Test de l'iMac Pro 2017 (8 cœurs à 3,2 GHz, Vega 56)

Anthony Nelzin-Santos |

Promis, juré, craché, « Apple travaille à la conception d’un nouveau Mac Pro entièrement repensé pour les clients professionnels à la recherche des meilleures performances ». Sans attendre ce futur successeur du Mac Pro, qui n’a pas été révisé depuis près de 1 500 jours, une machine convient pourtant aux « clients professionnels à la recherche des meilleures performances ». Cette machine, c’est l’iMac Pro.

L’iMac Pro aurait dû remplacer le Mac Pro, avant qu’Apple ne recule face à la fronde d’une partie de sa clientèle. De fait, il tient temporairement le rôle du Mac Pro, celui de la station de travail débordant de puissance. Mais peut-il totalement faire oublier le Mac Pro, l’ancien comme le futur ? À qui s’adresse cette machine puissante mais fermée ? En somme, faut-il l’acheter ? Éléments de réponse.

Avant de commencer

Cet article conclut notre première série de tests de l’iMac Pro, sans toutefois épuiser le sujet. Faute d’avoir pu tester plusieurs configurations, il nous est impossible de nous prononcer définitivement sur les différents processeurs et les différentes cartes graphiques, et sur les différents usages qu’ils autorisent. Faute d’avoir pu entourer l’iMac Pro de certains périphériques, il nous est impossible d’émettre des conclusions sur l’Ethernet 10 GbE ou le bien-fondé de certains choix.

Nous continuerons à tester l’iMac Pro, notamment dans sa configuration avec un processeur Intel Xeon W décacœur à 3 GHz et une carte graphique AMD Radeon Pro Vega 64, dans les prochaines semaines. En attendant, voyez cet article comme un point d’étape suffisant pour juger la configuration « de base », mais qui ne peut pas être complètement généralisé à l’ensemble des configurations.

Nous ne reviendrons pas en détails sur les aspects que nous avons déjà abordés :

Un iMac pour les pros

L’iMac n’est plus le cœur de la gamme d’Apple, cette machine bonhomme et bon marché qui s’écoulait à des millions d’exemplaires à la fin des années 1990. Il reste l’ordinateur de bureau le plus vendu de la gamme, mais Apple écoule maintenant dix fois moins d’ordinateurs de bureau que de portables. Il faut dire qu’à 2 099 €, l’iMac 5K n’est pas une machine particulièrement accessible.

Les supports de vente internes d’Apple mentionnent toujours la clientèle aisée qui veut s’offrir un petit bijou d’informatique, mais ils parlent de plus en plus des prosumers, ces « amateurs éclairés » qui utilisent des applications professionnelles, et des professionnels, que nous définirons simplement comme ceux qui gagnent leur vie avec ces mêmes applications. C’est un fait, l’iMac est conçu pour une niche.

Et l’iMac Pro est conçu pour une niche dans la niche, celle de la clientèle qui veut la puissance d’un Mac Pro dans le format d’un iMac. Que vous le vouliez ou non, elle existe bien, et attire même les fabricants de PC, mais c’est peut-être la première fois qu’une machine lui est explicitement dédiée. L’iMac Pro est un iMac pour les pros, qui aurait pu remplacer le Mac Pro.

Un iMac pour les pros, c’est un iMac qui utilise des composants conçus pour les stations de travail, donc des processeurs Intel Xeon et de la mémoire à code correcteur d’erreurs. Depuis le Power Mac G5 de la fin 2005, Apple coordonne le statut de « station de travail » à l’utilisation de mémoire ECC, qui intègre des mesures contre la corruption des données par les interférences électromagnétiques.

Des composants de station de travail

Voilà qui explique (en partie) que l’iMac Pro utilise des processeurs Xeon W plutôt que des processeurs Core i9. Intel a conçu les processeurs Core i9 pour un public très précis, celui des « créateurs de contenus » et des « joueurs », et a donc privilégié la fréquence et le coût au détriment du nombre de cœurs et de lignes PCIe, de la consommation, et de la fiabilité dans les usages intensifs et prolongés…

…qui sont précisément les aspects recherchés dans une station de travail. La protection de la mémoire contre les effets négatifs des rayons cosmiques peut sembler totalement ésotérique, mais les utilisateurs d’applications scientifiques ou financières savent qu’une vingtaine d’erreurs peuvent toucher les 32 Go de RAM de l’iMac Pro chaque heure, avec de potentielles conséquences sur leur travail.

Le surcoût entraîné par l’utilisation de composants conçus pour les stations de travail n’est pas négligeable, mais il n’est pas aussi élevé qu’on pourrait le croire. Configuré avec 32 Go de RAM et 1 To de stockage, l’iMac 5K doté de l’option Core i7 quadricœur à 4,2 GHz vaut 4 279 €, « seulement » 1 220 € de moins que l’iMac Pro que nous testons.

Ce n’est pas rien, mais ce surcoût de 28 % offre 100 % de cœurs processeur supplémentaires et 42 % de puissance de calcul graphique en plus. Ainsi qu’un port Ethernet 10 GbE, deux fois plus de ports Thunderbolt 3 et quatre fois plus de micros, un lecteur de carte SDXC compatible UHS-II, une meilleure caméra FaceTime et de meilleurs haut-parleurs, et bien sûr de magnifiques accessoires tout de noir vêtus.

Une machine conçue pour les tâches parallélisées

Encore faut-il avoir l’usage de ces huit cœurs, qui peuvent grimper jusqu’à 4,2 GHz grâce au Turbo Boost, et traiter seize instructions par cycle grâce à l’Hyper-Threading. Si les applications que vous utilisez ne sont pas optimisées pour le parallélisme ou ne peuvent pas l’être, tournez-vous vers la machine au processeur le plus rapide, c’est-à-dire vers l’iMac 5K doté de l’option Core i7.

Si les applications que vous utilisez sont optimisées pour le parallélisme, tournez-vous vers la machine au processeur possédant le plus grand nombre de cœurs, c’est-à-dire vers l’iMac Pro. Reste à savoir si vos applications sont vraiment optimisées. Prenez le cas de Final Cut Pro — une application très largement utilisée par les professionnels du montage, quoique de moins en moins dans les studios hollywoodiens, développée par Apple elle-même, et revue le jour de la commercialisation de l’iMac Pro.

Si vous vous contentez de lui donner des rushes 1080p ou 4K et d’exporter en H.264, elle refusera d’exploiter toute la puissance de l’iMac Pro, au point d’être parfois plus rapide sur l’iMac 5K. Il faut l’alimenter en fichiers 5K voire 8K bruts, ou faire travailler Compressor au difficile encodage de fichiers HEVC, pour clairement creuser l’écart avec l’iMac « pas pro » en faisant pomper les huit cœurs à fond.

L’iMac Pro n’est pas seulement un iMac pour les pros, mais un iMac pour cette catégorie de pros qui ont un besoin absolu de puissance, et possèdent les outils et les workflows capables de la dompter. C’est en utilisant des applications comme Keyshot pour la modélisation 3D, DaVinci Resolve pour la correction colorimétrique, Autopano pour la réalisation de panoramas de plusieurs centaines de millions de pixels, OsiriX pour la visualisation d’images médicales, ou encore Gephi pour l’exploration de jeux massifs de données, que l’on révèle le potentiel de l’iMac Pro.

Le silence avant tout

Et, surtout, que l’on réalise à quel point l’iMac Pro est silencieux. C’est aussi cela une station de travail : une machine capable de tourner 24 heures sur 24, sept jours sur sept, sans forcer. Quand l’iMac souffle à la moindre montée en charge, de manière certes supportable, l’iMac Pro est imperturbable. Ses ventilateurs tournent, mais il faut tendre l’oreille pour les deviner.

En concevant les entrailles de l’iMac Pro, organisées autour de son système de refroidissement, Apple a donné la priorité au silence. Ce choix participe à l’extrême agrément de cette machine, mais il y a un mais — voire plusieurs. L’évacuation de l’air chaud par la large grille cachée sous le pied impose de réfléchir au placement de l’iMac Pro sur le bureau : placez-le trop près du mur, et vous aurez l’impression de travailler devant un convecteur électrique.

Apple a clairement fait le choix, pour les processeurs huit et dix cœurs, de déclinaisons sous-cadencées des modèles au catalogue public d’Intel. Autrement dit, l’iMac Pro n’est pas aussi rapide qu’il pourrait l’être, parce qu’Apple a préféré les décibels aux gigahertz. Le niveau sonore a présidé au choix des composants et au dimensionnement du système de refroidissement. Un système qui encaisse sans peine le dégagement thermique du processeur.

Un extrait de 75 minutes de notre relevé de températures, alors que le processeur (en bleu) et la carte graphique (en rose) sont saturés par de multiples opérations concurrentes (rendu 3D avec OpenCL, calcul de nombres premiers, exécution en boucle d’une démonstration d’un jeu vidéo en définition native, génération de polygones). La température monte rapidement, et se stabilise autour de 90 degrés, 12 degrés de plus que la température maximale d’un iMac Retina 5K. La modulation de la fréquence du processeur intervient assez rapidement : Turbo Boost est désactivé fréquemment, mais la machine n’est pas brûlante au point qu’il ne puisse pas être réactivé, comme le montrent les fortes variations de la température du processeur, qui correspondent aux coups de boost. Une fois les applications quittées, la machine retrouve sa température de base après quelques minutes. Cliquer pour agrandir

Il faut saturer les huit cœurs pendant plus d’une heure avant d’observer les premières modulations du Turbo Boost, qui ne durent pas plus de quelques secondes pendant quelques minutes, pendant lesquelles les performances sont réduites d’environ 2,5 %.

Cette modulation est plus régulière lorsque la carte graphique est mise à contribution : Turbo Boost est désactivé beaucoup plus fréquemment, et le processeur tourne alors à sa fréquence de base, la température des composants atteignant alors 90 degrés. La machine n’est jamais brûlante ni bruyante, et la température retombe rapidement à la fin du travail, mais on voit clairement les limites du système de refroidissement.

La question du long terme

Qu’en sera-t-il dans trois ans, lorsque la machine sera pleine de poussière ? Cette inconnue plane sur l’iMac Pro — et, au-delà, les questions de son intégration dans un environnement de travail et de sa prise en charge à long terme. Apple accroît son contrôle sur le matériel comme sur le logiciel, certes pour de bonnes raisons de sécurité et de qualité, mais en contribuant à compliquer et renchérir les mises à niveau et les réparations.

Ce dernier point peut être résolu par la souscription d’un contrat AppleCare, qui garantit l’intervention sur site, mais les DSI des grandes entreprises (et les bricoleurs) préféreraient sans doute pouvoir intervenir directement sur la machine. Surtout, dans sa version « grand public » comme dans sa version entreprise, cette couverture est limitée à trois ans.

Pour une telle machine et un tel investissement, Apple devrait probablement offrir un contrat de cinq ans aux garanties renforcées. Il représenterait une dépense supplémentaire, mais une dépense que l’on pourrait intégrer à un plan d’amortissement, contrairement à l’imprévu d’une panne ou d’un problème plus insidieux.

Avec l’iMac Pro, et plus tard le nouveau Mac Pro, Apple veut reconquérir le cœur d’une clientèle professionnelle désabusée par les errements des dernières années. Mais les machines seules ne suffisent pas : c’est toute la politique commerciale, avant et après la vente, qui doit suivre ce mouvement. Pour le moment, le compte n’y est pas tout à fait.

Acheter l’iMac Pro ou attendre le Mac Pro ?

Voilà qui donne une pointe d’amertume à une recette autrement réussie. L’iMac Pro possède toutes les qualités que l’on attendait d’un iMac survitaminé : des composants de station de travail, un système de refroidissement à la hauteur, du stockage et des ports très rapides, un superbe écran, et même un prix relativement raisonnable (plus encore si vous connaissez vos interlocuteurs de la Briefing Room et pouvez négocier un rabais).

En l’état toutefois, il est impossible d’ignorer les questions sur sa fiabilité à long terme. Oui, il utilise des composants conçus pour durer. Oui, Apple semble avoir retenu les leçons du Mac Pro. Oui, l’iMac 5K dont il dérive est maintenant fiable. Mais il faudra quelques mois de recul pour commencer à juger de la robustesse de cette machine — en attendant, il faut espérer que le service après-vente d’Apple prenne en charge les éventuels problèmes de manière irréprochable.

Surtout, il est impossible d’ignorer la concurrence distante que lui fait le futur Mac Pro, qui promet d’être modulaire. Mais un tiens vaut mieux que deux tu l’auras, et l’on ne sait rien du Mac Pro, alors que l’on sait tout de l’iMac Pro. Et ce que l’on sait, c’est qu’il s’agit de la machine la plus puissante du catalogue pour les tâches parallélisées, là, maintenant, tout de suite. Si c’est exactement ce que vous recherchez, et que vous le recherchez maintenant, alors…

Note

Les plus :

  • Un Mac Pro dans un iMac
  • Composants de haute qualité
  • Silence de fonctionnement
  • Prix compétitif

Les moins :

  • Limites du système de refroidissement clairement visibles
  • Politique commerciale et SAV pros déficients

Prix :

avatar youpla77 | 

"mais les utilisateurs d’applications scientifiques ou financières savent qu’une vingtaine d’erreurs peuvent toucher les 32 Go de RAM de l’iMac Pro chaque heure, avec de potentielles conséquences sur leur travail."

Je n'ai lu que la première page du lien fourni avec cette phrase. Effectivement la RAM ECC permet de corriger les erreurs. Par contre s'il y a trop d'erreur que la RAM ne peut pas corriger, dans un environnement de production il peut arriver de changer la barrette...

Dixit le doc : "If an error is uncorrectable, i.e. the number of affected bits exceed the limit of what the ECC can correct, typically a machine shutdown is forced. In many production environments, including ours, a single un- correctable error is considered serious enough to replace the dual in-line memory module (DIMM) that caused it."

Donc on prend son iMac Pro sous le bras et on va à l'Apple Store avec ?

avatar NestorK | 

@youpla77

> Un Apple Care et un technicien vient sur site.

Mais clairement Apple est pas au top en cas de panne (pas de remplacement de la machine si la réparation ne peut être faite rapidement, par exemple). Quand c’est une machine de prod, à ce prix, c’est... 🤭

avatar youpla77 | 

J'avais lu le contraire sur macrumors et il n'était pas fait mention de l'Apple Care...
https://www.macrumors.com/2018/01/03/imac-pro-ram-upgrades-begin-late-ja...

avatar alicecats | 

@NestorK

Tu as le Joint Venture si tu souhaites un prêt de machine durant une réparation au delà de 24 heures.

avatar lecureuil | 

@alicecats

Dans les faits c’est une autre histoire...
Pour avoir vendu ce service pendant des années c’est une véritable blague
Il doit y avoir 1 voire 2 machines de prêt max par Apple store.
Vu le nombre de contrats vendus il n’y a pas assez de machines si 2 clients pro sont en rade en même temps.
Sans compter qu’il faut que le client prenne rdv le jour de sa panne et qu’il faudrait qu’il y ait des slots ouverts au Genius Bar. Du coup la plupart du temps le client appelle l’équipe entreprises directement pour gueuler.
Enfin le contrat ne couvre que 5 machines donc si tu tombes sur la machine pas couverte t’es marron.
JV c’est une sorte de garantie de service dont on sait que ça ne va jamais fonctionner quand le client en aura besoin.

avatar C1rc3@0rc | 

@youpla77

Non en fait tu appelles Pizza Hut, tu leurs demande de livrer la roulettes pour decouper la pyzza. Ensuite tu demande a un coursier de t'amener en express un set de barrettes RAM ECC (oaisp parce que la RAM ECC encore plus que la RAM classique, tu changes pas qu'une barrette...)
Du scotch double face, et un bon beta bloquant. Et la tu peux commencer a affronter le changement de barrette dans une machine a plus de 5000 euros.

Ok, bon je vais pas revenir sur l’ineptie qu'est cette machine, l'article est assez sarcastique (les prosumers hein arf) mais je vais poser une bete question:
le Xeon de cette machine est evidemment flanqué des backdoor Spectre et Meltdown et de la faille de l'AMT (et des celles a venir egayer ces colonnes dans les semaines et mois qui viennent)

Alors on prend un iMac Pro, on le patch, on a une baisse de 30 a 65% de ses performances... Combien de watt va-t-il alors se gaver en plus pour chauffer la piece ou il officie pour faire... ce que le prosumer veut qu'il fasse?

Bon la bonne nouvelle quand meme, faut pas etre que negatif et sarcastique, c'est que l'on pourra faire changer le processeur - aussi difficilement que la RAM - le jour (dans 2 ans en gros - ou Intel aura reussi a produire des Xeon sans Spectre et Meltdown. Enfin si Intel garde le meme socket, ce qui n'est pas du tout garanti.

avatar pagaupa | 

Trop de galères et trop lent dans les réponses apportées par Apple.
En d'autres termes, à force de tout faire seule dans son coin, Apple prend des risques mais pour une entreprise, il n'y aucun enjeu à en prendre.
Donc, dans le doute, abstiens toi et laisse aux autres essuyer les pots cassés.

avatar Yeux | 

à 90° la machine est faite pour fonctionner 3 ans et 1 jour...

https://industrial.panasonic.com/content/data/CC/pictures/en_arumi_v5.png

avatar pocketalex | 

@Yeux

Tout le monde ne fait pas tourner son CPU à 100% en travaillant.

J'adore aussi les stress test qui font tourner la bécane à 100% pendant 3j ou une semaine d'affilée.

C'est pour quoi ?

Pour des rendus 3D ? Les types avec qui je bosse pour des rendus 3D (rendus photoréalistes pour films, pack, etc) lancent les rendus sur des fermes, pas sur leur bécane de travail. Leur bécane leur sert pour les previews, pour les rendus photos, pour les rendus de petites séquences, mais pour un vrai gros rendu qui immobilise la machine, ils louent des fermes et basta

Là je parle de 3D, il en est de même dans de nombreux autres secteurs (recherche, science, etc), Amazon loue du processeur pour pas cher, inutile de chercher à les concurrencer avec sa propre bécane. Et pendant qu'elle fait des calculs sur 15j, vous faites quoi ? Morpion, Echec, Solitaire, Spider solitaire ?

Bref je connais personne qui fait tourner sa machine à 100% pendant plusieurs jours d'affilée, à part les rendus de gros films en 5k ou 8k, avec force filtres, et ça reste du ponctuel.

avatar Malum | 

C’est bien d’être dans le secret des dieux. Affirmer qu’aucun nouveau Mac Pro n’était envisagé et que ce serait la grogne de la clientèle qui aurait forcé à revoir la position d’Apple est pour le moins présomptueux. Ce qu’Apple a affirmé ce n’est pas l’abandon mais une autre conception du Mac Pro qui avait été envisagé et ce depuis plusieurs années. Mais comme évidemment Apple ment et que les journalistes eux sont au cœur des décisions d’Apple et se promènent dans les pensées de ses dirigeants on ne s’étonne pas qu’ils savent mieux et plus certainement ce que prévoyait Apple.

En plus pour confirmer une autre affirmation est utilisé un prix élevé alors que l’iMac commence à 1300 € ce qui compte tenu de ses spécifications en fait un ordinateur qui reste dans la zone de prix de ses prédécesseurs.

avatar lecureuil | 

Je mets une pièce sur le fait que les commentaires vont partir en cacahuètes dès ce soir 🙄
Ça va encore cracher sur l’iMac Pro et sur les tarifs Apple comme depuis l’apparition de la machine 🙄

avatar comboss | 

@lecureuil

Certes, mais là tu spécules sur le fait que certains vont tout simplement sortir des informations purement factuelles. Ou est donc le problème ?

avatar leo3d | 

Je ne sais pas si c'est judicieux de limiter l'iMac Pro pour la 3D à Keyshot.
Concernant ce domaine d'activité cad la 3D pour moi l'iMac Pro n'est pas adapté

avatar pocketalex | 

@leo3D

on a déja eu cette discussion, et je te donne 4000% raison si le métier principal c'est de faire de la 3D, et de la 3D à un haut niveau.

Un PC est bien plus adapté, niveau hard (mutli GPU de monstre, etc) et niveau soft (plus de logiciels et certains poids lourds incontournables)

Maintenant, la 3D, c'est comme la photo, la vidéo, les Vfx, et autres domaines d'activités, il y a plusieurs niveaux (pas besoin d'avoir le meilleur des meilleur matos si on est en apprentissage par exemple, ou si l'on a un usage ponctuel dans le domaine), et il y a des gens qui en font pas forcément leur métier principal mais un de leur métier parmi d'autres.
Pour ceux la, et ils sont nombreux, il leur faut une machine polyvalente qui sera à l'aise sur tous les domaines, et l'iMac Pro peut être une solution

Si la 3D se résumait à 3DS et/ou Maya sur des PC i9 ou Xeons avec 3 GeForce Titan, ben tout le monde n'achèterait que ces configs et que ces logiciels. Mais il existe C4D, Blender, etc, et il existe le Mac et le PC sous Windows, il y a de quoi faire pour beaucoup de monde, et de quoi faire bien.

avatar apple.pierre | 

Attention Macgénéneration pour vos publicités ! L’iPhone 10 de priceminister est vendu par techninthebasket et les avis pour ce vendeur sont pitoyables ! https://fr.trustpilot.com/review/techinthebasket.com

avatar mat 1696 | 

@macg

-1/10 ?! Vous êtes sévères ! 😂

Non plus sérieusement, vous n'avez pas oublié de mettre la note ?

avatar Finouche | 

Mais il est installé où cet iMac Pro ? Chez la mamie du quel d’entre vous ? 😉

avatar Dze | 

Un HP Z ou bien un Lenovo Workstation la maintenance sur panne se compte en quelques minutes seulement .. que ce soit le PSU la RAm un disque , l'accès est immédiat et la maintenance tout autant .
Même pour le All-in-One HPZ1
AU bout du compte , le temps de production qui se compte en $$$ la minute est amoindri en cas de panne

Pour le iMac Pro on parle d'un autre type de support car l'accès à la machine elle meême pour le soutient est nul . Un disque qui flanche , une ram qui ne répond plus le PSU qui ne founis plus et le iMac Pro est au rancart ... on doit remplacé tout l'appareil d'un coup et immédiatement pour que le professionnel reprenne sa tâche .. DOnc on en parle pas du tout de la même approche pour le support ..
Le iMac Pro est dans une sous-niche d'une sous-niche ...

L'autre problème chez Apple , est la diminution de logiciel dit professionel compatible MacOS . que ce soit en comptabilité ou bien en calcul financier ou bien logiciel ERP CRM ils se font de plus en plus rare ...

Perso pour la mince offre de logiciel professionel disponible sous MacOS , j'attendrais la sortie du prochain Mac Pro ...

avatar jcp25 | 

@Dze

C'est exactement là le problème !
Et plus la machine est chère, plus c'est vrai !

On parle de machines qui tournent mini 12 heures par jour et qui génèrent mini 2000€ par jour de chiffre d'affaire en entreprise.
On ne va pas mettre un grouillot au SMIC dont on vend le temps à 50€ de l'heure sur une machine à 10k€ +.
La maintenance doit être faite sous 2 heures sur ce type de stations de travail. Et généralement les moyens de stockage (DD SSD) ne doivent pas quitter l'entreprise.

Pour l'amateur fortuné pas de problème !
Mais en production...

avatar pocketalex | 

@jcp25

+1 sur le fait que la machine doit être rentabilisée, et qu'elle est prévue pour épauler des postes "lourds" vendus "cher" dans des projets "conséquents", bref le graphiste qui galère pour trouver du taf et qui réalise surtout les flyers de la boulangerie du coin n'est pas le meilleur client de ces machines

Après, sur les 2000€/j, tu tapes un peu haut. J'ai commandé le mien en LOA, 450€ par trimestre (pour la version 64Go, pas l'entrée de gamme), soit un cout mensuel de 150€, soit un cout journalier de ... 7,5€

Bref, même avec un CA de 300€ journalier cette machine convient bien, ce qui l'ouvre à de nombreux métiers (photographe, graphiste, motion, Vfx, montage, post-prod, archi, 3D, dev, etc)

Perso je me situe entre 1000 & 2000€ de CA journalier, mais avec un CA/j bien plus faible on peut envisager l'investissement de cette machine. Bien sur, il convient de bien vérifier qu'on en a besoin, et non juste l'avoir pour l'avoir

avatar jcp25 | 

@pocketalex

Tu as tout à fait raison.
Je m'étais mal exprimé.
Je voulais surtout dire que si la machine tombe en panne, cela correspond à une perte d'exploitation de 2000€/j.
D'où l'obligation d'avoir un SAV en urgence.
Car si la machine est immobilisée 3 jours sans machine de remplacement permettant de continuer le travail... Mal mal !
JC

avatar pocketalex | 

@jcp25

oui, et tu pointes du doigt le principal problème avec cette machine, vs les stations Dell ou HP

avatar jcp25 | 

@pocketalex

Et pourtant je n'ai jamais aimé Windows !
Mais depuis quelques années, l'abandon des Macpro et les arrêts des logiciels maison...

J'ai même des clients qui sont sur Mac depuis des années qui utilisent Parralels pour virtualiser le dernier Pack Office (et quand même un ou deux logiciels métiers)

Pour le 3D, c'est pareil aujourd'hui, les fermes de rendu n'obligent plus à avoir des machines Hyper puissantes pour la création.
Et elles tournent sous Linux ou Windows.

Enfin, on verra bien dans un ou deux ans si Apple revient vers le marché de l'entreprise.
On peut toujours espérer avoir de bonnes surprises !

avatar pim | 

Superbe article ! Non seulement c’est délicieusement écrit, chaque phrase étant pesée et repensée, mais en plus c’est pertinent, éclairant, adéquat, et autres adjectifs qualificatifs. Bravo !

La seule chose qui manque à mes yeux, et je sais qu’elle est difficile à réaliser, c’est quatre mesures au sonomètre dans une salle sourde : deux pour l’iMac, deux pour l’iMac Pro. Pour chaque machine, une mesure en IDLE c’est-à-dire sans rien qui tourne, et une mesure quand la machine est à fond. Et tant qu’à être dans une chambre anéchoïde, un coup d’analyseur de spectre, pour voir la répartition en fréquence.

Apple n’indique rien en termes de décibels, donc de telles mesures seraient précieuses ! Certes cela nécessiterait pour MacG un équipement un peu surdimensionné, mais quand on écrit si bien, que l’on a une analyse aussi fine, c’est dommage de ne pas aussi envoyer du lourd sur les moyens de test, qui eux ne demandent aucune intelligence - juste des euros !

avatar azflow | 

super série d'articles !

par contre Final Cut merci mais non merci.

j'aimerais tellement savoir ce que ça donne avec la Creative Suite par exemple ! Premiere, After, Photoshop (accessoirement Bridge qui galère prodigieusement sur mon iMac flambant neuf toutes options :/)

avatar Ginger bread | 

Quel dommage que cet iMac pro n ait pas eu faceID

avatar Crkm | 

Je félicite macg pour cette note de -1/10. On commence enfin à avoir le courage d’apprécier Apple à sa juste valeur.

avatar pocketalex | 

J'ai pas compris... il est ou le test ?

avatar 0MiguelAnge0 | 

@MacG

Quelle assurance: je suis sûr qu’en 2013 vous avez pondu les mêmes louanges sur le refroidissement révolutionnaire du MP poubelle, pour le resultat que l’on connait tous.

Là vous l’avez depuis 2 semaines, en plein hiver et en avant la courbette aux ingénieux designers d’Apple.

Bref....

avatar huexley | 

https://www.macg.co/tests/2014/01/test-du-mac-pro-fin-2013-huit-coeurs-3...

Après ils sont tout dans la nuance : "Qu’en sera-t-il dans trois ans, lorsque la machine sera pleine de poussière", mais pour Apple, il faut travailler dans un environnement de salle blanche. Donc le problème ne se pose pas.

avatar debione | 

Je suis très critique, mais la je ne vois pas la pertinence de votre remarque. Oui on est en hiver, et oui l'ordi est neuf... Et oui, il est mentionné dans l'article qu'il faudra voir avec le temps, car oui les IMac s'encrasser à la vitesse grand V et méritent un dépoussiérage complet chaque année pour qui les fait tourner très fort chaque jour...

Donc bon, à moins que vous ne payez un petit voyage pour deux semaines à Alice springs à la rédaction ( lesquels je pense vous remercieront), il va falloir attendre cet été, pour voir comment se comporte la bête quand les températures ambiantes tournent aux alentours de 30 ... et attendre l'été prochain pour voir comment il se comportera quand il sera sale à l'intérieur et qu'il fera chaud...

C'est pour moi un des plus gros défaut de mes IMac et qu'ils ne semblent pas avoir résolu ici: un filtre à poussière efficace à l'entrée de la machine, a défaut de pouvoir personnellement dépoussiérer son mac, on pourrait au moins rallonger sa durée de vie avant de l'envoyer en SAV... Mais pas sûr que c soit rentable pour le constructeur😋

avatar NestorK | 

@debione

C’est le problème de l’iMac qui reste plus proche d’un ordinateur portable que d’un ordinateur de bureau. Quelque part, je suis quand même admiratif de voir ce qu’Apple a réussi à caser dans ce châssis en allant au bout de sa philosophie de design : elle a le mérite de la cohérence en maintenant des performances très acceptables en sortie de carton pour une « station de travail », surtout quand on voit qu’Apple a favorisé le silence au détriment des perfs (triste misère).

Difficile de reprocher à MacG de sortir un test arrêté, on ne va pas leur demander d’écrire leur papier d’ici 12 mois, ce qui n’aurait aucun sens pour les acheteurs d’aujourd’hui.

Perso, j’ai arrêté de croire au Père Noël, et je ne me fais aucune illusion sur le futur de cette machine (entre chaleur, poussière, et vieillissement prématuré des composants). J’ai pourtant la CB qui me démange mais je saurai rester fort et patienter pour un futur Mac Pro.

avatar Jazzride | 

Dubitatif, car ça reste un Imac. Puissance ok, durabilité j’ai de sérieux doutes. Machine qui doit durer le temps de la sortie du Macpro sans réels doutes.Soit 3 ans.

avatar didonc18 | 

Bonjour à tous,

Quelqu'un à t'il un retour d'expérience, ou des informations, pour un poste de développeur JAVA ?
Je n'arrive pas à trouver les éléments qui me permettent de sélectionner l'imac 5K ou l'imac PRO.

Mon macbook pro 2016 i7@2,9ghz avec 16Go de RAM est limite tant au niveau du CPU(nombre de coeurs) que de la mémoire. Sans compter que le macbook chauffe beaucoup, ce qui a pour effet de ralentir le CPU.

Je ne souhaite pas basculer sur du PC. Tout l'écosystème est fonctionnelle sur OSX. (synchronisation, sauvegarde, etc...).

Pour vous donner une idée de ce qui tourne en parallèle en période de pointe , le profil de mon poste de travail est :
- plusieurs Instances dockers :
- sqlserver
- ldap
- jboss EAP
- nginx
- ibm mq
- 2 VM Parallels Desktop
- linux Redhat 7
- Windows 10
- 2 projets IntelliJ multi-module avec maven.
- 2 écrans en plus de celui du macbook

En ce qui me concerne, la différence de prix entre le haut de gamme de l'imac 5K et de l'entrée de gamme de l'imac PRO ne rentre pas dans l'équation. En lisant les tests j'ai cru comprendre que l'imac 5K est plus rapide pour ce qui est des traitements non parallèles et que l'imac pro est plus performant lorsque plusieurs coeurs sont utilisés.

Merci d'avance.

avatar Issou la chancla | 

Le processeur monte à 100°c dans son boitier d'aluminium archi étroit avec son petit ventilo, mais pas d'inquiétude...
Mon core I7 overclocké dépasse pas les 70 après une session de 10h de jeu video mais tkt, 100°c pour l'iMac c'est "normal" ...

avatar NestorK | 

@Issou la chancla

Lance un encodage sous Hanbrake, c'est un CPU qui monte à 95/100° d'office, quelque soit le Mac récent au catalogue d'Apple aujourd'hui.

C'est malheureux mais c'est comme ça. L'iMac Pro bouscule pas le design des Macs modernes, il est juste le plus costaud (et certainement le mieux "ventilé") de la gamme.

avatar Issou la chancla | 

Pour un truc qui doit pouvoir tenir pendant des heures et des heures à pleine charge, moi j'aurais peur.
Le même xeon (voire même la version normale, non bridée par Intel pour Apple) dans un tour avec un bon ventirad (voire même celui fourni par intel), et jamais il montera à 100° quel que soit l'utilisation.

Y'a clairement un truc qui cloche dans la conception des macs, Apple ca fait une décénie qu'ils sous-dimentionnent le système de refroidissement. Heureusement qu'ils mettent de l'ultra low voltage dans leurs machines, sinon on compterait même plus le nombre d'incendies domestiques à cause des Macintosh.

avatar pocketalex | 

Issue

Les tests démontrent qu'en pleine charge il tient très bien

Quant au "bridage", tu en parles comme si on avait une bombe de processeur mais chez Apple, il serait tellement ralenti que les performances ne seraient pas au RDV.
Le "bridage" dont tu parles n'est que de 300 MHz sur 3300..., autant dire que dans la majorité des usages, personne ne verrait de différence

Et le refroidissement des Mac n'a rien à reprocher à celui des PC, tous les PCs n'ont pas un watercooling haut de gamme, loin de la. Et les CPU des Mac sont les memes que ceux des PC, je ne sais pas ou tu es allé chercher ton "ultra low voltage"

Sérieux renseigne toi au lieu de dire des conneries

avatar Issou la chancla | 

Le refroidissement des macs n'a rien à envier à celui d'un PC, non non ...
Le jour où tu vois un I7 overclocké avec un ventirad Noctua taper les 100°c tu m'appeles.

avatar pocketalex | 

@Issou

Il n'y a pa des Noctua dans tous les PC du commerce, c'est juste ça que je voulais dire

Le PC Grosbill où tu commandes tes pièces, c'est une petite partie du marché des "PC", c'est pas une généralité écrasante qui fait référence

avatar jmtweb | 

Chouette article avec toutefois un petit bémol. Le prosumer choisira l'iMac pro de base.
L'iMac classique n'est peut être qu'un marché de niche par la force des choses mais il s'adresse à un large éventail de consommateurs et non aux prosumers. Je sais de quoi je parle dans la mesure où j'épouse le profil type du prosumer.
Quant à l'aspect fermé de l'iMac Pro, je n'ai pas l'impression que le Mac Pro ait été une machine beaucoup plus ouverte...

avatar NestorK | 

@jmtweb

Si tu parles du Mac Pro Tube, tu as raison. Bien pour ça qu’Apple promet une future machine pro modulaire.

avatar Bonofox | 

@NestorK

On imagine que tous les ingénieurs d’Apple bossent sur cette future machine hyper rentable 😀

avatar NestorK | 

@Bonofox

Si on suit ton raisonnement, Apple pourrait ne faire que de l'iPhone, elle ne s'en porterait pas plus mal...

C'est toute la différence entre le marché Con/Prosumer.

avatar Philbee | 

-1/10 ! 😂
Comme dirait Angela Merkel, la nouvelle égérie de ce brave Tim Cook, c’est Kolossal !! 🤣

avatar pocketalex | 

vous le lisez ou le -1/10 ? moi j'ai pas de notes en bas d'article, et un menu déroulant vide

Bref, comme si l'article était à moitié pas publié

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