Voir une Tesla négocier de larges autoroutes californiennes à huit voies relève désormais du banal sur les réseaux sociaux. Les algorithmes d’Elon Musk y évoluent dans un environnement calibré, balisé et prévisible. L'exercice change radicalement de dimension dès lors qu'il s'agit d'affronter le relief européen, où la moindre hésitation peut coûter cher.
Une démonstration récente met en scène le système FSD (Full Self-Driving, dans sa version supervisée) sur la route du col du Mangart, le point culminant accessible en voiture en Slovénie, perché à 2 055 mètres d'altitude au cœur des Alpes juliennes. Une voie étroite, sinueuse, dénuée de tout marquage au sol et longeant le vide, où le croisement relève souvent du défi, y compris pour deux simples deux-roues.
Les caméras au bord du précipice
Dans cet environnement particulièrement hostile aux capteurs et aux modèles de vision par ordinateur, le véhicule parvient à maintenir son cap et à enchaîner les courbes serrées avec une assurance indéniable. L'absence de repères visuels nets ou de glissières de sécurité sur certains tronçons n'empêche pas le système de calculer sa trajectoire sur cette chaussée étroite taillée à flanc de montagne.
La prouesse technique est bien réelle, mais l'exercice a de quoi glacer le sang des conducteurs peu habitués aux routes d'altitude, notamment quand la Tesla a croisé sur une portion particulièrement escarpée un autre véhicule. Le système a pris en main les choses de manière à ce que les deux automobiles puissent se croiser avec juste ce qu’il faut. C’est assez impressionnant tout de même !













