United Airlines ne veut pas voir Apple s'envoler vers une autre compagnie

Stéphane Moussie |

Ce qui partait d’une bonne intention risque de faire l’effet inverse. En dévoilant à ses employés qu’Apple était son plus gros client avec 150 millions de dollars de dépenses annuelles, United Airlines espérait que ses équipes chouchoutent les voyageurs de Cupertino. Seulement, cette information confidentielle a été rendue publique, tout comme la liste des vols les plus fréquentés par Apple.

Une hôtesse de l’air United Airlines avec un iPhone.

Alors que la compagnie a dû battre fortement sa coulpe auprès d’Apple, le site spécialisé One Mile at a Time révèle un autre élément de communication interne concernant Apple. Le responsable du compte Apple avait adressé ce message aux pilotes le mois dernier :

Alors que nous allons entrer en période de négociations avec Apple pour renouveler notre contrat de trois ans, votre collaboration est essentielle pour montrer à Apple comment United se différencie de la concurrence. Apple continue d’accroitre ses dépenses chez United de plus de 20 % par an et les rendre satisfaits de leurs voyages est indispensable au succès de la plupart de nos liaisons depuis San Francisco (SFO).

La fuite intervient donc au pire des moments pour United Airlines, qui est en train de renégocier son contrat avec l’entreprise.

Parmi les informations divulguées, les 50 sièges en classe affaires réservés par Apple quotidiennement pour San Francisco - Shanghai ont surpris. Le blogueur John Gruber confirme néanmoins ce chiffre élevé, qui est même inférieur au nombre total d’employés faisant ce voyage quotidiennement, car il concerne uniquement United Airlines. D’après ce qu’il a entendu dire, beaucoup prennent aussi la compagnie Cathay Pacific car le vol est plus agréable qu’avec United Airlines.

Cette dernière peut toujours faire valoir que ses équipes utilisent des terminaux iOS. Ce n’est d’ailleurs certainement pas un hasard si United Airlines a acquis 50 000 appareils Apple en 2017.

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Test du Synology MR2200AC, un routeur mesh avec un cœur de NAS

Anthony Nelzin-Santos |

Le saviez-vous ? Synology ne fabrique pas seulement des NAS, mais aussi des routeurs. La société taïwanaise a investi ce marché en 2015 avec le routeur RT1900AC, puis confirmé son intérêt en présentant un modèle plus rapide en 2017, le RT2600AC. Elle possède maintenant une gamme : son troisième modèle, le MR2200AC, est aussi son premier routeur mesh.

À rebours de ses concurrents, qui vendent des systèmes pour bâtir un réseau maillé, Synology vend le MR2200AC à l’unité. C’est qu’avant de le présenter comme un routeur mesh, le fabricant taïwanais le présente comme un routeur capable de couvrir « les appartements et les maisons de petite taille » à lui seul.

Synology MR2200AC.

Afin de pouvoir suivre notre procédure de test habituelle, nous nous sommes toutefois procuré une paire de points d’accès. À mi-chemin entre le « petit » Orbi RBK20 et le « gros » Orbi RBK50 sur le plan tarifaire, cette installation doit faire face à une concurrence relevée. À 320 €, elle concurrence directement le système Linksys Velop, la référence actuelle.

Alors que les principaux acteurs du marché rivalisent d’imagination pour distinguer leurs points d’accès mesh, Synology est allé au plus simple. Avec sa forme banale, son plastique noir à la texture granuleuse, son gros logo Synology brillant, le MR2200AC rappelle les routeurs premier prix. Au moins les deux paires d’antennes sont-elles planquées à l’intérieur du boîtier !

Outre son port WAN, le MR2200AC ne possède qu’un seul port Ethernet, ce qui l’empêchera de complètement remplacer la box de votre FAI. Mais il possède aussi un port USB-A, étrangement rare sur les routeurs mesh, et pourra ainsi partager une imprimante ou un périphérique de stockage sur le réseau. Dans ce dernier cas, le MR2200AC pourra faire office de Time Capsule.

Le MR220AC ne gagnera pas de concours de beauté, c’est clair. Mais vous savez quoi ? Même les plus beaux routeurs mesh finissent planqués sous la télé ou parmi les bouquins. Or ils ne peuvent pas se prévaloir, comme le MR2200AC, de posséder un port USB sur lequel brancher une imprimante ou un disque dur.

Ce qui nous amène au logiciel. Le Synology Router Manager (SRM), le « système d’exploitation » du MR2200AC, dérive du bon vieux DiskStation Manager (DSM). Vous avez déjà utilisé un NAS Synology ? Vous ne serez pas dépaysé : plusieurs applications « DS » sont compatibles avec le routeur, qui possède sa propre application dédiée, DS router.

La configuration des systèmes mesh n’est jamais très compliquée, mais demande généralement un tour par les réglages d’iOS, pour connecter l’iPhone au réseau Wi-Fi préconfiguré sur le routeur. Synology simplifie cette étape : la connexion se déroule dans l’application, après avoir scanné le code QR placé sous le routeur.

Ne reste qu’à créer un compte administrateur, configurer le réseau Wi-Fi, choisir entre le mode routeur et le mode pont, et éventuellement personnaliser les réglages de connexion à internet. La création d’un compte Synology est facultative, comme la gestion à distance par l’intermédiaire du service QuickConnect, deux bons points.

La configuration est simplifiée à l’extrême.

L’application DS router est simple, parfois même un peu rugueuse, mais efficace. Synology prend un soin particulier à guider l’utilisateur dans le placement des points d’accès, notamment avec l’application Wi-Fi Connect du SRM, dont certains concurrents feraient bien de s’inspirer. En testant chacun des points d’accès, en mesurant le débit des connexions entre les satellites et le routeur, on peut identifier simplement et rapidement les goulots d’étranglement et les « zones blanches ».

Pour être tout à fait complet sur les capacités logicielles du MR2200AC, il faudrait détailler le Centre de paquets, expliquer comment activer le serveur DLNA/UPnP, mentionner les applications DS Cloud et DS Get. Mieux vaut toutefois vous renvoyer vers la liste des paquets sur le site de Synology, et se concentrer sur trois points : la prise en charge des VPN, le contrôle parental, et la sécurité.

Comme la plupart des routeurs récents, le MR2200AC peut diriger tout le trafic vers un VPN avec les protocoles OpenVPN et L2TP, ou l’obsolète PPTP. Mais il peut aussi faire office de serveur VPN avec les trois mêmes protocoles (sans autre limite que la capacité du processeur quadricœur à 717 MHz) ou le service VPN Plus conçu pour les entreprises (une licence incluse, 9,99 $ par licence supplémentaire).

DS router, et de manière générale le SRM, mettent un point nommé à vous accompagner dans l’optimisation du réseau Wi-Fi.

Si l’abonnement au service VPN est donc facultatif, l’abonnement au contrôle parental est… inexistant. Simple suspension de la connexion appareil par appareil ou contrôle précis avec création de comptes utilisateurs, planification des connexions et quota horaire, liste blanche ou noire par adresse ou par blocs d’adresses, Synology a tout prévu et tout inclus.

De la même manière, les fonctions de sécurité sont intégrées sans surcoût. Outre le blocage des sites considérés comme malveillants et l’interruption des tentatives de phishing, le MR2200AC intègre un système de scan périodique du réseau, à la façon d’une Bitdefender Box. Surtout, il s’agit de l’un de tous premiers appareils compatibles avec le protocole de sécurisation WPA-3, bien plus robuste que l’actuel WPA-2.

Que du bon, alors ? Oui… mais non. Une fois que l’on a fait le tour du logiciel, il faut bien revenir au matériel. Le Synology MR220AC est un routeur tribande :

  • une bande 2,4 GHz permettant d’atteindre jusqu’à 400 Mb/s ;
  • deux bandes 5 GHz permettant d’atteindre jusqu’à 866 Mb/s en Wi-Fi 5.

Comme les meilleurs systèmes concurrents, il prend en charge tout à la fois le MU-MIMO pour encaisser les connexions simultanées, le beamforming pour « sculpter » le signal et adapter la couverture aux conditions, le backhaul Ethernet pour exploiter un réseau filaire existant. Mais ses débits ne sont pas excellents, sans toutefois être mauvais. Ils sont simplement… moyens.

À prix égal, le système Linksys Velop est plus performant qu’une paire de MR2200AC.

Alors même que Synology assure qu’un point d’accès peut couvrir 180 m2, notre paire de MR2200AC peine à rivaliser avec le système Google Wifi dans les 80 m2 de notre rédaction. À prix égal, le système Velop lui met plus de 100 Mb/s en download et plus de 50 Mb/s en upload dans la vue. Synology voudrait rivaliser avec Linksys et Netgear, elle joue plutôt dans la cour de Google et TP-Link.

Le fabricant taïwanais répondra à nos critiques en disant que le MR2200AC peut être associé au RT2600AC, son routeur le plus performant, dont les capacités mesh ont été récemment activées par le biais d’une mise à jour firmware. C’est vrai, mais ce n’est pas le même prix, et ce n’est pas — plus — unique. Asus a généralisé son protocole de réseau maillé dans sa gamme de routeurs, Linksys colle l’étiquette Velop à des routeurs conventionnels, Netgear étend la gamme Orbi avec des produits résolument prosumer.

Qu’en conclure ? Que Synology attaque le marché des routeurs de la même manière qu’il avait attaqué celui des NAS. « Mouais » : c’est le mot qui nous est venu à la bouche en sortant le MR2200AC du carton, qui est revenu pendant les tests de débit. Mais s’il est « revenu », c’est qu’il avait été chassé par un grand « mais oui ! » pendant la configuration simplifiée à l’extrême, pendant la découverte du SRM, pendant le paramétrage du contrôle parental et du VPN. Un matériel tout juste dans la moyenne, un logiciel clairement au-dessus du lot, voilà comment résumer le MR2200AC.

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Il a fallu trois ans et demi à Twitter pour mettre à jour TweetDeck

Mickaël Bazoge |

Twitter a soudainement décidé de mettre à jour Tweetdeck, son dernier client officiel sur Mac, après la mort regrettée et incompréhensible de l’app Twitter. La précédente version remontait, pensez donc, à juillet 2015 ! À ce compte, mieux valait utiliser la version en ligne.

La version 3.10 de ce logiciel destiné aux utilisateurs les plus aguerris du réseau social apporte le support du mode sombre de macOS Mojave (il est aussi possible d’afficher le thème clair quand le système est sombre, et vice-versa). Plus important peut-être, TweetDeck a bénéficié d’un gros travail sous le capot pour améliorer la stabilité de l’app. Un nouvel outil de rapport de crash fait d’ailleurs son apparition.

Twitter promet aussi beaucoup « d’améliorations internes ». TweetDeck va-t-il redevenir agréable à utiliser sur Mac ? Et surtout, le réseau social fournira-t-il plus régulièrement des mises à jour ? Il est bien difficile de lui accorder le bénéfice du doute, au vu du dédain affiché de Twitter envers ses applications macOS. Mais enfin, les miracles existent.

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Comment les services sont en train de changer Apple

Christophe Laporte |

Fidèle à son habitude, Apple s’est bien gardée d’exposer au CES à Las Vegas. Toutefois, cela ne l’a pas empêchée de faire (beaucoup) parler d’elle. Elle a tout d’abord signé un très joli coup marketing avec cette grande affiche qui surplombait le salon. Oui, le respect de la vie privée est un véritable argument commercial en 2019...

Si Apple était absente, les membres de son écosystème se sont chargés de la représenter. On a eu le droit notamment à une déferlante d’appareils pour HomeKit. Apple bâtit lentement mais sûrement un écosystème de plus en plus complet autour de la maison connectée.

Depuis iOS 11.3, le constructeur n’oblige plus à intégrer une puce d’identification dans les produits HomeKit, tout passe par le logiciel. Il ne fait guère de doute que la levée de la restriction matérielle a permis à de nouveaux fabricants d’embarquer sur la plateforme domotique d’Apple.

Il est également possible qu’Apple ait fait quelques coups de coude à certains réfractaires qui ne s’intéressaient pas à HomeKit auparavant…

AirPlay 2 passe à la vitesse supérieure

Mais la grande surprise pour Apple lors du CES a été l’annonce de l’arrivée d’AirPlay 2 sur de nombreux téléviseurs. Apple a passé des accords avec de nombreux acteurs, dont Samsung, LG et Sony.

Apple joue ici un habile billard à multiples bandes. L’entreprise permet à des constructeurs tiers d’intégrer des technologies vendeuses du point de vue du marketing. Mais la mise, c’est Apple qui compte la ramasser : AirPlay 2 et HomeKit vont se retrouver au cœur de plusieurs millions de postes de télé dans les mois à venir.

C’est gagnant-gagnant comme on dit, mais pour en être certain, il faudrait connaitre les arguments du contrat qui lie Apple à ses partenaires. Est-ce que l’une des parties verse de l’argent à l’autre ? Apple cherchant avant tout à promouvoir ses technologies, il est bien possible qu’elle se soit montrée plus désintéressée qu’à l’accoutumée. Il y a quelques années, il se murmurait que la licence pour AirPlay était de 4 $, mais celle-ci était accompagnée d’une puce spéciale.

Ces technologies n’ont sans doute pas été livrées gracieusement par Apple à des constructeurs dont certains — on pense à Samsung — sont aussi des concurrents sur le marché du smartphone. Le service de streaming vidéo de la Pomme approche, avec un lancement sans doute au printemps.

La compatibilité AirPlay 2 pourrait être un habile cheval de Troie : Apple donne ses technologies en contrepartie de l’installation du futur « Apple Video ». D’un coup, ce sont des millions de téléspectateurs qui peuvent s’abonner au nouveau service concurrent de Netflix !

La rumeur prête certes au constructeur californien la volonté de lancer une version allégée et abordable de l’Apple TV (un Chromecast, en quelque sorte), mais l’un n’empêche pas l’autre. Dans un contexte concurrentiel de plus en plus tendu (on ne compte plus le nombre de services de streaming vidéo), Apple veut jouer toutes ses cartes.

Bonus pas négligeable : le support de HomeKit va également permettre à l’écosystème de la plateforme domotique de trouver de nouveaux débouchés. Pas inutile quand en face on trouve Amazon et Google avec leurs milliards d’appareils compatibles Alexa et Assistant.

Ce qu'il est intéressant de noter, c’est le secret autour de ces annonces. Personne n’a vu le coup venir. Contrairement à ce que certains ont pu dire dans les médias, cette stratégie n’est pas un simple coup de tête d’Apple. En 2011 déjà, des articles laissaient entendre qu’Apple travaillait sur une telle hypothèse. Avec le recul, la prise en charge native d’AirPlay sur les terminaux HTC ressemblait à un galop d’essai...

Le HTC 10 était le premier smartphone non Apple à prendre en charge AirPlay

D’un côté, l’annonce d’Apple s’inscrit dans la suite logique de ce qu’Apple a fait avec AirTunes puis AirPlay. Avec la première version de son protocole, la marque à la pomme a travaillé main dans la main avec de nombreux fabricants de produits audio. Au fil des années, le constructeur a su créer un écosystème redoutable. Maintenant qu’AirPlay 2 est sur orbite, il semble qu’Apple soit décidée à faire la même chose, mais dans le domaine de la vidéo. Et cela tombe bien, Apple souhaite lancer un petit frère à Apple Music.

La plupart des fabricants de téléviseurs finiront sans doute par intégrer AirPlay 2 dans une partie de leur gamme. Apple a ouvert les portes d’Apple Music à Alexa, après Android. Faut-il s’inquiéter comme nous l’évoquions quelques jours auparavant du sort de l’Apple TV et du HomePod ?

AirTunes, l'ancêtre d'AirPlay, a été lancé en 2004.

L’histoire nous inviterait à penser le contraire. Après tout, le HomePod était déjà en concurrence avec des systèmes audio qui embarquaient la technologie de diffusion d’Apple. Si l’on veut être optimiste, on peut penser que cela va pousser la firme de Cupertino à se dépasser et à faire en sorte que ses deux produits offrent la meilleure expérience possible pour se distinguer. L’apparition d’AirPlay 2 dans les téléviseurs pourraient même participer à démocratiser l’Apple TV. Mais l’essentiel finalement est ailleurs....

Quand Steve Jobs ne voulait pas rendre les utilisateurs Android heureux

« On a adapté iTunes à Windows pour vendre plus d’iPod. Mais je ne vois pas l’intérêt de mettre nos applications musicales sur Android, sauf si on veut rendre les adeptes d’Android heureux. Or je ne veux pas les rendre heureux ». Quelques mois avant sa mort, Steve Jobs, qui ne portait pas particulièrement Android dans son cœur, avait parfaitement expliqué à son biographe la philosophie d’Apple concernant les autres plateformes. Cette doctrine a beaucoup évolué ces dernières années.

Au début des années 2010, Apple aurait pu lancer l’iTunes Music Store sur Android et générer un chiffre d’affaires important. La rumeur est revenue à plusieurs reprises au cours de la première partie de la décennie actuelle, mais elle ne s’est jamais matérialisée. Il faut dire que la vente de musique était déjà en perte de vitesse et elle n’a jamais rapporté grand-chose à Apple. Comme le désirait Steve Jobs, c’était surtout un moyen de vendre des iPod (une stratégie couronnée de succès).

Il y a un autre service dont les rumeurs ont fréquemment annoncé la venue sur Android : il s’agit d’iMessage (lire : Apple avait envisagé un iMessage multiplateforme). Pour les utilisateurs, le fait que la messagerie instantanée ne soit disponible que sur les terminaux d’Apple est un frein à son adoption.

Mais voilà, iMessage en tant que tel ne permet pas à Apple de générer beaucoup d’argent, le constructeur ne vend pas d’iPhone sur la seule base d’iMessage. À moins de vouloir en faire une exploitation commerciale et publicitaire, mais cela ne colle pas trop avec le discours actuel d’Apple.

Soucieuse d’occuper les premiers rôles avec Apple Music, Apple a fait preuve de pragmatisme. Outre ses plateformes, son service de musique en ligne est également disponible sur Android, Windows et tout récemment, sur Alexa. Les 10 dollars par mois que coûte Apple Music ont peut-être donné à Apple l’envie de rendre les utilisateurs d’Android un peu plus heureux. Il en sera sans doute de même avec son service de streaming vidéo.

Vers un forfait Apple complet ?

D’un point de vue financier, Apple n’a pas fait de mystère (pour une fois) : l’entreprise veut doubler le chiffre d’affaires de la division Services entre 2016 et 2020. Pour y parvenir, Apple semble vouloir les multiplier ! Après le stockage iCloud et Apple Music, il y a donc ce service de vidéo dans les starting-blocks. Il n’est pas clair s’il sera associé ou non à Apple Music.

Un service de presse en ligne, qui pourrait prendre la forme d’une extension payante d’Apple News, devrait également voir le jour. Pour iOS 13 ? Mais tout cela est peut-être bien peu de choses par rapport à ce que Tim Cook a annoncé la semaine dernière : le lancement d’un service dédié à la santé, qui pourrait être la nouveauté la plus importante de 2019… et modifier en profondeur Apple. Mais cela pourrait n'être qu’une première étape.

Ce qui peut apparaitre comme nouveau dans la stratégie d’Apple, c’est sa volonté de mettre au même niveau ses services et ses produits. Et cette logique d’abonnement qui sied si bien à ses activités de services (Apple Music, iCloud…), Apple pourrait être tenté de l’étendre à ses activités hardware, voire les fusionner.

Pour tenter d’engranger toujours plus de revenus récurrents, Apple pourrait étendre son programme de leasing d’iPhone. Disponible dans une petite poignée de pays, l’iPhone Upgrade Program permet, à partir de 37 $ par mois, de recevoir chaque année le nouvel iPhone et de bénéficier de la garantie AppleCare+.

Depuis plus de deux ans, on entend parler du lancement de ce programme en France, mais rien n’a encore été mis en place ou annoncé. C’est sans doute un axe de développement pour Apple, qui pourrait proposer son abonnement à d’autres appareils (iPad, Mac). Mais pourquoi ne pas aller plus loin et proposer une offre forfaitaire qui comprendrait à la fois le matériel, le logiciel, la garantie et les services ? Une manière pour Apple de boucler la boucle.

Apple pourrait proposer des forfaits sur mesure comprenant par exemple une Apple Watch, un iPhone, un Mac, 2 To de stockage à iCloud et Apple Music. La taxe Apple, diront les mauvaises langues… ou l’équivalent d’Amazon Prime (lire : « Apple Prime » : pourquoi pas un abonnement à tout l'écosystème Apple) !

Pour Apple, ce serait une manière ultime de s’assurer une récurrence de revenus. Finalement, l’essentiel pour Apple, ce ne serait pas le nombre de Mac ou d’iPhone vendus (en écho à la volonté d’Apple de ne plus communiquer sur les chiffres de vente), mais le nombre d’abonnés à son forfait tout en un.

Outre des gains récurrents, ce serait aussi un moyen astucieux pour Apple de déplacer la question du prix autour de ses produits et services. De quoi noyer le poisson alors que beaucoup reprochent au constructeur sa politique de prix élevés…

Pour les financiers, un tel forfait serait fabuleux. Pour l’utilisateur, cela peut également être très pratique, mais ce n’est pas non plus sans danger. Une telle formule enfermerait l’utilisateur un peu plus dans l’écosystème Apple. Mais le risque que court Apple est peut-être encore plus grand : celui de s’endormir sur ses lauriers…

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Nouvelle défaite d’Apple face à VirnetX

Mickaël Bazoge |

Est-ce l’épilogue d’une longue et pénible saga judiciaire ? Pas tout à fait mais on s’en approche manifestement. Dans la bataille de tranchées qui oppose le « patent troll » VirnetX à Apple, la cour d’appel du circuit fédéral a rejeté l’appel formé en 2016 par le constructeur de Cupertino. À l’époque, le procès opposant les deux parties avait donné raison à VirnetX, avec à la clé un chèque de 302 millions de dollars. Depuis, la douloureuse s’est alourdie à 440 millions.

Au cœur de cette guéguerre, des brevets détenus par VirnetX qui concernent des technologies utilisées dans FaceTime, Messages et le VPN. Depuis 2010, cette entreprise — dont le fonds de commerce est de rentabiliser des brevets — poursuit Apple, qui ne cesse de perdre. En septembre dernier, la Pomme se voyait interdite de nouveau procès.

Apple pourrait toutefois faire de nouveau appel de cette décision, ce qui retarde d’autant la signature du chèque.

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Le moteur de recherche DuckDuckGo utilise les cartes d’Apple Plans

Mickaël Bazoge |

Belle victoire pour Apple Plans : le moteur de recherche DuckDuckGo s’appuie désormais sur le service de cartographie d’Apple dans ses résultats de recherche. L’accès est d’ores et déjà actif, il suffit de saisir le nom d’une ville, une adresse, ou une recherche de lieux (« pizzéria Lyon », par exemple) pour obtenir une carte Apple Plans.

Dans le coin à droite des résultats de recherche, le module présente une carte Apple Plans.
La recherche de pizzérias à Lyon.
Une simple recherche pour Lyon. Le bouton Itinéraires en bas à droite propose de lancer Plans. Si l’application n’est pas disponible sur l’appareil hôte, c’est Bing qui prend la main.

DuckDuckGo est un moteur de recherche dont le respect et la confidentialité des données sont chevillés au corps. C’est ce qui l’a poussé à choisir la cartographie d’Apple, qui se révèle aussi plus complète qu’OpenStreetMap, le système open-source qui servait auparavant. « Nous n’envoyons aucune information personnelle identifiable, comme une adresse IP, à Apple ou une tierce partie », assure DuckDuckGo. Pour une recherche locale, l’information de localisation est immédiatement supprimée avec son utilisation.

Le moteur de recherche a travaillé de près avec Apple pour cette nouveauté. C’est le premier acteur d’importance qui tire profit de MapKit JS, une API JavaScript disponible depuis juin dernier permettant d’afficher les cartes de Plans dans un navigateur web (lire : Avec MapKit JS, Apple s’attaque à Google Maps).

Par défaut, le moteur de recherche de Safari est Google (ce qui rapporte beaucoup d’argent à la Pomme). C’est un réglage que l’on peut personnaliser avec DuckDuckGo, Yahoo, ou encore Bing.

  • macOS : dans les préférences Recherche de Safari.
  • iOS : dans les réglages iOS : Safari > Moteur de recherche.

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Windows 7 : encore un an et c'est fini

Florian Innocente |

Si vous utilisez Windows 7 virtualisé sur votre Mac, il vous reste un an pile avant que ce système ne soit définitivement rangé au placard par Microsoft.

À compter du 14 janvier 2020, le système ne recevra plus aucune assistance technique ni révision. Il aura été pris en charge pendant 10 ans. Lancé à l'automne 2009 il a profité d'un "Support standard" pendant cinq ans, jusqu'au 13 janvier 2015, année de l'arrivée de Windows 10.

Comme Marc Newson, n'attendez pas, migrez votre Mac sur Windows 10. Image YouTube

Depuis, Windows 7 SP1 est couvert par un "Support étendu" qui ne corrige que des failles de sécurité. À l'expiration de ce second sursis ce Windows sera laissé comme nu et il faudra vraiment envisager de passer sur le système du moment (Microsoft donne quelques instructions en ce sens).

Les statistiques pour décembre de Net Marketshare accordent encore une part de marché conséquente à Windows 7 : il est crédité de 36,9 % tandis que Windows 10 est à 39,2 % (et macOS Mojave affiche 4,7 %).

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