Pourquoi Snow Leopard est-il si populaire ?

Nicolas Furno |

Mac OS X 10.6 fêtera son septième anniversaire cet été, mais cette version du système d’exploitation d’Apple semble avoir conservé les faveurs des utilisateurs. Quand on vous demande la version d’OS X que vous avez préférée, Snow Leopard ressort largement en tête : quasiment la moitié des votants l’ont choisi ! Et quand on vous demande ce que vous voulez pour OS X 10.12, vous répondez en masse : un El Capitan des neiges…

Qu’est-ce que Snow Leopard avait de si particulier pour qu’il reste à ce point ancré dans la mémoire collective des utilisateurs Apple ?

Pas de nouvelles fonctions, que des corrections

Avec Mac OS X 10.4, aka Tiger, Apple présentait 150 nouvelles fonctions. Avec Leopard (10.5), c’était carrément 300 nouveautés que l’on pouvait découvrir avec la mise à jour. Certes, ce n’était pas à chaque fois de grosses nouveautés, plutôt des petits ajouts et des changements parfois très discrets. Néanmoins, le constructeur ajoutait alors de nombreuses fonctions à chaque mise à jour, à tel point que c’est précisément l’argument contraire qui a été utilisé pour 10.6.

Sur la scène du keynote qui a servi à présenter Snow Leopard, Bertrand Serlet (alors vice-président en charge de Mac OS X) annonce fièrement que la mise à jour majeure n’a… aucune nouvelle fonction. L’objectif de cette version est de revoir les bases, à la fois pour améliorer ce qui existe et pour poser les bonnes fondations pour l’avenir de la plateforme.

Pendant les keynote de présentation : 300 nouvelles fonctions pour Leopard et 0 pour Snow Leopard. Ce qui n’était pas tout à fait vrai d’ailleurs, mais le message est bien passé.
Pendant les keynote de présentation : 300 nouvelles fonctions pour Leopard et 0 pour Snow Leopard. Ce qui n’était pas tout à fait vrai d’ailleurs, mais le message est bien passé.

Il faut dire qu'auparavant Leopard est sorti dans la douleur, et on peut comprendre pourquoi : c’était une mise à jour vraiment majeure, qui contenait autant des nouvelles fonctions que des changements en profondeur. Coup d’œil, Time Machine ou encore les bureaux virtuels, c’est lui. Le Dock en 3D, l’abandon du métal brossé et la barre des menus semi-transparente, c’est aussi cette version. Et puis le 64 bits généralisé, le système adapté autant au PowerPC sur le départ qu’aux nouveaux processeurs Intel ou encore l’intégration de Core Animation, c’est toujours pour le léopard.

Avec toutes ces fonctions, il fallait s’attendre à des bugs, et Leopard a traîné une très mauvaise réputation. Le système était souvent jugé trop lent et trop instable, ce qu’Apple a reconnu en quelque sorte en lançant l’idée d’un léopard des neiges. Snow Leopard a bien apporté quelques fonctions nouvelles, comme la prise en charge des comptes Exchange ou un tout nouveau lecteur vidéo, QuickTime X.

Néanmoins, les plus grosses nouveautés ne concernaient pas les utilisateurs, mais les développeurs. Le système est devenu intégralement 64 bits, la technologie Grand Central Dispatch (GCD) a simplifié le développement de logiciels qui exploitent tous les cœurs du processeur et OpenCL a permis d'utiliser la carte graphique pour du calcul intensif. Autant de fonctions que les développeurs pouvaient exploiter dans leurs logiciels et qui préparaient l’avenir.

« Le système d’opération le plus évolué au monde. Finement réglé. »
« Le système d’opération le plus évolué au monde. Finement réglé. »

Une excuse pour développer l’iPhone

Snow Leopard était aussi la promesse d’une stabilité retrouvée et de meilleures performances. Mais à sa sortie, la situation était beaucoup plus compliquée : même si, en apparence, rien n’avait changé, les fondations avaient été largement réécrites. Certains logiciels ont fait l’objet d’une large réécriture entre 10.5 et 10.6 pour tirer parti de GCD ou d’OpenCL. Quand on travaille à ce point sur les bases d’un système d’exploitation, on risque nécessairement de provoquer de nouveaux bugs.

Ça n’a pas raté : la toute première version de Snow Leopard, Mac OS X 10.6.0, a posé de nombreux problèmes aux développeurs et même aux utilisateurs. Pour prendre un exemple, la prise en charge d’Exchange dans Mail n’était vraiment pas au point et des utilisateurs se plaignaient de messages dupliqués ou encore de problèmes de synchronisation. On trouve d'autres témoignages de bugs plus ou moins gênants à tous les niveaux : des soucis avec le son, avec la consommation de mémoire ou encore avec Coup d’œil…

Les DVD d’installation de Snow Leopard et de Leopard Server.
Les DVD d’installation de Snow Leopard et de Leopard Server.

Ce félin n’était pas particulièrement mauvais pour autant et Snow Leopard était certainement meilleur sur ce point que son prédécesseur. Néanmoins, la promesse d’un système débarrassé de bugs n’était pas vraiment tenue et Apple aurait pu consacrer plus de temps encore à leur correction. Mais au fond, la promesse d’une mise à jour sans nouvelles fonctions majeures arrangeait bien le constructeur, occupé presque entièrement par l’iPhone à la même époque.

Leopard était déjà sorti en retard parce qu’Apple consacrait toute son énergie et surtout toutes ses équipes sur le premier iPhone. Et face au succès du téléphone, la tendance ne s’est pas inversée, bien au contraire : de 2007 à 2009, les développeurs de Cupertino ont eu énormément de travail sur le système d’exploitation mobile qui ne se nommait pas encore iOS. Avec l’App Store en 2008 et l’ajout de dizaines de fonctions en 2009 avec iPhone OS 3 (copier/coller, MMS…), il y avait de quoi faire sur le front mobile.

Aujourd’hui encore, Apple manque d’employés par rapport à ses besoins, mais c’était bien pire dans les années 2000. Pour développer iOS et le mener au niveau où il est actuellement, l’entreprise a été contrainte de faire des choix, systématiquement au détriment du Mac. Ce n’est pas pour rien que la conférence dédiée à OS X Lion, en 2010, a été surnommée « Back to the Mac » : la plateforme historique donnait le sentiment d’avoir été délaissé depuis 2007 et la sortie du premier iPhone.

Steve Jobs, lors de la présentation d’OS X 10.7.
Steve Jobs, lors de la présentation d’OS X 10.7.

Au milieu, Snow Leopard en a certainement pâti et la mise en avant de la meilleure stabilité était aussi l’argument marketing tout trouvé pour justifier l’absence de nouveautés. En vérité, si Apple avait pu mettre plus de développeurs sur OS X, on imagine qu’il y aurait eu quelques fonctions nouvelles. Ne serait-ce que pour des raisons marketing : il est plus facile de vendre quelque chose qui se voit, qu’un nouveau moteur.

Pourquoi est-il si populaire ?

Snow Leopard n’était pas si différent de ses prédécesseurs, dans le sens où cette version a également souffert de quelques bugs au lancement. Comment se fait-il que personne ne s’en souvienne ? On peut déjà souligner que la mémoire joue souvent des tours et que les utilisateurs d’OS X ne font pas exception.

On a tendance à oublier les petits défauts et à garder un souvenir exagérément positif de ses expériences passées. Vous n’êtes pas convaincu ? Prenons un exemple récent : la nouvelle interface de Yosemite a été plutôt impopulaire et a généré des débats houleux, en particulier à cause de la transparence glissée un petit peu partout dans le système. Mais ce n’est pas nouveau chez Apple et c’est avec Leopard que la barre des menus est devenue translucide et même, pendant les premières bêtas, totalement transparente.

Pendant les bêtas de Mac OS X 10.5, Apple a expérimenté avec la transparence de la barre des menus. Et proposé aux développeurs une version complètement illisible (gauche), avant de faire marche arrière (droite). (source)
Pendant les bêtas de Mac OS X 10.5, Apple a expérimenté avec la transparence de la barre des menus et proposé aux développeurs une version complètement illisible (gauche), avant de faire marche arrière (droite). (source)

Ce n’est pas que l’on essaie d’excuser toutes les décisions d’Apple, mais il faut reconnaître que l’on a tendance à oublier les problèmes, et les bugs de Snow Leopard en sont un bel exemple. Certes, le système est devenu très fiable et stable, mais il a fallu attendre pour cela plusieurs mises à jour intermédiaires.

C’est d’ailleurs l’une des différences majeures entre les années 2000 et aujourd’hui : on met à jour beaucoup plus rapidement nos ordinateurs. Craig Federighi, responsable chez Apple des systèmes d’exploitation, le rappelait récemment en soulignant que Mac OS X 10.6.0 avait été très peu installée :

Je me souviens de la sortie de Snow Leopard. Combien de personnes avaient installé 10.6.0 ? Approximativement personne ! On se disait alors que le rythme de mises à jour se calerait sur celui du renouvellement des Mac. On ne mettait pas à jour, ou alors on attendait 10.6.5…

Entre le prix demandé — 30 € pour Snow Leopard, ce qui était déjà 100 € de moins que ses prédécesseurs, mais il fallait avoir acheté Leopard pour bénéficier de ce tarif préférentiel — et le fait que l’on ne téléchargeait pas le système — on commandait une boîte avec un DVD —, inutile de dire que le taux d’adoption d’un nouveau système était alors beaucoup plus lent. Les plus enthousiastes mettaient à jour immédiatement, mais la majorité des utilisateurs attendaient, parfois même jusqu’au renouvellement de leur Mac, la nouvelle machine étant alors livrée avec le nouveau système.

Snow Leopard était livré sur un DVD, ou par la suite, sur une clé USB.
Snow Leopard était livré sur un DVD, ou par la suite, sur une clé USB.

Avec un taux de renouvellement aussi lent, la majorité des utilisateurs ne découvrait le système qu’après avoir été vidé de ses principaux bugs. Depuis que les mises à jour sont devenues gratuites, et depuis qu’elles se font via le Mac App Store, un grand nombre d’utilisateurs découvrent le système dès sa sortie, voire avant. Apple propose en effet des bêtas publiques qui sont parfois très populaires (10 % d’utilisateurs pour El Capitan) et qui servent à éliminer les bugs en amont. Mais il en reste forcément à la sortie, comme l’ont prouvé les problèmes de Gmail avec Mavericks ou de discoveryd avec Yosemite.

Et si Apple ralentissait la cadence ?

Ce que j'attends ? Rien ! M'en fous ! J'en ai marre de cette fuite en avant désespérée.
La seule chose que je souhaite, c'est l'arrêt de cette fuite en avant, avec l'ajout permanent de fonctions dont le client moyen n'a pas vraiment besoin et qu'il n'utilise pas. Et plus de stabilité, moins de bogues (il y en a encore plein) et plus de rapidité, point final.

Ces deux réactions (la première de Le docteur, la seconde de Chanteloux) sont probablement un petit peu extrêmes, mais elles reflètent bien une pensée assez générale. Qu’importent les raisons exactes qui ont poussé Apple à ne rien publier de nouveau dans Snow Leopard, le constat reste le même : une partie des utilisateurs a apprécié cette stabilité. Et ces mêmes utilisateurs la réclament encore aujourd’hui.

OS X est désormais développée sur la base d’un rythme annuel : on a une nouvelle version majeure tous les ans, elle sort à chaque fois à l’automne et elle contient quelques fonctions nouvelles. C’est le cas depuis Lion et on attend cette année une toute nouvelle version. Et il faut bien reconnaître que le constructeur a avancé à un rythme parfois un petit peu dingue, n’hésitant pas à tout changer d’une année sur l’autre. Vous vous souvenez peut-être du carnet d’adresses et du calendrier façon iOS dans Lion ou de Messages qui remplaçait iChat dans Mountain Lion.

Apple présentait Lion comme l’alliance parfaite du Mac et de l’iPad. Rétrospectivement, ce n’était probablement pas une si bonne idée…
Apple présentait Lion comme l’alliance parfaite du Mac et de l’iPad. Rétrospectivement, ce n’était probablement pas une si bonne idée…

Disons-le, Apple est sans doute allé trop loin dans la copie d’iOS, et le constructeur l’a certainement fait trop rapidement pour ne pas froisser certains utilisateurs. C’est probablement l’une des raisons qui expliquent que Snow Leopard est resté si populaire. C’est la dernière version du système d’exploitation avant les sorties annuelles et c’est la dernière avant l’arrivée d’iOS et de son emprise réelle ou supposée sur OS X.

Dans certains cas, le rythme annuel est trop rapide. C’est le cas en entreprise notamment (lire : OS X : Apple va-t-elle trop vite pour les entreprises ?) et Apple pourrait reprendre à son compte l’idée des distributions Linux « long term support » (LTS). Pour prendre le cas d’Ubuntu, on a le choix entre la toute dernière version 15.10 ou la 14.04 LTS. Cette dernière est sortie en avril 2014 et elle sera maintenue jusqu’en avril 2019, alors que la 15.10 est disponible depuis l’automne dernier, mais sera remplacée par une mise à jour dès le mois d’avril prochain.

Apple pourrait-elle adopter une même démarche ? Des mises à jour annuelles pour ceux qui le souhaitent, mais avec une version de référence conservée pendant une plus longue période. Le constructeur pourrait se contenter de combler les failles de sécurité nécessaires et s’engager à le faire pendant quelques années, ce qui rassurerait autant les entreprises que les particuliers qui n’aiment pas les changements trop fréquents.

Ce serait quelque chose de nouveau pour l’entreprise, mais après tout, Apple a prouvé ces dernières années qu’elle pouvait changer. Et elle n’est pas si loin de cette situation aujourd’hui, avec des mises à jour d’importance égale. Snow Leopard améliorait Leopard, Mountain Lion faisait la même chose pour Lion et même El Capitan est plus une amélioration de Yosemite qu’un changement majeur. Apple pourrait maintenir cette situation et garder le système plus fiable au moins une année de plus, laissant l’opportunité à ceux qui le souhaitent de tester les nouvelles fonctions.

Néanmoins, n’est-ce pas déjà ce qui se produit ? Même si Apple incite fortement ses clients pour qu’ils mettent leur Mac à jour, ce n’est pas obligatoire et on peut très bien attendre plusieurs mois après la sortie d’une nouvelle version pour l’adopter. La version actuelle de Yosemite est très stable par exemple et on peut aussi dire qu’elle fait office de version LTS. Ceux qui souhaitent la stabilité et la fiabilité peuvent très bien attendre six mois, voire un an, et l’obtenir en étant ainsi légèrement décalés. Apple fournit toujours des mises à jour de sécurité pour Yosemite et même pour Mavericks : doit-elle vraiment en faire plus ?

Apple met le paquet dans le Mac App Store quand un nouveau système sort. Mais l’utilisateur n’est certainement pas obligé de l’installer immédiatement pour autant. Au passage, ce n’est pas forcément très connu, mais on peut masquer la mise à jour en utilisant un clic secondaire.
Apple met le paquet dans le Mac App Store quand un nouveau système sort. Mais l’utilisateur n’est certainement pas obligé de l’installer immédiatement pour autant. Au passage, ce n’est pas forcément très connu, mais on peut masquer la mise à jour en utilisant un clic secondaire.

Quand on voit la tendance suivie par Microsoft, qui force ses utilisateurs à toujours utiliser la dernière version de Windows 10, on se dit que l’on n’est pas prêt de voir des mises à jour ralenties. Apple l’a même reconnu à demi-mot par l’intermédiaire de ses vice-présidents invités dans un podcast : il faut s’attendre à plus de mises à jour tout au long de l’année, avec des ajouts réguliers pour les utilisateurs.

Vous avez voté majoritairement en faveur de Mac OS X 10.6, mais quelle version du système avez-vous détestée ? C’est l’objet de notre nouveau sondage !

avatar 406 | 

Profilemaker , nikon scan, etc... Tout fonctionne !! 10.7, on peut même pas racheté , aucune version compatible n est sorti....

avatar frankm | 

Parce qu'en passant à Lion mon ordinateur avec mon OS de cœur (Snow Leopard) est devenu une bouse inouïe ! J'ai du le bidouiller avec un SSD pour retrouver l'équivalent.

avatar Pierre H | 

En fait l'impression de "meilleur système" tient à ces deux paramètres :
- Lion était désastreux dans sa première version - non pas qu'il soit devenu bien mieux avant que Mountain Lion le remplace. Donc on passait d'un système vraiment stable, même s'il avait fallu .8 versions pour en arriver là.
- Depuis Snow Leopard, aucune version n'a été laissée dans un état de stabilité exemplaire avant que ne soit lancée la suivante.

Lion était vraiment pas au point mais a été abandonnée très vite. Mavericks c'est pareil. Ce n'est pas une mauvaise version mais il reste des bugs dedans - Gmail sur Mail.app, le Wifi parfois capricieux - et il ne sera pas mis à jour. C'était aussi la première version qui enlevait des features... QuickView par exemple, ne marche que avec les QuickTime en H264 ou en ProRes. Yosemite c'est la même chose : abandonné avant d'être stable. Et c'est plein de restes de versions plus anciennes, par exemple, malgré le flatdesign, la roue colorée de plantage est toujours en relief. On espérait (on nous l'avait même vendu comme ça...) que El Capitan serait une version "Mountain Yosemite", mais plus le temps avance, et visiblement moins c'est le cas. J'ai peur qu'elle ne soit abandonnée en juin sans être laissée dans un état stable, au nom de la fuite en avant.

L'une des rares exceptions, et c'est étonnant que si peu de gens aient voté pour elle, c'est la version Mountain Lion. Cette version reprenait là où Lion avait échoué - du coup, la version 10.8.0 était déjà bien plus stable et aboutie que nombres de .0 d'avant, ou d'après. Et quand son développement a été interrompu, c'était en laissant une version stable, et qui gardait pas mal de nouveautés intéressantes, sans enlever de "features". A ce jour, c'est une version que je croise encore souvent dans les boites de vidéo/audio parce qu'elle est compatible avec beaucoup de logiciels actuels, tout en gardant des trucs pratiques comme QuickView non bridé.

avatar Seb du 95 | 

Bien d'accord, Mountain Lion était une excellente version, dans la lignée de Snow Leopard.
La principale différence est que Snow était largement moins gourmand en mémoire.

avatar adrien1987 | 

On tourne sur SL au boulot, c'est remarquable de stabilité.
Ça commence juste a être un peu chiant pour les nouvelles apps et les MAJ (10.7 or later).

avatar heret | 

Trop fort la photo de Steve Jobs devant "back to the Mac". De l'eau a coulé sous les ponts depuis...

avatar Thibs69 | 

Les grandes heures du Mac. Ceci est révolu, malheureusement.

avatar Bcpst | 

Tout a fait d'accord !
Quand Apple avait des parts de marché minable, au moins il y avait de l'innovation.

avatar Madalvée | 

10.6 est populaire parce qu'un quarteron de secte de pleureuses ici a fait profession de la ramener à chaque mise à jour système pour évoquer un âge d'or qui n'a jamais existé. Les vrais power users auraient voté Tiger.
Mais voilà, à force de rabâchage, les Apple bashers tiennent la place et votre article s'excuse presque de prouver le contraire de leur rengaine.

avatar Jacti | 

Snow Leopard remporte presque la majorité à lui tout seul car c'est le meilleur, un point c'est tout. L'article essaie de prouver le contraire mais c'est de la mauvaise foi.
QUE VIVE À NOUVEAU SNOW LEOPARD !
Les nouveaux systèmes Apple et leur flat design (plat c'est le cas de le dire...) sont des bouses qui n'ont aucune raison d'être car la plupart des utilisateurs (43%, c'est énorme) n'ont que faire de ces fonctionnalités qui encombrent le système uniquement pour des raisons marketing.

avatar patrick86 | 

"L'article essaie de prouver le contraire mais c'est de la mauvaise foi."

L'article, plutôt juste et nuancé, rappelle à quel point certains ont une mémoire particulièrement sélective.

"es nouveaux systèmes Apple et leur flat design (plat c'est le cas de le dire...) sont des bouses qui n'ont aucune raison d'être car la plupart des utilisateurs (43%, c'est énorme) n'ont que faire de ces fonctionnalités qui encombrent le système uniquement pour des raisons marketing."

Donc si la minorité — bah oui, en dessous de 50% c'est pas la majorité, hein — se fout de nouvelles fonctions, nous devrions tous nous en passer ?

Navré, mais ne va pas figer l'informatique pour satisfaire quelques vieux aigris bloqués dans le passé.
Snow Leopard est une bouse qui ne gère même pas les écrans Retina.

avatar Moonwalker | 

J'ai grandement apprécié le retour au Dock 2D. Une réminiscence de Tiger qui m'a enchantée.

Je goûte moins la police Neue Helvetica pas contre. El Capitan a corrigé cela.

Sinon, le coup de frais sur l'interface était bienvenu. Il m'a fallu un petit temps d'adaptation, mais maintenant, quand je reviens sur un Mountain Lion ou un Mavericks, je leur trouve un petit côté vieillot.

avatar Average Joe | 

Pas moi. Je ne me suis jamais lassé de Snow Leopard, je l'ai connu en 10.6.3 au départ, parfaitement stable et esthétiquement aussi réussi que Leopard mais adapté aux processeurs x86. Ceci dit, renouvellement de Mac oblige, je suis passé à Mountain Lion et j'en suis fan aussi. Mieux même que Mavericks auquel je me suis mis depuis, pour diverses raisons. Je ne suis pas allé au delà car j'abhorre le flat design et, pire, le renoncement à certaines fonctions bien utiles comme l'utilitaire de disque ancien modèle qui gaze plus que celui de El Capitan, au point que Macomaniac a du le refaire (comme utilitaire de tierce partie) avec son look traditionnel car il manque désormais.

avatar Moonwalker | 

Pas faux. Tiger était vraiment un bon système. Et question costumisation, on en faisait ce qu'on voulait.

Toutefois, difficile de me passer des acquis de Leopard : Quicklook, Spaces, le coupe-feu applicatif, les partages simplifiés, la révision de Spotlight et de Automator, les nouveautés de Aperçu, etc.

Snow Leopard a amélioré les choses, notamment avec le Finder Cocoa, mais il a laissé lui aussi quelques méchants bugs, et dès plus stupides : essayez de créer une planche contact avec Automator en 10.6.8, vous m'en direz des nouvelles, obligé d'importer un élément de Leopard pour corriger cela, un comble ; Time Machine qui partait en sucette avec quarante minutes pour sauvegarder quelques ko ; je pouvais faire planter un iMac avec un simple profil color sync appliqué à un fichier image.

Lion, c'est un peu comme Leopard, il est arrivé avec un lot de nouveautés qui n'ont pas plu à tout le monde. Il faut dire que certaines choses laissaient encore à désirer : Contact et surtout Calendrier. Sans parler de Autosave et Versions qui bouleversaient les habitudes les plus établies. Et allez faire comprendre à certains que Mission Control équivalait à Spaces + Exposé… Et puis le crime ultime : la disparition de Rosetta (après six ans !).

Mountain Lion est plus la correction de Lion que Snow Leopard fut celle de Leopard.

Mavericks termine en quelques sorte cet arc "Lion" et prépare le suivant.

Yosemite remet tout le design à plat (hihihi) et s'attire les foudres des râleurs chroniques (alliance de newbies venus du PC – dont ils ont gardé les sales manières – et de vieux bougons du "c'était mieux avant" – avant quoi ? on ne sait pas trop car c'est très variable).

Il tente aussi quelques trucs hasardeux à fort potentiel de nuisance (discoveryd). Il a beau corriger le tir, devenir en 10.10.5 un système très fiable et débarrassé de ses bugs de jeunesse, son procès est fait.

Les rédacteurs de MacG, dans une malhonnêteté insigne, l'ont même exclu du sondage.

avatar Espcustom | 

@Madalvée :
Très bon résumé.

avatar macouille007 | 

Snow Léopard marchait très bien et était fluide sans SSD (en clean instal).
Depuis j'ai bien l'impression que OSX est fait pour tourner sur SSD.

Mavericks en upgrade depuis SL était si lent...

Par contre une Clean Install de El Capitan + un SSD et 8go de ram qui en font 10, on arrive quasiment à la convivialité de SL, bon bien sur les app s'ouvre tellement plus vite et aussi l'arborescence de fichiers plus réactive mais les animation sont plus lente, comme si on voulais volontairement brider la rapidité d'un mac... Vaste Conspiration... Je ne crois pas!

avatar mat 1696 | 

@macouille007 :
Tu dis que les animations sont ralenties dans EC?! Au contraire, ils les ont tellement rendus plus rapides que ça donne l'impression de laguer! Je trouve que les animations étaient bien mieux réussis dans Yo et Mavericks!

avatar TmrFromNO | 

Bah déjà l'animal en lui même c'est quand même la classe. C'est peut être le plus beau des félins.

avatar mac_adam | 

.

avatar calotype | 

+1000 de toute cette série c'est le plus beau et je me suis dit avec le recul que le hasard fait bien les choses.

avatar tomazzzi | 

Ce sondage est bidon.
Ceux qui ont répondu snow n'ont pour la plupart pas migré donc pas testé les Systemes suivants.

Pour ma part, à part lion qui était vraiment pourri, les autres sont d'une stabilité sans failles.
Les performances sont au rdv, pour rien au monde je ne réinstallerai un snow.

avatar YARK | 

Bidon pour toi.

J'ai répondu Snow car depuis - même si j'ai toujours fini par mettre à jour - je n'ai pas vu d'utilités aux nouveaux OS : rien à taper du Cloud, perte du surlignage des fichiers en couleur (toujours pas digéré), regrets sur iPhotos (le classement par évènements ainsi que la façon simple de nommer ceux-ci n'est pas au rendez-vous dans Photos, je ne parle pas du traitement que j'effectue autrement).

Et malheureusement, impossible de revenir en arrière.

@MacGé :

un peu bidon quand même : peut-être certains auraient-ils voulu répondre Yosemite mais ce n'était pas proposé.

avatar Jacti | 

J'ai un iMac mi-2011 toujours sous Snow Leopard car c'est le meilleur système. J'ai un iMac Retina fin 2014 et je persiste : Yosemite est pourri, laid, etc. Si je pouvais y mettre Snow Leopard, je le ferais. Je regrette presque cet achat à cause de la pourriture des Mac OS X actuels. Yosemite et El Capitan sont des bouses.

avatar r e m y | 

J'ai un vieil iMac (de 2007) qui tourne comme un charme avec SnowLeopard (en version 10.6.8!!!! je n'oublie pas les bugs de la version 10.6.0... d'ailleurs je ne suis passé à SL qu'en version 10.6.5)

J'ai à côté un MacBook Pro à peine moins vieux (fin 2008), mais doté de 8 Go de RAM et un SSD, sur lequel Yosemite fonctionne parfaitement. Sur ce MacBookPro je ne reviendrais certainement pas à SL (encore moins Leopard avec lequel il était livré)

Bref c'est bien le couple machine/MacOS qui importe, pas l'OS seul pris dans l'absolu!

donc je n'ai pas pu répondre au sondage car utilisant ces 2 versions de MacOS X simultanement, je suis incapable de dire si je préfère l'un ou l'autre

Quand je suis sur l'iMac, le choix va à SL sans hésiter
Quand je suis sur le MBP, c'est Yosemite qui a ma préférence

avatar r e m y | 

Par contre sur le nouveau sondage, c'est beaucoup plus simple. L'OS que j'ai detesté c'est 10.1 sans hésitation!
Pire que la version 10.0 et même pire que la version béta de MacOS X (vendue!! lors de l'une des dernières AppleExpo parisiennes)

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