Dans sa gamme d'ordinateurs portables, Apple a utilisé le nom MacBook entre 2006 et 2010, puis entre 2015 et 2017, pour le MacBook dit Retina. Et la dernière itération de ce modèle, sortie en 2017, est maintenant considérée comme obsolète selon Apple, après quelques autres MacBook Pro et Air fin août.

Chez Apple, un produit obsolète ne peut plus être réparé officiellement, sauf sur un point précis : Apple peut éventuellement changer la batterie si les composants sont encore disponibles. Et uniquement pendant encore quelques années : jusqu'à dix ans après la fin de la commercialisation, soit juillet 2029 dans le cas présent.
Test du MacBook Pro Retina 13" début 2015
Le MacBook, s'il avait quelques avantages, est tout de même malheureusement un appareil mal né. C'est le premier Mac avec de l'USB-C, le premier modèle équipé d'un SSD NVMe, un des rares Mac sans ventilation active (avant l'arrivée des Mac Apple Silicon) ou le plus léger des Mac portables avec 920 grammes.
Mais c'est aussi un modèle limité avec son unique prise USB-C : même le premier MacBook Air avait une prise USB couplée à une prise MagSafe pour l'alimentation. Nous pourrions aussi mettre en avant le fait qu'il était impossible à mettre à jour (SSD et RAM étaient soudés), mais c'est devenu la norme, et que sa webcam 480p était particulièrement honteuse compte tenu de sa date de sortie. Et bien évidemment parler de son clavier papillon (que nous avions oublié).

Mais le problème principal de ce modèle, c'est évidemment son processeur. Les trois variantes (2015, 2016, 2017) emploient des générations différentes — Broadwell, Skylake, Kaby Lake — mais elles souffrent toutes du même problème : des performances bien trop faibles et une consommation bien trop élevée. Dans tous les cas, vous aviez un processeur avec seulement deux cœurs (avec Hyper Threading), des fréquences faibles — de l'ordre de 1,3 GHz — et un TDP bien trop faible pour permettre au mode Turbo des processeurs de fonctionner correctement. Avec une consommation bridée à 4,5 W, la montée en fréquence était presque impossible, et par ailleurs un peu trop faible : les premiers modèles restaient sous 3 GHz, les suivants montaient aux environs de 3,5 GHz. La moindre tâche un peu lourde bloquait le processeur à sa fréquence de base et faisait chauffer le Mac, ce qui le ralentissait encore plus…
Ce n'est qu'avec les puces Apple Silicon qu'Apple a pu trouver un bon compromis entre performances et consommation pour arriver à proposer des Mac fanless utilisables… mais la société n'est jamais revenue sur une solution aussi compacte que le MacBook. Reste qu'en attendant qu'Apple réutilise le nom MacBook seul, tous les modèles sont obsolètes. La fin d'une époque.













