple : des ateliers dessin sur iPad pour enfants

Florian Innocente |

Apple a des sessions temporaires de découverte du dessin sur iPad au menu de ses ateliers Today at Apple. Elles se terminent à la fin du mois et se destinent aux plus jeunes. C'est l'occasion pour Adobe de mettre en avant sa nouvelle application Fresco sur tablette.

Le premier atelier vise à donner quelques notions pour apprendre à créer son propre emoji, qu'il s'agisse de représenter un visage ou un objet. Le second s'intéresse à la couleur et emmène les participants à l'extérieur du store pour définir une palette chromatique et l'utiliser ensuite dans une création (lire aussi Apple Store : comment se passent les ateliers Today at Apple).

Dans les deux cas, les iPad et Pencil sont fournis si vous n'en possédez pas.

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Tim Cook témoin du changement d'ère chez Nike

Mickaël Bazoge |

Petits compliments entre amis ce soir, à la faveur du changement de CEO chez Nike. L'équipementier sportif a annoncé le départ de Mark Parker en poste depuis 2006. Il laissera sa place en janvier à John Donahoe, membre du conseil d'administration du groupe et actuellement CEO de ServiceNow, une société spécialisée dans l'infonuagique. Il était auparavant le big boss d'eBay et le président du conseil d'administration de PayPal.

Mark Parker (gauche) laissera son poste de CEO à John Donahoe (droite) en janvier 2020.

Un joli pedigree donc, pour celui qui va gérer la destinée du géant des produits sportifs, Parker devenant président exécutif de Nike. Le futur boss aura pour objectif de pousser davantage l'entreprise vers le numérique. Tim Cook, lead independent director de l'entreprise depuis 2016, a salué les deux hommes qu'il connait bien. « Mark et John sont deux leaders exceptionnels. Avec Mark, le chiffre d'affaires de Nike a triplé et Nike est devenu une des marques les plus reconnues et innovantes au monde ».

Dans sa course au numérique et aux nouvelles technologies, Nike pourra sans aucun doute compter sur le soutien d'Apple. Les deux constructeurs se connaissent bien, qu'on songe au kit Nike+iPod ou, plus près de nous, à la gamme Apple Watch aux couleurs de la virgule. Cette entente cordiale pourrait-elle aller plus loin encore ?

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Catalyst : GoodNotes 5 s'adapte plutôt bien au Mac

Mickaël Bazoge |

Les applications iPad adaptées au Mac grâce à Catalyst sont encore bien jeunes, tout comme la moulinette développée par Apple. Toutefois, il en existe quelques unes qui valent le coup d'œil et donne une meilleure idée de l'ambition de la Pomme. C'est le cas de GoodNotes, le logiciel de prise de notes et d'annotations PDF de Time Base Technology.

GoodNotes sur iPad. Étrangement, la loupe (sur la capture à droite) n'existe pas sur Mac.

L'application permet de créer des notes dans des carnets dont on personnalisera l'apparence des pages et de la couverture. Il est possible d'y intégrer des photos, des zones de texte saisi au clavier, mais aussi des dessins et des mots rédigés à la main. GoodNotes sait également importer des fichiers PDF, sur lesquels on pourra gribouiller, souligner un paragraphe, biffer des phrases, etc.

Le logiciel existe désormais sur Mac comme sur iPhone et iPad, au prix de 8,99 € par plateforme1. Sur macOS, l'application est très proche de son homologue iOS. Elle s'ouvre sur la page d'accueil, qui liste les carnets de notes et les PDF de sa bibliothèque, synchronisée grâce à iCloud. C'est aussi à partir de cet écran que l'on peut organiser les documents dans des dossiers, les déplacer, les dupliquer, les supprimer et les exporter.

Sur Mac, il est bizarrement impossible de déplacer un fichier dans un dossier en le glissant-déposant alors que l'opération est possible sur iPad.

Dommage que le panneau latéral se contente de ces deux catégories, Documents et Favoris. On aurait aimé pouvoir y glisser des dossiers créés par ses soins, ou tout simplement des documents que l'on veut avoir sous la main rapidement. Autre compromis lié à Catalyst : le clic-droit ne donne rien, pas de menu avec des options pour déplacer le fichier ou le supprimer. Il faut en passer par l'écran d'édition spécifique.

Même frustration pour les fenêtres modales : elles sont fixes, impossible de les déplacer. Au moins, le mode sombre de macOS est respecté, il est possible de modifier la taille de la fenêtre principale, et l'app peut être utilisée dans le mode Split View !

La création d'un bloc-notes est tout aussi complète que sur iPad, ainsi le logiciel donne la possibilité de personnaliser le format, le mode d'affichage (paysage ou portrait), la langue du document sachant que le moteur de recherche et la conversion textuelle des notes est prise en charge en français. Et bien sûr, la couverture et l'apparence du papier peuvent être choisies lors la création du bloc-notes, mais modifiées également pendant la rédaction.

Pour la prise de notes, rien ne vaut un Apple Pencil sur un iPad, mais on peut se débrouiller avec un trackpad ou la souris. Sur Mac, GoodNotes sert plutôt avec le clavier… ou avec une tablette en affichage Sidecar. Le stylet d'Apple peut évidemment servir à griffonner sur un document du Mac, mais les gestes sont assez mal pris en charge, comme le zoom en pinçant les doigts, ou le balayage à deux doigts qui n'est guère véloce. GoodNotes n'a pas pensé à la Touch Bar des MacBook Pro ni du mode Sidecar.

GoodNotes en Sidecar.

Autre petit irritant, l'application ne permet pas d'intégrer de photo prise avec l'iPhone ou l'iPad. Une fonction du bouquet Continuité depuis macOS Mojave. À la place, GoodNotes permet de prendre une photo avec la webcam du Mac… même quand il n'y en a pas, ce qui est le cas de mon Mac mini. J'ai tout de même eu droit à la fenêtre de prise de vue, noire forcément.

Sur macOS, GoodNotes a les défauts de jeunesse de Catalyst, mais il n'en demeure pas moins un ajout intéressant à la logithèque du Mac. L'interface est élégante bien qu'elle mérite un peu plus d'optimisation pour nos camions, et il faudra améliorer le support des fonctionnalités spécifiques de macOS.


  1. L'éditeur explique dans la FAQ que l'App Store et le Mac App Store sont des boutiques différentes et que les applications doivent y être vendues séparément. Et il n'est pas possible de proposer un bundle. La solution est de passer par un abonnement qui donnerait droit à l'usage des deux logiciels, mais Time Base Technology ne fait que dans le premium.  ↩

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