MacBook Pro 13'' sans Touch Bar : Apple lance un programme de remplacement de batteries

Mickaël Bazoge |

Apple a lancé un programme de remplacement de batterie pour les MacBook Pro 13 pouces (sans Touch Bar). Le constructeur a déterminé que pour « un nombre limité d'ordinateurs », une défaillance pouvait provoquer une « expansion de la batterie » de certains modèles. Apple précise qu'il ne s'agit pas d'un problème de sécurité ; néanmoins, la Pomme s'engage à remplacer gratuitement les batteries éligibles.

Image iFixit.

Les modèles concernés sont sortis des lignes de production entre octobre 2016 et octobre 2017. Sur cette page du site Support d'Apple, il faut saisir le numéro de série du Mac, ce qui permettra de déterminer si la machine a droit à une nouvelle batterie.

Si c'est le cas, on pourra s'adresser à un Apple Store ou à un centre de services agréé pour l'opération. Attention, le remplacement peut immobiliser l'ordinateur de 3 à 5 jours. Si vous avez remplacé à vos frais la batterie gonflée de votre MacBook Pro 13'' sans Touch Bar, vous pouvez demander un remboursement à Apple. Ce programme couvre les machines concernées pendant les cinq années suivant leur première vente.

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Flickr a été acheté par SmugMug

Florian Innocente |

SmugMug a racheté Flickr, pionnier parmi les sites d'hébergement de photos, avant de se voir dépassé par Instagram, Facebook, Google Photos et bien d'autres.

Lancé en 2004 par Stewart Butterfield (fondateur de Slack) et son épouse d'alors, Caterina Fake, Flickr est d'abord passé entre les mains de Yahoo puis, par ricochet, de l'opérateur américain Verizon. Chez Yahoo, une nouvelle impulsion avait été donnée au site, notamment par la refonte complète et réussie de son app mobile, mais la concurrence avait déjà pris une forte avance en ce domaine.

D'après ComScore, Flickr comptabilisait 13,1 millions de visiteurs unique en mars dernier. Un nombre assez faible mais en progression comparé aux 10,8 millions de l'année passée.

Une page Flickr

Créé en 2002, SmugMug est une entreprise familiale qui poursuit son bonhomme de chemin avec un service d'hébergement de photo et de création d'albums en ligne et de portfolios. Contrairement à Flickr qui propose un mélange de formules gratuite (avec de la pub) et payante, Smugmug est totalement payant.

Deux positionnements assez différents et Don MacAskill, patron de Smugmug, concède dans une interview à USA Today, que son plan pour Flickr n'est pas encore arrêté.

Le montant du rachat n'a pas été communiqué mais l'avantage pour Flickr est d'avoir trouvé un nouveau toit chez des gens qui savent ce qu'est un service spécialisé dans la photo, et dont le modèle économique, basé sur l'abonnement, semble fonctionner depuis un petit moment. Pour ceux restés fidèles à Flickr, c'est déjà encourageant.

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eX Core, une carte graphique externe facile à transporter

Nicolas Furno |

Depuis macOS 10.13.4, utiliser une carte graphique externe (eGPU) pour améliorer les performances graphiques d’un Mac est possible et confortable. Apple liste quelques modèles pris en charge parfaitement, mais d’autres boîtiers externes sont compatibles, à condition qu’ils soient alimentés en Thunderbolt 3 et que la carte graphique intégrée dispose de pilotes macOS. Ce sera le cas pour eX Core, un eGPU suffisamment petit pour être transporté partout avec son ordinateur.

Petit, mais costaud : la GTX 1050 de Nvidia que l’on retrouve à l’intérieur est une carte graphique nettement plus puissante que celle que l’on retrouve en général dans les ordinateurs portables. La différence devrait être très nette par rapport à la puce Intel intégrée aux MacBook Pro 13 pouces et sans doute même par rapport à la puce graphique AMD des 15 pouces. La différence, c’est aussi le ventilateur dédié sur le boîtier, pour refroidir directement la carte graphique et maintenir ses performances maximales plus longtemps.

Le boîtier est relié à l’ordinateur avec un câble Thunderbolt 3 et il peut servir, soit à augmenter la capacité technique de l’ordinateur, soit avec un écran externe. Une sortie HDMI 4K 60 Hz est ainsi de la partie pour cet usage. L’ensemble est disponible en précommande sur Kickstarter pour environ 330 € avec les frais de port vers la France. Précisons qu’à ce prix, le constructeur s’engage à vous offrir la génération suivante (équipée d’une meilleure carte graphique) gratuitement, à condition de renvoyer votre exemplaire. Premières livraisons prévues en juillet.

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Une (longue) liste d’apps open-source pour macOS

Nicolas Furno |

Si les programmes libres sont plus souvent associés au monde de GNU/Linux que de celui d’Apple, macOS est très riche en apps open-source. On en déniche assez peu sur le Mac App Store, notamment parce qu’il faut payer 99 $ par an pour y publier ses apps, ce qui pose souvent problème dans cet univers où la gratuité est monnaie courante. Mais ça ne veut pas dire qu'il n'y en n'a pas et cette longue liste d’apps open-source compilée sur GitHub devrait permettre aux amateurs de trouver leur bonheur.

Vous aurez plusieurs centaines d’apps, triées par catégories. À chaque fois, la technologie principale utilisée est détaillée, qu’il s’agisse de Swift ou Objective-C, les langages d’Apple, ou bien de JavaScript (pour les apps développées à l’aide du framework Electron), de C ou C++ ou encore de Python, Ruby ou un autre langage.

Créée à l’origine par un développeur iOS, la liste est toutefois ouverte à toutes les catégories et on trouve de tout, des éditeurs de code à des lecteurs de musique, en passant par des économiseurs d’écran, des gestionnaires de fenêtres et des lecteurs vidéo. Et comme la liste est elle-même open-source, n’importe qui peut contribuer et l’enrichir en suivant ces consignes.

Ajoutons enfin que cette liste ne contient pas l’immense catalogue d’outils UNIX que l’on peut utiliser via un terminal avec macOS, comme avec une distribution GNU/Linux. Certains sont préinstallés, les autres nécessitent un gestionnaire de paquets comme Homebrew ou MacPorts.

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macOS 10.14 aura peut-être un mode sombre [Màj]

Nicolas Furno |

WebKit, le moteur web de Safari, n’a pas livré tous ses secrets. Hier, nous avions déniché plusieurs mentions d’iOS 12 dans le projet développé en open-source et découvert au passage que la prochaine version d’iOS pourrait encore être compatible avec l’iPhone 5s. Voilà qui a donné des idées au dénicheur de talent Guilherme Rambo1 et en fouillant le code source du projet, il a trouvé du nouveau : une référence à un mode nuit pour macOS 10.14.

Quelques lignes extraites du code-source de WebKit et qui évoquent un nouveau mode sombre spécifique à macOS 10.14.

Le successeur de High Sierra pourrait donc étendre son mode sombre et ne plus le réserver au Dock, à la barre des menus et quelques autres éléments du système. Les apps développées en suivant les standards de macOS pourraient automatiquement basculer dans une teinte sombre si l’utilisateur le demande. Du moins, si cette section du code-source correspond à une fonction qui est effectivement dans macOS 10.14, le projet WebKit changeant beaucoup plus rapidement que le système d’exploitation.

Bizarrement, c’est plutôt sur iOS que l’on attend un mode nuit, et ce, depuis plusieurs années déjà. Guilherme Rambo a cherché, mais il n’a rien trouvé de similaire concernant iOS 12. Encore une fois, cela ne veut pas dire que la fonction ne sera pas proposée, cela peut aussi signifier qu’elle a été mieux dissimulée ou qu’elle n’a pas encore été développée.

[MàJ 20/04/2018 16h22] : En fouillant les sources de WebKit, nous avons déniché quelques particularités du fonctionnement de Safari dans macOS 10.14, notamment en matière de gestion de l'affichage. « Dans macOS 10.14 », dit un commentaire laissé par un développeur, « le processus WebContent n'a pas accès au WindowServer », ce processus indispensable qui fait le lien entre les applications et l'affichage. Cela veut-il dire qu'il va connaître des modifications majeures ? Difficile de le dire, même si ce commentaire qui dit que « nous n'avons pas besoin de communiquer avec le Dock » est intriguant, comme s'il se tramait quelque chose.

Ces mêmes sources font quelques références à iOS 12, mais pour des aspects purement utilitaires seulement, notamment dans la gestion de 3D Touch.


  1. Avec Steve Throughton-Smith, il fait partie des quelques développeurs qui ont sorti énormément d’informations à partir des logiciels fournis par Apple. ↩︎

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Mail Pilot prépare son retour avec une troisième version majeure

Nicolas Furno |

Mail Pilot est un client mail qui existe depuis plusieurs années avec cette idée forte : chaque message peut être apparenté à une tâche à réaliser, même si la seule chose que vous avez à faire est de le supprimer, ou de le lire. Depuis la sortie de sa deuxième version en 2015, on l’avait perdu de vue, mais ses concepteurs ont travaillé sur une mise à jour majeure qui est désormais en bêta publique.

L’interface de Mail Pilot 3

Cette version apporte une nouvelle interface largement simplifiée par rapport aux prédécentes et plus légères qu’avant. Surtout, Mail Pilot a été entièrement réécrit en Swift et ce client mail est enfin léger et rapide, deux points faibles des précédentes versions. Nous n’avons pas testé longtemps l’app, mais les opérations sont effectivement assez rapides et l’interface reste réactive, même avec un gros compte mail. Bêta oblige, la version actuelle a parfois tendance à planter sans prévenir, mais on peut espérer que ces bugs seront corrigés avant la version finale. Il manque aussi quelques fonctions de base, comme la sauvegarde des brouillons ou la recherche.

Cette 3.0 conserve le concept de tâches et l’objectif est toujours de vider la boîte de réception de tous ses messages. Il y a des nouveautés côté organisation, en particulier la possibilité de ranger les messages dans des listes, équivalent des dossiers IMAP ou des labels Gmail. L’interface permet de le faire très simplement, avec quelques raccourcis clavier à connaître. Comme toujours, Mail Pilot permet aussi de reporter un mail à une date ultérieure, avec un système de rappel.

La plus grosse nouveauté toutefois ne sera pas dans l’app de base. Outre Mail Pilot standard, une version « Discovery Edition » construite sur la « vision du futur du mail » des développeurs, rien que ça, sera proposée. Cette vision nécessitera un abonnement qui sera facturé 5 $ (4 €) par mois, même si vous pouvez bénéficier d’une réduction si vous vous abonnez dès maintenant. Pour ce prix, vous aurez droit à quelques fonctions supplémentaires.

« Notify » sépare le messages les plus importants, les met en avant dans une section spéciale et vous recevrez des alertes quand des réponses arrivent. « Batch » concerne au contraire des messages moins importants, que vous recevez régulièrement et que vous voulez garder. Ces mails ne passent jamais dans la boîte de réception, mais ils ne sont pas supprimés pour autant et ils sont affichés à part, regroupés par expéditeur. « Ignore » est une variante pensée pour les listes de diffusion que vous voulez garder sous la main sans les voir au quotidien.

Cette édition avec abonnement améliore aussi la présentation des conversations, surtout dans la logique de Mail Pilot où chaque message nécessite une action. Dans la version de base du client, les conversations sont regroupées en un seul flux commun, alors qu’avec l’abonnement, chaque message de la conversation est distingué. Ce qui permet de marquer l’un des éléments comme nécessitant une réponse ou de l’associer à un rappel, mais pas les autres, par exemple.

La vue conversation premium.

Dans tous les cas, Mail Pilot 3 fonctionnera à sa sortie avec tous les comptes IMAP, mais il ne gère pour le moment que les comptes Google, iCloud et Fastmail. L’app de base sera vendue 20 $ (16 €) à sa sortie, mais en précommandant dès maintenant, vous l’obtiendrez à moitié prix. Quant à la formule avec abonnement, elle est disponible en précommande à 10 $ pour quatre mois ou 40 $ l’année, un tarif préférentiel là aussi. Précisons que les fonctions associées ne seront pas disponibles immédiatement et l’abonnement commencera quand elles seront ajoutées. Enfin, cet abonnement donne droit à une licence standard pour l’app, qui continuera de fonctionner même si vous arrêtez les paiements mensuels.

Mail Pilot 3 n’est pas traduit en français pour le moment, macOS Sierra est nécessaire pour l’installer.

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Chrome : des bloqueurs de pub faisaient plus de mal que de bien

Stéphane Moussie |

La popularité des bloqueurs des pubs a son revers de la médaille : sans parler du manque à gagner pour les éditeurs (dont nous-mêmes), certains en profitent pour glisser en douce des logiciels malveillants.

AdGuard, qui édite lui-même un bloqueur, a trouvé qu’au moins cinq bloqueurs de pubs pour Chrome (ou se faisant passer comme tel) comportaient des mécanismes pour subtiliser des informations de navigation et modifier le comportement du navigateur.

AdRemover for Google Chrome, uBlock Plus, Adblock Pro, HD for YouTube et Webutation auront été téléchargées 20 millions de fois au total avant que Google ne les retire à la suite de l’avertissement.

Ce problème n’a rien de nouveau, et il n’est toujours pas réglé correctement et ne concerne pas uniquement Google. En adoptant des noms très proches des bloqueurs les plus connus et en utilisant de faux avis pour accroître artificiellement leur réputation, des éditeurs malintentionnés parviennent à faire adopter des extensions inopérantes, dangereuses ou contrefaites.

Si les risques de sécurité sont a priori réduits dans le Mac App Store, la boutique qui est censée être tenue par Apple contient des escroqueries, comme Adware Doctor, prétendument en promo à 5,49 €, qui est un clone d’Adware Cleaner Pro et d’un second Adware Doctor (pourquoi s’embêter à changer de nom si Apple le valide ?).

Combien de bloqueurs de pubs vraiment efficaces parmi ceux-ci ?

N’installez donc pas n’importe quel bloqueur de pub. Si nous avions une recommandation à faire, ce serait uBlock Origin sur Chrome et Firefox, et 1Blocker sur Safari (le bien connu Adblock Plus entraîne parfois des problèmes d’affichage indépendants de notre volonté sur nos sites, en plus d’avoir un business model véreux). Il y a aussi les bloqueurs de trackers (qui bloquent incidemment certaines pubs) à considérer, comme Ghostery ou Privacy Badger.

N’oubliez pas non plus que les principaux navigateurs disposent maintenant de bloqueurs de pubs ou de trackers intégrés. Safari protège automatiquement contre le pistage, tout comme Firefox (uniquement en navigation privée par défaut sur bureau, mais on peut l’activer en continu dans les réglages) et Chrome masque certaines pubs.

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