Comment recycler un iMac 5K en écran 5K, en plein d'étapes pas facile-facile

Mickaël Bazoge |

Il parait qu'Apple prépare un nouvel écran beaucoup moins dispendieux que le Pro Display XDR. Mais si vous ne pouvez pas attendre, s'il n'y a plus d'UltraFine dans les rayons de l'Apple Store, ou si vous prévoyez un prix trop élevé pour ce futur moniteur, le bricolage est toujours possible mais il va falloir mettre les mains dans le cambouis ! Ce fil Reddit donne toutes les instructions pour transformer une carcasse d'iMac 5K en rutilant écran 5K. Avec un résultat somme toute convaincant :

Cameron a acheté un châssis d'iMac, une dalle (l'élément le plus coûteux), une carte contrôleur, un fer à souder, du scotch, des câbles en pagaille, de la patience et surtout un peu d'expérience car on ne se lance pas dans cette bidouille de haut vol la fleur au fusil. Le moniteur 5K presque flambant neuf du bidouilleur intègre tout ce qu'il faut pour un branchement à un ordinateur via USB-C ou HDMI. On peut faire un tout petit peu moins compliqué, comme Phillip Caudell : son iMac écran nécessite deux DisplayPort pour s'afficher en pleine définition.

Il faut aussi s'attendre à des petites déconvenues esthétiques… et pratiques : la luminosité de l'écran de Cameron ne peut pas être contrôlée depuis le clavier du Mac. Mais vu la facture finale (autour de 600 €) qui recouvre les tarifs des différents composants, ce n'est pas si cher payé.

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Big Mail : un client mail pour voir et gérer son courrier différemment

Florian Innocente |

Février verra l'arrivée de Big Mail, un nouveau logiciel de courrier électronique qui, comme d'autres avant lui, a pour mission de réinventer cette catégorie. Son unique développeur, qui le proposera sur macOS, iOS et iPadOS, entend le faire par quelques originalités d'interface et un accent mis sur la confidentialité.

Dans sa plus simple expression, Big Mail, conçu par le développeur indépendant britannique Phillip Caudel, ressemble à ses prédécesseurs avec son interface en colonnes et ses listes de courriers et de dossiers de rangement. Cependant le logiciel se démarque — et ressemble parfois à Hey lancé l'été dernier — dans la manière dont il peut trier et présenter certains de ces messages.

Big Mail repose sur un concept de « Scenes », affichées comme des dossiers où, à l'intérieur, l'interface de présentation d'un mail varie automatiquement en fonction de sa nature.

Un courrier appartenant à une liste de diffusion aura une présentation plus proche de celle d'un article (là on pense quelque peu à Flipboard) et sans le bouton de réponse devenu inutile dans ce cas de figure. Dans la vue générale de vos newsletters (capture plus bas à gauche), vous aurez la liste des derniers mail reçus, celle des émetteurs les plus fréquents et celle des listes actives durant le mois courant.

Les courriers des lettres de diffusion présentés par Big Mail

Autre exemple de scènes, celui des mail de factures reçus après des achats en ligne. Ce sera visuellement plus attractif qu'une bête liste de messages et Big Mail tâchera d'établir et d'indiquer la somme des dépenses faites sur le mois en cours.

Ces scènes adaptant leur affichage automatiquement en fonction du type de l'email, l'utilisateur ne doit rien avoir à faire. On verra dans la pratique, avec la masse et la diversité de courriers reçus quotidiennement, comme Big Mail s'en sortira. Il y aura quatre autres type de scènes — Notifications (capture ci-dessous), Fichiers, Événements et Conversations — et d'autres sont prévues à terme.

En plus des Scenes, les utilisateurs disposeront de « Collections ». Des dossiers dans lesquels seront regroupés les messages de personnes échangeant autour d'un sujet (un projet en cours par exemple) et où les pièces-jointes et participants seront mis en exergue d'une façon plus claire.

Ces espaces de travail seront créés par l'utilisateur de Big Mail qui glissera quelques mails dans ses différents dossiers. Après cet entrainement, le logiciel devra se débrouiller seul pour trier et remplir ces dossiers Collection avec les bons courriers.

La représentation d'un dossier dans la section Collection, avec les mail des personnes qui participent à l'échange

À la manière de Hey, Big Mail permettra d'écarter de la boite d'arrivée le premier mail reçu de nouveaux expéditeurs. Charge à l'utilisateur, par un système de pouces levé/baissé, de décider ce que le logiciel devra faire avec les suivants. Soit les laisser passer et entrer dans les autres dossiers, soit les rejeter automatiquement.

« Bouncer » le sas d'arrivée dans lequel on décide, parmi les nouveaux contacts, ceux qui sont acceptés et ceux à bloquer à l'avenir

Le dernier avantage mis en avant par Phillip Caudel est le traitement effectué en local sur ces mails. Contrairement à Spark et ses homologues, Big Mail n'utilise pas ses propres serveurs pour le routage et l'analyse d'une portion des mails reçus. Tout est effectué sur l'appareil, souligne le développeur, qui prévoit de faire payer son logiciel selon un schéma a priori traditionnel mais qu'il n'a pas encore détaillé.

Enfin, Big Mail aura des fonctions devenues classiques — chez les concurrents de Mail du moins — comme l'envoi différé ou l'annulation expresse d'une expédition. Pour l'heure le développeur recrute de nouveaux bêta-testeurs avant la sortie du programme le mois prochain.

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Biden président : ce que cela signifie pour Apple et la Silicon Valley

Anthony Nelzin-Santos |

Après quatre ans de présidence, Donald Trump aura réussi à liguer toute la Silicon Valley contre lui. Environ 98 % des contributions effectuées par les salariés et les dirigeants des entreprises technologiques pendant la campagne présidentielle, selon le Center for Responsive Politics, sont allées au camp démocrate. Les salariés d’Alphabet, de Microsoft, d’Amazon, d’Apple, et de Facebook sont parmi les plus grands contributeurs à la campagne de Joe Biden.

Avant de devenir la première vice-présidente américaine, Kamala Harris fut procureure générale puis sénatrice de Californie. Proche de Laurene Powell Jobs, « méga-donatrice » du Parti démocrate, et de Sheryl Sandberg, directrice des opérations de Facebook, elle fréquente l’élite californienne depuis 25 ans. Son beau-frère n’est autre que Tony West, le directeur juridique d’Uber.

La liste des membres de l’équipe de transition, qui investit aujourd’hui la Maison-Blanche, peut se lire comme un annuaire des anciens de la tech. Pourtant entre Washington D.C. et San Francisco, ce n’est pas le grand amour (ou alors de l’amour vache). S’ils appliquent leur programme, et celui du Parti démocrate, Joe Biden et Kamala Harris pourraient bien redéfinir les contours de la Silicon Valley.

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Bloomberg : un futur MacBook Air plus fin avec MagSafe et un MacBook Pro avec lecteur de cartes SD

Stéphane Moussie |

Les premiers Mac M1 n'étaient que des amuse-bouches, Apple préparerait des changements d'envergure pour les prochaines générations. D'après Mark Gurman, décidément en forme en ce moment, le futur MacBook Air sera plus fin et plus léger.

Son écran aurait toujours une diagonale de 13", mais les bordures seraient réduites. À l'instar des prochains MacBook Pro, le nouveau MacBook Air bénéficierait d'un port MagSafe pour une charge avec un connecteur magnétique. L'ultraportable aurait toujours deux ports USB 4 — qu'on imagine encore pouvoir servir à la recharge aussi — ainsi qu'une puce Apple Silicon de nouvelle génération.

Un connecteur MagSafe !

D'après le journaliste de Bloomberg, ce nouveau MacBook Air sera une version plus haut de gamme du modèle actuel. On peut donc s'attendre à ce que le MacBook Air M1 reste au catalogue tandis que le nouveau démarre à un tarif plus élevé. Ce futur MacBook Air devrait sortir au deuxième semestre au plus tôt, voire en 2022.

Par ailleurs, Apple envisagerait de faire un MacBook Air à écran 15", mais le projet ne devrait pas se concrétiser pour la prochaine génération. Peut-être plus tard ?

Ce n'est pas tout. Les rumeurs récentes sur la refonte du MacBook Pro vous avaient enchanté ? Mark Gurman en remet une couche. Il répète que les futurs MacBook Pro (qui auraient des écrans de 14" et 16") n'auront plus de Touch Bar et il ajoute aujourd'hui qu'ils auront… un lecteur de cartes SD. Phil Schiller avait pourtant défendu l'absence de lecteur SD sur les MacBook Pro il n'y a pas si longtemps, mais il avait aussi juré que les claviers papillon avaient un avenir. On sait comment ça s'est terminé

Un lecteur de carte SD !

Avec le retour du MagSafe et du lecteur de cartes SD ainsi que la disparition de la Touch Bar, Apple répondrait enfin aux principales critiques émises sur ses portables depuis 2016. Sans oublier les bénéfices sensationnels apportés par les puces Apple Silicon en matière de puissance et d'autonomie.

Vous en voulez encore ? Apple plancherait sur l'intégration d'une connectivité cellulaire et de Face ID aux Mac, mais ces deux projets ne devraient pas se matérialiser tout de suite. Face ID aurait été prévu pour les iMac 2020 avant que la fonctionnalité soit finalement repoussée. Les prochains iMac devraient tout de même bénéficier d'un tout nouveau design dans les prochains mois ainsi que d'un processeur maison.

Encore une belle année en perspective pour le Mac.

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Astuce Big Sur : comment retrouver le Coup d'œil dans Spotlight

Florian Innocente |

Parmi les changements apportés dans macOS Big Sur, il en est dont on se demande s'ils répondent à une lubie de ses designers plutôt qu'à une volonté d'améliorer l'ordinaire des utilisateurs.

Précédemment, une recherche dans Spotlight affichait par défaut un aperçu du contenu des fichiers sur lesquels on passait la sélection. Désormais et probablement pour mimer à tout prix le fonctionnement d'iPadOS, ce volet Quick Look/Coup d'œil n'apparaît plus. On obtient une simple liste.

Cette prévisualisation existe toujours, mais à chaque recherche il faut provoquer son affichage. On le fait soit avec la touche « Entrée » soit avec celle de tabulation après avoir survolé un résultat (ou alors en lâchant le clavier et en cliquant sur un nom de fichier).

Ce qui était pratique et intuitif demande maintenant de connaître une petite astuce. Malheureusement, il n'y a pas moyen de forcer un retour au comportement précédent, via le Terminal ou par une option dans Onyx par exemple.

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Google n’apportera pas internet au monde entier avec les ballons de Loon

Nicolas Furno |

Présenté en 2013, le projet Loon était l’un des plus ambitieux de « X », le centre de recherche de Google qui a aussi lancé les Google Glass et la Google Car. Son objectif était d’offrir une connexion internet au monde entier, en utilisant d’immenses ballons placés dans la stratosphère pour connecter l’intégralité de l’hémisphère. Après neuf ans de recherche, le géant de la recherche annonce l’abandon de ce projet.

L’un des ballons du projet Loon (image Alphabet).

Il a fallu lever de nombreux problèmes techniques pour créer un réseau de ballons interconnectés capables de fournir une connexion internet au sol. Les créateurs de Loon ont appris à déplacer les ballons en utilisant les flux d’air et il a fallu de multiples essais pour obtenir des appareils qui pouvaient résister plus d’un an dans les conditions difficiles où ils se trouvaient. Mais tous ces efforts n’ont pas suffit à ouvrir la voie à un service rentable, ce qui explique l’arrêt du projet.

Loon a servi lors de plusieurs expérimentations, notamment en Nouvelle-Zélande, mais aussi à Porto-Rico et au Pérou où Google avait déployé ses ballons suite à des catastrophes naturelles. C’est surtout au Kenya que l’idée avait le plus avancé, avec un service commercial proposé depuis l’été dernier et qui va donc s’arrêter, après quelques mois d’existence seulement. Une partie de l’équipe de Loon se chargera de la transition pour ne pas provoquer de coupure brutale, mais l’essentiel de ses employés trouveront un autre poste au sein de l’une des filières d’Alphabet, la maison-mère de Google.

Installation d’une antenne nécessaire pour capter le signal transmis par les ballons (image Alphabet).

La solution imaginée par les ingénieurs de Loon pour fournir de l’internet depuis le ciel était originale, mais elle n’aboutira pas. Reste l’internet par satellite, une pratique qui existe depuis bien des années déjà, mais qui est censée être modernisée avec les petits satellites déployés sur basse orbite. Starlink, le réseau de ce type créé par SpaceX, a lancé une première bêta fonctionnelle à l’automne dernier.

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Environnement : pour Xavier Niel, le gouvernement manque de courage

Mickaël Bazoge |

Le groupe Iliad va investir un milliard d'euros sur les quinze prochaines années pour réduire son empreinte environnementale. L'objectif est triple : parvenir dès cette année à un approvisionnement en électricité 100% d'origine renouvelable ; en 2035, la maison mère de Free vise « 0 émission nette » sur ses émissions directes. Puis, en 2050, 0 émission nette sur les « émissions les plus significatives ». Le tout au travers de « dix engagements pour le climat » compilés sur cette page.

L'abonnée Free (en France) et en Italie (Iliad) consomme en moyenne 2,3 kg de CO2 par an, « l'équivalent de 12 heures de chauffage »1. Parmi les engagements dont le but est de réduire encore cette empreinte carbone, figurent entre autres l'amélioration de l'efficacité énergétique des réseaux fixes et mobiles, des centres de données Scaleway « à très haute performance environnementale », le renforcement de la performance environnementale des Freebox, un investissement dans les puits de carbone, ou encore la mise en place d'un suivi régulier des progrès réalisés.

Le livret d'Iliad donne tous les détails sur la feuille de route d'Iliad, et sur le mantra de l'entreprise en matière d'environnement : « L’objectif n’est plus, pour une entreprise, d’être neutre, mais de contribuer à la neutralité: le processus n’est plus statique, mais dynamique. L’entreprise doit viser non plus à atteindre une neutralité ponctuelle et immédiate, mais à gérer dynamiquement sa performance climat afin de maximiser sa contribution à l’atteinte de la neutralité mondiale ».

Un des aspects intéressants de cette démarche est l'accent mis sur la 5G, allant à rebours du discours qu'on entend chez des organisations écologistes et certains hommes et femmes politiques. Pour Iliad, la 5G est la première technologie mobile « green by design », elle a intégré des fonctions d'économie d'énergie avancées dès sa conception : « Une antenne 5G permettra ainsi de transporter jusqu’à 10 fois plus de données qu’une antenne 4G, avec une consommation d’énergie maîtrisée ».

Cet argument d'une 5G « écolo » rejoint ce que disait Stéphane Richard, le patron d'Orange, sur le même sujet (lire : « Obscurantisme », « écologie punitive » : Stéphane Richard tape dur sur les opposants à la 5G). Iliad appelle d'ailleurs à un travail en commun : régulateur, sous-traitants, concurrents, tous doivent mettre la main à la pâte. Y compris… le gouvernement. Le Figaro rapporte le coup de gueule de Xavier Niel lors de la conférence vidéo de présentation des engagements d'Iliad.

On est coincé entre les déclinistes et un pouvoir politique qui ne fait rien. Les politiques manquent de courage. Et quand ils n'ont pas le courage de prendre les mesures qui sont nécessaires, c'est à la société privée de s'en charger. D'une manière législative, ils ne feront rien, ça ne sert à rien d'attendre.

Le fondateur d'Iliad est pourtant un proche d'Emmanuel Macron, mais les ponts semblent coupés. Xavier Niel a aussi en tête le subventionnement des smartphones pratiqués par la concurrence (et parfois, par Free Mobile…), qui encourage les consommateurs à changer fréquemment de smartphones. Un gâchis pour l'environnement, alors que ces appareils représentent 70% de l'empreinte écologique du numérique en France.

Free est en guerre contre les autres opérateurs sur le sujet : en avril 2020, le trublion réclamait 612 millions d'euros à Bouygues Telecom devant le tribunal de commerce de Paris pour concurrence déloyale. Pour Free, la subvention d'un smartphone est « un crédit à la consommation et une pratique trompeuse ». Dans le cadre de ses engagements, Iliad se fixe pour objectif de concevoir des produits qui consomment de moins en moins et qui peuvent être réutilisés et recyclés.

En plus du « refus d’une politique commerciale de renouvellement anticipé des terminaux mobiles », Iliad annonce d'ailleurs un effort sur la collecte au sein des Free Centers ainsi que le réemploi ou le recyclage des terminaux mobiles.


  1. Iliad compte 13,4 millions d'abonnés mobiles en France (6,8 millions en Italie) et 6,6 millions dans le fixe.  ↩︎

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