La transition incomprise d'Apple

Christophe Laporte |

2016 aura été une année pas comme les autres dans l'histoire d'Apple. Elle aura été une année de transition qui a suscité chez les suiveurs et clients de la marque pas mal d'exaspération, car sa stratégie vue de l'extérieur n'apparaissait pas très claire.

Des valeurs aussi importantes que les produits ?

Cette année, la bataille aura été d'autant plus étrange qu'elle s'est avant tout déroulée sur le terrain des valeurs. Cela a commencé par un affrontement total avec le FBI au sujet de la vie privée. Reconnaissons à Tim Cook, souvent critiqué ces derniers temps, un sang froid et un « courage » qui a manqué à bon nombre de patrons des grands groupes high-tech dans cette affaire. 2016 se sera terminée dans une tour à New York où Tim Cook s'est retrouvé convoqué avec bon nombre de ses confrères par le prochain président des États-Unis (lire : Tim Cook justifie sa rencontre avec Donald Trump) .

crédit : Reuters
Image Reuters

Outre la vie privée, Apple est en pointe sur la promotion de la diversité et de l'écologie, notamment. Mais sur d'autres questions comme l'optimisation fiscale (ou l'évasion fiscale, c'est selon), elle se retrouve dans le collimateur de nombreux États, notamment en Europe. Nul doute que l'année qui s'ouvrira dans quelques jours sera très chargée sur ce front.

Or, et c'est sans doute le ressenti de nombreux clients, Apple ne se trompe-t-elle pas de combats ? Ses valeurs, elle les impose grâce à ses produits qui permettent de changer, voire d'améliorer, le monde, pas par ses déclarations. En tout cas, cela a longtemps été la politique d'Apple. Dans les années 1980, des Macintosh avaient été envoyés en Russie pour permettre aux opposants du régime de s'exprimer plus facilement. On l'oublie, mais la PAO (et le couple Macintosh et PageMaker par exemple) était à l'époque une vraie révolution.

L'essoufflement de la machine iPhone

En matière de produits, donc, Tim Cook avait une paix royale tant que les ventes de l'iPhone progressaient. Cette année, l'appareil phare a montré des signes de faiblesse. Les nouveautés apportées par l'iPhone 6s, puis l'iPhone 7, n'ont pas permis d'entretenir la dynamique.

En fait, cela n'a rien d'étonnant. Nous avons dans les mains un objet mûr, qui fêtera ses dix ans dans quelques jours, et qui fait face à une concurrence toujours plus féroce.

L'autre technique pour entretenir cette dynamique : l'ouverture à de nouveaux marchés, qui s'avère plus difficile que prévue. Si Apple est parvenue à tirer son épingle du jeu en Chine, elle a pu se rendre compte que pénétrer d'autres grands marchés comme l'Inde ou le Brésil n'avait rien d'une sinécure (lire : Tim Cook : « Nous sommes en Inde pour les mille prochaines années ») .

Le drôle de paradoxe de l’iPad

Derrière l'iPhone, le Mac et l'iPad se partagent les restes. Commençons par la tablette d'Apple qui connaît des fortunes diverses. Apple en vend des palettes entières aux professionnels. Là où elle peinait auprès des mêmes entreprises il y a quelques années à vendre une poignée de Mac Pro, elle parvient à leur vendre dans bien des cas des dizaines, des centaines voire des milliers de tablettes.

Mais si les ventes de tablettes d'Apple stagnent, c'est paradoxalement à cause du grand public qui après s'être massivement équipé tarde à renouveler ses investissements. Apple positionne plus que jamais l'iPad Pro comme le remplaçant de l'ordinateur. C'est l'un des grands crédos de Tim Cook. Mais cette vision ne convainc pas totalement le grand public. iOS a sans doute des progrès à faire avant de pouvoir enterrer macOS.

2017 pourrait être une année décisive pour la tablette d'Apple avec la sortie d'une nouvelle gamme prometteuse (il est notamment question d'un iPad avec écran de 10,9" aussi compact que l'iPad Air 2) et d'une nouvelle version d'iOS avec des fonctions dédiées intéressantes. Mais si l'iPad devait encore connaître une année de recul en matière de ventes, la stratégie d'Apple serait sans doute à repenser de fond en comble.

Car outre le marché de l'entreprise et le grand public, il y a un secteur qui est cher à Apple et dans lequel elle rencontre de plus en plus de difficultés, sans que cela fasse beaucoup de bruits d'ailleurs, c'est l'éducation.

Image Kevin Jarret CC BY

Là encore, Apple a beaucoup misé sur sa tablette, mais le marché de l'éducation est très hésitant vis-à-vis de ce produit. Certes, l'iPad permet de faire des choses intéressantes, mais il n'est pas sans défauts : l'absence de clavier fait notamment beaucoup tiquer.

D'autre part, avec les Chromebooks, Apple fait face à une nouvelle concurrence qu'elle a bien du mal à contrer. Les portables équipés de ChromeOS ne sont pas chers, sont faciles à administrer et suffisent à bien des usages de base (lire : Éducation : même dans la ville de Tim Cook, les écoles préfèrent le Chromebook) . En ces temps de restriction budgétaire, l'iPad ou le Mac peinent à faire oublier leurs prix.

Mac : 10 ans de déclin

À l'inverse de Microsoft, Apple se refuse pour le moment à fusionner ses interfaces desktop et tactiles. Redmond a d'ailleurs impressionné avec des produits hybrides cette année, montrant qu'il y avait d'autres voies possibles pour les MacBook Pro et les iMac.

Image CNET

Apple les a imaginées et les a testées en interne, mais a décidé de ne pas aller plus loin. « Nous avons essayé de comprendre les opportunités [des interactions tactiles] et les usages appropriés. Nous n’avons pas senti que le Mac était l’appareil idéal pour ça », a déclaré Jonathan Ive au moment de la sortie des nouveaux MacBook Pro. Phil Schiller a surenchéri en décrivant le tactile sur un ordinateur de bureau comme « désastreux ».

En attendant, le Mac fait du sur-place. Les plus anciens ont la sensation de revivre la même période que la fin du PowerPC. À la différence peut-être que le logiciel était moins mûr qu’il ne l'est aujourd’hui. Ce qui ajoute sans doute au sentiment actuel de stagnation.

Ce qui est d'autant plus frustrant pour les utilisateurs, c'est que les nouvelles machines présentées ne convainquent pas totalement, car ce sont des "Rev A", des machines qui donnent l’impression d’être en work in progress.

L’année dernière, le MacBook illustrait déjà parfaitement cela. Il ressemblait (et ressemble toujours) furieusement aux premiers MacBook Air, qui n'avaient connu le succès qu'après avoir été repensés de fond en comble quelques années plus tard. Nul doute qu'un MacBook avec un prix revu légèrement à la baisse, un deuxième port et un processeur un peu plus puissant ferait un carton.

Les MacBook Pro confèrent le même sentiment d’inachevé. Indéniablement, ce sont des objets très réussis d’un point de vue esthétique. Mais ils sont freinés par des processeurs décevants en matière de performances pures et déçoivent par leur autonomie faiblarde, la faute à Apple qui n’a pas réussi à intégrer la technologie de batteries qu’elle avait prévu initialement.

On peut ajouter à cela le passage à l’USB-C qui est vécu à tort comme une régression. Comme l'iMac à la fin des années 90, les transitions prennent du temps et sont souvent mal ressenties. Mais qui, au final, regrette le passage à l’USB et l’abandon des ports série et ADB ? Plus récemment, qui regrette le passage au port Lightning sur les terminaux iOS ?

En outre, des ordinateurs donnent l'impression d'être à l'abandon. On pense bien sûr au Mac Pro et au Mac mini. Il y a bien entendu quelque chose de très frustrant à voir ces ordinateurs ne pas évoluer. Mais est-ce dans l'intérêt d'Apple de faire autre chose que le minimum vital ?

Imaginons des Mac Pro et des Mac mini avec les dernières technologies du moment et un prix agressif, est-ce que les ventes suivraient ? Il y a fort à parier que tout cela serait très marginal, surtout à côté de l'iPhone. Même un doublement des ventes de Mac mini serait anecdotique dans le chiffre d'affaires d'Apple. On évoque ici des machines qui ne représentent même pas 10 % des ventes de Mac.

D'autre part, en matière de puissance brute, on l'a vu avec les MacBook Pro Touch Bar, les gains seraient modestes dans le meilleur des cas. Bref, à l'exception des deux trois modèles qui font le gros des ventes, le Mac est très secondaire pour Apple (lire : Le Mac est bien devenu secondaire chez Apple).

L'une des grandes forces d'Apple, c'est de se focaliser sur l'essentiel. Or, son portefeuille de produits avait tendance à prendre de l'embonpoint depuis quelque temps. Il n'y a rien d'étonnant à ce que la marque reconsidère son implication dans certains marchés.

On l'a vu avec les moniteurs externes et les routeurs qui devraient connaître le même sort. On ne serait pas étonné que Tim Cook continue à faire le ménage dans les mois à venir. Si le patron a dit que de super ordinateurs de bureau étaient sur sa feuille de route, il s'est bien gardé de donner le moindre nom. Et si à défaut de Mac ARM, Apple nous préparait des ordinateurs de bureau équipés d'un super iOS ? C'est un scénario comme un autre...

Comment Apple est en train de se réinventer

Ceux qui s'étonnent de voir Apple abandonner progressivement le Mac ont sans doute oublié cet épisode à l'apparence anodine où Steve Jobs, à la fin du keynote de présentation de l'iPhone en janvier 2007, avait annoncé qu’Apple Computer Inc. allait céder la place à Apple Inc. Une manière d’annoncer que l’iPod et surtout l’iPhone étaient désormais l’avenir de la société et que le Mac ne serait plus LA priorité.

Dans un peu moins de deux semaines, cela fera officiellement dix ans que le Mac est la dernière roue du carrosse. Bien évidemment, cela n'empêche pas Apple de se soucier de temps à autre de ses ordinateurs. Mais ce sont des occupations bien secondaires pour l'état major de Cupertino, qui outre l'iPhone, concentre ses efforts sur son nouvel eldorado : l'informatique vestimentaire.

L'Apple Watch n'était pas un coup d’essai, elle s’inscrit dans une stratégie de long terme. Les AirPods en sont la parfaite illustration. On aurait tort de les considérer comme un simple gadget pour possesseurs d'iPhone.

Après s’être soucié de nos bureaux (avec le Mac) et de nos poches (avec l’iPod et l’iPhone), ce qui intéresse la Pomme, ce n’est ni plus ni moins que notre corps. Le poignet est déjà pris avec l’Apple Watch. Il pourrait d’ailleurs être à terme complété par un traqueur d’activité dédié.

Les AirPods s’attaquent à nos oreilles. Et ce n’est sans doute que le début. Dans le domaine de la santé, les écouteurs peuvent également grappiller quelques informations intéressantes. Le potentiel de développement est là. La prochaine étape pour Apple, cela pourrait être nos yeux. Elle aurait de grandes ambitions dans ce domaine (lire : Réalité augmentée : Apple teste des lunettes connectées à l’iPhone).

Tous ces objets nécessitent l’apprentissage d’un nouveau savoir-faire. Apple doit concevoir des objets toujours plus petits. On ne le dit pas assez, mais le système sur puce de l'Apple Watch qui tient sur le pouce a la puissance des premiers iPhone.

De ce point de vue, les AirPods sont également un vrai travail d’orfèvre. Faire tenir autant d’électronique en si peu d’espace… Il n’y a qu’iFixit pour se lamenter que de tels objets soient très difficiles voire impossibles à réparer.

Mais on ne peut résumer ces objets à leurs tailles, ils ont d’autres points communs comme la façon de les recharger (l’induction), leur interface graphique, minimaliste dans le cas de l’Apple Watch et inexistante dans le cas des AirPods qui font de Siri un assistant incontournable. On développe un lien complètement nouveau à la technologie qui devient de plus en plus invisible et personnelle.

Apple et sa communauté : un désamour grandissant

Cette nouvelle direction n’a manifestement pas ou mal été comprise par des clients de longue date qui se sentent trahis. On sent poindre dans les réactions, sur les réseaux sociaux et chez certaines personnes dites influentes, un désamour grandissant, une certaine amertume ou bien même de la colère vis-à-vis de la firme de Cupertino. Apple a tenté de réagir suite à la polémique sur les MacBook Pro en baissant le prix de certains produits et accessoires, mais le mal est plus profond.

Apple n’est pas Microsoft. C’est une société qui, comme on l’expliquait plus haut, ne parvient à être efficace que si elle se focalise sur un nombre restreint de projets. Si l’on prend du recul par rapport à tout cela, la stratégie d’Apple parait limpide. L’informatique vestimentaire constitue sans doute l’un des grands eldorados des années à venir. Mais tout est une question de timing. Le plus grand danger pour elle serait qu’elle ait raison trop tôt. Le précédent Newton est là pour rappeler que de tout temps Apple a su proposer des objets intéressants. La vraie force de Steve Jobs était de sentir son époque et de les proposer au bon moment. L'iPod en est la parfaite illustration.

Mais il y a également la façon dont elle s’attaque à ce marché qui interpelle beaucoup d’observateurs. Soit la firme n’a pas de vision claire de ce marché (ce qui ne serait pas infamant tant ces grands groupes s’attaquent à quelque chose de radicalement différent), soit elle en a une, mais elle est incapable de la partager et de l'expliquer. Dans les années 2000, la vision du Mac comme centre du hub numérique était limpide. À l'inverse, la présentation de l'Apple Watch était beaucoup plus brouillonne. Les finalités de cet appareil avaient été très mal expliquées. Ce qui avait d'ailleurs poussé Apple à insister lourdement sur sa montre dans les keynotes qui suivirent sa présentation.

Quoi qu’il en soit, on ne peut pas reprocher à Apple une certaine constance. En s’attaquant sans cesse à de nouveaux marchés et en en délaissant d’autres, le Californien ne fait que suivre son ADN, à savoir révolutionner de nouveaux domaines : l’informatique personnelle, la publication assistée par ordinateur, la musique en ligne et la téléphonie mobile, pour n’en citer que quelques-uns…

Aujourd’hui, ses efforts portent sur des projets tout aussi ambitieux, tels que la dématérialisation du portefeuille, le paiement sans contact (on rappellera que l'ambition d'Apple est ni plus ni moins d'en finir avec le cash), la santé (on n'en est qu'au début avec l'Apple Watch), la domotique (avec HomeKit) ou encore la voiture autonome. Des chantiers qui sont autrement plus importants et excitants qu'un renouvellement de Mac Pro ou de Mac mini.


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avatar Earl Grey | 

Ca peut paraitre ringard mais le fait qu'Apple s'éloigne définitivement du "Think different" est le signe que sa base historique ne suivra pas de facon inconditionnelle comme ce fut le cas à quelques reprises dans les moments difficiles.

A mon sens, c'est une erreur stratégique de positionner Apple uniquement sur une marque "hype" pour barbus en slim buvant des cafés chez Starbuck (je sais que les rédacteurs adorent ce genre de formule) avec un pilotage comptable uniquement basé sur des tableaux de bords qui regardent les produits qui "marchent".

La matrice à 4 cases de Jobs était et est toujours valable et non suivi par Cook le comptable.

Vous me direz qu'Apple a toujours été une marque hype....peut-être oui mais elle l'était tout en prenant soin d'offrir des produits sophistiqués, efficaces et PRO. C'est précisément cette ambivalence qui permettait aux clients en recherche de hype de se dire que puisque ces machines étaient recherchées par des pro, qu'elles étaient en plus esthétiquement et ergonomiquement réussies, alors elles leur conviendraient aussi.

Aujourd'hui, elles ne sont plus que hype.

Basta.

avatar pocketalex | 

@Earl Grey : la "base historique" comme tu dis, en représente qu'une petite partie de l'ensemble de la clientèle, et ajoute à ça que cette "base historique" n'est pas composée de 100% de déçus et d'aigris, j'ai envie d'ajouter... "ne t'en déplaise"

avatar Earl Grey | 

ajoute, ajoute. fais toi plaisir.

avatar Apollo11 | 

@Earl Grey

D'accord.

Avant, les ordinateurs Apple étaient chers, mais c'étaient les meilleurs point de vue matériel et logiciel. Une référence, quoi.

Maintenant, ils ne sont que chers... Heureusement, y a MacOS dedans, ce qui les rend meilleurs par défaut. Mais le prix ne se justifie plus (autonomie, mémoire, processeur, etc.)

Je l'ai dit hier et je le redis : Apple doit remplacer Tim Cook le comptable par un homme qui aura une nouvelle vision claire. Microsoft l'a fait et s'en porte mieux.

avatar toketapouet | 

@ Apollo

?‍? "Avant, les ordinateurs Apple étaient chers, mais c'étaient les meilleurs point de vue matériel et logiciel. Une référence, quoi."

? Faux. En 2008 mon iMac avait un processeur déjà considéré comme obsolète par les fans de fiche technique, et 4Go de ram seulement. 8 ans plus tard, il tourne comme une fleur avec El Capitan. Idem pour mon MBP 2009 et son C2D déjà raillé à sa sortie. Ma copine est photographe pro et l'utilise au quotidien sous Sierra, 7 ans plus tard, sans le moindre soucis. La fiche technique, c'est un truc de geek. C'est le terrain qui compte.

?‍? "Maintenant, ils ne sont que chers... Heureusement, y a MacOS dedans, ce qui les rend meilleurs par défaut. Mais le prix ne se justifie plus (autonomie, mémoire, processeur, etc.)"

? Ils sont chers, personne ne le nie. Mais l'autonomie est excellente sur mon MBP, les 16Go ne sont jamais utilisés à plus de 50% pour moi, et le proc est le plus rapide mis à dispo par Intel, et les benchs le placent dans le très haut de gamme, toutes marques confondues.

avatar brunitou | 

@Earl Grey "Aujourd'hui, elles ne sont plus que hype. Basta."

+1 avec un bémol : l'OS reste de qualité... Mais aussi bien Android (mobile) que Windows (desk/laptop) ont rattrapé l'essentiel de leur retard.

avatar Earl Grey | 

Exactement. C'est la seule chose qui me retient aujourd'hui. Le logiciel. Infiniment supérieur (sur ordinateur....) et convenablement supérieur sur appareils mobiles.

avatar toketapouet | 

@Earl Grey

?‍? "A mon sens, c'est une erreur stratégique de positionner Apple uniquement sur une marque "hype" pour barbus en slim buvant des cafés chez Starbuck (je sais que les rédacteurs adorent ce genre de formule) avec un pilotage comptable uniquement basé sur des tableaux de bords qui regardent les produits qui "marchent"."

? Je connais de nombreux professionnels/patrons qui ne correspondent pas au profil que tu décris (dont moi), et qui ont fait le même calcul qu'IBM : les macs sont plus efficients et coûtent beaucoup moins cher (trois fois moins selon IBM, estimation sur 90 000 machines et 2 ans...).

?‍? "La matrice à 4 cases de Jobs était et est toujours valable et non suivi par Cook le comptable"

? Là, je te rejoins. Je trouve la gamme trop éclatée, volontairement segmentée. Mais la disparition prochaine du Air au profit du MB dont les prix baissent va clarifier cela.

?‍? "elle l'était tout en prenant soin d'offrir des produits sophistiqués, efficaces et PRO."

? Pour beaucoup, c'est toujours le cas ?

avatar Katsini | 

Très bel article de fond.
Merci MacG d'élever le propos.

avatar Apollo11 | 

@Katsini

En effet, excellent article de fond.

avatar clintstudio | 

Ce qui est étonnant, c'est qu'au regard du pognon qu'ils ramassent comment ils peuvent justifier de ne pas travailler sur certains produits autant que sur d'autres... on va finir par avoir plus de nouveautés chez Sony que chez Apple, et pourtant Sony est largué !

avatar Nom d'utilisateur | 

Ils n'ont pas à te justifier de ne pas travailler sur certains produits autant que sur d'autres...

avatar pocketalex | 

@clintstudio : ce sont deux visions différentes : "jen ai rêvé, Sony l'a fait" vs "je l'aurais même pas imaginé, Apple l'a sorti"

avatar otop | 

@ pocketalex

En effet je n'avais pas imaginé qu'apple puisse autant allé dans le mauvais gout avec un substitut de breloque aussi moche.

avatar Cro_Arthur | 

Bel article qui soulève beaucoup de choses intéressantes

avatar nykk | 

Pour ma part, j'ai un androphone depuis plus de 2 ans et je pense rester sur Androïd, mon vieux Mini de 2007 tourne comme une horloge sous Fedora 25, et il y a de fortes chances que mon MBP passe aussi sous Linux quand il commencera à être largué. Et ma prochaine machine sera soit un MBA s'il vaut encore le coup (USB, pas de TouchBar gadget), soit un portable sous Linux... J'aime OSX comme Unix facile et simple, mais je ne suis pas attaché à Apple comme entreprise… Donc je quitterai sans regret le cas échéant. D'autant plus que tous mes périphériques ont été achetés pour être compatible avec tous les OS.

avatar toketapouet | 

@Nyyk

?‍? "pas de TouchBar gadget"

? J'avais un mauvais a priori sur la TB, au final un mois plus tard je ne m'en passe plus ?

avatar erwanberlin | 

On ne peut apparemment plus suggérer de fautes depuis l'application, donc je le mets ici : à la fin de l'article on n'en est qu'au début... au lieu de : on en est qu'au début...

avatar Giloup92 | 

@erwanberlin
Si on peut toujours. Il suffit de poser le doigt sur les mots fautifs.

avatar erwanberlin | 

@Giloup92

Ah oui pardon, j'avais sélectionné plusieurs mots...

avatar Giloup92 | 

@erwanberlin
On peut aussi sélectionner plusieurs mots. Il suffit d'étendre la zone.

avatar Giloup92 | 

" Imaginons des...Mac mini avec les dernières technologies du moment et un prix agressif, est-ce que les ventes suivraient ? " Moi, je prends tout de suite un Mac Mini comme ça !

avatar Chanteloux | 

Moi aussi. On est au moins deux...

avatar diegue | 

Apple a choisi d'être la "Firme" en voulant imposer ses valeurs sociétales : en tant que client j'en ai RAB : je veux des bons produits qui correspondent à mes attentes. Les états d'âme de Cook vis à vis de son pays ne me concernent pas.

avatar pocketalex | 

"Apple a choisi d'être la "Firme" en voulant imposer ses valeurs sociétales"

He ben on aura tout lu

Big Brother is watching you mon gars ?

avatar wl77185 | 

Je persiste sur le fait qu'Apple devrait s'investir un peu plus dans HomeKit, il y a des choses intéressantes à faire dans ce domaine, l'erreur était de ne pas faire de l'Apple TV le point central de la maison

avatar Chanteloux | 

La seule chose qui m'intéresserait dans home kit, c'est que ma blonde soit connectée. Je me ferai virer de bord moins souvent...

avatar Simeon | 

Je me retrouve très bien dans cet article. J'ai été très attaché à un Apple qui n'existe plus. Les nouveaux produits m'indiffèrent et j'ai l'impression d'un délitement annuel de mon outil de travail (OSX, pardon macOs).
La nouveauté m'inquiète (un comble) puisqu'elle se traduit quasi systématiquement par des abandons, des reculs et des problèmes supplémentaires à gérer d'un côté, un accroissement des prix de l'autre.

J'aimais une marque qui me permettait d'être plus productif. Je considère avec méfiance celle qui veut traduire en données mes moindres faits et gestes, mon corps et mon porte-monnaie.

avatar toketapouet | 

@Siméon

?‍? "La nouveauté m'inquiète (un comble) puisqu'elle se traduit quasi systématiquement par des abandons, des reculs et des problèmes supplémentaires à gérer d'un côté, un accroissement des prix de l'autre."

? Je comprends ton appréhension concernant la transition USBC, mais quand elle sera faite, on rigolera en voyant tous les câbles qu'on se trainait pour chaque port ?

Quant aux problèmes, je n'en ai aucun sur le nouveau MBP qui est meilleur que le 2014 sur tous les plans pour moi.

Enfin, les prix n'ont pas augmenté, ils ont en fait baissé en dollars constants, si l'on compare à la dernière refonte en 2012. L'euro s'est effondré, c'est une autre affaire et Apple n'y est pour rien ?

avatar enzo0511 | 

La seule façon pour Apple de forcer les gens à renouveler leur matériel est d'abuser de l'obsolescence programmée et ça passe notamment par les MAJ logicielles qui ne peuvent pas s'installer sur certains matériels alors que ces derniers seraient capables de servir pendant au moins 10 ans
Apple n'a pas fini de nous entuber

avatar lolo-69 | 

Bonjour.
Et inversement, on entend aussi rouspéter parce que le nouvel (i)OS fait ramer tel vieux Mac ou tel vieil iPhone.
je pense que là dessus, Apple reste assez permissive et souple, tout du moins pas malhonnête...
Non, l'obsolescence programmée n'est pas là, elle serait plutôt dans la conception absolument monobloc, figée et irréparable des nouveaux produits...

avatar toketapouet | 

@Lolo

?‍? "Non, l'obsolescence programmée n'est pas là, elle serait plutôt dans la conception absolument monobloc, figée et irréparable des nouveaux produits..."

? Totalement d'accord.

avatar Dodo8 | 

@enzo0511

Ça n'a rien d'une obsolescence programmée, ton appareil continue à bien marcher même sans la dernière mise à jour non ?

avatar pocketalex | 

@enzo0511 : va chez Android, tu vas comprendre ce que c'est que les MàJ de l'OS et le matos incapable de les faire tourner (ou les constructeurs qui ne le proposent pas pour ton modèle)

avatar toketapouet | 

@Pocketalex

?‍? "@enzo0511 : va chez Android, tu vas comprendre ce que c'est que les MàJ de l'OS et le matos incapable de les faire tourner (ou les constructeurs qui ne le proposent pas pour ton modèle)"

? +1000 je trouve ça dingue qu'on reproche un truc pareil à Apple (il y a d'autres trucs plus pertinents, genre le Mac Pro vendu 400€ plus cher qu'à sa sortie il y a 3 ans ?), alors qu'iOS est supporté en général minimum 4 ans, Vs parfois 18 mois sur certains androidphone!

avatar Chanteloux | 

@enzo.
Oui. Rajoutez à ça le prix exhorbitant des réparations, et le tout soudé, et hop! Le tour est joué...

avatar toketapouet | 

@Enzo

?‍? "La seule façon pour Apple de forcer les gens à renouveler leur matériel est d'abuser de l'obsolescence programmée et ça passe notamment par les MAJ logicielles qui ne peuvent pas s'installer sur certains matériels alors que ces derniers seraient capables de servir pendant au moins 10 ans. Apple n'a pas fini de nous entuber"

? Mon iMac de 2008 tourne sur El Capitan, sorti 7 ans après l'ordi. Mon MBP de 2009 tourne sous Sierra, sorti également 7 ans plus tard. Je trouve ça plus que correct, peu de PC peuvent en dire autant.

avatar bpisano | 

Article très intéressant. Beaucoup peinent à comprendre les objectifs d'Apple ces derniers temps.

avatar Earl Grey | 

On peut les comprendre et ne pas les accepter oui ? Ou on doit tout accepter en se prosternant Applehu Akbar?

avatar lolo-69 | 

Earl Grey.

Tout comme un cocufiage, un temps de non acceptation, de rejet est inévitable.
Mais il ne doit durer éternellement.

Apple ne veut plus des MacUsers, soit. A eux d'en tirer les conclusions et de passer à l'action du switch.

Il n'y a rien d'autre à faire, il est désormais vain d'espérer quoi que ce soit d'Apple, si ce n'est désillusions, régressions, coups de bâton, frustrations et autres dégouts.

Pour moi, j'ai pas mal patienté, mais ça dure de trop. N'étant pas maso, c'est ce que je met en pratique, mon poste mobile n'est déjà plus un Mac.

Il y a fort à parier que le lieu d'ou j'écris ces lignes depuis un Mac de bureau ne soit plus équipé de ce type d'ordi à l'avenir...

Trop, c'est trop.

avatar pocketalex | 

@Yoskiz

+1

je dirais même "à force d'être frustré, on a l'impression que son cas est une généralité".

avatar lolo-69 | 

-1
Je vous...
Automodéré.

avatar lolo-69 | 

"Switcher pour aller où, sous Windows ?"

D'autres solutions plus sexy à proposer?
Un coup de baguette magique pour installer OS-X sur une config matérielle décente aussi facilement que sur un Mac?
Windows... C'est fait pour l'ordi portable.
Se posera tôt ou tard le cas de celui de bureau:
(J'exclus la prise de tête du hackintosh, et Linux ne fait pas tourner un seul de mes softs ou ne propose rien de sérieux en alternative).

"il y a toujours des Mac actuellement".

J'en ai un devant moi en ce moment.
Mais vu ce que qu'ils tendent à devenir et la cible marketing visée par Apple, qu'ils se les gardent, il n'aura vraisemblablement pas de successeur! (si il existe!)

Je peux vous garantir que dans la balance OS-X/Windows et pour mon cas, OS-X pèse un poids autrement plus considérable que Windows.
Il aura fallu beaucoup charger la mule de la part d'Apple côté hardware pour qu'elle finisse par pencher de l'autre côté... (Le feu vous brûle à coup sûr, dans l'eau, on peut apprendre à nager!).

avatar pocketalex | 

"Sauf les pros sinon pour le particulier pas spécialement donc je pense que c'est aussi pour cette raison qu'Apple ne se foule pas."

lls innovent autrement par exemple avec l'arrivée du Macbook 12" : moins de 1Kg, écran retina, fanless, finesse absolue. Le concept de l'ordinateur que l'on a avec soi, partout, tout le temps.

"Si Apple sort des Mac ARM cela changera sans doute la donne."

C'est on ne peut plus vrai, et cela leur permettrait de reprendre la main sur le hard, plutôt que de dépendre d'Intel

avatar Chanteloux | 

D'accord pour le MB12... j'en ai un, il est vraiment très bien, mais n'empêche que son prix 1649$ plus taxes le tue! Alors il ne s'est pas vendu, et au québec on trouve encore des machines neuves à 1199$... Là c'est valable! J'ai sauté dessus.

avatar San_Pellegrino | 

@Chanteloux

"D'accord pour le MB12... j'en ai un, il est vraiment très bien, mais n'empêche que son prix 1649$ plus taxes le tue! Alors il ne s'est pas vendu, et au québec on trouve encore des machines neuves à 1199$... Là c'est valable! J'ai sauté dessus."

Pouvez-vous nous renseigner sur l'état de votre MB12 après lui avoir sauté dessus ?
Merci !

avatar lolo-69 | 

Hello.
Je préfère ce ton de dialogue. ;-)
Je suis justement de ceux qui ont des besoins en puissance qui, sans être énormes, sont conséquents.
Quand j'achète un ordi, j'aime "partir de haut", quitte à être sur-motorisé au début, mais encaisser les années sans trop fléchir.
Les nouvelles cartes mères monobloc offertes par la Pomme ne m'inspirent vraiment pas confiance en terme de pérennité ou de repentir éventuel sur un élément à faire évoluer!
Je ne parle pas du refroidissement limité de fait par le volume restreint dans lequel ils étouffent!

Côté CPU, ce n'est pas là que le bât blesse le plus (d'ailleurs, le volume en réduit les capacités de logement et d'usage), mais aussi du GPU, (nVidia CUDA?) de la connectique, etc...

Non, ces ordis ne me sont plus destiné...

avatar pocketalex | 

"Je suis justement de ceux qui ont des besoins en puissance"

Moi aussi

Problème résolu par le montage d'un hackintosh, en attendant de voir ce qu'Apple va sortir pour les pros en Desktop

J'arrive à une config qui tient la route mais je pourrais faire le même taf avec un vrai Mac, juste que ça me couterait un rein (iMac 27" full option ... ou Mac Pro)

Si par la suite cette niche de marché est abandonnée par Apple, aucun souci à switcher sous windows, même si ça me ferai bien ch... les softs restent les même

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