Fitbit, Sonos et Apple victimes de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine

Mickaël Bazoge |

La guerre commerciale impulsée par Donald Trump à l’encontre de la Chine pourrait avoir des répercussions très concrètes pour le portefeuille des consommateurs américains. Plusieurs produits électroniques très populaires devraient tomber dans le filet des tarifs douaniers imposés par les États-Unis aux importations chinoises : des traqueurs d’activité de Fitbit (les Charge, Charge HR et Surge), des enceintes Sonos (Play:3, Play:5 et SUB), ainsi que l’Apple Watch… le modèle de 2015, qui n’est plus produit depuis belle lurette.

Apple ne devrait donc pas avoir à souffrir de ces taxes douanières qui, pour une raison administrative un peu floue, s’appliquerait donc uniquement sur la Series 0. Pour le constructeur, ce serait toutefois un coup de semonce très important, signifiant que ses appareils peuvent être frappés par des tarifs douaniers. Et puisqu’il n’y a à peu près aucune chance pour qu’Apple absorbe ces taxes, ce sont les consommateurs américains qui paieront le surplus.

Au mois de mai, Tim Cook avait tenté d’expliquer au président américain à quel point la guerre commerciale contre la Chine est porteuse de dangers pour l’industrie US (lire : Tim Cook a dit ses quatre vérités à Donald Trump dans le bureau ovale). Donald Trump avait alors assuré le CEO d’Apple que l’iPhone ne ferait pas partie des produits taxés, mais il n’avait rien promis pour le reste du catalogue.

Les appareils d’Apple, de Fitbit et de Sonos entrent dans une liste de produits qui représentent 200 milliards d’importations chinoises sur le sol américain. Ces tarifs douaniers entreront en vigueur cet automne et ils enchériront le prix de ces traqueurs et de ces enceintes de 10%, à moins que leurs fabricants ne parviennent à les extirper de la liste.

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Test du MacBook Pro 13 pouces avec Touch Bar (2018)

Mickaël Bazoge |

À chaque année sa génération pour les MacBook Pro avec Touch Bar. Le cru 2018 est la troisième du genre, elle conserve les acquis de cette famille tout en apportant des changements fondamentaux sous le capot, tout particulièrement pour la version 13 pouces. La troisième est-elle la bonne ? Test, à la cool parce que c’est l’été.

Le MacBook Pro 13 pouces avec Touch Bar ne nous avait jusqu’à présent pas spécialement emballé. Les cuvées 2016 et 2017 parvenaient difficilement à creuser l’écart avec les modèles sans Touch Bar, bien plus abordables et présentant des performances proches tout en conservant une rangée de vraies touches de fonction qui font schkalk sous les doigts.

La gamme 2018 du MacBook Pro 13’’. Les deux modèles avec Touch Bar ne se différencient entre eux que par leur dotation de stockage, 256 ou 512 Go.

La génération 2018 apporte enfin une vraie différenciation entre les gammes de 13 pouces. D’abord de manière purement artificielle, les MacBook Pro sans Touch Bar n’ayant pas (encore ?) bénéficié d’une mise à jour. En face, et pour le même prix que l’an dernier, les machines avec Touch Bar s’offrent des processeurs « Coffee Lake » avec des cœurs supplémentaires, et des mignardises en plus.

Du cœur à l’ouvrage

Le MacBook Pro 13’’ a du cœur. Quatre, pour être précis : pour la première fois, cette gamme accueille en effet des processeurs quadricœur, une folie autorisée par la puce Core i5-8259U à architecture de 8e génération, dite « Coffee Lake » (la 7e génération, « Kaby Lake », équipe les modèles 2017). Là où les précédentes versions de ces machines se contentaient d’un duo de cœurs, ces deux cœurs supplémentaires font des miracles. Et ce n’est pas Geekbench qui dira le contraire.

Le test synthétique Geekbench confirme la grosse patate de ce MacBook Pro. Sur les tâches n’utilisant qu’un seul cœur, la différence est inexistante avec le modèle de l’an dernier. En revanche, la différence se fait sentir sur les tests exploitant plusieurs cœurs : le 13’’ Touch Bar 2018 met une claque à son prédécesseur, et mieux encore il fait plus fort que le MacBook Pro 15 pouces Core i7 2,9 GHz de 2017 !

S’il fallait dépenser 3 299 € il y a quelques mois pour obtenir ce niveau de puissance sur un ordinateur portable d’Apple, aujourd’hui elle est accessible à partir de 1 999 €. Une réalité cruelle si vous avez choisi un 15’’ sur le critère de la puissance brute, mais une excellente affaire pour ceux qui ont pu attendre…

Le test Metal appliqué à ce MacBook Pro retourne un résultat de fort bonne facture : il dépasse largement celui du modèle 2017, tout en s’approchant de celui du MacBook Pro 15’’ de l’an dernier. Cela n’en fera pas pour autant une machine de joueurs, mais les logiciels optimisés qui tirent parti des instructions graphiques bas niveau de macOS vont en profiter.

Nos tests applicatifs montrent un gain spectaculaire de performances dans Logic Pro X : le nombre de pistes simultanées est de 122, plus du double du MacBook 13’’ de 2017 et au plus près du 15’’ de l’an dernier. Les quatre cœurs font manifestement des merveilles ! C’est un peu moins visible dans Final Cut Pro X, même si on gagne quelques secondes pour l’export 5K sur le 13’’ de 2017.

Les miracles n’existent pas, toutefois. Le test Valley Benchmark, qui sollicite beaucoup la carte graphique, montre certes une amélioration (l’Iris Plus Graphics 655 n’est qu’une évolution légère de la 650 de l’an dernier), on gagne ainsi une poignée de FPS, que ce soit le test 1080p (7,9 i/s) ou « plein écran » dans la définition native de la machine (6,3 i/s). Que ce soit 6 ou 8 secondes, cela reste toutefois vraiment faiblard pour une machine à ce prix.

Si l’on recherche de meilleures performances graphiques, il faudra se tourner vers l’eGPU Blackmagic qui, pour 695 €, apportera au MacBook une Radeon Pro 580, la même que l’iMac 5K. Et puisqu’on est à évoquer un périphérique Thunderbolt 3, sachez que les quatre ports du MacBook Pro offrent des performances équivalentes (40 GB/s en théorie).

Sur les précédents modèles, les deux ports Thunderbolt 3 positionnés à droite étaient bridés par rapport à ceux de gauche. Les processeurs Intel embarqués dans les nouveaux 13 pouces sont dotés de 16 voies PCI Express, contre 12 auparavant.

Globalement, utiliser ce MacBook Pro 13 pouces dans la vie de tous les jours est un régal. Tout y est fluide, et vu le prix de la machine c’est heureux, mais sur les précédentes générations on pouvait subir de micro-ralentissements, notamment dans Mission Control : il n’y a plus rien à signaler de ce côté.

Sur la fiche technique

Le MacBook Pro 2018 intègre un processeur Core i5-8259U de 8e génération « Coffee Lake », doté de quatre cœurs physiques, soit huit cœurs logiques avec l’Hyper Threading. La puce est gravée à 14 nm avec une enveloppe thermique TDP de 28 watts. Elle carbure à 2,3 GHz, et elle peut monter à 3,8 GHz en Turbo Boost pour les tâches les plus exigeantes.

La carte graphique intégrée est une Iris Plus Graphics 655 (48 unités de calcul), dont la fréquence oscille entre 300 MHz et 1,05 GHz. Le circuit graphique puise jusqu’à 1 536 Mo sur les 8 Go de RAM LPDDR3 à 2 133 MHz qui équipent le portable en standard.

Apple propose deux versions qui ne se différencient que par leur stockage : 256 Go (1 999 €) ou 512 Go (2 249 €). Oui, pour 2 000 € Apple se contente d’offrir 256 Go de SSD, c’est bien malheureux.

Si le cœur vous en dit, il est toujours possible de muscler la configuration de base avec un Core i7 cadencé à 2,7 GHz (Turbo Boost à 4,5 GHz) pour 360 €. Nous tâcherons de mesurer les performances de cette puce dès que possible. On pourra aussi ajouter 8 Go de RAM supplémentaires (+240 €), et jusqu’à 2 To de SSD (+ 1 750 € tout de même…). Le modèle « tout équipé » revient à la modique somme de 4 349 €.

Ah, et puis Apple laisse le choix des armes pour la couleur du châssis : gris sidéral ou argent. Ce sera peut-être la caractéristique la plus compliquée à choisir…

Le cas clavier

Avec une machine de ce prix, prière de ne l’utiliser qu’en salle blanche et habillé d’une combinaison ! Du moins c’était le cas pour les précédents MacBook Pro à clavier papillon... Rarement Apple n’aura autant amélioré ce composant indispensable : trois ans de MacBook Pro, trois générations successives de clavier. Du cœur à l’ouvrage qui fait plaisir, mais qui n’est pas complètement innocent.

Apple vend un nouveau clavier « plus silencieux ». Les claviers des MacBook Pro 2016 et 2017 sont effectivement bruyants, en particulier dans un bureau plongé dans le silence monacal qui sied à une bonne productivité. Le son des touches du clavier de ce MacBook Pro 2018 est plus sourd, il est plus mat et plus diffus que le son aigu des précédents modèles.

Le même texte tapé entre 90 et 95 mots par minute, sur un MacBook Pro 15 pouces 2017 pendant les dix premières secondes, puis un MacBook Pro 13 pouces 2018 pendant les dix suivantes. Le bruit de fond est essentiellement dû aux ventilateurs des machines, le micro étant positionné au coin supérieur gauche du clavier.

Les touches offrent une frappe un tout petit peu moins sèche, mais à la course toujours aussi courte. Ces améliorations ne convaincront pas ceux qui n’appréciaient déjà pas les précédents claviers. En revanche, les utilisateurs qui ont succombé à l’« expérience » papillon seront aux anges.

Ils le seront d’autant plus que la couche de silicone qui se trouve sous chaque touche permet non seulement d’amortir la frappe et d’accélérer le retour de la touche, mais aussi à protéger le mécanisme des débris qui pourraient s’y glisser. Des débris qui se fixent sur les bords de la membrane, comme l’a démontré iFixit.

Sur les précédents modèles, des poussières ou des miettes sont susceptibles de bloquer complètement une touche, obligeant à remplacer tout le top-case de l’ordinateur.

Image iFixit.

Apple a fini par reconnaitre ce problème de fiabilité en mettant en place un programme de réparation. Mais pas question pour le constructeur de reconnaitre publiquement que les membranes de silicone sous le nouveau clavier font office de ramasse-miettes : nous avons en effet appris par une note interne que la vraie raison de ce changement était d’éviter que les débris ne cassent le mécanisme papillon…

Une pudeur qui s’explique sans doute par les actions en justice qui ont fleuri ces derniers temps contre Apple à propos des claviers papillon de première et deuxième génération. Reconnaitre que le nouveau clavier corrige ce problème, c’est la porte ouverte à des remboursements, voire une procédure de rappel très coûteuse.

Pour ce qui concerne les MacBook Pro 2018, on ne se plaindra pas d’un clavier plus silencieux et plus fiable ! Au passage, cela ajoutera à la valeur de revente de ces machines, alors que les modèles 2016 et 2017 risquent d’avoir plus de difficulté à s’échanger en occasion.

La puce T2 est de retour

Plus que jamais, la puce T2 des MacBook Pro 2018 ravale la puce d’Intel au rang de coprocesseur. La puce T1 des deux précédents portables avait pour mission principale la prise en charge de la Touch Bar et de l’enclave sécurisée Touch ID. La T2 en fait plus puisqu’elle est au cœur de nombreux processus indispensables au bon fonctionnement de l’ordinateur.

Cette puce T2 occupe les mêmes fonctions sur les MacBook Pro 2018 que sur l’iMac Pro, à savoir l’activation du firmware de l’ordinateur qui permet ensuite de lancer la procédure de démarrage sécurisé SecureBoot. On avait eu l’occasion de décrire le processus dans cet article.

Des tâches essentielles donc, auxquelles s’ajoutent la gestion du contrôleur des mémoires SSD, du contrôleur audio qui prend en charge les trois micros et les haut-parleurs, ainsi que du contrôleur de gestion système qui supervise des fonctions de base comme le dissipateur thermique.

Comme l’iMac Pro, le MacBook Pro 2018 accueille un nouvel utilitaire Sécurité au démarrage (accessible en appuyant sur le raccourci ⌘R au démarrage de la machine). Cet outil permet de régler les préférences de SecureBoot, un processus plus souple sur macOS que sur iOS puisqu’on dispose de plusieurs options. Par défaut toutefois, le démarrage sécurisé est calé sur Sécurité maximale.

Pour lancer les options de cet utilitaire, il faut au préalable s’identifier comme l’administrateur de la machine.

Si l’intégrité du système sur lequel démarre l’ordinateur n’a pas été dument validée, il sera impossible de lancer macOS. L’option Sécurité maximale garantit que seul le système d’exploitation signé et approuvé par Apple peut être exécuté sur l’ordinateur.

L’option Sécurité normale permet de démarrer le MacBook Pro sur un système signé et ayant été approuvé par le passé ; la machine n’ira pas jeter un œil sur les serveurs d’Apple pour vérifier que c’est toujours le cas. Enfin, l’option Aucune sécurité n’a aucune exigence. L’utilitaire Sécurité au démarrage permet également d’autoriser le démarrage à partir de supports externes (un disque Thunderbolt ou USB par exemple).

La grande nouveauté du MacBook Pro 2018, si l’on peut dire, c’est l’apparition de « Dis Siri » ! Oui, comme sur les appareils iOS, et grâce à la puce T2, on peut désormais convoquer l’assistant via sa phrase fétiche. La configuration de cette nouveauté — une première sur un Mac ! — se déroule pendant le lancement initial de la machine, ou encore dans le panneau de réglages de Siri.

Pendant la configuration initiale du Mac.

On trouve d’ailleurs deux nouvelles options dans le panneau de réglages Siri, activés par défaut, qui permettent au Mac de détecter la phrase magique « Dis Siri » et d’autoriser l’assistant quand le Mac est sur son écran verrouillé. Dans ce dernier cas, il faudra tout de même s’identifier en cas de question qui implique le système, comme par exemple « Montre moi mes téléchargements ».

Il n’y a pas grand chose à dire de plus que l’aperçu que nous avions consacré à cette fonction. Si auparavant vous ne vous serviez pas de Siri sur votre Mac, il y a peu de chance pour que soudain l’assistant soit d’un plus grand secours avec « Dis Siri ».

L’écran True Tone dans le vrai

Nouvel emprunt au monde iOS, la technologie True Tone adapte la balance des blancs de l’écran à la température des couleurs de l’endroit où l’on se trouve. Si vous travaillez dans un environnement baigné de lumière jaune comme c’est souvent le cas dans un bureau, l’écran va prendre cette teinte. L’effet est bien connu des possesseurs d’iPad Pro et d’iPhone 8/8 Plus et X.

Difficile de « capturer » l’effet True Tone, mais tentons notre chance dans cette vidéo.

Cette technologie a ceci de remarquable qu’on ne s’aperçoit de son existence que lorsqu’elle est désactivée. L’écran prend alors une forte teinte bleutée qui agresse les yeux. C’est là que l’on se rend compte des bienfaits de True Tone : ceux qui ont la mauvaise habitude d’utiliser leur Mac avant d’aller se coucher auront moins de difficulté à s’endormir.

Une option True Tone et disponible dans les réglages Moniteurs.

Bien sûr, cette fonction peut être désactivée, ce qui ne sera pas inutile pour les professionnels de la photographie et de la vidéo : True Tone altère la couleur de l’écran et les mauvaises surprises risques de s’inviter à la fête au bout la de chaîne colorimétrique. Dommage qu'il faille se rendre dans les réglages de macOS alors qu'un raccourci pour la Touch Bar serait si pratique ! La barre tactile bénéficie elle aussi de True Tone, mais impossible de voir si cela fait une différence au quotidien.

Quelques écrans externes sont également compatibles avec cette fonction : c’est le cas des UltraFine 4K (749 €) et 5K (1 399 €) de LG, ainsi que de l’ancien moniteur Thunderbolt Display d’Apple (pour peu qu’on s’y branche avec l’adaptateur Thunderbolt 3 vers Thunderbolt 2 à 59 €).

Cela ressemble à une lapalissade, mais pour que True Tone fonctionne avec un moniteur externe, il importe que l’écran du MacBook Pro soit ouvert : les capteurs qui permettent à la technologie de remplir son office sont placés à côté de la webcam...

Pâté de tête et festin d’oreilles

Puisqu’on en est là, touchons deux mots de la caméra FaceTime HD, qui en restée à du 720p et dont les résultats sont vraiment mauvais, y compris dans de bonnes conditions de lumière naturelle :

C’est d’autant plus dommage qu’avec macOS Mojave, FaceTime s’offre enfin de nouvelles fonctions comme les appels vidéo de groupe. Les utilisateurs de MacBook Pro auront une sale tête.

Ce MacBook Pro 13 pouces est beaucoup plus satisfaisant pour les oreilles. Déjà, Apple conserve la sortie jack 3,5 mm, une attention délicate qui pourra se montrer utile à l’occasion. Surtout, les haut-parleurs font entendre leur voix ! On peut tout à fait profiter d’un film Netflix ou sonoriser une pièce de la maison (et sans doute plus) avec le MacBook Pro. Le rendu est équilibré même s’il a parfois tendance à taper un peu fort dans les basses. On ne repère pas de distorsion quand les haut-parleurs sont poussés dans leur retranchement.

La Touch Bar en touche une sans faire bouger l’autre

Moi qui n’avais pas passé beaucoup de temps sur les Mac équipés Touch Bar, mon expérience avec la barre tactile du nouveau MacBook Pro m’a permis de comprendre que ce composant demeurait, en l’état actuel des choses, une fausse bonne idée. Le bandeau lumineux ne cesse de perturber la vision (on dirait un sapin de Noël accroché sous l’écran). De plus, je suis bien plus rapide et efficace en jonglant avec le clavier plutôt qu’à rechercher le bon raccourci, ce qui d’ailleurs « casse » le rythme de travail.

Entendons nous bien, la Touch Bar a certainement beaucoup d’intérêt pour les switchers et ceux qui débutent dans le monde merveilleux de macOS. Mais sur un ordinateur à visée professionnelle, difficile de voir ce qu’elle vient faire ici. On comprend bien sûr que ce composant se limite pour le moment aux ordinateurs les plus onéreux de la gamme : la Touch Bar ne doit pas être donnée... Mais elle aurait bien plus sa place sur le MacBook. macOS Mojave apportera peut-être un intérêt supplémentaire mais pour le moment, on reste toujours aussi circonspect (jusqu'à oublier la présence de cette barre).

En revanche, Touch ID n’a rien d’une erreur de casting : le capteur a tout à fait sa place, il est bien pratique pour déverrouiller le Mac et s’identifier dans les apps compatibles. Une réussite donc, même si les possesseurs d’Apple Watch auront tôt fait d’activer le déverrouillage avec la montre. On regrette toutefois qu’Apple ne soit pas allée au bout de sa logique biométrique : Face ID serait tout à fait adapté à cette machine (ce qui aurait au passage doté l’ordinateur d’une bien meilleure webcam, ce qui ne serait pas du luxe). Peut-être pour la prochaine fois...

Du mieux sur l’autonomie

Le discours d’Apple est toujours bien rodé : l’ordinateur assure toujours toujours une autonomie pouvant aller jusqu’à 10 heures. Dans les faits, on aura du mal à atteindre cette marque pour peu qu’on utilise l’ordinateur de manière intensive.

Le test « 100% », qui consiste à faire tourner Valley Benchmark à fond avec tous les réglages au maximum dans la définition de l’ordinateur, roule sur le MacBook Pro pendant 1h28 avant que la batterie ne lâche prise. Un résultat en amélioration par rapport au modèle 2017 (1h06), mais c’est la version sans Touch Bar de 2017 qui tient toujours la corde avec 1h40.

Le duo de cœurs supplémentaires tire plus fort sur la batterie, ce qui est logique. Notre test empirique, qui consiste en une journée de travail classique à la rédac’ de MacG (beaucoup de web, relève des courriels toutes les minutes, iA Writer, Pixelmator Pro, Messages et Mattermost, Tweetbot, Apple Music en fond sonore), donne un résultat de 6h44 en moyenne.

On est sur une moyenne supérieure aux 5h58 du 13 pouces avec Touch Bar de 2017 (5h58), mais toujours inférieure aux 7h30 du modèle sans barre tactile de l’an dernier.

La batterie du MacBook 13’’ 2018 est pourtant plus imposante : 58 Wh, contre 49,2 Wh sur le modèle 2017. Elle se compose de 6 cellules au lieu de 5, et elle pèse aussi plus lourd (232,7 grammes, contre 196,7 grammes pour la version précédente). Il faut bien alimenter la Touch Bar et tout le reste.

Pour conclure

La version 2018 du MacBook Pro 13 pouces avec Touch Bar marque un changement de voilure pour cette famille de produits. Les performances sont en effet au rendez-vous, et pas qu’un peu surtout si vous utilisez des logiciels exploitant plusieurs cœurs. Dans ce cas, la différence sera vraiment sensible et vous aurez certainement l’impression d’en avoir pour votre argent. En fait, vous avez tout simplement entre les mains un MacBook Pro 15 pouces de 2017, au prix d'un MacBook Pro 13 pouces… exception faite de la partie graphique, toujours aussi anémique.

Et Apple ne s’est pas contentée d’installer au chausse-pied les nouveaux processeurs d’Intel. Le constructeur en a profité pour mettre au même niveau tous les ports Thunderbolt 3, d’intégrer une puce T2, d’apporter la technologie True Tone à l’écran, le tout dans un format compact facile à emporter avec soi (plus facile qu’avec un 15 pouces, c’est entendu).

On peut toujours interroger la pertinence de la Touch Bar qui n’apporte pas grand-chose, si ce n’est une distraction parfois envahissante. L’autonomie, somme toute moyenne, pourrait être encore meilleure. Les performances graphiques n’ont rien de renversant. Apple aurait pu rogner sur les bordures autour de l’écran, et basculer la caméra FaceTime dans le XXIe siècle.

Mais pour les utilisateurs qui ont besoin du meilleur compromis entre puissance brute, compacité, polyvalence et mobilité, difficile de ne pas recommander la génération 2018 du MacBook Pro 13 pouces.

Test réalisé avec l’aide d’Anthony Nelzin-Santos

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iStat Menus 6.2 prend mieux en charge Mojave, les nouveaux Mac et les eGPU

Nicolas Furno |

iStat Menus, l’utilitaire qui affiche de nombreuses informations sur votre Mac dans la barre des menus, a été mis à jour. La version 6.2 améliore sa prise en charge des dernières nouveautés dans l’univers Apple, à savoir macOS Mojave, les MacBook Pro de 2018 et les cartes graphiques externes (eGPU). Pour ce dernier point, iStat Menus peut désormais gérer plusieurs cartes graphiques en parallèle et afficher les informations pour chacune.

La mise à jour améliore aussi l’interface pour les prévisions météorologiques, grosse nouveauté d’iStat Menus 6. Avec cette mise à jour, la courbe pour l’humidité est rejointe par une courbe pour les vents et l’index UV est mieux mis en avant. Rappelons que cette fonction est payante, à partir de 3 $ par an pour des données mises à jour toutes les 60 minutes.

Nouvelle présentation pour les prévisions météorologiques. Comme on peut le constater sur cette capture d’écran, la traduction française n’est pas encore complète.

Cette mise à jour est gratuite pour tous les détenteurs d’une licence pour iStat Menu 6. L’app est traduite en français et elle nécessite OS X 10.11 (El Capitan) au minimum.

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Les ventes de Surface au beau fixe chez Microsoft

Mickaël Bazoge |

Les ventes de Microsoft ont atteint les 100 milliards de dollars durant son année fiscale qui s’est achevée fin juin. Pas mal pour une entreprise qui est tranquillement entrée dans la course aux mille milliards de capitalisation boursière, aux côtés d’Apple, d’Amazon et de Google. Durant son quatrième trimestre fiscal, Microsoft a encaissé 30,1 milliards de dollars, soit 17% de mieux qu’au même trimestre de l’an dernier. Les bénéfices s’établissent à 8,9 milliards (+35%, excusez du peu).

Satya Nadella.

Quand on regarde rayon par rayon, on voit que LinkedIn se porte bien avec un chiffre d’affaires en progression de 37% ; Azure, la plateforme dans le nuage de l’éditeur, a généré des ventes en hausse de 89% ; les revenus tirés d’Office 365 sont en progression de 38%, le nombre d’abonnés s’établissant à 31,4 millions. Pas de nouvelles concernant GitHub, qui a été acheté par Microsoft début juin, mais c’était à prévoir, l’acquisition étant encore toute fraîche.

Si l’éditeur de Windows ne donne toujours pas le nombre d’unités vendues, l’activité Surface se porte bien avec une progression de son chiffre d’affaires de 25%, soit 1,1 milliard de dollars au dernier trimestre. C’est quatre fois moins que pour l’iPad entre avril et juin, qui s’est vendu à 9,113 millions d’unités (4,113 milliards de dollars).

Microsoft a tout récemment annoncé la Surface Go, une tablette au rabais dans tous les sens du terme avec son petit prix de 449 € et des caractéristiques techniques sans éclat (lire : Surface Go, la réponse de Microsoft à l'iPad et aux Chromebooks).

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Les abonnés SFR privés de Canal+ dès ce week-end ?

Christophe Laporte |

Les chaînes du groupe Canal+ retirées de manière unilatérale des box et des offres TV de SFR dès ce week-end ? Selon Satellifax, c’est la menace qui plane actuellement sur la tête des responsables de SFR.

Les deux groupes négocient un renouvellement du contrat de distribution. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les choses se passent mal, Satellifax évoquant un « conflit aigu » entre les deux acteurs qui semblent adopter des positions assez extrêmes.

On ignore si la menace concerne toutes les chaînes du groupe Canal+ ou certaines d’entre elles. Rappelons que le groupe de médias possède plusieurs chaînes accessibles gratuitement dont C8, CSTAR et CNEWS.

Cette affaire a un air de déjà-vu. Orange et TF1 s’étaient affrontés sur le même sujet pendant des mois avant de trouver un accord début mars (lire : Télévision : Orange et TF1 finissent par s'entendre) . Reste que la situation n’est pas tout à fait pareille. On imagine mal Canal+ arrêter le signal de ses chaînes payantes, ou du moins ce serait un sacré risque. Car à la fin, c’est l’abonné qui pourrait se retourner contre la filiale de Vivendi. Vu la situation actuelle du groupe qui a perdu plus d’un million d’abonnés depuis 2015, ce n’est sans doute pas la meilleure chose à faire. Surtout qu’ils sont assez nombreux : ils sont environ 250 000 à regarder la chaîne cryptée via SFR.

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Refurb : des Mac à partir de 459 €

Christophe Laporte |

Pourquoi acheter un Mac mini en 2018 ? C’était l’objet d’un précédent appel à témoins. Et vous avez été nombreux à nous rappeler que cette machine possédait bien des avantages. On adorerait qu’Apple la modernise et la dote des dernières technologies du moment. Mais en attendant, le Mac mini reste la machine la moins chère au catalogue du refurb d’Apple ! Aujourd’hui encore, on trouve plusieurs modèles à la vente à partir de 459 €.

Parmi les autres machines populaires sur la boutique d’Apple, on notera la présence ce matin encore du MacBook Pro 15” Retina de 2015. Pas de Touch Bar, un bon processeur (Core i7 à 2,2 GHz), 16 Go de RAM et un prix assez raisonnable : 1909 €. Dans la colonne des moins, on notera juste les 256 Go de SSD et la présence de la seule Intel Iris Pro Graphics.

D’autre part tout comme hier, on trouve un paquet de MacBook à partir de 1269 € et un très grand nombre de MacBook Pro à partir également de 1269 €.

Et si vous ne trouvez pas votre bonheur sur la boutique d’Apple, pensez à faire un tour sur iOccasion, notre site de petites annonces!

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Clavier des MacBook Pro 2018 : le plastique, c’est fantastique mais ça ne protège pas de tout

Mickaël Bazoge |

La fameuse membrane de silicone sous les touches du clavier papillon des MacBook Pro 2018 remplit deux objectifs : le premier et le seul vanté par Apple, c’est le silence relatif lorsqu’on frappe les touches. Le second objectif que le constructeur n’a pas avoué publiquement, c’est la meilleure protection que cette fine couche de plastique offre au clavier (lire : MacBook Pro 2018 : Apple reconnaît en interne le vrai rôle du clavier modifié).

iFixit, qui le premier a démonté le clavier 3e génération du nouveau MacBook Pro 13 pouces, en remet une couche (c’est le cas de le dire) en poussant un peu plus loin son enquête. Les fins limiers ont déposé une poudre colorée sur le mécanisme papillon et ils se sont rendus compte que cette poudre se fixait sur les bords de la membrane.

Le mécanisme en lui-même demeure donc à l’abri de ces micro-débris. Les trous dans la membrane permettent au clip de la touche de passer au travers tout en prévenant le dépôt de poussière. Sur le clavier de précédente génération (2017), la poudre s’ébat joyeusement partout sur le mécanisme, augmentant ainsi le risque de panne. En ajoutant des particules et en se montrant plus « agressif » sur la frappe des touches, la poussière parvient à s’immiscer sous la touche en elle-même, ce qui est susceptible de provoquer une malfonction ou une casse.

Le grain de sable maudit sous la membrane.

iFixit est allé jusqu’à glisser des grains de sable sous les touches et lorsqu’ils se positionnent sous la membrane, ça ne manque pas, la touche devient inopérante. N’emmenez pas votre sémillant MacBook Pro à la plage, en somme.

Le site a voulu déterminer comment ce silicone avait été injecté sous les touches. Pour cela, il a fallu retirer toutes les couches du clavier (et à la manière d’un oignon, il semble qu’il y en ait pas mal). Le résultat est une couche de plastique moulé qui court sur tout le clavier :

Le design des touches a été légèrement revu ; elles sont plus fines (1,25 mm, contre 1,5 mm sur le modèle 2017). La barre espace aussi est différente, ce qui confirme le petit mot glissé à ce sujet dans la note interne qui a fuité aujourd’hui. Ce nouveau design la rend plus facile à retirer.

La nouvelle barre espace en haut ; le modèle 2017 en bas.

Pour les amateurs, le site a mis en ligne le démontage du clavier avec de superbes images comme à son habitude.

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