DMG Canvas 3 fait passer les apps devant le notaire de macOS

Nicolas Furno |

DMG Canvas est un outil spécialisé qui intéressera surtout les développeurs d’apps macOS. Il permet de créer un DMG, un format d’image disque souvent utilisé au téléchargement d’une app. Le système d’Apple contient tout ce qu’il faut pour le faire, mais cet outil permet d’en créer de plus utiles, avec des graphismes et surtout des explications sur la marche à suivre pour l’installation.

Cet utilitaire est ancien, mais la dernière version sortie en septembre dernier ajoute une fonction bien utile : DMG Canvas peut désormais « notariser » l’image disque et les applications qu’elle contient. Pour rappel, Apple a ajouté une sécurité supplémentaire à macOS Mojave : un notaire qui certifie les apps soumises par les développeurs et vérifie, via les serveurs de l’entreprise, qu’elles n’ont pas été modifiées à l’insu du développeur. Cette étape va devenir obligatoire au début de l’année prochaine et DMG Canvas pourra aider les développeurs à s’en sortir.

L’interface de DMG Canvas 3 au premier plan, l’outil en ligne de commande associé derrière.

Pour que la validation sur les serveurs d’Apple fonctionne, un compte développeur payant est nécessaire. Il faudra aussi créer un mot de passe de ce compte spécifique à DMG Canvas, comme c’est expliqué à cette adresse. Ensuite, si tout va bien, l’utilitaire doit se charger d’envoyer les fichiers sur les serveurs, les faire signer et récupérer les nouvelles versions, notarisées et prêtes à être distribuées. Notons que les apps créées à partir de script en AppleScript sont aussi gérées, ce qui n’est en général pas le cas.

Toutes ces étapes peuvent se faire depuis l’interface graphique de DMG Canvas, qui a d’ailleurs été mise à jour pour macOS Catalina et qui gère le mode sombre. Vous pouvez également privilégier l’outil en ligne de commande fourni en même temps et qui est particulièrement utile pour les processus de compilation ou déploiement automatisés.

DMG Canvas 3 est une mise à jour payante, sauf si vous aviez acheté une licence à partir du mois de mars 2019. Comptez sinon 10 $ à partir de la version 2, ou bien 20 $ pour une nouvelle licence. Une version de démonstration est proposée sur le site officiel, elle permet de tester l’app avec une partie des fonctions seulement. Tout le volet signature de code et notarisation est payant.

L’interface de DMG Canvas n’est pas traduite en français et l’app nécessite macOS 10.12 au minimum.

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Apple Store : un crédit à 0% à partir de 249 € d'achat

Florian Innocente |

C'est une opération de saison chez Apple, le crédit à 0% est de retour pour tout achat réalisé sur l'Apple Store en ligne (hors sections Education, Entreprise et reconditionné). Le remboursement peut s'étaler sur 6 ou 12 mois, sans frais supplémentaires (Sofinco est à la manoeuvre pour le dossier).

Il s'applique à tous les Mac, iPhone, iPad, HomePod et certaines Apple Watch (mais pas les AirPods Pro) sous réserve d'un montant d'achat minimum de 249 € et dans une limite de 5 000 € (vous pouvez ajouter des accessoires Apple ou d'autres marques, dès lors que leur valeur ne dépasse pas le tiers du montant total de vos achats).

En l'état actuel, cette proposition est valable jusqu'au 30 janvier. Elle pourrait durer plus longtemps, l'an dernier elle avait démarré le 30 novembre pour s'achever le 17 janvier. En définitive Apple l'avait fait tirer jusqu'au 27 mars !

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Irresponsabilité fiscale : Apple parmi les pires multinationales

Mickaël Bazoge |

Les multinationales du numérique paient peut-être tous les impôts dus, mais dans les faits, et comme le dernier rapport de Fair Tax le confirme, ces grandes entreprises sont très loin de jouer franc jeu vis à vis des administrations fiscales du monde entier. À commencer par Apple.

De gauche à droite : les impôts réellement payés par les Silicon Six ; les provisions pour régler ces impôts ; le montant des impôts en fonction du taux d'imposition standard ; le montant en fonction du taux moyen constaté dans les pays de l'OCDE.

Fair Tax, un organisme britannique à but non lucratif qui certifie les commerces, les entreprises et les organisations responsables devant l'impôt, a analysé sur la période 2010-2019 les rapports trimestriels et annuels des « Silicon Six », ces six mastodontes américains du numérique que sont Amazon, Facebook, Google, Netflix, Apple et Microsoft.

Globalement, la différence entre ce que ces sociétés ont provisionné pour régler leurs impôts et ce qu'elles ont réellement payé s'établit à 100,2 milliards de dollars. En dehors des États-Unis où le taux d'imposition sur les bénéfices des entreprises s'établit à 35%, ces entreprises parviennent à réduire ce taux à 8,4% seulement. Les bénéfices réalisés par ces grands groupes un peu partout dans le monde sont siphonnés dans des pays à la fiscalité avenante comme les Pays-Bas, l'Irlande, le Luxembourg ou encore les Bermudes.

L'organisme classe les six entreprises en fonction de leur niveau d'irresponsabilité fiscale. Amazon est le pire du lot : le géant du commerce en ligne n'a réglé que 3,4 milliards de dollars sur les huit années examinées, soit un taux de versement réel de 12,7% sur ses profits. Il est vrai aussi que les profits restent relativement modestes pour Amazon.

Facebook affiche le taux de règlement fiscal le plus bas des six, avec 10,2% globalement ; Google s'est contenté d'un taux de 15,8%, tout comme Netflix. Microsoft a l'attitude la « moins agressive » contre l'impôt, l'éditeur ayant réglé 46,9 milliards de dollars sur la période, soit un taux d'imposition sur les profits de 16,8%. Quant à Apple, qui se présente comme le « plus grand payeur de taxes au monde » avec une contribution de 93,8 milliards de dollars sur la décennie (pour des bénéfices de plus de 548 milliards), le taux reste toutefois relativement modeste à 17,1%.

Ce rapport appelle à la mise en place de nouvelles règles de taxation internationale pour ces entreprises multinationales qui savent mieux que quiconque tirer sur les ficelles de l'optimisation fiscale. Exploiter les failles des systèmes fiscaux n'a rien d'illégal, mais quand on se présente comme une entreprise citoyenne, ces pratiques apparaissent comme moralement douteuses.

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AirPlay 2 : la première étape à été franchie pour une version open-source

Nicolas Furno |

AirPlay, le protocole d’Apple pour diffuser de l’audio et de la vidéo sans fil, n’est pas ouvert et il n’est même pas gratuit. C’est ce qui explique qu’il n’est pas disponible partout, même s’il s’est bien généralisé ces dernières années. Les constructeurs d’enceintes et autres produits qui veulent intégrer ce protocole doivent payer une licence à la firme de Cupertino dans le cadre du programme MFI.

La première version du protocole est suffisamment ancienne pour qu’elle ait été « cassée » par rétro-ingénierie. C’est ce qui explique qu’on la retrouvait dans la Freebox Revolution, notamment : Free n’avait pas pris de licence auprès d’Apple, mais utilisait un émulateur AirPlay officieux et open-source. Depuis 2017, Apple a mis à jour son protocole avec AirPlay 2, une mise à jour majeure qui a apporté, entre autres choses, la synchronisation de plusieurs enceintes.

Extrait d’une conférence Apple de présentation d’AirPlay 2.

AirPlay 2 n’a pas encore été recréé dans un protocole open-source comme son prédécesseur, mais le travail est en cours et une première étape importante a été franchie. L’un des contributeurs au projet Shairport Sync a annoncé avoir réussi à créer un prototype compatible avec AirPlay 2, y compris sur la gestion de multiples enceintes. C’est une étape importante, mais pas la dernière, il va encore falloir coder une API reproduisant celle qu’Apple fournit aux développeurs pour reproduire les mêmes fonctionnalités.

Mais cela veut quand même dire que la possibilité d’avoir AirPlay 2 sur n’importe quelle enceinte se rapproche. Quand le travail aura été terminé, un Raspberry Pi pourrait servir de relai pour le protocole sans fil d’Apple. Si l’idée vous intéresse, vous pouvez suivre ce tutoriel, sachant que vous serez limités à AirPlay 1 pour le moment.

Autre précision importante, seule la partie audio du protocole est concernée par ces projets alternatifs. AirPlay 2 permet aussi de diffuser de la vidéo, notamment sur de nombreux téléviseurs récents, mais cette partie-là reste bien fermée à cause des multiples DRM en place dans ce domaine.

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Il y a vingt ans sortait le premier modem sans fil

Jean-Baptiste Leheup |

Dites donc, on cause, on cause, et alors qu'Orange évoque déjà la fin de l'ADSL, on a bien failli rater l'anniversaire du premier modem sans fil de l'histoire : le WaveMemory du fabricant français Olitec. Celui-ci fête ses vingt ans : pour vous donner une idée, à l'époque, on annonçait par ailleurs les premiers appareils bluetooth et Wi-Fi…

La première apparition du WaveMemory dans la revue Mobiles Magazine de janvier 2000

Ce modem unique en son genre se composait de deux parties : une base branchée sur la prise téléphonique et un boîtier connecté au Macintosh. Entre les deux, le flux de données (jusqu'à 56 kbps) transitait selon la norme DECT1, offrant jusqu'à 50 mètres de portée théorique en intérieur.

Le WaveMemory est toujours référencé sur le site de la Fnac, avec une note clients de 3,5/5

Le plus surprenant, c'est que chacun des deux boîtiers devait être alimenté en 7,5 volts par un adaptateur secteur. Il n'était donc pas possible de connecter ce modem à son PowerBook G3 pour aller tranquillement surfer dans le jardin. L'idée était plutôt de pouvoir placer son ordinateur n'importe où dans la maison, sans se soucier de l'emplacement de la prise téléphonique ni tirer de disgracieuse rallonge.

Sur cette photo du Journal du Lapin, on voit bien la prise 7,5 V du récepteur

Fidèle à son habitude, Olitec avait ajouté à son modem des fonctions de répondeur et de fax, accessibles même quand le Macintosh était éteint. Le tout coûtait de 1 600 à 2 000 francs selon les revendeurs. Ce petit bijou de technologie fut l'une des dernières innovations de la marque nancéienne, qui ne parvint pas à s'imposer lors de la transition vers l'ADSL.


  1. C'était l'une des rares incursions dans le domaine informatique de cette norme plutôt destinée à la téléphonie — comme son precurseur le CT2 utilisé par le Macintosh PowerBop.

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Comment récupérer des données supprimées de votre ordinateur ? 📣

Article sponsorisé |

Vider malencontreusement la corbeille de son ordinateur qui contenait des fichiers importants, s'étonner devant une clé USB qui n'affiche soudainement plus que des fichiers corrompus, perdre ses données suite à un formatage ou à un plantage... Nous sommes à peu près certains qu'au moins l'un de ces petits tracas vous est déjà arrivé. Et face à ce genre de problèmes, il est difficile de récupérer vos données personnelles sans faire appel à un professionnel, une solution efficace mais qui peut coûter cher.

Difficile, vraiment ?

Récupérez vos données perdues, formatées ou effacées avec Wondershare Recoverit !

La première bonne nouvelle, c'est que vos données ne sont pas définitivement perdues ! En réalité, celles-ci ne disparaissent pas à tout jamais, puisqu'elles restent temporairement stockées dans le cache de votre disque de stockage. Et la deuxième bonne nouvelle, c'est qu'il existe des solutions simples pour vous aider face à ce genre de situations. C'est le cas de Wondershare Recoverit, un logiciel léger, simple d'utilisation et performant.

Wondershare Recoverit est un logiciel de récupération de données supprimées, formatées ou corrompues, disponible sur Mac et Windows. Cet outil vous offre la possibilité de récupérer en quelques clics jusqu'à 550 types de fichiers, comprenant des vidéos, des documents Word, des photos, des courriels ou encore, des musiques. Ce qui est agréable, c'est que le logiciel vous guide tout au long du processus de récupération. Pas besoin d'être un expert en informatique puisqu'il n'est jamais nécessaire de mettre les mains dans le cambouis !

À l'ouverture du logiciel, celui-ci vous demande de sélectionner un emplacement de destination pour les fichiers que vous vous apprêtez à récupérer. Cela peut être votre disque dur interne (Macintosh HD sur Mac, par exemple), un périphérique externe connecté à votre ordinateur (clé USB, disque dur externe, carte SD), un emplacement précis (corbeille, bureau, etc.). Une fois que vous avez fait votre choix, il suffit de cliquer sur « Démarrer ». Notez que Wondershare Recoverit est compatible avec presque tous les systèmes de fichiers, du NTFS au HFS+ en passant par le RAID ou le RAW.

Sur macOS et avant l'analyse, vous devrez obligatoirement autoriser Wondershare Recoverit à obtenir l'accès complet à votre disque. Rassurez-vous, la marche à suivre est expliquée en détails. Une fois l'accès accordé, cliquez une nouvelle fois sur « Démarrer ». L'analyse débute.

Notez que l'analyse des fichiers récupérables peut prendre plusieurs minutes, en fonction de la taille du lecteur ou de l’emplacement sélectionné. Une fois celle-ci terminée, vous avez le choix de récupérer vos données en sélectionnant un ou plusieurs types de fichiers (photos, vidéos, documents, archives, etc), puis de terminer en cliquant sur « Récupérer ». Les fichiers de moins de 30 Mo peuvent même être prévisualisés avant la récupération, comme une image, un document Word ou une petite vidéo. Voici quelques exemples de données récupérées après analyse de Recoverit.

Une image récupérée par Wondershare Recoverit.
Une petite vidéo au format AVI.
Un document Word.

La version gratuite de Wondershare Recoverit vous offre jusqu'à 100 Mo de fichiers récupérables. Pour passer à un nombre illimité de fichiers et profiter de nombreuses autres fonctionnalités (récupération de partitions perdues, analyse de disque avancée, diagnostic à distance et support technique gratuit...), deux plans de tarification vous sont proposés par Wondershare :

  • Recoverit Pro, pour Mac en abonnement d'un an à 79,99€ ou à vie à 89,99€, pour Windows en abonnement d'un an à 39,99€ ou à vie à 49,99€
  • Recoverit Ultimate, qui ajoute la possibilité de récupérer des données même si le système tombe en panne ou est incapable de démarrer, pour Mac en abonnement d'un mois à 95,99€, un an à 99,99€ ou à vie à 139,99€, pour Windows en abonnement d'un an à 59,99€ ou à vie à 69,99€

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Elementary OS 5.1 s’inspire du Gatekeeper de macOS

Nicolas Furno |

L’univers des distributions GNU/Linux est très vaste et il y en a pour tous les goûts. Elementary OS ne cache pas son inspiration du côté d’Apple. Cette distribution basée sur Ubuntu reprend une bonne partie des idées de macOS, avec le même objectif d’offrir une expérience accessible, agréable et sûre. L’an dernier, la version 5.0 ajoutait l’équivalent du Mac App Store, une boutique d’apps gratuites ou payantes, toutes validées par les concepteurs du projets.

Cette année, la 5.1 franchit une étape de plus en reprenant le concept de GateKeeper : si vous installez une app qui n’a pas été validée manuellement, une boite de dialogue vous avertit du danger potentiel. C’est la même idée que celle de macOS, mais Elementary OS va naturellement beaucoup moins loin. Pour commencer, cette alerte ne s’affiche en fait qu’en passant par sa boutique d’apps, qui référence désormais d’autres apps qui ne sont pas passées par la validation manuelle. Si vous installez une app via le terminal, vous n’aurez aucune alerte.

Ensuite, cette alerte n’est affichée qu’à l’installation, pas au premier lancement de l’app. Et puis la case à décocher pour ne plus la voir est disponible directement, la gêne reste minime. C’est malgré tout un choix intéressant pour une distribution GNU/Linux, la norme étant plutôt de laisser l’utilisateur libre de faire tout ce qu’il veut, y compris supprimer des briques essentielles au système.

Parmi les autres nouveautés d’Elementary OS 5.1, il y en a d’autres qui peuvent être associées directement à macOS. Comme cette boîte de dialogue qui s’affiche après installation et permet de configurer quelques aspects du système. Parmi les options proposées alors, un mode nuit qui peut être activé automatiquement en fonction des horaires du soleil, comme dans Catalina. Ou encore une corbeille qui vide automatiquement les fichiers après 30 jours, encore quelque chose que l’on a aussi sur le système dédié aux Mac.

Première étape de la configuration affichée après installation d’Elementary OS 5.1.

L’écran d’accueil, qui permet d’accéder à un compte utilisateur, a été revu pour plus de simplicité et mieux gérer les écrans Retina. Elementary OS fait aussi plus d’effort sur les fonctions d’accessibilité — autre sujet de prédilection de Cupertino au passage — en affichant davantage d’options. L’équivalent des Préférences Système a été largement revu pour simplifier ou améliorer ses panneaux… et ici encore, les habitués de macOS ne seront pas dépaysés.

Elementary OS est une distribution libre et gratuite, même si le site incite à faire un don pour la télécharger. Saisissez 0 dans la case « Autre » pour récupérer la dernière version sans payer. Ses besoins sont plus modestes que ceux de macOS et c’est une piste qui peut être envisagée pour un ancien Mac.

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