L'hypothèse d'un rapprochement entre Vivendi, Universal Music Group et Apple

Mickaël Bazoge |

Après Disney, Tesla, Netflix, Nintendo et d’autres encore, une rumeur de marché prête désormais à Apple l’intention d’acheter un gros morceau d’un mastodonte, en l’occurrence Universal Music Group (UMG). La major, propriété du groupe français Vivendi, est le numéro un mondial de la musique enregistrée ; les derniers résultats d’UMG au titre de l’exercice 2018 sont très bons avec un chiffre d’affaires à 6 milliards d’euros, soit +6,2%.

La crise du disque est définitivement du passé, puisque ce sont le streaming et les abonnements qui permettent à UMG de tirer son épingle du jeu. Les revenus engrangés par ces activités ont ainsi progressé de 37,3%, compensant les téléchargements à la pièce (-23,5%) et les ventes de CD (-16,1%). Bref, tout va bien pour Universal, et Vivendi veut pousser son avantage.

CC 3.0.

Le groupe de Vincent Bolloré, remplacé par son fils Cyrille au conseil de surveillance de l’entreprise, a l’intention de s’attaquer à de nouveaux marchés. La Chine est tout spécialement visée. Mais pour y parvenir, UMG a besoin d’argent frais. C’est pourquoi Vivendi envisage la cession de la moitié du capital d’Universal d’ici la fin de l’année.

Devinez qui pourrait être intéressé par une telle affaire ? Apple, bien sûr. C’est du moins l’avis de Jérôme Bodin, analyste chez Oddo BHF repris par La Tribune. Contre un gros chèque de 10 à 20 milliards d’euros, le constructeur pourrait s’emparer de 50% d’UMG, s’ouvrant ainsi une voie royale pour piocher dans un catalogue sans commune mesure.

Néanmoins, la guerre des exclusivités entre services de streaming ne semble plus d’actualité. L’autre option sur la table serait donc un « partenariat stratégique » entre Apple et Vivendi. Il y aurait la musique d’Universal d’une part, et aussi la vidéo — Canal+ est dans le giron de Vivendi. Et Apple travaille déjà avec Canal+ pour son futur service de streaming vidéo (lire : Apple s’intéresse aux contenus français pour son futur service de vidéo).

Reste à voir de quelle manière un tel partenariat pourrait s’articuler. Tim Cook a déjà indiqué à plusieurs reprises qu’Apple pouvait envisager de grosses acquisitions si l’opportunité se présentait. Et les contenus culturels sont une des pistes creusées par la Pomme pour compenser la baisse des revenus de l’iPhone. Malgré tout, la prudence reste de mise…

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Test du sac à dos Cobra squeeze de Booq

Florian Innocente |

Le Cobra squeeze est l'un des sacs à dos haut de gamme au sein de la collection de Booq (marque américaine, présente en Europe via l'Allemagne). Son dessin, ceintré en son milieu, évoque la tête du serpent dont il reprend le nom et lui donne un air moins conventionnel. Fort de ses 195 €, un prix qui commence à être costaud pour un tel produit, est-ce pour autant un bon sac à dos ?

Image : Booq

Formes et allure

N'essayez pas de faire tenir le Cobra squeeze à la verticale après l'avoir posé au sol ou sur une table. Ce sera un jeu d'équilibriste que vous perdrez à peu près tout le temps. Selon la répartition des masses à l'intérieur on peut y arriver mais son profil, une forme ovale comme coupée en deux, oblige à le poser à plat.

Ce parti pris esthétique, qui participe à le rendre assez compact, se poursuit par la forme du chemin que suivent les fermetures éclair, avec deux virages serrés en haut du sac. Des courbes qui peuvent ralentir les gestes d'ouverture et de fermeture, parfois on est comme coupé dans son élan.

Autre conséquence de ce design, lorsqu'on ouvre complètement le sac, cette grande langue que forme le rabat a tendance à revenir naturellement en position fermée. Là où, dans un sac plus classique, elle reste complètement ouverte. On pourra néanmoins la repousser sur les côtés, surtout si ses poches intérieures sont lestées.

Le Cobra squeeze est d'un coloris essentiellement gris souris (et noir dans le dos) avec des lanières de cuirs coordonnées, fixées aux zip. La matière, à la façon d'un tissu, se révèle douce au toucher, c'est un mélange de coton et de PET recyclé. La finition est excellente à tous les niveaux.

Si Booq parle d'une imperméabilité à l'eau, mieux vaut s'en tenir à des pluies légères (ce que l'on a pu éprouver, sans problème) qu'à de fortes averses qui vous rincent les os, car l'eau finira par trouver très vite son chemin à travers cette matière.

Trois d'entre nous ont porté ce sac à des degrés divers pendant ces deux derniers mois. Cédric, l'un de nos développeurs, utilisait déjà un modèle de la marque, le Boa squeeze acheté en 2011 (il est à 130 €). Ce vieux Booq avait bien tenu le choc, à l'exception très notable des zips, dont deux avaient eu leur tête sectionnée ! Cédric remplit copieusement ses sacs de toutes sortes d'accessoires et les utilise sans leur faire de cadeau. Rien de tel ici alors que ce Cobra squeeze a été utilisé sans aucun ménagement de sa part, mais nous n'avons que deux mois de recul.

À gauche, un Boa squeeze acheté à l'été 2011, notez les deux zips à l'avant qui ont perdu leurs attaches. Dommage pour un sac resté en bon état ailleurs.

Rangements

Il y a largement de quoi faire en termes de poches et de rangements. Sur les deux côtés sont présentes deux poches amples — assez pour glisser une petite bouteille d'eau — avec quelques rangements intérieurs. Elles sont fermées par des zip qui reviennent vers vous, dans le dos, par mesure de protection.

Astuce pratique, dans l'une des poches latérales on dispose d'un porte-clefs intégré. Les clefs sont attachées à un clips que l'on détache en un tournemain chaque fois que nécessaire.

Le porte-clefs, détachable très rapidement

Le rabat recèle à l'intérieur une poche profonde ainsi qu'un filet à maille serrée. Sur la partie supérieure du sac se trouve un petit rangement fermé par zip (qui peut se glisser dans un ourlet pour le tenir hors des convoitises). Cet emplacement est doublé par une matière douce, si d'aventure vous pensez y mettre un iPhone sans coque.

Le zip de la poche supérieure peut être masqué en partie pour éviter les manipulations discrètes dans votre dos

Dans le Booq, plusieurs poches aussi ainsi qu'un emplacement suffisant pour recevoir MacBook Pro 15", qui pourra être sanglé. La matière qui habille l'intérieur de cette grande poche fait que j'ai transporté mon MacBook Pro directement, sans sa housse de protection habituelle.

La poignée sur la partie supérieure est gainée de cuir et confortable en main, elle paraît également solide.

Confort

Il est toujours difficile de dire si un sac est confortable à porter, cette appréciation dépendant en bonne part de la morphologie de son propriétaire. Ceux qui utilisent souvent leur sac en fermant la sangle de poitrine n'en trouveront aucune sur ce sac. Ce petit accessoire, il est vrai, n'est pas des plus élégants.

Plus petite corpulence pour Stéphane
Plus grande corpulence pour Florian

Mais cela peut se révéler gênant puisque les sangles du Cobra squeeze ont tendance à tirer vos épaules vers l'arrière, bien plus que ce que je connais avec le sac que j'utilise au quotidien et où je ne me sers jamais de l'attache de poitrine. À l'inverse, Cedric, qui pratique ce type de sac Booq depuis des années, et qui a une corpulence similaire à la mienne, n'y trouve rien à redire. Résumer les choses en disant que ce sac est adapté à de plus petites corpulences s'avère réducteur.

Conclusion

Le Cobra Squeeze est original dans sa forme mais sans verser dans l'extravagance, son coloris lui donnant un petit air sérieux. Autre singularité, propre cette fois à la marque Booq, le service Terralinq avec lequel, après enregistrement de son numéro de série, on peut espérer retrouver un sac égaré, si celui qui l'a trouvé fait l'effort d'aller sur le site pour signaler cette référence. Le principal grief que deux d'entre nous avons eu avec lui réside dans cette fermeture principale, pas toujours commode, avec ce rabat qui tient difficilement ouvert à plat. On n'ouvre pas son sac à dos toutes les 5 minutes, c'est un fait, mais on devrait le faire naturellement et sans y penser. Là, c'est plus aléatoire. La capacité de stockage est correcte, on y mettra une variété d'objets et d'appareils.

Le choix d'une matière à base de coton, plutôt que le nylon que l'on trouve sur d'autres Booq, conforte dans l'idée que ce n'est pas le genre de sac que l'on va traiter n'importe comment et trainer n'importe où. Son prix devrait être de toute façon un garde-fou pour qui a des usages par trop débridés. En définitive, on conçoit plutôt ce sac comme le compagnon de quelqu'un qui fait ses trajets boulot-maison, et qui cherche une solution dont l'allure sorte du lot. Mais dès lors qu'on a un tel budget, le choix est large et le Cobra Squeeze est difficile à recommander les yeux fermés.

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Des Mac mini 2018 à 759 €, MacBook Air Retina à 1 149 € et MacBook Pro 2017 à 1 200 €

Florian Innocente |

Si vous êtes en recherche d'un portable Apple ou d'un Mac mini récent il y a quelques prix intéressants chez Amazon, devenu revendeur agréé de la marque, ainsi que dans le refurb, l'offre d'Apple en reconditionné.

Chez Amazon, le MacBook Pro 13" 2017 d'entrée de gamme est à 1 200 € contre 1 499 € chez Apple. C'est une belle remise qui concerne le modèle argent (le gris sidéral est à 1 349 €). Autre élément à savoir, c'est une configuration avec 128 Go de SSD. D'aucuns trouveront ça insuffisant, d'autres non. À voir.

Le même modèle avec 256 Go de SSD est moins cher également que sur l'Apple Store, on peut l'obtenir pour 1 600 € au lieu de 1 749 €. Là encore c'est le prix pour l'argent, le gris sidéral est à peine plus onéreux : 1 635 €. Ce sont tous des versions sans la Touch Bar (ce n'est pas forcément un mal) et dotées du clavier papillon de précédente génération.

Sur le refurb d'Apple, il y a un bon choix de MacBook Air 2018 profitant d'environ 15 % de réduction. Les prix démarrent à 1 149 € pour 128 Go, puis il y a des configurations avec 256 Go à partir de 1 359 € et des 512 Go à 1 749 €.

Toujours sur le refurb et pour les Mac mini 2018 on a ce modèle à 759 € (Core i3 à 3,6 GHz et 128 Go de SSD) ou cet autre avec 256 Go pour 959 € (1 139 € en neuf). Et il y a encore du choix à des tarifs plus élevés.

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Apple achète Pullstring pour muscler Siri

Mickaël Bazoge |

À chaque jour son acquisition pour Apple. Après DataTiger hier, ce soir c’est au tour de Pullstring de tomber dans l’escarcelle du constructeur californien. C’est du moins ce qu’avance le site Axios, généralement bien informé. Fondée en 2011 à San Francisco par des anciens de chez Pixar, cette start-up développait à l’origine des applications permettant d’interagir avec des jouets par la voix, à l’instar de Hello Barbie en 2015 :

L’activité de la jeune pousse s’est ensuite élargie à Alexa et Google Assistant, en fournissant des outils permettant de développer des apps capables d’interagir avec les assistants concurrents de Siri. Comme on l’imagine, la matière grise derrière cette entreprise sera bien utile pour l'assistant d'Apple… et peut-être une ouverture encore plus large à d'autres services.

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Opera retouche son interface avec la version Reborn 3

Mickaël Bazoge |

Ceux qui aiment surfer sur internet avec les doigts plein de cambouis pourront s’offrir une petite virée avec la dernière bêta « Reborn » d’Opera. La version 3 de ce projet de refonte du navigateur web ne révolutionnera pas grand chose par rapport à la mouture stable du logiciel (la 58). Opera a retouché les modes clair et sombre, dans le but de maximiser ou de minimiser le volume de lumière tout en conservant suffisamment de contraste.

L’interface est mieux intégrée : la barre de recherche, les onglets et la barre latérale donnent désormais l’impression de faire partie du même logiciel, ce qui n’est pas nécessairement le cas de la version standard.

Le bouton des réglages rapides et l’outil de capture d’écran (Instantané) sont désormais intégrés à droite de la barre de recherche, qui accueille aussi l’icône d’ajout aux signets et le bouton de partage qui était déjà à cet emplacement auparavant. Beaucoup de monde au balcon donc !

Opera R3 comprend aussi un portefeuille de cryptomonnaies, parce que pourquoi pas. Les transactions doivent être signées avec un téléphone Android via la future version mobile d’Opera, en bêta. Ceux qui veulent tester cette troisième mouture d’Opera Reborn peuvent se rendre sur cette page, tout en bas pour les liens de téléchargement.

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Wacom Pro Pen slim, un stylet toujours pro mais plus fin

Florian Innocente |

Wacom lance une version plus fine de son stylet professionnel, le Pro Pen slim. Il s'agit d'une évolution du Pro Pen 2 dont il retient la principale caractéristique : une pointe reconnaissant jusqu'à 8 192 niveaux de pression.

L'amélioration porte sur le confort de prise en main avec un baril plus fin : 9,5 mm sur la longueur et 11 mm vers la pointe, là où l'on tient le stylet. À comparer avec un diamètre de respectivement 11,9 mm et 15 mm sur le Pro Pen 2. À l'usage (et ces accessoires sont de ceux que l'on manipulent et que l'on tient serrés de longues heures), cela pourrait faire une différence.

Ce modèle ne diffère pas du précédent sur les autres points que sont la présence d'une gomme et de deux boutons programmables. Il est compatible avec les tablettes Intuos Pro (PTH-660,PTH-860), MobileStudio Pro (DTH-W1320,DTH-W1620), Cintiq Pro (DTH-132, DTH-1620, DTK-2420, DTH-2420 et DTH-3220) et Cintiq (DTK1660K0D).

Wacom n'a pas encore annoncé les tarifs et la disponibilité en Europe mais aux États-Unis il est à 80 $. Aujourd'hui le Pro Pen 2 est vendu environ 98 €.

Le mois dernier, Wacom a levé le voile sur une petite Cintiq de 16" vendue 599 € destinée en premier lieu à une clientèle jeune ou celle d'amateurs qui veulent se faire la main avec un produit de bonne facture de la marque japonaise.

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Astuce : activer l’identification en deux facteurs d’un compte développeur sur un appareil iOS

Nicolas Furno |

À partir du 27 février, les développeurs devront obligatoirement activer l’identification à deux facteurs pour accéder à leur compte. Cette mesure de sécurité était jusque-là optionnelle, elle deviendra obligatoire et elle peut poser problème dans ce cadre, puisqu’elle repose sur des appareils physiques.

Pour un utilisateur lambda qui n’a qu’un seul compte iCloud, c’est simple : une fois l’identification en deux facteurs activée, Apple affiche un code de confirmation sur tous les appareils associés au compte iCloud. Cela peut être un iPhone, un iPad ou encore un Mac. Les choses se corsent pour les développeurs qui, en plus de leur compte iCloud, ont au moins un autre compte Apple pour leur travail de développement. En théorie, ils devraient avoir un appareil par compte : leur iPhone avec leur compte iCloud personnel et un autre iPhone pour leur compte développeur, par exemple.

C’est extrêmement contraignant, et il y a heureusement une meilleure solution, même si elle n’est pas évidente. Sur un appareil iOS ou macOS, il est possible d’ajouter un autre compte iCloud. Sur un iPhone ou iPad, cela se fait dans les Réglages, puis « Mots de passe et compte » et enfin « Ajouter un compte ». Choisissez iCloud, saisissez vos identifiants développeurs et décochez toutes les options de synchronisation pour éviter de polluer vos données locales.

Une fois cela fait, les codes d’identification envoyés par Apple et associés au compte développeur apparaîtront sur l’appareil. Mais pour cela, encore faut-il activer l’identification en deux facteurs et malheureusement, cela n’est possible que sur le compte principal associé à un appareil Apple. Si vous avez un iPhone ou un iPad qui traine, vous pouvez le formater pour le configurer avec ce compte, activer la fonction et ensuite l’effacer à nouveau.

Les développeurs ayant normalement tous accès à un Mac, il y a une solution plus simple : créer une nouvelle session, s’identifier avec le compte développeur, configurer l’identification en deux facteurs et supprimer la session. C’est mieux que d’avoir besoin d’un matériel supplémentaire, mais ce n’est pas la panacée pour autant. Par exemple, certains employeurs configurent les Mac de telle manière que créer un compte supplémentaire est impossible.

Même s’il y a des solutions pour bénéficier de l’identification en deux facteurs d’Apple pour plusieurs comptes, elles restent contraignantes. De nombreux développeurs demandent au constructeur un délai supplémentaire, et la mise en place d’autres solutions. On pourrait imaginer des alternatives retrouvées ailleurs, comme le TOTP qui permet à des apps comme 1Password de générer un code temporaire. Ou alors une mise à jour d’iOS et de macOS pour prendre en charge ce cas de figure de manière simple et transparente.

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