Slack : le piratage de 2015 plus sérieux que prévu

Anthony Nelzin-Santos |

Vous vous en souvenez peut-être : en 2015, des pirates avaient accédé à la base de données centrale de Slack, récupérant les informations des comptes, dont les mots de passe chiffrés. À l’époque, le petit service de messagerie instantanée avait mis en place la double authentification et des mesures de sécurité supplémentaires. Aujourd’hui, le géant de la communication en entreprise doit remettre à zéro le mot de passe de dizaines de milliers d’utilisateurs.

Image Slack.

En plus de récupérer les données des utilisateurs de Slack, les aigrefins avaient « inséré du code qui leur permettait de récupérer des mots de passe en clair, au moment même où ils étaient entrés par les utilisateurs. » Slack a récemment reçu des informations, par l’intermédiaire de son programme de bug bounty, qui contenaient les mots de passe des utilisateurs qui s’étaient connectés en 2015. En creux, le service de messagerie révèle donc que le piratage était bien plus sérieux qu’il ne pensait.

Slack a donc décidé de remettre à zéro le mot de passe de tous les comptes actifs en mars 2015, sauf si leur mot de passe a déjà été changé ou qu’ils utilisent un service d’authentification unique (SSO). Slack recommande toujours d’activer la double authentification, et d’utiliser un sésame unique généré par un gestionnaire de mots de passe.

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Un hub USB-C Sony pensé pour les photographes

Stéphane Moussie |

Les MacBook Pro n’ayant plus de lecteur de carte SD depuis plusieurs générations, les photographes doivent faire appel à un adaptateur pour décharger leur appareil. Sony a pensé à eux en concevant le MRW-S3 (les noms ne sont décidément pas le point fort du fabricant nippon), un hub USB-C présenté comme le plus rapide du monde.

Il est fabriqué en aluminium et pèse 95 g. Il embarque notamment un lecteur de carte SD et microSD UHS-II, pour un débit maximal de 300 Mo/s, quand les autres hubs se contentent d’un lecteur moins rapide. Il dispose également d’un port USB-A 3.1 Gen2, d’un USB-C 3.1 Gen2 ainsi que d’une sortie HDMI 4K limitée à 30 Hz. Il peut recevoir jusqu’à 100 W en USB PD.

Contrairement à la plupart des petits hubs USB-C, le câble du MRW-S3 est amovible, un point positif en cas d’endommagement.

Sony a annoncé dans le même temps de nouvelles cartes SD dans sa gamme TOUGH, plus résistante que la moyenne, avec des taux de transfert de 277 Mo/s en lecture et 150 Mo/s en écriture.

Les prix de ces nouveaux produits qui sortiront cet automne ne sont pas encore connus.

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SilentKnight vous renseigne sur le niveau de sécurité de votre Mac

Stéphane Moussie |

Pour avoir un Mac le plus sécurisé possible, il est recommandé d’installer chaque mise à jour de macOS, car celles-ci comblent successivement des failles plus ou moins importantes. En parallèle, Apple publie régulièrement des mises à jour de sécurité « silencieuses », qui s’appliquent sans qu’on s’en aperçoive.

C’est ce qui s’est passé avec la faille de sécurité de Zoom, qu’Apple a colmatée rapidement après sa révélation. Mais comment s’assurer qu’on a bien reçu le correctif, le processus étant transparent ? SilentKnight [8,6 Mo] est un utilitaire gratuit qui vérifie l’état de toutes les protections intégrées à macOS. Il s’agit en fait d’un remplaçant plus complet à LockRattler, toujours réalisé par Howard Oakley.

Si l’une des protections n’est pas à jour, SilentKnight le signale et permet de télécharger la nouvelle version. Dans l’exemple ci-dessus, MRT (Malware Removal Tool) n’est pas à jour parce que j’ai désactivé l’installation automatique des correctifs de sécurité — chose à ne pas faire, c’était seulement pour les besoins de cet article.

Normalement, si la case ci-dessous dans les Préférences Système est cochée (elle l'est par défaut), vous bénéficiez des dernières protections d’Apple : Mise à jour de logiciels > Avancée… > Installer les fichiers de données système et les mises à jour de sécurité.

SilentKnight informe aussi sur l’état du chiffrement FileVault et du mécanisme de protection de l’intégrité du système (« SIP », désactivé dans le cas présent pour les besoins d’un autre article, mais qu’il est recommandé de laisser activé).

Si tous les voyants sont au vert sur votre Mac, alors celui-ci dispose des dernières défenses disponibles. Cela ne vous dispense pas de rester vigilant, en n’installant pas n’importe quelle application, notamment. Outre le système d’exploitation, il est également important d’avoir des applications à jour, notamment le navigateur, un vecteur d’attaque courant.

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Le menu « Ouvrir avec » de macOS Catalina devrait enfin être rapide

Nicolas Furno |

Si vous avez installé beaucoup d’apps sur votre Mac, vous avez forcément croisé ce ralentissement de macOS. Quand vous voulez ouvrir un fichier dans une autre app que celle par défaut, en passant par le menu contextuel et la commande « Ouvrir avec », il arrive fréquemment que la liste d’options ne soit pas disponible immédiatement. À la place, le système affiche un « Récupération » pendant quelques secondes, et parfois quelques dizaines de secondes.

Vous ne devriez jamais voir cette récupération avec macOS Catalina.

Souvent, on a plus vite fait d’ouvrir l’app avec Spotlight et de glisser le fichier sur son icône, que d’attendre la fin de la récupération. Ce n’est pas un bug récent, bien au contraire même, mais Apple ne l’avait jamais corrigé. Probablement parce qu’il n’est pas si gênant que ça, c’est plus un comportement pénible qu’un vrai bug bloquant.

Ce n’était pas une raison de le laisser trainer indéfiniment pour autant et un développeur d’Apple indique sur Twitter que ce bug devrait bientôt être de l’histoire ancienne. Le module a été complètement réécrit dans la bêta 4 de macOS Catalina, et il n’y aura plus de récupération au ralenti de la liste d’apps.

Après quelques essais, nous pouvons confirmer que la situation est bien améliorée avec la dernière bêta de Catalina. La première fois, il y a une latence d’une seconde ou deux avant que le menu s’affiche, puis c’est instantané ensuite. Une fois la récupération effectuée, macOS était aussi instantané avant, mais cette première étape est nettement plus courte, même avec une très longue liste d’apps.

Le menu « Ouvrir avec » de macOS Catalina n’a pas changé visuellement, mais il a été entièrement réécrit.

Une bonne nouvelle, donc, qui ne s’arrête pas là. Dans cette même bêta de Catalina, les apps Mail et Calendrier utilisent le composant du Finder désormais pour leur menu « Ouvrir avec ». On comprend que ce n’était pas le cas auparavant.

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iCloud encore un peu fragile sur les bêtas 4 de macOS Catalina et iOS 13

Stéphane Moussie |

Ceux qui ont installé les bêtas de macOS Catalina et iOS 13 sorties au début du mois (bêta 3 développeur, bêta 2 publique) s’en sont vite rendu compte, iCloud avait de gros problèmes de fiabilité, pouvant entraîner jusqu’à la perte de fichiers. Problèmes d’autant plus graves qu’ils affectaient également les appareils tournant sur des systèmes stables.

Il y a finalement du mieux dans les bêtas 4 développeurs (bêtas 3 publiques) sorties cette semaine. De manière incompréhensible, Apple ne livre pas de notes de version pour iOS 13 bêta 4, afin de voir ce qui a été corrigé et les bugs restants. Il y en a revanche pour la dernière préversion de Catalina. [Mise à jour le 19 juillet : les notes de version pour iOS 13 bêta 4 sont finalement disponibles.]

Un bug qui est normalement de l’histoire ancienne : la multiplication de dossiers et fichiers « fantômes ».

Plusieurs bugs d’iCloud ont donc été résolus. C’est le cas pour le partage de documents iWork dans les dossiers partagés, du téléchargement des documents dans iCloud Drive et du bug qui créait de multiples dossiers vides dans iCloud Drive.

Il en reste néanmoins quelques-uns. Si vous utilisez la synchronisation du bureau et des documents, il est possible que les documents n’apparaissent pas sur le bureau, auquel cas il faut désactiver iCloud Drive puis le réactiver. iCloud Drive peut aussi avoir du mal à télécharger tous les fichiers. Il faut alors les télécharger individuellement…

Après quelques jours d’utilisation, nous avons effectivement constaté des soucis restants avec iCloud sur les dernières bêtas. La prudence reste donc de mise si vous utilisez ce service. Si vous avez installé une bêta, n'hésitez pas à nous dire ce qu'il en est pour vous.

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macOS Catalina : bêta 4 pour les développeurs et bêta 3 publique

Stéphane Moussie |

Les développeurs peuvent tester dès maintenant la quatrième bêta de macOS Catalina (build 19A512f). Apple prévient que les aperçus SwiftUI ne fonctionnent pas avec Xcode 11 bêta 3 sur cette bêta. Il est recommandé de passer à Xcode 11 bêta 4 dès que possible.

La précédente bêta du système de bureau (et d’iOS 13) était affectée de gros problèmes avec iCloud. On ne sait pas encore si ceux-ci sont réglés.

Par ailleurs, s'il vous venait à l'idée d'installer cette bêta sur le MacBook Air qui vient de sortir, ce n'est pas possible. Une future préversion de macOS Catalina sera compatible avec le MacBook Air 2019.

Mise à jour le 18 juillet : la bêta 3 publique est disponible.

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Test du MacBook Pro 13" 2019 à deux ports Thunderbolt

Anthony Nelzin-Santos |

Avec la présentation du nouveau MacBook Air, et plus encore la révision mineure des MacBook Pro 13" et 15", le MacBook Pro sans Touch Bar semblait définitivement abandonné. Comme prévu, il est discrètement sorti du catalogue, deux ans après sa dernière mise à jour. Mais — surprise ! — il est remplacé par un nouveau MacBook Pro 13" d’entrée de gamme.

Un vrai MacBook Pro 13", avec une Touch Bar et un capteur Touch ID, ainsi qu’un processeur quadricœur. Mais un MacBook Pro 13" qui ne coute « que » 1 499 € avec 128 Go de stockage. Trop beau pour être vrai ? La réponse dans notre test du MacBook Pro 13" 2019 à deux ports Thunderbolt.

« MacBook Pro 13", 2019, deux ports Thunderbolt » : le nom de modèle dit tout ce qu’il faut savoir, ou presque, sur cette nouvelle machine. Comme le MacBook Pro 13" sans Touch Bar, et contrairement aux autres MacBook Pro, ce modèle d’entrée de gamme possède seulement deux ports Thunderbolt. Regroupés sur le côté gauche, ils prennent en charge les protocoles Thunderbolt 3 (jusqu’à 40 Gbit/s), USB 3.1 Gen 2 (jusqu’à 10 Gbit/s) et DisplayPort (1.2 avec HBR2).

Puisque vous devrez bien brancher le chargeur de 61 W de temps à autre, peut-être serez-vous parfois à l’étroit. À la maison ou au bureau, une station d’accueil comme le dock Thunderbolt 3 Pro d’Elgato vous rendra de fiers services. En déplacement, vous aurez peut-être besoin d’adaptateurs pour brancher d’anciens périphériques. HDMI et VGA, carte SD, Ethernet Gigabit, et bien sûr USB-A, ce n’est pas cela qui manque. Et puis voyez les choses du bon côté : le MacBook Pro 13" conserve une prise casque 3,5 mm !

Au-delà des deux ports manquants, il est bien difficile de distinguer du premier coup d’œil ce nouveau modèle d’entrée de gamme du modèle supérieur. Extérieurement du moins, c’est un véritable MacBook Pro. Cela signifie que cette machine possède les mêmes défauts que les autres MacBook Pro, à commencer par son clavier à mécanismes « papillon ». Comme tous les ordinateurs portables commercialisés par Apple en 2019, le MacBook Pro 13" à 1 499 € intègre les mécanismes de troisième génération « révisée ».

Les deux ports Thunderbolt 3 du MacBook Pro 13" à 1 499 €.

Apple explique utiliser de « nouveaux matériaux » censés réduire l’apparition des problèmes qui ont pu toucher les précédentes générations. Nous manquons de recul pour juger de l’efficacité de ces mesures, mais cette nouvelle machine est déjà intégrée au programme de réparation du clavier, qui assure une prise en charge pendant « les quatre années suivant la première vente au détail » (lire : Claviers Apple : l’effet papillon).

Peut-on sentir la différence entre les mécanismes de troisième génération « originale » et celles de troisième génération « révisée » ? Disons que si différence il y a, elle est vraiment subtile. La différence avec les précédentes générations est beaucoup plus sensible : les mécanismes papillon offrent maintenant une frappe sèche, courte, et stable, à défaut d’être particulièrement agréable.

Après quelques jours d’adaptation, on peut atteindre des vitesses de frappe supersoniques, au prix toutefois d’une certaine fatigue à la fin de la journée, puisque les touches n’atténuent pas la frappe et que les doigts encaissent des milliers de microchocs. Pour finir la liste des défauts évidents, il faudrait encore mentionner la caméra FaceTime HD 720p, dont la qualité est indigne de l’entreprise qui conçoit l’appareil photo de l’iPhone.

La Touch Bar, grande nouveauté de cette année à l’entrée de la gamme, le clavier à mécanismes « papillon » de troisième génération révisée, et le grand trackpad très confortable.

Mais passons aux qualités, dont la plus belle est l’écran Retina d’une diagonale de 13,3" et d’une résolution de 227 ppp, capable de reproduire l’espace colorimétrique DCI-P3. Le rétroéclairage fournit 500 nits de luminance, assez pour combattre les reflets sur la dalle brillante, mais pas encore pour être parfaitement lisible en plein soleil. Le capteur True Tone ajuste la balance des blancs en fonction de la couleur de l’éclairage ambiant, une mesure de confort que les utilisateurs attachés à l’exactitude de la colorimétrie peuvent désactiver.

Entre le clavier et l’écran, la Touch Bar n’est ni une qualité ni un défaut. Pas que nous déplorons son intégration à cette machine d’entrée de gamme. Il fallait débourser 1 999 € pour avoir l’insigne honneur de l’utiliser, elle est maintenant accessible dès 1 499 €, et passera donc sous les doigts d’un plus grand nombre de clients. Espérons que parmi ces nouveaux utilisateurs figureront quelques développeurs imaginatifs, qui trouveront de nouvelles manières d’utiliser la Touch Bar.

À l’heure actuelle, ce petit écran tactile reste largement sous-exploité, même si l’on commence à entrapercevoir son potentiel (lire : Pock installe des widgets avec le Dock dans la Touch Bar et Remplissez votre Touch Bar avec ces préréglages BetterTouchTool). Au moins la Touch Bar intègre-t-elle un capteur Touch ID, dont l’utilité n’est plus à démontrer. Avec ce MacBook Pro 13" à deux ports Thunderbolt, tous les Mac portables possèdent maintenant un capteur Touch ID et un « super-contrôleur » T2.

Le capteur Touch ID, au bout de la Touch Bar.

En héritant de la Touch Bar, le MacBook Pro 13" d’entrée de gamme abandonne son architecture spécifique, et adopte la plateforme commune à tous les MacBook Pro. Conséquence : le volume — physique et sonore — des hauts-parleurs diminue pour laisser place à la Touch Bar. Moins puissant et moins détaillé dans les fréquences moyennes, le système sonore reste toutefois très convenable pour écouter des podcasts ou regarder des films, voire sonoriser une soirée à l’improviste.

De manière plus surprenante, la capacité de la batterie augmente. À 58,2 Wh, elle est non seulement supérieure aux 54,5 Wh de la batterie du MacBook Pro 13" sans Touch Bar, mais aussi aux 58 Wh du MacBook Pro 13" supérieur. « Grosse » batterie, « petit » processeur, les conclusions sont évidentes. Le MacBook Pro 13" à deux ports Thunderbolt établit de nouveaux records d’autonomie… pour un MacBook Pro récent.

Avec 2 h 10 min dans notre test « 100 % », qui sature la machine pour établir l’autonomie dans le pire des cas, le MacBook Air 2018/2019 garde la palme du Mac le plus économe pour sept petites minutes. Mais dans notre test plus empirique, qui consiste à utiliser la machine sans particulièrement forcer sur le processeur, le MacBook Pro 13" à 1 499 € tient 7 h 30 min. Alors que les MacBook Pro 15" ne dépassent plus les six heures depuis des années, et que les MacBook Pro 13" peinent à résister 7 h, c’est une nouvelle bienvenue.

Les MacBook Pro sont disponibles dans le coloris argent traditionnel (comme ici) ou dans un coloris gris sidéral plus sombre.

S’il porte le nom de « MacBook Pro », et qu’il possède désormais une Touch Bar, le MacBook Pro 13" à deux ports Thunderbolt n’est pas encore parfaitement identique aux autres MacBook Pro. (La simplicité selon Apple.) Retournez la machine, et vous remarquerez qu’elle ne possède pas les deux ouïes latérales qui permettent de faire rentrer l’air frais dans les autres modèles. Le MacBook Pro 13" d’entrée de gamme possède pourtant un processeur quadricœur, alors que son prédécesseur et le MacBook Air se contentent d’un processeur bicœur.

C’est que son Core i5-8257U à 1,4 GHz affiche un dégagement thermique de 15 W, plus que les 7 W du Core i5-8210Y à 1,6 GHz du MacBook Air, mais nettement moins que les 28 W du Core i5-8279U à 2,4 GHz du MacBook Pro 13" à 1 999 €. En vous en tenant à ces chiffres, vous pourriez penser que le MacBook Pro 13" d’entrée de gamme est plus proche du MacBook Air que des autres MacBook Pro. Pourtant, cette machine mérite pleinement son qualificatif de « MacBook Pro ».

Oui, 1 000 MHz séparent les deux MacBook Pro 13". Mais ce chiffre est trompeur. De nombreuses tâches n’exploitent qu’un seul cœur. Dans ce cas, le processeur peut atteindre sa fréquence « Turbo » maximale, soit 4,1 GHz sur le MacBook Pro 13" à 1 999 € et… 3,9 GHz sur le MacBook Pro 13" à 1 499 €. Vous avez bien lu, l’écart de 1 000 MHz est réduit à 200 MHz en pointe. Mieux : cet écart est parfois réduit à néant dans les tâches qui exploitent l’ensemble des huit cœurs logiques.

Un test Geekbench CPU, qui donne une bonne idée des performances générales, à la fois dans des tâches nécessitant un seul cœur et dans des tâches exploitant tous les cœurs.

Lorsque la machine est saturée, la température du processeur monte à 95 °C. Pour éviter la surchauffe, le système pousse le ventilateur à fond, mais surtout réduit la fréquence Turbo. Le MacBook Pro 13" résiste bien à la charge : la température retombe, le Turbo Boost peut remonter… et avec lui la température. Mais puisque le processeur du MacBook Pro 13" d’entrée de gamme dégage moins de chaleur que celui du modèle supérieur, la température remonte légèrement plus lentement.

Le Turbo Boost reste donc plus longtemps à un niveau plus élevé. Tenez-vous en à la seule fiche technique, et vous ferez l’erreur de penser que le MacBook Pro 13" à 1 499 € est 42 % moins puissant que le MacBook Pro 13" à 1 999 €. Mais en réalité, les deux machines font presque jeu égal sur les tâches les plus légères. À quoi bon payer 500 € de plus, alors ? Pour un SSD deux fois plus spacieux, mais aussi pour un gain de puissance de 5 à 10 % dans les applications les plus exigeantes.

Pour une puce graphique un peu plus puissante, aussi. Alors que les MacBook Pro 15" possèdent une carte graphique dédiée, les MacBook Pro 13" doivent se contenter d’un circuit intégré, qui prélève jusqu’à 1 536 Mo sur la mémoire centrale. Mais le MacBook Pro 13" à 1 999 € intègre un circuit Intel Iris Graphics 655 cadencé à 1 100 MHz, légèrement plus puissant que le circuit Intel Iris Graphics 645 cadencé à 1 050 MHz du MacBook Pro 13" à 1 499 €.

Un test Geekbench Metal, qui donne une bonne idée des performances graphiques, notamment dans les usages GPGPU plus généralistes.

Avec une machine comme avec l’autre, vous ne jouerez pas aux jeux récents dans la définition native avec les réglages au maximum, du moins pas de manière fluide. Les puces Intel Iris Graphics n’ont aucun mal à gérer deux écrans 2K ou un écran 4K à 60 Hz, mais peinent à gérer deux écrans 4K ou un écran 5K à 60 Hz. Bref, le MacBook Pro 13" d’entrée de gamme n’est pas une machine taillée pour le traitement 3D ou le montage de vidéos 8K, surtout avec son SSD moins rapide que les modèles haut de gamme.

Comme celui du MacBook Air, le SSD du MacBook Pro 13" d’entrée de gamme est nettement moins rapide que celui des autres MacBook Pro en écriture. La vitesse de lecture est toutefois largement suffisante pour assurer des opérations parfaitement fluides.

Mais c’est une machine fort agréable, une sorte de « MacBook Air Pro ». Du MacBook Air, il hérite la légèreté et le silence de fonctionnement, et surtout la bonne autonomie. Du MacBook Pro, il hérite les composants les plus perfectionnés1, et cette impression d’en avoir sous le pied quand il faut en faire un peu plus. C’est un joli compromis entre ces deux machines, qui n’a comme seul défaut évident que son SSD de 128 Go, une capacité un peu chiche alors même qu’Apple vient de réduire le prix de ses options de stockage.

Du MacBook Air au MacBook Pro 15", la gamme d’ordinateurs portables est maintenant plus claire. Le MacBook Air reste la machine à écrire électronique par excellence, l’ordinateur des étudiants mais pas seulement. Le MacBook Pro 15" reste le vaisseau amiral de la gamme, une station de travail mobile pour les professionnels de la conception graphique et les utilisateurs les plus exigeants.

Entre les deux, les deux MacBook Pro 13" se partagent les tâches. Au MacBook Pro 13" à 1 999 € les travaux les plus complexes, dans Lightroom ou Logic Pro, au MacBook Pro 13" à 1 499 € les travaux moins pénibles, dans Photos ou iMovie. L’écart entre les trois machines à écran 13,3" n’est pas renversant, mais on monte progressivement en puissance en montant dans la gamme. Mais c’est finalement le nouveau MacBook Pro 13" d’entrée de gamme qui offre le meilleur rapport prix/performances.

  1. Comme un troisième micro, qui participe à la réduction du bruit de fond pendant les appels FaceTime, et une puce Bluetooth 5 (alors que le MacBook Air se contente d’une puce Bluetooth 4.2). ↩︎
Note MacBook Pro 13

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