Développeurs : donnez votre avis et remportez un iPhone X

Article sponsorisé |

Vous n’en pouvez plus des langages de programmation comme JavaScript et PHP, qui vous donnent des maux de tête à la seule évocation ? Vous souhaitez montrer aux autres développeurs à quel point Swift ou Rust vont devenir des langages importants ces prochaines années ?

Aujourd’hui, vous avez l’opportunité de faire bouger les choses ! Comment ? Tout simplement en donnant votre avis. Depuis le 30 avril, Developer Economics invite les développeurs du monde entier à donner leur avis en participant à un grand sondage.

Ne ratez donc pas cette occasion unique de rejoindre les 40 000 développeurs issus de plus de 160 pays : participez à l’enquête annuelle Developer Economics et faites émerger les grandes tendances à venir dans le domaine du développement logiciel.

Qui peut participer à ce sondage ?

Tous ceux qui écrivent du code et qui travaillent avec des outils de développement, que ce soit dans le domaine du mobile, du desktop, de l’internet des objets, la réalité virtuelle ou augmentée, l’apprentissage automatique, la science des données, le web, ou les jeux. Que vous soyez amateur, ou que vous travailliez dans une start-up ou une entreprise, ce sondage s’adresse à vous !

Quels types de questions contient le sondage ?

  • Quels sont vos outils et plates-formes préférés ?
  • Quelles sont les grandes tendances de l’industrie logicielle ?
  • Est-ce que vous travaillez sur des projets que vous aimez ?
  • Où pensez-vous que le temps de développement doit être investi ?

Le sondage contient des questions très pointues en fonction de vos domaines d’expertise (l’apprentissage automatique, l’internet des objets, le développement web…), afin que vous puissiez vous exprimer sur les domaines que vous connaissez vraiment.

Pourquoi participer à ce sondage ?

Tout d’abord, parce que c’est fun ! Le sondage a été conçu pour établir votre profil développeur et son équivalent dans un univers de science-fiction. Ensuite, parce qu’il y a des lots à gagner et pas n’importe lesquels.

En répondant aux questions de ce sondage, vous avez la possibilité de participer à un concours avec de nombreux lots en jeu. Vous pouvez notamment gagner un iPhone X, un Samsung S9 Plus, un casque HTC Vive Pro, un abonnement développeur GitHub et des bons d’achat sur Amazon.

Enfin, et c’est peut-être le plus important, chaque personne qui participera au sondage, recevra un rapport gratuit qui sera un résumé de l’étude illustrant les grandes tendances de l’industrie.

Alors si vous avez quelques minutes devant vous, n’hésitez pas à participer à ce sondage et n’hésitez pas à faire part de l’existence de ce sondage à vos amis développeurs. Notez que celui-ci est en anglais et qu’il peut être interrompu et repris ultérieurement. La date butoir est fixée au 1er juillet 2018.

> Participez au sondage de Developer Economics

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Apple lance un programme de réparation du clavier des MacBook et MacBook Pro

Anthony Nelzin-Santos |

Apple lance (enfin) un programme de réparation du clavier pour MacBook et MacBook Pro. La firme de Cupertino dit avoir déterminé « qu’un faible pourcentage de claviers de certains modèles de MacBook ou de MacBook Pro peut présenter » divers problèmes. Les machines affectées peuvent désormais être présentées en boutique Apple ou centre de service agréé pour un examen du clavier et, le cas échéant, une réparation gratuite.

Inauguré par le MacBook en 2015, le clavier à mécanismes papillon est 40 % plus fin que les claviers à mécanismes à ciseaux traditionnels, mais s’est révélé particulièrement capricieux, malgré une révision introduite par les MacBook Pro 2016. Caractères répétés quand ils ne sont pas ignorés, touches bloquées quand elles ne tombent pas… les problèmes n’étaient pas nécessairement communs, mais suffisamment fréquents pour que l’on puisse parler d’un défaut de conception.

Apple elle-même l’avait reconnu à demi-mot en recommandant l’usage d’une bombe à air sec pour déloger les poussières pouvant causer des problèmes, avant de finalement l’admettre au grand jour. La société reconnaît trois symptômes :

  • des lettres ou des caractères se répètent de façon inattendue ;
  • des lettres ou des caractères n’apparaissent pas ;
  • une ou plusieurs touches semblent « bloquées » ou ne répondent pas de façon cohérente.

Toutes les machines dotées de claviers à mécanismes papillon sont concernées par ce « programme qualité », comme l’on dit dans le jargon cupertinien, pour ne pas parler de « rappel » :

  • MacBook (Retina, 12 pouces, début 2015) ;
  • MacBook (Retina, 12 pouces, début 2016) ;
  • MacBook (Retina, 12 pouces, 2017) ;
  • MacBook Pro (13 pouces, 2016, deux ports Thunderbolt 3) ;
  • MacBook Pro (13 pouces, 2017, deux ports Thunderbolt 3) ;
  • MacBook Pro (13 pouces, 2016, quatre ports Thunderbolt 3) ;
  • MacBook Pro (13 pouces, 2017, quatre ports Thunderbolt 3) ;
  • MacBook Pro (15 pouces, 2016) ;
  • MacBook Pro (15 pouces, 2017).

Disponible dans le monde entier, ce programme couvre les machines concernées pendant les quatre années suivant leur achat. Autrement dit : les premiers clients du MacBook ne doivent pas tarder et présenter leur machine avant le début de l’année 2019, alors que les MacBook et MacBook Pro achetés aujourd’hui seront couverts jusqu’en 2022.

Après examen du clavier, Apple ou le centre de service agréé pourra procéder au remplacement « d’une ou plusieurs touches », ou « du clavier tout entier », en fonction des circonstances. Une procédure particulièrement longue et pénible, nous avaient expliqué des sources dans les circuits de réparation, au moins aussi pénible que les problèmes qui touchaient les utilisateurs des machines concernées.

Si vous avez payé pour faire réparer votre clavier avant la mise en place de ce programme, vous pouvez contacter Apple afin d’obtenir un remboursement.

Enfin, comme nous l'a rappelé un contact en Apple Store : il est plus que conseillé de faire une sauvegarde de son portable avant de venir, pour parer tout problème (« Apple n’est en aucun cas responsable des données présentes sur les appareils en réparation ou diagnostique »). Il explique aussi que les boutiques ont désormais une semaine pour se préparer à ce nouveau programme de rappel et organiser leurs équipes. Il est donc prudent de bien réserver son RDV et il n'est pas exclu, mais c'est à voir dans quelles proportions, qu'il y ait dans les prochains jour un délai d'attente consécutif aux commandes de ces claviers.

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Figma, l’outil collaboratif de conception d’interfaces, passe la troisième

Anthony Nelzin-Santos |

Moins de trois ans après sa présentation, l’outil de conception d’interfaces Figma, concurrent notamment de Sketch et d’Adobe XD, passe déjà la troisième. Trois ans, trois versions, et trois grandes nouveautés : un nouveau mécanisme de prototypage, un gestionnaire de styles, et un système très perfectionné d’organisation du travail dans les grandes entreprises.

Figma. Image Figma/Braintree.

Comme Sketch et Adobe XD, Figma appartient à cette génération de logiciels de conception pensés pour les interfaces dématérialisées, avec une approche programmatique et la possibilité d’exporter non pas seulement les ressources graphiques, mais aussi le code associé. Figma se distingue en prenant la forme d’une webapp, disponible aussi bien sur macOS que Windows et GNU/Linux1.

Cette approche place la collaboration au centre de l’application, qui possède un système robuste de versioning, et permet de gérer finement les permissions d’accès et les tâches. Ainsi, les designers peuvent travailler sur l’interface pendant que les développeurs exportent le code, et que le marketing fignole le texte.

Figma 3.0 inaugure d’ailleurs un système d’organisation conçu pour les besoins de gros utilisateurs comme Microsoft. Réservé pour le moment à quelques partenaires bien choisis, il permet d’intégrer les ressources graphiques communes à l’entreprise, d’inviter un stagiaire ou un sous-traitant à participer à un projet avec des droits restreints, et surtout de gérer finement la sécurité et les accès.

Le nouveau mécanisme de prototypage devrait faire de l’ombre à InVision : intégré à Figma sans coût supplémentaire, disponible sans exportation préalable des vues, c’est une sorte d’aperçu dynamique en temps réel. Les frames permettent de mettre l’interface dans le contexte d’un appareil. Certains éléments peuvent être fixés dans la frame, pour simuler le fonctionnement d’une barre d’état ou d’un menu statique, alors que d’autres peuvent dépasser ce cadre et défiler, pour simuler la navigation dans une carte ou le défilement d’une liste.

Enfin, Figma 3.0 intègre un gestionnaire de styles, qui possède l’intérêt d’être complètement modulaire. Un style de texte, par exemple, est composé d’une part d’une police et d’une taille, et d’autre part d’une couleur. La couleur peut ainsi être réutilisée pour la bordure d’un carré par exemple, et un changement ultérieur de couleur affectera la bordure et le texte.

Figma est gratuit pour une utilisation très légère, limitée à trois projets avec deux membres, et un historique des changements de 30 jours. La version « professionnelle », sans limites de stockage ni d’accès, avec un historique illimité et une bibliothèque commune de ressources, est proposée à 12 $ par mois par membre. Une version spécifique aux entreprises, avec les fonctions de contrôle d’accès et de sécurité, est facturée 45 $ par mois par membre.


  1. Des applications pour macOS et Windows permettent toutefois de l’utiliser hors du navigateur.

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PDFZone 2.0 : renommage automatique à partir d'extractions de données de PDF

Stéphane Moussie |

Un peu plus d’un an après son lancement, PDFZone gagne deux fonctions significatives qui le font passer en version 2.0. L’utilitaire sert à extraire automatiquement des informations contenues à l’intérieur de PDF et à les exporter dans le format CSV prisé par les tableurs (PDFZone n’est pas un logiciel d’OCR, au contraire il exploite les documents OCRisés).

La mise à jour permet d’automatiser plus de choses. On peut dorénavant renommer automatiquement les fichiers sur la base du contenu qui a été extrait, et on dispose d’une interface en ligne de commande synonyme d’intégration avec d’autres logiciels ou scripts.

PDFZone sert par exemple à récupérer en un tournemain la date, le numéro et le montant de multiples factures pour ensuite importer ces données dans un tableur.

Une remise de 20 % est appliquée à l’occasion du lancement de la version 2.0, soit un prix de 28,99 €. La mise à jour est gratuite pour ceux qui possèdent la première version. Une version allégée (analyse limitée à 5 PDF à la fois et limite de 2 définitions et fournisseurs) est disponible gratuitement.

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Les camionnettes Apple Maps roulent au Japon

Mickaël Bazoge |

Les camionnettes d'Apple Plans parcourent pour la première fois les rues de villes japonaises, à savoir Tokyo et Chiba. Les passants auront peut-être la chance de voir passer ces véhicules équipés de tout un barda sur leur toit — difficile de les louper, il y a marqué Apple Maps écrit dessus — jusqu'en octobre, prévient la page du constructeur.

À Paris, il y a un an.

Depuis 2015 et la mise en route de ce programme, les camionnettes ont arpenté 11 pays, certains plus que d'autres comme le Royaume-Uni et les États-Unis. Ce sera encore le cas dans beaucoup de villes grandes et petites de ces deux pays jusqu'au 22 juillet au moins, selon les indications d'Apple.

La France aussi a eu droit à son lot de voitures Apple, à Paris et à Besançon1… et puis c'est tout. Depuis le mois de mars, elles ont quitté l'Hexagone, sans qu'on sache réellement à quoi sert cette escouade motorisée. Apple explique bien recueillir des images au niveau de la rue et des « données associées » qui servent à améliorer la cartographie de Plans. Pas de concurrent de Street View donc, mais qui sait…


  1. Pourquoi Besançon ? Pourquoi pas. ↩︎

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Toutes les nouveautés de Xcode 10 pour les développeurs

Nicolas Furno |

Comme tous les ans, Apple a présenté à l’occasion de la WWDC une nouvelle version majeure de Xcode, son outil de développement. La version 10.0 propose de nombreuses nouveautés, à la fois sous le capot, en matière d’interface et de fonctionnalités. Cette mise à jour est actuellement disponible en bêta à télécharger depuis le site d’Apple dédié aux développeurs. Elle sera finalisée et proposée sur le Mac App Store à l’automne pour Mojave et High Sierra.

Xcode 10 bêta

Qu’est-ce qu’Apple propose cette année aux développeurs ? On fait le point !

Un mode foncé sur macOS Mojave

Comme toutes les apps fournies par Apple, Xcode 10 disposera d’un mode foncé quand on l’utilise sur macOS Mojave. Cette présentation assombrie a même été pensée spécialement pour les développeurs, qui réclamaient probablement cette option déjà proposée dans les autres apps créatives d’Apple, de Final Cut Pro à Logic.

Xcode 10 en mode « clair », comme toujours…
… et Xcode 10 en mode foncé, la nouveauté de macOS Mojave.

Comme toutes les autres apps du système, le mode foncé fonctionne automatiquement pour Xcode. S’il est activé dans les Préférences système1, il sera activé aussi dans Xcode 10, et vice-versa. Par défaut, le thème de l’éditeur change en fonction du mode choisi : le thème sombre par défaut de l’app est utilisé quand le mode sombre de macOS est actif. Vous pouvez changer les couleurs de l’éditeur et vos préférences sont retenues séparément pour chaque mode, de quoi avoir un thème personnalisé en mode clair et un autre en sombre. Ou bien systématiquement le même, si vous préférez.

L’autre nouveauté de macOS Mojave en la matière, le choix de la couleur d’accentuation (celle qui s’affiche sur tous les contrôles d’interface), est naturellement disponible pour Xcode. Sur les deux captures ci-dessus, l’app était affichée avec une couleur d’accentuation jaune, voici quelques choix supplémentaires :

Xcode 10 peut changer d’aspect selon vos envies et votre goût, mais uniquement sous macOS Mojave. Notez que certaines icônes restent en bleu quoi qu’il arrive dans la première bêta, un point qui sera peut-être amélioré par la suite.

Ces nouveautés esthétiques sont réservées à macOS Mojave, Xcode 10 sur macOS High Sierra reste systématiquement dans des couleurs claires. Il existe bien une astuce pour tester le mode sombre de 10.14 sur 10.13, mais les résultats sont très inférieurs. Cette même astuce peut toutefois servir à activer le mode sombre pour Xcode seulement, si c’est ce que vous voulez.

Xcode 10 s’intègre aussi à Gitlab et Bitbucket

Xcode 9 simplifiait la vie d’une partie des développeurs en s’intégrant mieux à GitHub, le plus gros service d’hébergement et de partage de code source. Avec cette nouvelle version, Apple poursuit cet effort et crée un pont de la même nature avec deux autres services : GitLab et Bitbucket. Dans les deux cas, on peut ajouter un compte sur une version auto-hébergée ou la version clé en main fournie par les services.

En plus des comptes Apple et des serveurs Xcode, la dixième version de l’app permet d’ajouter trois types de comptes externes : GitHub, GitLab et Bitbucket.

Comme pour GitHub, vous pouvez ajouter votre compte GitLab ou Bitbucket dans les préférences de Xcode (onglet Account) et vous aurez alors quelques fonctions supplémentaires. Par exemple, vous pourrez lister tous les projets associés à votre compte et les cloner en local, tout ça sans quitter l’interface d'Apple. Pour activer cette fonction, utilisez la commande « Clone… » dans le menu Source Control.

L’interface de Xcode 10 qui permet de cloner un dépôt distant, ici sur un serveur GitLab auto-hébergé.

Pour simplifier les liens entre Xcode et les serveurs Git, on peut aussi cloner un dépôt directement depuis l’interface web. C’était le cas pour GitHub, c’est aussi possible depuis GitLab.com et Bitbucket et ce sera bientôt le cas pour les serveurs GitLab hébergés par vos soins. Quel que soit le fournisseur, le principe est simple : un bouton pour cloner directement le projet dans Xcode sera affiché pour les dépôts compatibles, c'est-à-dire ceux qui intègrent un fichier .xcodeproj.

Exemple de projet Xcode hébergé sur GitLab.com, avec le bouton « Open in Xcode ».

L’outil de développement d’Apple dispose par ailleurs de toutes les fonctions attendues pour gérer son dépôt, charger les dernières mises à jour et publier des changements, changer de branche ou en créer de nouvelles, remonter l’historique, etc. La grosse nouveauté de Xcode 10 en matière de gestion de version, c’est bien la mention, directement dans l’éditeur de code, des changements en cours. Jusque-là, Xcode indiquait les fichiers modifiés uniquement en local (« M » affiché dans la barre latérale), mais pas plus. Désormais, on peut savoir ce qui a été modifié, et agir sur les changements en cours.

Ce fichier a été modifié, comme le « M » dans la barre de gauche l’indique. Nouveauté supplémentaire de Xcode 10, les lignes modifiées sont signalées dans l’éditeur de code, par un petit trait vertical. Ici, on peut le noter aux lignes 67, 68 et 81.
On peut cliquer sur ces barres verticales pour agir dessus. Dans ce cas de figure (modification en attente), l’éditeur permet de refuser la modification.

Outre les changements temporaires apportés par vos soins, Xcode signale aussi de la même manière les changements apportés par d’autres collaborateurs et pas encore chargés en local. En cas de conflit, l’éditeur de code les affiche aussi directement au bon endroit.

Xcode 10 simplifiera aussi la vie de tous ses utilisateurs en gérant automatiquement les clés SSH, souvent indispensables pour accéder aux dépôts Git et envoyer des changements. Si la clé n’existe pas, l’app se chargera de la créer et de la transmettre au serveur.

Plusieurs curseurs dans l’éditeur

L’éditeur de code est sans contexte la brique la plus importante d’une app comme Xcode, puisque c’est là que les développeurs passent l’essentiel de leur temps. Avec cette dixième version, Apple affiche mieux les changements liés à la gestion de projet, comme nous l’avons vu dans la partie précédente. Ce n’est toutefois pas la seule nouveauté de la mise à jour annuelle.

L’autre gros ajout, c’est la prise en charge de plusieurs curseurs à la fois, comme prévu. C’est une fonction plutôt courante dans le monde des éditeurs de code, et Xcode 10 rattrape sur ce point son retard. Utiliser plusieurs curseurs permet de modifier rapidement plusieurs éléments similaires dans le code, ou insérer plusieurs fois la même ligne de code.

Dans la première bêta de Xcode 10, il existe plusieurs solutions différentes pour insérer plusieurs curseurs. Vous pouvez tout d’abord cliquer n’importe où en maintenant les touches control (^) et enclenchées. À chaque fois, un curseur supplémentaire est ajouté sous le clic.

Autre solution, utilisez le même raccourci control⇧, mais avec les flèches haut ou bas. Dans ce cas, vous ajouterez un curseur juste au-dessus ou en dessous du curseur initial. Notez sur cette vidéo que les trois curseurs bougent par la suite ensemble quand on les déplace au clavier, que ce soit avec les flèches droite et gauche, ou bien les raccourcis clavier par défaut de macOS (par exemple, ⌘→ pour aller à la fin de la ligne).

La troisième option est pratique pour sélectionner plusieurs lignes en glissant simplement le curseur de la souris, mais elle exploite bizarrement un autre raccourci clavier. Cette fois, il faut presser la touche option (), cliquer et glisser pour insérer plusieurs curseurs. Notez que ce raccourci permet aussi de sélectionner des colonnes de texte.

L’éditeur peut aussi afficher un ruban sur le côté gauche, dédié au « code folding », cette fonction qui permet de « plier » une partie du code, par exemple une fonction entière, pour en simplifier la lecture, ou pour se concentrer sur un élément. C’est une nouveauté de Xcode 10 par rapport à la version précédente, qui avait du mal avec cette fonction de manière générale (elle était désactivée pendant certaines bêtas) et qui n’a jamais restauré le ruban. Ce dernier était pourtant présent dans d’anciennes versions de Xcode, comme nous avons pu le constater sur la version 7.3.1.

Petite nouveauté quand même, le pliage de code ne se limite plus à une fonction complète et reconnue. N’importe quel bloc de code encadré par des {} peut désormais être plié et déplié.

Enfin, signalons une nouveauté discrète pour l’éditeur de code : quand on arrive en bas d’un fichier, on peut continuer à faire défiler l’interface jusqu’à centrer la dernière ligne au milieu de l’écran. Le comportement change selon que l’on utilise le clavier ou le trackpad (ou une souris) : avec le clavier, la dernière ligne reste bien en bas ; avec un défilement, elle est centrée.

Une bibliothèque mobile et plus facile d’accès

Xcode 10 modifie l’emplacement et le fonctionnement de la « bibliothèque » (Library). Jusque-là, elle était située dans la barre latérale de droite, tout en bas. Désormais, elle prend la forme d’un pop-up mobile, un petit peu comme Spotlight sur macOS. Un nouveau raccourci clavier est également associé à cette fonction : ⌘⇧L.

La bibliothèque de Xcode 10, ici qui affiche directement les objets, puisque l’on est dans le mode dédié à la création d’interfaces.
Emplacement de la même fonction sous Xcode 9.3.

Cette bibliothèque a plusieurs fonctions, qui changent selon le contexte. Si vous l’activez dans l’éditeur de code, vous verrez les « Snippets », ces lignes de code que l’on réutilise fréquemment. Xcode fournit quelques extraits courants pour débuter, mais chaque développeur pourra ajouter les siens. Une des nouveautés de cette version concerne d’ailleurs ce point : on peut désormais en créer avec la nouvelle commande « Create Code Snippet », dans le menu Editor.

Depuis Interface Builder, l’outil de création d’interface de Xcode, ce ne sont plus les snippets qui sont affichés, mais les objets. Et si vous utilisez SpriteKit ou SceneKit, son contenu sera ajusté tout aussi automatiquement. Notons que la taille et la position de la fenêtre peuvent être modifiées, ce qui sera utile pour afficher plus d’éléments à la fois, au contraire réduire la bibliothèque sur les petits écrans.

Comme avant, vous pouvez glisser un élément depuis la bibliothèque. La nouvelle interface étant affichée au-dessus du reste, la fenêtre se fermera dans la foulée pour vous laisser travailler. Maintenez la touche option () pour maintenir le pop-up ouvert si vous voulez glisser et déposer plusieurs éléments en une seule fois.

Compiler et déboguer les apps plus rapidement

Pour convertir les lignes de code source en app qu’un Mac ou un iPhone peut exécuter, il y a l’inévitable étape de compilation. Xcode 9 introduisait déjà un tout nouveau build system, Xcode 10 en propose déjà un tout autre ! En test avec la précédente version de Xcode, il est désormais activé par défaut. Il doit améliorer les performances, tout particulièrement pour les projets Swift, et spécialement pour ceux qui sont gros. Il faut dire que c’était un point noir pour les développeurs qui ont adopté le « nouveau » langage de développement d’Apple.

Les résultats varieront d’un projet à l’autre, mais nous avons noté effectivement un gain de vitesse lors de la compilation de notre app iGeneration. Sur le même Mac, un MacBook Pro 13 pouces de 2014, on gagne près de trente secondes lors de la compilation du même projet, simplement en l’ouvrant avec Xcode 10 (1 min 22) plutôt que Xcode 9 (1 min 49). Une nouvelle fonction de l’outil de développement permet, à ce sujet, de mesurer et de mémoriser les temps de compilation.

Xcode 10, pendant la compilation de l’app iGeneration.

Si vous gérez un projet plus conséquent, vous verrez peut-être des changements plus significatifs encore. Et si le nouveau build system casse quelque chose pour votre app, vous pouvez le désactiver et rester sur l’ancien. Ouvrez les paramètres de projets depuis le menu File et changez le paramètre correspondant pour désactiver cette nouveauté. Par ailleurs, notons qu’une session entière a été consacrée pendant la WWDC à cette nouveauté.

Sélectionné par défaut, le nouveau système de compilation peut être remplacé par l’ancien pour les projets qui le nécessitent.

À propos de performances, les tests unitaires sont désormais menés en parallèle, ce qui devrait accélérer cette phase du développement où l’on vérifie que tout fonctionne encore prévu avec des tests automatisés. Xcode lancera autant de tests que le Mac peut en encaisser (cela dépend essentiellement du nombre de cœurs disponibles), et ils peuvent être effectués en série, ou de manière aléatoire. Pendant la phase de debug, où l’on essaie de comprendre pourquoi un bug survient, le chargement des symboles depuis l’appareil iOS, tvOS ou watchOS connecté se fera cinq fois plus rapidement. C’était toujours une étape assez lente en effet sur les anciennes versions de Xcode.

Enfin, toujours dans la phase de compilation et de debug, les développeurs pourront enrichir Instruments de leurs propres outils d’analyse. Cet outil scrute le fonctionnement de l’appareil sur lequel l’app en cours de création tourne et il affiche de nombreuses informations par défaut. Pour les créateurs de jeu, une nouvelle vue spécifique affiche des informations plus intéressantes dans ce cadre et si cela ne suffit pas, les développeurs peuvent remonter les infos qu’ils souhaitent.

Dans la session consacrée à cette nouveauté, Apple explique que c’est aussi utile pour qu’un tiers puisse comprendre plus facilement les données remontées par Instruments. Le développeur de chaque fonction saura où trouver ce qu’il cherche, mais pas nécessairement un collaborateur. Pour lui, une interface personnalisée, avec une partie des informations seulement et peut-être une présentation différente, pourra être utile.

Exemple donné par Apple d’outil spécifique créé pour Instruments : une app de randonnée, qui affiche la quantité de données cellulaires chargées certains endroits prédéfinis.

Prise en charge des nouveautés 2018

Xcode 10 propose plusieurs nouveautés qui correspondent aussi aux nouveautés d’iOS 12, macOS 10.14 et des autres mises à jour majeures annuelles. Par exemple, le catalogue de ressources qui contient toutes les images utilisées par une app peut maintenant distinguer les éléments nécessaires à un mode sombre pour les apps macOS. Chaque ressource est définie comme claire, sombre, soit encore à haut contraste. Les outils dédiés à la création d’interface affichent aussi l’app en mode clair et en mode sombre, pour vérifier sans même compiler le code source si tout va bien.

Par ailleurs, CarPlay s’ouvrira plus largement avec iOS 12, les apps de conduite pourront notamment s’y intégrer. À cette fin, on peut stocker ces ressources spécifiques dans Xcode 10. Enfin, iOS 12 offre de nouvelles options d’optimisation des ressources et vous pourrez tout apprendre à ce sujet dans cette session.

Autre nouveauté de macOS Mojave, l’Apple Notary Service, un système qui certifie non plus seulement un développeur, mais aussi une app spécifique (lire : Sécurité : dans macOS Mojave, un notaire pour arrêter les frais). Ce sera utile si un malware se glisse au sein d’un catalogue légitime d’apps, Apple pourra bloquer l’app fautive seulement, et pas le compte complet. Cette certification app par app n’est pas encore obligatoire, mais elle le sera bientôt et Xcode 10 est prêt dès aujourd'hui. Lors de l’export d’une app macOS, on peut choisir de la faire transiter par les serveurs d’Apple pour la certifier.

Au moment d’exporter une app macOS, Xcode 10 propose de faire transiter le fichier par les serveurs d’Apple pour une certification. Pour l’heure, l’option d’export signé simple reste disponible, mais ce ne sera probablement plus le cas à terme.

Tout le reste

Nous avons abordé de nombreuses nouveautés, mais il en reste encore. Comme tous les ans, la liste est longue, avec des ajustements dans la majorité des fonctions de Xcode. Il y a du nouveau pour les « Playgrounds » Swift avec des fonctions spécifiques pour l’intelligence artificielle, du nouveau pour les traductions des apps et encore plein d’autres choses.

Xcode 10 est pensé pour fonctionner en parallèle de Xcode 9, et ainsi servir aux développeurs à découvrir les nouveautés sans abandonner leur projet en cours. Cette version sera indispensable pour profiter des nouveautés des systèmes d’exploitation en 2018.


  1. Dans le panneau « Général », c’est le premier réglage proposé par macOS 10.14. ↩︎

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Bons plans Mac : bundle sécurité et début des soldes Steam

Stéphane Moussie |

Jusqu’au 3 juillet, Humble Bundle propose un pack de logiciels de sécurité à tarif préférentiel. Si vous dépensez au minimum 13 €, vous obtenez un abonnement d’un an au gestionnaire de mots de passe Dashlane (valeur de 40 €), 25 $ de crédit pour le service mail chiffré ProtonMail Plus, et un abonnement d’un an au bloqueur de contenus AdGuard, notamment.

Plus divertissant, Steam a démarré ses soldes d’été qui se termineront le 5 juillet. Comme toujours, les remises sont trop nombreuses pour être toutes citées. Voici une petite sélection de bons jeux disponibles sur Mac à tarif réduit :

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