Le catéchisme patapouf des valeurs d'Apple

Mickaël Bazoge |

Pomme d'avis, c'est la rubrique dans laquelle la rédaction de MacGeneration vous partage son point de vue sur l'actualité Apple, une actualité de plus en plus rythmée par des initiatives environnementales et sociales… jusqu'à l'excès ? C'est la réflexion de Mickaël.

Sur les 34 communiqués de presse publiés par Apple au premier trimestre, 15 sont consacrés aux bonnes œuvres sociales, éducatives, environnementales ou encore de santé du constructeur. Les valeurs de l'entreprise, qui représentent 44% de sa communication1 depuis janvier, sont cardinales. Il est impossible de passer à côté du message que veut véhiculer Apple : ce n'est pas qu'un bête constructeur informatique, c'est aussi (et surtout ?) une « force pour le bien dans le monde » comme le déclare régulièrement Tim Cook2.

Comme une odeur de sapin autour de l'iMac 21,5 pouces non Retina

Mickaël Bazoge |

Le prochain Mac à disparaitre du catalogue d'Apple pourrait bien être l'iMac 21,5 pouces d'entrée de gamme, celui équipé du Core i5 de 7e génération, et qui est accessoirement le dernier Mac doté d'un écran non Retina. En France, la livraison de ce modèle est prévue entre le 26 et le 29 avril, contre le 20 avril pour les deux autres iMac de même diagonale. Il devient de plus en plus difficile d'aller en chercher un dans un Apple Store en Allemagne, en Italie ou aux États-Unis.

Ce n'est pas encore le signal d'un arrêt complet de la production, mais on ne serait guère étonné qu'Apple le confirme un de ces prochains vendredis soirs, comme le constructeur l'avait fait pour l'iMac Pro ou le HomePod. La gamme d'iMac 4K a quant à elle été privée récemment de ses options 512 Go et 1 To de SSD.

Évidemment, tous les regards se portent vers le keynote du 20 avril : les rumeurs annonçant de tout nouveaux modèles avec un design revu et une puce maison sont insistantes. Mark Gurman a même posté ce soir un tweet plein de sous-entendus : « Est-ce quelqu'un trouverait bizarre si le gros iMac utilisait essentiellement le même processeur que l'iPad Pro ? ».

Le même Gurman évoquait une sorte d'A14X ayant des performances se rapprochant de la puce M1. Est-ce à dire que ce nouveau tout-en-un aurait une puce équivalente, c'est-à-dire… une puce M1 ? Ce serait étonnant. Néanmoins, il faudra peut-être attendre encore un peu, peut-être jusqu'à la WWDC, pour en avoir le cœur net : le keynote du 20 avril devrait tourner autour de l'iPad Pro, sans rien de plus surprenant.

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Apple publie un rapport environnemental plein d’ambitions… et de questions

Anthony Nelzin-Santos |

Fidèle à ses habitudes, Apple multiplie les annonces à l’approche du Jour de la Terre, célébré le 22 avril depuis 1970. Après avoir lancé hier un fonds de 200 millions de dollars pour soutenir la reforestation, la firme de Cupertino publie aujourd’hui son rapport environnemental annuel. Un rapport qui soulève autant de questions qu’il apporte de réponses.

La ferme solaire des California Flats, qui couvre une partie des besoins énergétiques de l’Apple Park. Image Apple.

Alors qu’elle s’est prononcée en faveur d’une obligation de publication des émissions de gaz à effet de serre, Apple publie son propre bilan de scope 3, au champ très étendu. Il ne s’agit pas seulement de comptabiliser les émissions directes (scope 1) et les émissions indirectes liées à la consommation énergétique (scope 2), mais toutes les émissions indirectes sur la chaine de valeur, de l’achat des matières premières à l’utilisation et la fin de vie des produits.

En 2020, Apple a été responsable de l’émission de 22,6 millions de tonnes de CO2e. Ses émissions directes sont extrêmement faibles, et celles liées au fonctionnement de l’entreprise représentent moins de 2 % du total. L’utilisation des produits frappés d’une pomme compte pour 19 % dans le bilan, mais leur fabrication (71 %) et leur transport (8 %) restent les principaux postes d’émission. Une centaine de fournisseurs d’Apple se sont engagés à passer à des sources d’énergie renouvelable.

Apple confirme son ambition de parvenir à la neutralité carbone d’ici à 2030. Mais la neutralité carbone ne signifie pas l’absence d’émission. En affirmant vouloir réduire ses émissions de 75 % par rapport au niveau — exceptionnellement élevé — de 2015, elle prévoit de continuer d’émettre une petite dizaine de millions de tonnes de CO2e. La neutralité passe par des mesures de compensation et de captation encore fort vagues.

Avec son projet de reforestation lancé en partenariat avec l’organisation à but non lucratif Conservation International et la banque d’investissement Goldman Sachs, Apple espère capter plus d’un million de tonnes de CO2e par an. La firme de Cupertino multiplie les projets similaires, notamment en Chine et au Kenya, ou même dans la mangrove colombienne.

Ces projets ont l’avantage de remplir d’autres objectifs en parallèle, comme la restauration des habitats naturels, mais l’inconvénient d’être extrêmement précaires. Ces arbres devront rester debout pendant des décennies, pendant lesquelles ils subiront les assauts du changement climatique et des activités humaines, pour remplir toutes leurs promesses.

La séquestration du carbone est un levier indispensable, et il faut saluer l’ambition d’Apple, mais incertain, et il faut dire qu’Apple repousse le sujet de la réduction des émissions liées à la production. Cela passe par des investissements massifs chez ses fournisseurs, notamment financés par des obligations vertes. Mais cela passe aussi, et surtout, par la baisse de la production et l’allongement de la durée de vie des produits.

Alors que son activité de services monte en puissance, une activité qui dépend moins de l’achat de nouveaux appareils que de l’utilisation des appareils existants, Apple ne pourra pas économiser ce débat (lire : Une pomme plus verte : Apple recycle et réutilise, mais peut-elle réduire ?). Est-elle prête à remettre en cause son modèle économique pour tenir ses ambitions écologiques ? Réponse, peut-être, dans les prochains rapports annuels.

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Promos sur des Mac mini M1 à 16 Go de RAM

Florian Innocente |

Les Mac mini M1 ont déserté le refub cette fin de semaine, qu'à cela ne tienne il y a des (petites) promos sur le neuf. Il s'agit de configurations à 16 Go de RAM au lieu des 8 Go de base. Sans surprise, la Fnac et Darty ont des prix identiques.

Darty

Fnac

Amazon

Les réductions d'Amazon ne s'appliquent qu'aux deux modèles de base — jamais de configurations sur mesure chez lui. Ces remises s'installent dans la durée mais elles sont modestes. Pour aller avec ce mini, notez que le Magic Trackpad (noir) est toujours à 119 €, au lieu de 149 € chez Apple.

Ces prix sur ces deux Mac mini se retrouvent à l'identique chez Boulanger, si on a une préférence pour cette enseigne.

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M1 : Docker amène ses conteneurs à bon port

Anthony Nelzin-Santos |

Docker Desktop, la suite logicielle de création et gestion de conteneurs logiciels, est maintenant adaptée aux processeurs Apple Silicon. Docker a rapidement trouvé place dans la boite à outils des développeurs, qui utilisent les conteneurs pour isoler des applications et des services, tout en conservant le bénéfice des ressources du système.

Image Docker.

Après 45 000 téléchargements des versions de développement, la finalisation d’une version tournant nativement sur le processeur M1 était « rapidement devenue le point le plus réclamé de notre feuille de route », expliquent les développeurs de Docker. Imaginé en France par une équipe franco-américaine, Docker est maintenant un projet open source géré par une entreprise proposant des outils supplémentaires.

Parmi ces outils, Docker Desktop facilite la gestion et la création de conteneurs sur Mac et Windows. Cette version universelle peut faire tourner des images x64 conçues pour les processeurs Intel comme des images arm64 conçues pour les processeurs ARM, et le répertoire Docker Hub identifie clairement les images multiplateformes.

Avec Docker, presque tous les outils utilisés par la plupart des développeurs sont maintenant adaptés à l’architecture Apple Silicon. Quelques noms manquent encore à l’appel, comme celui du gestionnaire de paquets Cocoapods, mais il faut remarquer la vitesse et la relative simplicité de cette transition pour des usages somme toute spécifiques.

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Firefox abandonnera le FTP cet été

Florian Innocente |

Après Chrome c'est chez Firefox que le protocole FTP s'apprête à être rendu aux manuels d'histoire des navigateurs web. Il y a tout juste un an, Mozilla avait prévenu qu'il commençait à retirer ce mode de transfert de fichiers mais qu'avec la pandémie en cours, cela pouvait être ajourné.

Le calendrier est désormais précisé. La prise en charge par Firefox du protocole a été désactivée par défaut dans les versions de développement du navigateur. La version stable 88, prévue ce 19 avril, consacrera cette première étape.

Puis à compter de Firefox 90 cet été, le code qui gère le FTP sera supprimé et non plus seulement rendu inopérant. Les extensions dédiées ne fonctionneront plus également et Firefox passera la main aux applications spécialisées installées sur le Mac lorsqu'on l'enverra sur un serveur FTP (Transmit, Forklift, Cyberduck, FileZilla, etc).

Chrome a suivi le même chemin avec sa version 88 qui a fait le deuil de ce protocole à la fin janvier.

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Sonnet double son lecteur SxS Pro X Thunderbolt 3

Anthony Nelzin-Santos |

Qu’est-ce qui est mieux qu’un lecteur SxS Pro X ? Deux lecteurs SxS Pro X ! Voilà comment s’est probablement passé la réunion qui a donné naissance au « lecteur pour cartes professionnelles SxSTM Pro X à double emplacement via Thunderbolt 3 » de Sonnet. Comme son nom fort descriptif l’indique, c’est une version doublée du lecteur SxS Pro X, qui permet de décharger les cartes SxS aussi vite que l’interface Thunderbolt 3 le permet.

Image Sonnet.

Pour assurer des débits fulgurants, Sonnet utilise quatre lignes PCIe 3.0, deux par lecteur. Une carte peut ainsi être déchargée à 1 250 Mo/s, et deux cartes peuvent être vidées simultanément à 2 500 Mo/s. Le lecteur prend en charge tous les formats de cartes SxS utilisés par les caméras de Sony, dont les cartes SxS Pro X, mais aussi les cartes SD et XQD des appareils photo à l’aide d’un adaptateur optionnel.

Comme il possède deux ports Thunderbolt, le boitier SxS Pro X peut être chainé avec d’autres périphériques. Il est pleinement compatible avec les appareils Thunderbolt 4, et rétrocompatible avec les appareils Thunderbolt et Thunderbolt 2, au prix d’une réduction des débits. Des points de montage permettent de fixer deux boitiers côte à côte sur une étagère 1U dans un rack 19", ou plusieurs boitiers peuvent être empilés sur un bureau.

Les lecteurs SF3 empilés.

Ce nouveau boitier complète la gamme SF3 de Sonnet, qui comporte aussi des lecteurs de cartes CFast, de cartes CFExpress et XQD, ou encore de cartouches RED Mini-Mag. Sonnet annonce une disponibilité d’ici à la fin du mois d’avril, pour un prix de 383 € HT. Attention : il n’est pas encore complètement compatible avec les Mac M1, Sony n’ayant pas encore adapté son pilote pour les cartes SxS.

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