Pour la première fois en tant que journaliste accrédité, je me suis rendu à Paris pour le Mondial de l’Auto. Ce rendez-vous organisé tous les deux ans à la Porte de Versailles est l’occasion pour bon nombre de marques de présenter leur gamme et de dévoiler quelques nouveautés. Comme on ne suit pas quotidiennement l’activité automobile sur MacGeneration, je ne vais pas me lancer dans un tour exhaustif des voitures exposées dans les allées du parc des expositions.
Je vous propose un tour du salon avec mon regard de journaliste tech, intéressé aussi par l’univers automobile. Commençons justement par une visite guidée des nouveautés qui ont retenu mon attention.
La Chine ne se cache plus, contrairement au thermique
Longtemps centrale dans les reportages de mes confrères, la Chine n’est plus vraiment un sujet en 2026. Les constructeurs sont là, ils sont nombreux et leurs stands sont loin d’être ridicules face à ceux des constructeurs français. C’est même souvent l’inverse et on sent qu’ils mettent le paquet pour se faire remarquer des visiteurs, avec une occupation bien plus grande que ne le laisserait penser leurs parts de marché actuelles, et des animations qui se font bien entendre dans les allées.
BYD occupe un grand stand et il y en a un autre pour sa marque de luxe Denza. Xpeng est présent lui aussi avec toute sa gamme et sa technologie autour de l’intelligence artificielle. Parmi les grands noms, toute la galaxie du groupe Geely est présente : Volvo, Smart ou encore Lotus pour les marques européennes, Zeekr, ou Lynk & Co pour les marques chinoises. Un petit peu moins connus peut-être, on peut ajouter Chery et ses deux autres marques (Omoda et Jaecoo), ou alors le spécialiste des camions et utilitaires, Maxus.
Connaissez-vous AITO ? En se limitant au plan du Mondial ou en passant devant son stand, on pourrait s’attendre à ce qu’il s’agisse d’un géant européen. La marque occupe deux fois plus d’espace que bien des locaux, comme Citroën ou Fiat, et pourtant, elle n’existe pas encore en Europe. Née de l’association entre le constructeur chinois Seres et le spécialiste de la tech Huawei, la co-entreprise était là justement pour annoncer son arrivée dans nos contrées, prévue d’ici un an (et sous réserve que Huawei ne soit pas bloqué au passage). On pourrait toutefois jurer que c’était un acteur déjà bien établi, à en juger par sa présence sur place et son étalage de modèles en tout genre, tous très sophistiqués et plutôt luxueux.
D’autres constructeurs automobiles, bien établis en Chine, préparent clairement leur arrivée. C’est le cas de Changan (cinquième chinois, établi au XIXe siècle où il fabriquait des armes), qui présente trois marques et une gamme déjà complète sur son grand stand. GAC (neuvième chinois, depuis 1997) a quant à lui déjà officialisé le mois dernier son arrivée en France, si bien que les visiteurs peuvent voir des véhicules qui seront bientôt en vente ici. Dans une autre catégorie, Li Auto est une jeune marque spécialisée dans les grands monospaces de luxe aux allures de TGV qui se prépare elle aussi à séduire la clientèle européenne.
Ensuite, on entre dans le domaine de l’obscur. Vous connaissiez 212 ? C’est la première fois que je voyais ce nom, qui est celui d’un véhicule tout-terrain de la marque BAW, filiale du groupe BAIC (14e chinois, spécialiste des camions). Sa voiture est une sorte de clone de la Jeep américaine et son moteur thermique lui enlève immédiatement tout intérêt à mes yeux, mais c’est un bon exemple de la normalisation du pays dans le salon. Son stand de bonne taille met en avant plusieurs modèles qui ne sont vendus nulle part sur le continent européen, même si son arrivée est prévue au moins en Allemagne.














