Waymo annonce une grande nouveauté pour son service de robotaxis : dans la Silicon Valley, autour de Los Angeles et de Phoenix, les voitures autonomes de la filiale de Google pourront enfin rouler sur les autoroutes. C’est la première fois qu’un tel service ne se limite pas aux rues d’une ville ou aux équivalents de nos départementales et que des voitures sans conducteur pour superviser les opérations vont se déplacer à des vitesses élevées.
C’est une étape symbolique, le signe que Waymo a suffisamment confiance en son système pour placer ses voitures sur l’autoroute, dans un contexte très différent des rues urbaines que l’entreprise a appris à gérer depuis sa création. Par bien des aspects, une autoroute est plus simple pour la conduite autonome : toutes les voitures vont dans la même direction et il n’y a pas de croisements à gérer. Néanmoins, il faut aussi réagir beaucoup plus rapidement quand on roule à plus de 100 km/h et le robotaxi ne peut pas se contenter de s’arrêter au bord de la route en cas de doute sur la marche à suivre, comme c’est le cas en ville.
Même avec cette expansion, Waymo joue la carte de la prudence, qui est sa marque de fabrique depuis le départ. Le lancement se fera progressivement, uniquement dans trois zones au départ et encore, seulement pour quelques utilisateurs. Les clients qui le souhaitent peuvent se faire connaître pour tester en avance le nouveau service, mais on sent bien que l’entreprise veut d’abord vérifier que tout fonctionne comme prévu avec un faible nombre de voitures. Si tout va bien, l’accès aux autoroutes devrait toutefois être rapidement étendu, car c’est un passage obligé pour de nombreuses destinations aux États-Unis.
Dans la Silicon Valley, on pourra désormais commander un Waymo entre San Francisco au nord et San José au sud de la vallée. Google suggère que ce sera utile pour relier la ville à l’aéroport international de San Jose (SJC) qui est très fréquenté, notamment pour les vols internationaux. Malheureusement pour les fans d’Apple, Cupertino a beau être juste à côté, la commune qui héberge l’Apple Park n’est pas encore couverte par Waymo. Cela viendra sûrement rapidement, il suffira de sortir de l’autoroute 280 qui passe juste à côté du campus pommé.
Lors de notre dernier séjour en Californie, nous avions testé Waymo en remontant à San Francisco, où le service était alors uniquement proposé. L’occasion de découvrir un véhicule autonome assez impressionnant pour nous et assez banal pour les habitants du coin. L’approche pragmatique du géant américain a payé et même si le service a longtemps été géographiquement très restreint, on sent bien qu’il va pouvoir rapidement être déployé maintenant.
À bord de Waymo : on n'a pas attendu Tesla pour monter dans un robotaxi
Face à Waymo, Tesla propose en théorie un service comparable avec son service Robotaxi et ses Model Y vont même déjà sur l’autoroute. La différence de taille, c’est qu’il y a toujours un humain sur un siège avant, au moins pour surveiller que tout se passe bien et surtout prendre la main en cas de problème. C’est de la « conduite entièrement autonome supervisée », comme l’entreprise d’Elon Musk aime la nommer, pas de la conduite vraiment autonome. Pour l’heure, la succursale de Google conserve indiscutablement son avance.
Lancement en demi-teinte pour les Robotaxis de Tesla, pas encore complètement autonomes











