Apple va dresser le portrait de la diversité dans ses effectifs

Mickaël Bazoge |

C’est le prochain gros chantier auquel compte s’attaquer Tim Cook, après la transparence sur les conditions de travail chez les sous-traitants asiatiques d’Apple et la meilleure prise en compte de l’environnement : la diversité. Le CEO d’Apple, qui participe avec Eddy Cue à la conférence Sun Valley, un raout annuel des grosses huiles de l’industrie des technologies, a donné l’information à quelques journalistes présents — et qui sont pourtant interdits d’entrée. Le constructeur va ainsi rendre publiques les données concernant la diversité au sein de ses effectifs.

La diversité chez les employés américains dans plusieurs grandes entreprises de la Silicon Valley. TechCrunch

Tim Cook n’a pas précisé quand cette publicité allait être disponible, ni les actions qu’il comptait prendre pour rééquilibrer, si besoin était, la balance de la diversité au sein de l’entreprise. Il s’agit néanmoins d’un mouvement plus large qui concerne la Silicon Valley. Il y a quelques jours, Facebook dévoilait son propre rapport, dressant le portrait d’une entreprise très masculine (69% des employés du réseau sont des hommes) et très blanche (57% des employés pour Facebook aux États-Unis).

Apple, tout comme Google, IBM ou Microsoft, avait pourtant adressé une fin de non recevoir à CNN en mars dernier, le réseau cherchant justement à obtenir ce type d’informations. La Pomme avait alors évoqué des problèmes liés à la « compétitivité ». Les temps ont visiblement changé, et la divulgation de ces données fait écho à l’engagement de plus en plus fort d’Apple envers les minorités (lire : Apple, fière de sa Pride). Tim Cook lui même n’hésite pas à pousser les élus américains à voter pour des projets de loi contre les discriminations.

En matière de diversité, le conseil d’administration d’Apple et les instances dirigeantes dans leur ensemble donnent un bien mauvais exemple : à l’exception d’Angela Ahrendts, l’équipe des vice-présidents de l’entreprise est très WASP, tout comme le board qui ne compte qu’une seule femme, Andrea Jung. Tim Cook aurait d’ailleurs l’intention de bousculer cette instance en nommant de nouvelles têtes (lire : Tim Cook, un patron de « temps de paix »).

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avatar Madalvée | 

Depuis quand y-at-il des races dans le genre humain ? Pas sûr que cette comptabilisation à l'américaine soit bien perçue chez nous.

avatar joneskind | 

@Madalvée

C'est tout le problème de la discrimination positive, parce qu'elle implique de facto que la devise républicaine a échoué.

avatar stiflou | 

message supprimé

avatar Zouba | 

Vous avez arrêté les cours avant 16 ans ? Vous n'avez jamais appris qu'il n'existe pas de race en biologie, mais des genres, des espèces et des sous-espèces ?

avatar bibi81 | 

A une certaine époque on enseignait aux enfants que la Terre était plate...

avatar C1rc3@0rc | 

Les américains (ni les anglo-saxons en general) n'ont pas la meme culture ni définition par rapport a ce qui est désigne en français par race.

D'un point de vue biologique, effectivement chez l'humain il n'y a pas de race. Il y a bien eu des tentatives, a commencer par l'aristocratie qui possède des registres des origines - par exemple le fameux Almanach de Gotha -, des sectes religieuses voire certaines religions non universalistes, des mouvements politico-ideologique,… Et certains ont plus ou moins réussi puisque par exemple dans certaines aristocraties et plus encore mouvements religieux ont observe une prevalences de pathologies génétiques qui sont très supérieures a la répartition usuelles.

En Europe et en France particulièrement le fait de parler de race pour l'humain relève de l'eugénisme et de l'idéologie raciste.

Pour les américains, le terme race est bien plus large et diffus qu'en France. Ils vont utiliser le terme race pour se référer a l'origine ethnique et au morphotype (caractéristique anatomique), culture, genetique, origine geographique, affiliation historique et sociale, spécificité linguistique. Pour dire européen du nord, ça va être race caucasienne. Ils vont aussi faire la distinction entre hispanique et latino par exemple.

Aux USA, il y a des registres administratifs classes par "race". Les entreprises utilisent aussi ce type de profil pour leurs statistiques, tout comme la police.
C'est quelque chose de communément admis et qui ne commence a être remis en question que depuis les début des années 2000.

Les USA ont de toute manière une approche autant historique que culturelle "raciste" et communautariste. Le principe d'intégration n'a rien a voir avec celui de la France ou on parle d'assimilation culturelle, aux USA ce sont les communautés qui s'insèrent dans le tissu social en gardant leur specificités. En France on peut dire que l'intégration est maximaliste, et aux USA minimaliste.
Et il faut aussi rappeler que les USA sont un pays a l'origine eugéniste et esclavagiste racial, et que ces dimensions sont particulièrement bipolaires, puisque elles ont conduit a la guerre de session, ou les deux enjeux étaient le détachement de la dépendance anglaise et l'abolition de l'esclavage, ces deux points ayant divises de pays avec une partition (artificielle mais représentative) nord/sud.

Si on a évidemment en tete les groupes et organisations tels le Ku Klux Klan, il y a aussi une histoire continue administrative qui touche la notion meme d'ethnicite (réserve pour les amérindiens -actuelle-, camp de concentration pour les japonais -2eme guerre mondiale-, ségrégation des afro-américain, fichier raciale de statistiques criminelles…).
Et le racisme américain est particulièrement tordu. Déjà avoir élu un afro-américain au poste de président est une révolution mais elle était envisageable, les afro-américain étant des américains. Par contre qu'un "latino", un japonais et plus encore qu'un amérindien devienne président est encore totalement inconcevable.

Plus important encore est la notion d'appartenance religieuse. La devise des USA, marquee sur les billets de banque c'est "In God we trust" et le serment présidentiel se fait la main sur une bible -bien que ce ne soit pas obligatoire-… Et c'est la le plus gros problème bien avant la notion de "race".

Apres, l'histoire de la diversité représentative dans les entreprises est aussi un épineux problème. Typiquement aux USA une grosse entreprise est caricaturalement constituee par postes raciale: WASP a la direction et administration, "chinois" a la comptabilité, latino et afro-américain comme ouvriers. Et meme si les choses ont bien évoluées depuis 15 ans, la "race" est un critère d'assignation a un poste important, peut être meme avant la qualification.

Le problème c'est que la "discrimination" positive ne change rien au fondement de ce système et le renforce meme. Favoriser un japonais ou une femme a la place d'un homme WASP pour un poste de direction a compétence egales, histoire d'établir une mixité socio-culturo-sexo-ethnique, pourquoi pas. Le problème c'est si on va favoriser un latino a la place d'une japonaise alors que celle-ci est plus compétente parce que les barèmes de mixité sont en faveur du latino...

Pour recoller avec Apple, Google ou Yahoo, ces sociétés sont suffisamment divergentes de l'establishment et multinationales pour ne pas avoir a s'empêtrer dans ces considérations. Qu'ils édictent des règles au niveau des RH pour pouvoir se justifier en cas de procès, oui, mais influer sur leurs recrutements alors que c'est clairement le pragmatisme qui conduit ces sociétés a recruter, ce serait contre productif…

avatar flo3183 | 

@Madalvée :
Ah mais il existe des races dans le genre humain Américain, mais pas dans le genre humain Français. Tu sais les deux genre sont très différent, faut pas confondre!!

avatar jazz678 | 

@Madalvée :
Je ne sais pas d'où tu écrit ton post. Sache qu'en France les stats ethniques sont interdites par la loi

avatar Zouba | 

C'est tout à fait faux. En France, les statistiques sur l'ethnie, la religion ou les préférences sexuelles sont tout à fait autorisées par la loi. En revanche, si le recueil de données est obligatoire (comme dans le cas du recensement), oui poser de telles questions est interdit. Pour tous les autres questionnaires facultatifs, il est autorisé de poser la question et de traiter statistiquement les réponses qui doivent être anonymes.

avatar Switcher | 
avatar en ballade | 

Pourtant ça ne nous ferait pas de mal en France

avatar joneskind | 

@en ballade

Sans être un grand fan de la discrimination positive, je suis tout à fait d'accord avec toi. D'une manière générale c'est le Mâle Blanc Hétérosexuel qui a le plus de postes et les meilleurs salaires à compétences égales. Mais c'est pas le genre de statistique qui est facile à avaler au pays de la sacro-sainte laïcité -tant-que-t-es-chrétien-ça-va- et de l'égalité des chances -surtout-quand-tu-fais-partie-du-réseau

Pour une fois qu'on est d'accord, ça mérite d'être souligné.

avatar stiflou | 

Les Chrétiens sont pourtant assez discriminés, négativement j'entends … Y a qu'à voir toute l'affaire de la Manif Pour Tous (mais je peux te sortir bien d'autres exemples). Après, c'est sûr que dans leurs réseaux, qui sont généralement aisé et fermés, on y vit bien, mais le rejet d'une part entraîne souvent un rejet de l'autre.
Dans notre triste pays, il vaut mieux « laïque » en fait, au sens commun (et sans rapport avec le vrai, vu que plus grand monde ne le connait), soit agnostique voire athée.

avatar C1rc3@0rc | 

@stiflou
Non les chrétiens ne sont pas discrimines dans le cas que tu cites.

La France se positionne comme une nation laïque permettant l'égalité et la liberté de culte et de pensée. Dans la Constitution, intégrant la déclaration universelle des droits de l'Homme, le concept d'égalité citoyenne est une des garanties fondamentales.
Le mariage est un contrat civil citoyen universel ayant une ensemble d'implications administratives importantes. De fait il doit s'appliquer a tout citoyen de manière egale, sinon c'est contredire le principe d'égalité citoyenne.
Deux personnes peuvent se marier également selon leur religion, et vivre selon cette tradition, du moment que cela n'est pas en contradiction avec la Constitution.

La reforme, ou plutôt la finalisation constitutionnelle du mariage, qui aurait du être finalisee des l'adoption de la Constitution, n'a pas stigmatisee les chrétiens, puisque les principales religions s'y sont également opposées.

En France la citoyenneté est laïque, ce qui garanti l'égalité de droits et de devoirs quelque soit sa religion, sa philosophie, son sexe, son ethnie,… La Constitution Française garantie la liberté de culte a tout citoyen du moment qu'il respecte, par le principe de laïcité, les droits et devoir citoyens, donc reconnait son égalité de droits et devoirs et celle de tout autre citoyen.

La segregation des Chretiens existe dans des états religieux (théocratie), dans des communautés religieuses et idéologique (meme sur le territoire français dans des zone de non-droits ou la Constitution n'est plus appliquée et ou les gouvernements ne font pas leur devoir ), dans des états totalitaires (URSS par exemple, ou toute appartenance religieuse était interdite).
Si tu veux expérimenter ce que c'est que la ségrégation en tant que chrétien, va vivre pendant quelques mois dans une théocratie non chrétienne (voire athée)…

Il faut te rendre compte que le seul moyen pour que chacun ait la liberté de pensée et de culte, meme si sa religion est ultra-minoritaire par rapport a la société, c'est que la société soit une démocratie laïque et que toutes les institutions répondent aux principes d'égalité et de laïcité.

En France, l'écrasante majorité des citoyens sont chrétiens, qu'ils soient pratiquants ou pas. Les agnostiques et athées sont une infime minorité. Et la laïcité permet a toutes les confessions (dans le respect de la Constitution) de vivre dans une même société.

avatar stiflou | 

@C1rc3@0rc
C'est marrant, quand je discute avec des antifas, ils ne sont pas de ton avis ^^'
Blague à part, je ne parle pas de la Constitution, ni de la loi, mais de la société en général (non, pas la banque … oui, c'était facile).
Mais si tu veux, on peut aussi parler mariage, et du rôle important, voire fondamental, de la filiation, comme ça l'était dans le droit romain (il servait notamment à déterminer la paternité d'un enfant, dont la maternité était évidemment déterminée par la mère duquel il sortait), duquel est tiré notre code civil … Mais ce n'est pas le sujet.

« En France le citoyen est laïque »
Je t'invite à revisiter la définition (et pas l'opinion) de ce mot, voire son orthographe, car ce n'est pas le citoyen qui est par définition laïc, mais les institutions étatiques qui sont laïques.

La ségrégation des chrétien, et du christianisme en lui-même, est présente en France, avec notre chère Franc-Maçonnerie (je pourrais parler d'un certain ministre de l'Éducation Nationale (ah bah va falloir préciser du coup, y en a eu tellement chez eux), qui écrit noir sur blanc qu'il faudrait détruire l'Eglise Catholique, puis enchaîne sur la création d'une religion d'État …), depuis sa prise de pouvoir par la révolution de 1789. Et tous les hommages à Lucifer disséminés un peu partout (place de la République par exemple, ou le Lucifer/Lucis Trust à l'ONU, et plein de petits trucs intéressants ...), on pourrait aussi parler d'anti-christiannisme indirect, mais là, je vais peut-être un peu loin.

« Il faut te rendre compte que le seul moyen pour que chacun ait la liberté de pensée et de culte, meme si sa religion est ultra-minoritaire par rapport a la société, c'est que la société soit une démocratie laïque et que toutes les institutions répondent aux principes d'égalité et de laïcité. »
Joli discours, je suis sûr de l'avoir déjà entendu … Ça ne m'empêche pas de continuer de le critiquer.
Prenons ce que tu appelles une théocratie comme l'Iran, il y a une petite communauté juive qui y vit pépère depuis des lustres, sans le moindre problème (oui, ils n'aiment pas vraiment « l'Etat d'Israel », à raison, selon moi, mais c'est un autre débat), alors que normalement, les juifs et les musulmans sont bien censés se taper sur la gueule, non ? Comme en Syrie, sous le régime de Bachar, il y avait la paix religieuse, tout comme en Irak sous Sadam Hussein d'ailleurs (mais ce salaud fabriquait une bombe atomique, j'avais oublié …). La tolérance n'est pas la propriété de la laïcité, et encore moins de la Franc-Maçonnerie et autres. On peut être religieux et favoriser le respect au prosélytisme (à l'inverse du gouvernement). Tu parles de liberté de penser, en France ? Tu connais la loi Gayssaut ? (on peut être en désaccord avec les propos tenus par certains tout en critiquant une loi douteuse, tout comme on peut critiquer « l'Etat d'Israel » sans vouloir la mort de tous les juifs de la planète, tout comme on peut critiquer le mariage pour tous tout en étant homosexuel). Notre pays pue la manipulation des masses (notamment par les médias, et je t'invite à lire, si ce n'est pas déjà fait, Tocqueville), et après tu parles comme une fleur de liberté de pensée ? Le principe d'égalité, certes, mais il ne faudrait pas en oublier, comme c'est bien trop souvent le cas aujourd'hui, l'existence de la différence (non pas dans un but ségrégatoire, mais valorisant, car c'est la différence qui crée la valeur, sans elle, l'existence est bien morne).

« En France, l'écrasante majorité des citoyens sont chrétiens, qu'ils soient pratiquants ou pas. Les agnostiques et athées sont une infime minorité. »
Alors, comment dire … Je ne crois pas non. Mais alors pas du tout. Déjà, il est assez incohérent de parler de chrétien non-pratiquant (sauf pour le politiquement correct, mais ça, on s'en fiche), vu que cette religion se définit en partie par sa pratique. Quand on voit qu'une bonne partie de ces « chrétiens non-pratiquants » rejette certains des dogmes fondamentaux (Présence Réelle pour les catholiques, Résurrection pour l'ensemble etc…), on s'aperçoit vite de la bêtise de cette définition actuelle. Fait un sondage de religion dans la rue, je pense prédire facilement le résultat : la plupart s'en foute ou rejette, voire disent qu'ils ne sont pas vraiment sûr (on est d'accord que Barbès, c'est tricher ^^ quoique, c'est un bon terrain pour discuter avec des musulmans du concept de musulmans non-pratiquants, ça peut être intéressant !). Sinon, visite des église pour te faire une idée de leur remplissage.

« Et la laïcité permet a toutes les confessions (dans le respect de la Constitution) de vivre dans une même société. »
Oui, peut-être, mais ce n'est pas la seule. Et vu comment la Constitution est respectée aujourd'hui (soit par des politiciens qui se torchent avec, ou par l'UE qui ne fait pas mieux, ou par un tas de personnes qui ne la connaissent même pas ou s'en foutent éperdument), c'est un peu un problème …

Bref, ce discours que pourrait tenir Najat Vallaud-Belkacem, je n'y accorde pas vraiment de crédit, et je pense l'avoir suffisamment et correctement critiqué.

P.S. :
« La France se positionne comme une nation laïque permettant l'égalité et la liberté de culte et de pensée. »
Belle phrase d'introduction, qui commence par une faute (déjà corrigée). Après, entre la théorie et la pratique, tu dois bien savoir qu'il y a parfois un gouffre.

Un petite piqure de rappel intéressante : https://www.youtube.com/watch?v=gSG-NEf84bM
(on pourra dire que c'est sorti de son contexte, mais celui-ci étant facile à retrouver, il tout s'accorde !)

avatar stiflou | 

@C1rc3@0rc
J'oubliais ton gros sophisme …
« Le mariage est un contrat civil citoyen universel ayant une ensemble d'implications administratives importantes. De fait il doit s'appliquer a tout citoyen de manière egale, sinon c'est contredire le principe d'égalité citoyenne. »
Tu oublies peut-être de préciser que le mariage est (historiquement, mais encore actuellement, et peut-être plus pour longtemps) un contrat (…) liant deux être humains (citoyens de préférence) qui doivent répondre à certaines conditions (avant il y avait la complémentarité des sexes, maintenant le sexe en lui-même ne veut plus dire grand chose, c'est bien malheureux). Parce qu'avec ta définition, qu'est-ce qui empêche de se marier avec un pont (comme en Australie), ou de faire un mariage à trois (comme au Brésil) ? Après, tu pourras me dire que ces mariages sont le progrès, mais là, j'en rirai de désespoir.

avatar C1rc3@0rc | 

Depuis quand un pont est un citoyen?

Le mariage n'est qu'un contrat civil qui expose publiquement le choix de deux citoyens, majeurs et en pleine possession de leurs moyens, de constituer une communauté civile et de biens. C'est un statut juridique, fiscal et social, qui offre des droits et bien entendu des devoirs (notamment celui de l'entraide ou de représentation de substitution). C'est le fondement constitutionnel.

Apres d'autres cultures et systèmes légaux estiment que des communautés civiles de ce type peuvent être constituées par plus de 2 personnes. On trouve ça dans des religions le plus souvent ou il y a une notion de supériorité sexuelle qui abouti a des systèmes polygames. Par définition ces systèmes sont fortement corrélés au genre et a la sexualité, et sont incompatibles avec les principes d'égalité et de réciprocité (de droits et devoirs).
Donc cela ne peut s'appliquer dans le cadre de la Constitution française.
Par contre en France, un homme ou une femme, peut être le parent légal de plusieurs enfants conçus avec des partenaires différents, ou adoptés, puisque l'on a le droit de reconnaissance et d'adoption. Apres pour les cas ou des conflits juridiques se posent (héritage) c'est l'arbitrage d'un juge qui règle la situation.

En remontant au droit romain concernant le mariage, tu dois savoir que la notion de sexe n'y était pas présente, puisque dans la société romaine la notion même de sexualité n'avait pas de valeur en soi, la désignation même d'homosexualité ou d'hétérosexualité n'était qu'anecdotique et la norme était plus la bisexualité.
L'adoption avait le même statut que la naissance.

Si le mariage civil permet une définition de la structure familiale, ce n'est certainement pas son fondement. Il n'y a rien d'implicite,( juste de facilites), que les parents soient maries ou pas, toute naissance ou adoption doit faire l'objet d'une déclaration explicite permettant la reconnaissance et la filiation. La transmission du patronyme se fait aussi par un choix explicite. Si un enfant est maltraite par un parent,( statut de tuteur légal), que ce soit par négligence ou volontairement, la Republique a le droit d'intervenir et de retirer la garde et les droits du parent pour la protection de l'enfant.
Ce qui n'est pas le cas dans nombre de théocraties ou c'est le père qui a droit de vie et de mort sur les membres de la famille…

Donc oui la finalisation récente de la notion de mariage, permettant les memes droits et devoirs aux couples sans considération sexuelle, est bien un progrès, qui en plus s'inscrit pleinement dans la dimension chrétienne originelle d'acceptation de l'autre et d'égalité.

Je te rappelle tout de meme que les fondements du christianisme sont la fraternité, l'égalité, et la liberté.
On ne nait pas chrétien, on le devient, quelque soit la croyance, la culture ou l'ethnie de ses parents.
On ne nait pas coupable ou élu dans le christianisme, on choisi jusqu'a sa mort la responsabilité de ses actes et de ses pratiques.
Dans le christianisme il n'y a pas de personne supérieure a une autre, pas de sexe fort et de sexe faible, pas de maitre ou d'esclave, pas de leader et de suiveur,… cela fait partie des fondamentaux du christianisme qui permettent a cette religion de se différentier et de se positionner comme universelle.
Je te rappelle aussi que le christianisme est une religion de la connaissance ou le message du Christ t'incites a aller a la rencontre de l'autre et des textes, pour les comprendre par toi même, les remettre en question et en faire l'expérience, que tu sois homme ou femme…
Je te rappelle encore que dans le christianisme il n'y a pas de symbolisme, de hiérarchie, d'icônes, de reliques, de textes, d'autre support d'idolâtrie, … qui soient sacres et qui fassent l'objet d'un culte!
Ce détachement des "vaux d'or" et des prêtres fait partie des prescription du Christ, tout comme la notion de non-jugement de l'autre, car "le seul juge est le Pere", ce que le Christ lui-même appliquera jusqu'à la fin ou il demande d'accorder le pardon a ses bourreaux...

Donc si tu refuse de considérer que quelqu'un de baptise (encore une majorité de français) n'est pas chrétien parce qu'il ne pratique pas une ritualisation relevant d'une église ou d'une autre, cela implique que tu ne t'inscris pas dans le christianisme.
Je te rappelle aussi accessoirement que les deux sacrements fondamentaux que peut prodiguer tout chrétien, homme ou femme, envers toute personne c'est le baptême et l'extrême-onction.

Apres je suis curieux de savoir de quel ministre tu parles et ou tu vois des empreintes de la franc-maçonnerie ou des lucifériens. Je ne vais pas nier que ces communautés existent, mais la mythologie de leur toute puissance que tu sembles réciter, comme celle des sionistes, me laisse penser que tu appartiens a une autre communauté particulièrement incompatible avec la démocratie et le christianisme. N'as tu jamais penser a te rapprocher du culte de Wotan?

Pour en revenir au sujet d'origine, ce qui est défendu c'est que la valeur d'une personne n'est définie ni par son ethnie, ni par sa culture d'origine, ni par son appartenance a une communauté, ni par sa religion, ni ses handicaps, mais par ses connaissances et ses actes. Et plus encore lorsque l'on cherche un candidat pour un travail, ce qui compte ce sont ces compétences techniques et le cas échéant ses compétences sociales si nécessaire. Tout autre type de filtre, n'est pas acceptable, puisque non pragmatique. On est pas dans une définition de bien ou de mal, mais dans une définition fonctionnelle.

avatar Mysterium | 

Si on change juste pour changer je vois pas l'intérêt. Si une femme est plus compétente, qu'elle arrive au conseil d'administration pas de soucis. Mais s'il faut en mettre une juste pour donner le bon exemple je trouve ni ça intéréssant d'un point de vue de compétence, ni même moralement.

avatar Eurylaime | 

CNN a publié ses propres statistiques sur le sujet ?

avatar Wolf | 

Pour moi c'est assez débile de mettre des quotas.
En plus va falloir mettre des quotas à l'intérieur des quotas. Autant de femmes que d'hommes mais autant de blanc que de noir ou d'asiatiques et d'arabes, chaque communauté devant être représenté par un mâle et une femelle au minimum , sans oublier qu'il faudra autant d'hétéro que d'homo, le tout savamment mixé pour respecter la "représentation"...
Statistiquement il est impossible de ne récupérer que des bons correspondant aux critères ...

avatar joneskind | 

@Wolf

D'un côté c'est débile de devoir faire des quotas mais de l'autre la réalité c'est qu'ils seraient bien malheureusement nécessaires à l'égalité.

Ce qui est débile c'est qu'on soit obligé d'en arriver là, simplement.

avatar bibi81 | 

Elle est où l'égalité quand le deuxième homme se voit refuser un des deux postes en jeu alors que le premier a eu l'un des deux postes et qu'aucune femme ne se présente (ou qu'une femme à compétences plus faible que le deuxième homme) ?

avatar joneskind | 

@bibi81

Y en a pas. On ne parle que des cas où une femme se voit refuser un poste à compétences supérieures ou égales à celles de l'homme qui l'a eu.

Je ne suis pas fan de la discrimination positive parce qu'elle implique autant d'injustices que la discrimination négative.

La seule solution c'est le CV anonyme.

avatar bibi81 | 

Le CV anonyme ne résout rien parce que l'embauche ne passe pas que par le CV. Un raciste (quelque soit le type de racisme) face à un CV nominatif aura au moins l'avantage de ne pas faire perdre son temps au candidat.

avatar joneskind | 

@bibi81

Sauf que la discrimination est techniquement interdite, donc raciste ou pas il ne devrait pas avoir le droit d'exclure quelqu'un pour cette raison.

La personne qui a été refusée devrait avoir accès au CV (anonyme évidemment) de la personne qui a été embauchée à sa place, et on devrait contrôler les entreprises qui ont la tendance systématique à refuser une personne après l'entretien d'embauche qui a été motivé par ce CV anonyme.

Ça donnerait au moins la possibilité de dresser des statistiques pour certaines entreprises, qui pratiquent la préférence nationale ou la préférence de genre, plutôt que de continuer à se voiler la face.

Et oui ça veut dire une contrainte administrative de plus pour les entreprises mais ça en vaut la peine. Et personnellement il y a bien des contraintes administratives que j'aimerais faire sauter avant celle-là

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