Apple pourrait renommer l'Apple ID en « compte Apple »

Pierre Dandumont |

Depuis de nombreuses années maintenant, Apple demande un « Apple ID » (identifiant Apple) pour gérer ses services, de la connexion à certains services (comme iTunes) à la gestion d'iCloud. Et une rumeur indique que la marque pourrait modifier le nom, pour le simplifier : nous passerions d'Apple ID à Apple Account (soit probablement compte Apple en français).

Si ce changement annoncé par MacRumors peut sembler mineur, il ne l'est pas totalement : outre le fait qu'il nécessiterait de nombreuses modifications dans les systèmes d'exploitation et les programmes d'Apple (qui font référence à un Apple ID), la marque pourrait en profiter pour refondre son offre de services. La gestion des Apple ID souffre en effet de lacunes depuis des années, comme le fait qu'il est impossible de fusionner deux Apple ID qui sont reliés à des services différents.

Qui plus est, un basculement visuel sur ce point de détail pourrait être couplée à une mise à jour d'iCloud : le service d'Apple date de 2011 (avec Mac OS X Lion) et quelques choix semblent singulièrement appartenir au passé en 2024, comme les 5 Go offerts avec les comptes gratuits. Ce ne serait pas une première : Apple avait commencé avec les iTools en 2000, renommés en .Mac en 2002 puis en MobileMe en 2008, avec à chaque fois de gros changements pour les utilisateurs.

Selon MacRumors,le renommage pourrait s'effectuer dès 2024, lors de la sortie d'iOS 18 et du successeur de macOS Sonoma, donc probablement à la fin de l'été.

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L’offre Freebox Ultra Essentiel améliorée avec l’ajout du bouquet TV by Canal

Stéphane Moussie |

Un mois seulement après son lancement, Free a modifié discrètement son offre Freebox Ultra Essentiel. C’est un changement qui va dans le bon sens, puisque, comme l’a remarqué Univers Freebox, l’opérateur a ajouté du contenu, à savoir le bouquet TV by Canal.

Ce bouquet comprend une cinquantaine de chaînes accessible via l’application myCanal, notamment Eurosport (mais pas Canal+), ce qui évite d’avoir à souscrire un abonnement supplémentaire à 9,99 €/mois pour les férus de tennis ou de cyclisme. À noter qu’Eurosport diffusera aussi l’intégralité des Jeux olympiques.

Chaînes disponibles sur TV by Canal

L’offre Freebox Ultra Essentiel comprend un accès fibre 8 Gbit/s symétrique, le nouveau Server Ultra compatible Wi-Fi 7, un répéteur Wi-Fi 7 sur demande et le Player Pop comme décodeur, notamment. Pour la télé, Free inclut donc maintenant le bouquet TV by Canal en plus des chaînes disponibles sur OQEE. L’abonnement coûte 39,99 €/mois pendant un an, puis 49,99 €/mois.

Si vous voulez en plus Netflix (Standard avec pub), Amazon Prime, Disney+ (Standard avec pub), Universal+ et la chaîne Canal+ en direct, il faut ajouter 10 €/mois.

Et si on démontait la Freebox Ultra ?

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Kernel Panic : faut-il éviter les premières versions des produits Apple ?

Félix Cattafesta |

« Il ne faut jamais acheter la première version d’un produit Apple ». Un conseil que l’on peut parfois lire ici ou là, mais est-il vraiment justifié ?

Le Vision Pro est le premier gros nouveau produit de Cupertino en presque 10 ans et la première version d’une toute nouvelle plateforme. L’appareil venant de sortir du four, il n’est pas exempt de défaut : certains le voient comme un brouillon vendu à prix fort qui ne révélera son potentiel que d’ici quelques générations.

Si le casque a ses faiblesses, les premières versions de l’iPhone, de l’iPad ou de l’Apple Watch en avaient également. Cupertino a aussi mis sur le marché des produits qui n’ont jamais décollé, ou d’autres qui ont su mettre tout le monde d’accord dès leur lancement.

Dans quel état sont sorties les premières versions des autres appareils Apple ? Le Vision Pro est-il à la ramasse par rapport à ses grands frères ? C’est ce que nous allons voir dans ce nouvel épisode de Kernel Panic en compagnie de Florian et de Jean-Baptiste Leheup, auteur du blog L’aventure Apple.

Pour aller plus loin

Test du Vision Pro : le futur se déballe

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40 ans du Mac : la revue de presse de 1984

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Self Service Repair : le programme de réparation en libre-service d’Apple est étendu aux Mac M3 🆕

Félix Cattafesta |

Mise à jour le 29/02/2024 15:08 : Apple a officialisé l’ajout des Mac M3 dans le programme de réparation en publiant un communiqué de presse. Le site web qui sert à passer commande des pièces en vue d’une réparation a été mis à jour pour accueillir les MacBook Pro et iMac équipés d’une puce M3.

Apple annonce aussi que les réparations de Mac seront désormais plus simples, puisqu’il ne sera plus nécessaire de faire intervenir le constructeur à la fin du processus. Le client qui souhaite réparer lui-même son ordinateur pourra le faire jusqu’au bout, même s’il pourra aussi contacter Apple s’il a besoin d’aide.


Article original

À la fin 2022, Apple a lancé son service de réparation en libre-service permettant aux particuliers de réparer eux-mêmes leurs appareils. Les produits récents sont ajoutés au compte-goutte, et il semble que les Mac M3 s’apprêtent à rejoindre le programme. Plusieurs documents d’assistance repérés par MacRumors mentionnent l’iMac M3 ainsi que les derniers MacBook Pro 14" et 16".

Le site d’Apple s’est récemment enrichi d’un document montrant comment remplacer le capot inférieur des MBP 14" et 16" ainsi que d’un autre listant les outils nécessaires. Une troisième fiche concerne l’iMac M3 et indique le nom et numéro des multiples composants qui pourront être utilisés pour différentes réparations (écran, carte mère, ventilateur, etc). Ces indices laissent à penser qu’une extension du programme ne devrait plus trop tarder. Apple n’a rien officialisé pour le moment, et on ne sait pas si les pièces seront immédiatement disponibles en Europe.

Le Self Service Repair est proposé dans plus d’une vingtaine de pays et couvre aussi bien les iPhone 15 que les Mac M1. Il se destine aux utilisateurs qui savent bricoler : la réparation d’un simple iPhone passe par la réception de grosses malles de plus de dix kilos. Les clients américains peuvent également diagnostiquer leur iPhone grâce aux outils d’analyse des Apple Store. Ce logiciel n’est pas encore disponible en Europe, mais Cupertino a prévu un déploiement sur le Vieux Continent dans l’année.

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Samsung annonce des cartes microSD Express, pour tenter de relancer la norme

Pierre Dandumont |

Depuis quelques années, les fabricants de cartes mémoire annoncent de temps en temps l'arrivée de cartes (micro)SD Express, sans que la norme arrive vraiment à s'imposer ou même simplement à se déployer en masse. Et cette année, c'est Samsung qui s'y colle : la société coréenne a annoncé des cartes microSD Express de 256 Go pour 2024.

Les cartes de Samsung

Sur le papier, la norme est intéressante : dans sa première version (2018), elle permettait un débit maximal de l'ordre de 1 Go/s (985 Mo/s exactement) en implémentant une ligne PCI-Express 3.0. Dans sa seconde version (standardisée dans la version 8.0 de la norme SD, en 2020), le débit a été multiplié par quatre, en passant à deux lignes PCI-Express et à la version 4.0 du standard, soit un peu moins de 4 Go/s. Qui plus est, les cartes SD Express implémentent le protocole NVMe, qui permet des performances élevées.

Une norme rare

Et pourtant, les cartes sont rares. La première raison est liée à un choix malheureux des créateurs : les cartes SD Express sont rétrocompatibles avec le protocole standard, mais uniquement en mode UHS-I (104 Mo/s1). C'est un problème pour les personnes qui ont besoin de cartes rapides : les cartes SD Express sont plus lentes dans la majorité des cas que les cartes en UHS-II (qui peuvent atteindre 312 Mo/s) ou en UHS-III (614 Mo/s). Pour rappel, Apple intègre des lecteurs UHS-II dans quelques Mac. La seconde raison vient du choix du PCI-Express : les systèmes sur puce des smartphones et autres appareils photo ne disposent pas nécessairement de lignes PCI-Express libres pour interfacer le lecteur. Enfin, les débits élevés sur de petites surfaces tendent à faire chauffer exagérément les cartes, spécialement dans le cas des cartes microSD. C'est un point déjà problématique sur les SSD en barrettes, bien évidemment exacerbé dans des cartes qui doivent souvent combiner le contrôleur et la mémoire sur le même composant.

La norme utilise une partie des broches de l'UHS-II pour passer du PCI-Express (Nicolas Herrmann, CC BY-SA 4.0)

Dans tous les cas, Samsung semble tout de même y croire. Les cartes microSD Express en question sont attendues cette année (sans précision) avec un débit en lecture de 800 Mo/s et un débit en écriture de 200 Mo/s. C'est une valeur un peu faible, mais une carte microSD ne permet pas la mise en parallèle des puces comme dans un SSD classique. Notons enfin que le prix n'est pas connu… ni la liste des périphériques compatibles.


  1. Il existe une version propriétaire de la norme qui permet de doubler les débits (208 Mo/s), et elle est employée par Sandisk — un constructeur majeur — et implémentée dans certains lecteurs tiers.  ↩︎

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Death Stranding est enfin disponible sur l’App Store en France

Nicolas Furno |

Death Stranding Director’s Cut (39,99 €) est désormais disponible en France. Ce n’était pas le cas depuis sa sortie sur l’App Store à la toute fin du mois de janvier et même si l’éditeur n’a jamais communiqué officiellement à ce sujet, on imagine que c’est lié à une législation locale qui impose quelques opérations de plus. Quoi qu’il en soit, l’attente n’a pas été si longue finalement et un mois après la sortie dans le reste du monde, vous pourrez découvrir le jeu de Hideo Kojima sur votre Mac, iPhone ou iPad.

En France, Death Stranding devrait rater sa sortie sur macOS et iOS

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Attention, il faudra faire de la place pour télécharger le jeu, beaucoup de place même. Death Stranding nécessite 77 Go une fois installé sous macOS, mais il faudra le double pour que le Mac App Store accepte de l’installer. J’ajoute que j’ai rencontré un bug bloquant avec la bêta actuelle de macOS Sonoma, un bug que l’on retrouve aussi sous iOS 17.4, c’est l’inconvénient des apps universelles. Ce bug n’existe pas avec les versions stables des systèmes et le jeu tourne alors très bien sur les Mac Apple Silicon, grâce à Metal.

Montage MacGeneration

Death Stranding est vendu 39,99 € et vous aurez accès à la version macOS ainsi qu’à la déclinaison pour iOS et iPadOS. Le jeu est traduit en français et il nécessite macOS 13.3 avec une puce M1 ou mieux, ou bien iOS 17 avec un iPhone 15 Pro ou un iPad M1 ou M2.

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Le projet Titan aurait englouti plus de 10 milliards de dollars avant d’être fermé par Apple

Nicolas Furno |

Le New York Times revient à son tour sur l’échec du projet Titan au sein d’Apple et donne quelques détails supplémentaires qui expliquent sa trajectoire, composée d’un faux départ et de plusieurs erreurs sur l’itinéraire si l’on en croit son titre. Il commence d’ailleurs par cette anecdote qui en dit long : si l’on en croit Brian X. Chen et Tripp Mickle qui signent l’article, plusieurs employés au sein du projet l’auraient renommé projet Titanic, tant sa trajectoire semblait inévitable.

Montage MacGeneration, photo de base Christian Pfeifer.

Dès le départ, il y aurait eu un désaccord en interne sur la direction du projet selon les deux journalistes. Lancé en 2014, le projet Titan était en partie une réponse à la demande d’employés qui cherchaient un nouveau gros projet après l’Apple Watch et en partie un moyen de retenir plusieurs employés qui voulaient travailler dans le monde automobile et envisageaient de partir chez Tesla. Apple aurait d’ailleurs discuté à quelques reprises avec le constructeur en vue d’une acquisition afin d’accélérer les choses, avant de décider de mener son propre projet.

Que construire néanmoins : une voiture électrique similaire à la Model S commercialisée par Tesla depuis deux ans ou bien une voiture entièrement autonome, une voie que la Google Car présentée en 2014 concrétisait pour la première fois ? Ce débat entre deux camps aurait gêné le projet Titan dès sa naissance. Steve Zadesky, le premier à la tête de l’initiative, souhaitait concurrencer frontalement la nouvelle Model S avec une voiture entièrement électrique de luxe. Jony Ive, alors responsable de tout le design chez Apple, souhaitait de son côté une voiture entièrement autonome, qui ne nécessiterait aucun volant ni de pédalier.

Apple aurait dépensé sans compter pour lancer ce nouveau projet. Des centaines d’employés ont été embauchés, dont des spécialistes de l’apprentissage automatisé (machine learning), un domaine essentiel pour la conduite autonome, ainsi que des experts du monde automobile. Le New York Times évoque des ingénieurs qui travaillaient avant cela chez Porsche et même d’autres qui venaient de la NASA. Plusieurs technologies auraient été mises au point au sein du projet, dont un pare-brise capable d’afficher des informations sur l’itinéraire à suivre ou encore un toit vitré mieux équipé pour bloquer la chaleur du soleil.

Le projet commençait bien, avec un dessin imaginé par l’équipe de Jony Ive qui s’inspirait d’après l’article de la Fiat 600 Multipla. Pas la bizarrerie de la fin des années 1990, il s’agit d’une voiture sortie dans les années 1950 et l’un des premiers monospaces avec suffisamment de place à l’intérieur pour six personnes. La version d’Apple aurait été constitué de grandes fenêtres tout autour, d’un toit vitré bombé et il s’agissait d’un véhicule entièrement autonome, sans volant et contrôlé exclusivement avec Siri.

La Fiat 600 Multipla aurait servi d’inspiration pour l’un des concepts de voiture Apple. Photo Rutger van der Maar (CC BY 2.0).

Tripp Mickle rappelle l’anecdote déjà détaillée dans son livre After Steve : à l’automne 2015, une présentation de ce concept aurait été donnée à Tim Cook. Siri n’étant pas capable de répondre aux demandes spécifiques d’une voiture autonome, un acteur aurait été engagé pour jouer son rôle, tandis que le CEO et Jony Ive étaient dans la voiture pour simuler un trajet.

Le premier concept d’Apple Car aurait fait appel à un acteur pour interpréter Siri

Le premier concept d’Apple Car aurait fait appel à un acteur pour interpréter Siri

Dès 2016, le projet Titan aurait toutefois commencé à donner des signes de faiblesse avec le départ de Steve Zadesky, remplacé par Bob Mansfield, un vétéran chez Apple qui aurait choisi de changer l’orientation du projet en abandonnant l’idée de sortir une voiture au profit d’un travail sur le logiciel destiné aux voitures autonomes. Par la suite, Kevin Lynch aurait repris le projet courant 2021 et il serait revenu à l’idée originale, avec une voiture entièrement électrique concurrente des modèles de Tesla et tous les autres constructeurs désormais sur le marché.

Ces multiples hésitations et surtout la crainte de ne pas parvenir à sortir une voiture rentable alors que son ticket d’entrée était estimé autour des 100 000 $ auraient finalement mis un terme au projet Titan. Les dirigeants d’Apple auraient décidé en début d’année de fermer l’initiative et de consacrer son énergie à d’autres domaines, l’intelligence artificielle en tête.

En dix ans, Apple aurait dépensé plus de 10 milliards de dollars pour essayer de sortir une voiture. Une somme colossale en soi, même si elle est finalement assez insignifiante pour la Pomme et ses immenses réserves. Et puis ce n’est pas une somme qui a été dépensée pour rien, une bonne partie du projet pouvant être réutilisée dans d’autres domaines. En particulier tout ce qui concerne la conduite autonome est basé sur les mêmes techniques qui pourront servir aux intelligences artificielles génératives que l’on devrait découvrir cette année.

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