Pour poursuivre ma première visite du Mondial de l’Auto en tant que journaliste accrédité, revenons davantage au cœur des sujets de MacGeneration avec une plongée technologique. On va parler voitures, naturellement, mais aussi d’intelligence artificielle et donc de conduite autonome, ainsi que de Vision Pro, aussi étonnant que cela puisse paraître.
Si vous cherchez des nouveautés plus bagnolardes, je vous renvoie vers le précédent article issu de mes pérégrinations du côté de la porte de Versailles :
Mondial de l’Auto 2026 (1/2) : de la 2CV électrique aux réfrigérateurs chinois
Une voiture ? L’intelligence artificielle devenue physique
L’intelligence artificielle est incontournable alors que l’on approche de 2027, dans la voiture comme ailleurs, voire plus particulièrement dans le monde automobile. Elle joue un rôle central pour la conduite autonome et le chinois Xpeng a suivi les traces de Tesla en faisant de l’IA le cœur de sa stratégie. Son slogan est ainsi d’offrir « l’IA physique pour tous » : une voiture n’est plus seulement un ordinateur sur roues, c’est un robot sur roues. Ses modèles ne sont pas juste des véhicules, ce sont des « voitures IA », quoi que cela veuille dire.
La présence de Tesla sur le salon est plus… discrète. Le constructeur américain a opté pour un petit stand, qui n’expose que trois véhicules, dont une Model 3 d’occasion certifiée pour une raison qui m’échappe un petit peu. J’imagine que la marque ne juge pas nécessaire de faire davantage de publicité pour sa gamme européenne qui se résume à deux modèles et qui se vend toujours très bien sans aide. Cela dit, l’entreprise d’Elon Musk est la plus avancée en matière de conduite autonome sur le continent, avec sept pays qui ont validé le FSD (supervisé), renommé récemment Tesla Conduite Assistée, ou TCA, en accord avec les autorités européennes.
Tesla abandonne le nom Full Self-Driving en Europe : finalement, ce sera Tesla Conduite Assistée
La marque semble confiante dans ses chances d’obtenir un feu vert lors d’un vote prévu en décembre, ce qui lui permettrait d’activer le TCA au sein de toute l’Union européenne. D’ici là, Tesla avait deux éléments à faire valoir au Mondial de Paris 2026, dont un Cybercab issu de la chaîne de production américaine exposé sur le stand. Difficile de passer à côté de ce taxi autonome doré à la forme étrange. C’est la première fois que je voyais le véhicule de près et que je montais à l’intérieur. Mes impressions lors de sa présentation initiale il y a deux ans se sont confirmées à bord. C’est un design audacieux, mais certainement pas pratique, surtout pour un robotaxi.
Ce Cybercab représente bien ce concept d’une IA devenue physique. Le véhicule ne servirait strictement à rien sans l’intelligence artificielle et on est bien plus proche du robot que de la voiture individuelle traditionnelle. L’exemplaire présenté à Paris a beau être équivalent à ceux qui circulent en ce moment à Austin, il n’est pas destiné au marché européen.
La conduite autonome à l’essai dans les rues parisiennes
À ce stade, la conduite entièrement autonome n’est pas une réalité dans nos contrées et Tesla comme Xpeng se concentrent plutôt sur des assistants à la conduite. La voiture peut évoluer seule n’importe où, certes, mais elle le fait sous la supervision constante d’un humain… et aussi sous sa responsabilité. Si la firme américaine et son homologue chinois sont loin d’être les seules sur ce segment, elles sont les plus avancées dans le domaine, à tout le moins sur le Mondial de l’Auto. Ces deux marques proposaient en effet des essais de leurs assistants respectifs : le TCA chez Tesla et le NGP chez Xpeng. Si vous passez au salon, vous pouvez vous inscrire pour un essai et avec un peu de chance, vous pourrez découvrir la conduite du futur lors d’un court trajet urbain.
Je devais faire les deux essais, ce qui m’aurait permis de comparer directement les systèmes. Malheureusement, alors que Tesla avait mis six véhicules à disposition de la presse, puis des visiteurs du salon, Xpeng n’en avait que deux. Tous les créneaux étaient déjà remplis et je n’ai manifestement pas été jugé prioritaire, alors je n’ai pu essayer que le TCA de l’entreprise américaine. Ce n’est pas inédit en France, puisque des essais ont été proposés aux particuliers il y a près d’un an, mais c’était nouveau pour moi.
La Model Y Standard qui a servi de test était si neuve que le TCA n’avait jamais été activé dans cet exemplaire. J’ai ainsi pu voir le processus complet, y compris la vidéo de plusieurs minutes que le conducteur doit attentivement regarder, avant de répondre à deux questions pour valider son attention. C’est un peu ridicule tant les réponses sont évidentes, mais c’est une bonne manière de rappeler le fonctionnement de base du logiciel. Pour moi qui roule en Tesla au quotidien, le principe est familier, puisqu’il est identique à l’Autopilot de base.













