Quand la concurrence se refait une image sur le dos d’Apple

Mickaël Bazoge |

C’est peut-être au printemps qu’Apple donnera quelques nouvelles de ses Mac de bureau. iMac, Mac mini, Mac Pro… Ces trois familles de produits ont un besoin urgent de renouvellement, certaines plus que d’autres.

Cela fait plus d’un an que l’iMac n’a pas été mis à jour, deux ans pour le Mac mini, et… plus de trois ans (!) pour le malheureux Mac Pro. La situation est tellement désespérée pour le Mac tubulaire qu’Apple propose à certains clients professionnels d’envisager des solutions alternatives, nous a-t-on dit.

Après le Mac mini, quel ordinateur disparaitra de la photo de famille ?

Apple présente le MacBook Pro comme une nouvelle station de travail, mais tous les besoins ne peuvent pas être couverts par un portable ; certaines tâches (calculs de rendu, serveurs…) ne nécessitent pas forcément un écran Retina et deux moniteurs 5K.

Ce qui désespère les utilisateurs professionnels, en dehors de l’apathie d’Apple, c’est surtout l’absence de feuille de route du constructeur. Qui dit qu’Apple ne va pas tout simplement réorganiser sa gamme d’ordinateurs de bureau autour de l’iMac, en abandonnant purement et simplement le Mac mini et le Mac Pro ? Ou au contraire, lancer une tour reprenant la modularité des anciens modèles G4 et G5 (avec du Thunderbolt 3) ?

Merci François.

À force de ronger son frein, on en vient à s’intéresser à ce que fait la concurrence. Et celle-ci a bien compris qu’il y avait un créneau à prendre, celui des clients professionnels qui ne trouvent plus chaussure à leur pied dans le catalogue d’Apple.

HP joue la souplesse et le choix

Chez HP, on ne fait aucun mystère de sa volonté de draguer les clients Mac. Une page du site est consacrée à ceux qui envisagent de passer avec armes et bagages vers les solutions du constructeur, Du Mac au HP Z. Et le message est clair : « Les pros passent du Mac au HP Z ». La gamme Z étant celle justement destinée aux pros.

La page déroule trois témoignages de spécialistes de la vidéo… la même clientèle visée par Apple avec son MacBook Pro. Le Mac Pro est dans la ligne de mire de HP — la machine, pas renouvelée en trois ans, est une cible idéale, n’importe quel ordinateur un peu moderne étant capable d’en faire plus et mieux. Après tout, c’est de bonne guerre et Apple donne le bâton pour se faire battre. La puissance du Mac Pro en prend pour son rhume :

On peut y lire des témoignages cruels : « Il a fallu douze heures à nos Mac pour réaliser l'une de ces simulations et dix pour de petits graphismes secondaires. Avec notre nouvelle station de travail HP Z, nous avons obtenu en deux heures le rendu de la première simulation que nous avons faite, à une résolution maximale », explique Jonathan Bird qui produit du matériel pédagogique pour mieux comprendre les océans.

HP met en avant la possibilité d’ajouter de nouveaux composants internes facilement :

Ou encore d’exploiter jusqu’à 512 Go de RAM :

On n’échappe pas non plus aux comparatifs élogieux :

HP communique aussi sur sa garantie de trois ans sur site :

De la flexibilité, des possibilités d’évolution, un large éventail de choix et de prix, du service… mais des ordinateurs qu’on laissera sous le bureau prendre la poussière et qui sont sans doute plus bruyants que le Mac Pro. On comprend malgré tout que le choix est relativement facile à faire, si ce n’était pour le système d’exploitation. Mais même pour ça, HP a un argument qui fait mouche :

Chez HP, le format mini a de l'avenir

Les petits boîtiers ont de l’avenir, malgré l’absence de renouvellement de la gamme Mac mini. HP l’a démontré avec le Z2 Mini, un ordinateur « 90% plus petit qu’une tour professionnelle », mais qui n’a pas grand-chose à envier aux stations de travail traditionnelles : processeurs Xeon, jusqu’à 1,5 To de SSD, GPU Nvidia Quadro… Le tout à partir de 699 $, même si pour ce prix, il faudra se contenter d’une machine à base de Core i3.

HP possède également à son catalogue (pléthorique) une gamme de tout-en-un à tous les prix et qui couvrent à peu près tous les besoins. Si l’on se plaint parfois de la nouvelle complexité des familles de produits d’Apple, on vous engage à jeter un œil sur le site de HP, il y a de quoi s'y perdre…

Microsoft sur tous les fronts

Microsoft ne fait plus aucun mystère de sa volonté d’en découdre avec Apple. L’éditeur de Windows s’est trouvé des talents de constructeur, avec un certain succès pour ses tablettes, même si on reste encore bien loin des ventes d’iPad (lire : Les ventes de Surface sont bonnes pour Microsoft).

À l’occasion de la présentation du Surface Book l’an dernier, Microsoft n’a pas hésité à s’attaquer au MacBook Pro : l’hybride est deux fois plus puissant que le portable de 13 pouces d’Apple (de 2015). Dans les faits, la réalité est plus nuancée, mais le vieux rival d’Apple a pris date avec un produit qui tient plutôt bien la route (lire : Surface Book : prise en main du portable qu'Apple ne veut pas faire).

Et Microsoft a relancé la machine en lançant tout récemment un Surface Book i7 (Skylake), équipé de 256 à 512 Go de stockage et d’une GeForce 965M. Toujours pas d’USB-C, mais un port Mini DisplayPort et un slot pour cartes SD. Ce modèle est vendu à partir de 2 319 € (256 Go, 8 Go de RAM) ; l’équivalent en 13 pouces et Core i7 chez Apple est vendu 2 059 € (à partir de 2 359 € avec la Touch Bar), mais il faudra faire une croix sur la carte graphique dédiée.

Il est cependant bien malaisé de comparer la Surface Book avec un MacBook Pro, la philosophie étant bien différente avec cet écran qui se détache pour se transformer en tablette. Toutefois, cela n’empêche pas Microsoft de jouer crânement la carte du comparatif comme on peut le voir sur le site américain du constructeur.

Et Microsoft sait parfaitement mettre en avant l’originalité de ses produits dans des publicités qui, il faut bien le dire, font souvent mouche, qu’il s’agisse d’attaquer le Mac ou l’iPad Pro.

Après s’être attaqué aux MacBook et aux iPad, Microsoft aimerait maintenant donner le coup de pied de l’âne aux Mac de bureau. Avec un produit que l’on dirait tout droit sorti des labos de Cupertino, le Surface Studio !

Ce tout-en-un équipé d’un écran tactile de 28 pouces n’est pas parfait (lire : Surface Studio : des atouts et des défauts face à l’iMac), mais il fait souffler un vent frais dans un secteur où Apple n’a rien proposé de réellement nouveau depuis 2004 et le premier iMac “écran”.

Les efforts de Microsoft en tant que constructeur de PC sont louables, car après tout la concurrence a du bon. Il ne faut toutefois pas oublier que cette activité ne pèse pas lourd dans les comptes de l’éditeur, et que le volume des ventes reste assez anecdotique face aux poids lourds du secteur — y compris Apple.

Lenovo et Dell : des partitions un ton en dessous

Avec HP, Dell et Lenovo sont dans le top 3 des plus importants constructeurs de PC. Chez ces deux fabricants, les références à Apple sont moins présentes que chez HP (ou Microsoft). On recense néanmoins quelques piques régulières à l’encontre du constructeur des Mac ; en 2008, deux semaines après la fameuse présentation par Steve Jobs du MacBook Air dans son enveloppe kraft, Lenovo mettait en ligne une parodie bien sentie.

Le nombre limité de ports sur le MacBook Air (un USB 2.0, un micro DVI et un port jack, à l’époque) faisait la joie des ricaneurs… un peu comme le MacBook 12’’ Retina qui possède encore moins de ports que son lointain prédécesseur. On notera que malgré les moqueries de l’époque, le format “ultra-portable” du MacBook Air s’est imposé depuis dans toute l’industrie.

Plus près de nous, on trouve tout de même un communiqué de Lenovo comparant la gamme Yoga aux MacBook ; il n’y a pas de date mais il y est fait mention d’OS X El Capitan. On peut donc estimer que ce comparatif, qui n’en est pas vraiment un, date de 2015 au plus tôt.

On y apprend que « en vérité, Apple et Lenovo cherchent à atteindre le même objectif avec des philosophies différentes ». Les utilisateurs ont ainsi « un choix réduit » d’ordinateurs portables Apple. « Dans certains cas, il peut n’y avoir que cinq ou six ordinateurs portables quand on considère les options offertes par Apple ». Évidemment, chez Lenovo c’est pléthore entre les gammes ThinkPad, IdeaPad, Yoga, les Chromebook…

Le Yoga est effectivement plus flexible qu’un MacBook.

« Quand on a besoin d’options, de flexibilité et de budget, Lenovo est un choix supérieur à Apple », fanfaronne le constructeur, qui met en avant les entrées et sorties de son Yoga 3. « Les MacBook d’Apple utilisent des ports propriétaires (comme le Thunderbolt) au lieu de ports universels, ce qui limite leur efficacité ».

macOS en prend aussi pour son grade, puisque « Windows 10 se compare directement à OS X El Capitan, et il est même meilleur. Pour le multitâche, l’interface, l’assistance personnelle et les fonctions spéciales (sic), Windows 10 est perçu par beaucoup comme un meilleur choix que le système d’exploitation d’Apple », assure sans sourciller le constructeur.

Du côté de Dell, on n’a pas vraiment trouvé de comparatif explicite avec des Mac. À croire que l’assembleur texan ne veut pas se comparer aux produits d’Apple… Même si le constructeur chasse volontiers sur les mêmes terres. La gamme XPS 13 et 15 pouces ultrafine se positionne par exemple entre le MacBook Air et le MacBook 12’’ Retina.

Et puis l’ombre d’Apple est toujours présente quand Dell présente de nouvelles machines grand public, comme lors de la présentation des nouveaux XPS (lire : Dell démonte le MacBook Air « furtif » avant même sa présentation). Par ailleurs, lors de l’acquisition d’EMC cette année, les dirigeants de Dell ont bien fait comprendre qu’il valait mieux que ce soit des ordinateurs Dell qui soient présents durant les réunions avec les clients, plutôt que des MacBook !

Dell entend aussi profiter de la vague enthousiaste autour du Surface Studio : le constructeur a en effet remis sur les rails son projet de Smart Desk annoncé il y a deux ans sans que rien n’en sorte, du moins jusqu’à présent. Cette nouvelle version, dont seul un coin du voile a été levé, est une très grande tablette tactile sous Windows 10 sur laquelle on peut faire fonctionner une molette semblable au Surface Dial (lire : Dell a aussi développé un Surface Studio).

La volonté farouche de ne pas lancer de Mac à écran tactile ouvre un boulevard aux constructeurs concurrents pour expérimenter des designs innovants (lire : Pour Phil Schiller, le Mac est une « expérience tactile à temps partiel »). Mais pour qu’une expérience tactile « de bureau » soit optimale, il importe que le système d’exploitation soit pensé pour être utilisé à la fois avec une souris et avec les doigts. Windows 10 n’en est pas encore tout à fait là.

Apple : le confort de la routine

Finalement, que reste-t-il aux Mac, face aux propositions toujours plus alléchantes de flexibilité, de puissance, et de souplesse tarifaire de la concurrence ? macOS, tout d’abord, et tout l’écosystème logiciel, qui restent au centre d’une expérience que Windows 10 n’est toujours pas capable d’offrir — même s’il faut reconnaitre que Microsoft progresse aussi sur ce point.

La force de la routine est également une puissante incitation au statu-quo. On n’a pas forcément envie de changer ses petites habitudes quand on possède un Mac qui fonctionne bien. La fiabilité des machines Apple est parfois prise en défaut (sur le MacBook Pro 15’’, sur le Mac Pro) mais globalement, les ordinateurs du constructeur fonctionnent bien et pendant plusieurs années.

Quoi qu’on puisse en penser, en termes d’innovation Apple ne s’endort pas sur ses lauriers : les SSD des MacBook Pro sont parmi les plus rapides du marché, les écrans P3 sont calibrés pour les travaux photo et vidéo, et la Touch Bar est un petit tour de force même s’il faudra voir à l’usage s’il s’agit plus que d’un gadget. Il n’empêche : le rythme de l’innovation a tout de même marqué le pas, sur Mac du moins.

Il n’y a qu’à voir l’emballement autour de la Surface Studio — y compris dans la communauté Mac — pour mesurer l’attente, voire l’empressement de beaucoup d’utilisateurs de machines Apple pour voir le constructeur se lancer dans une nouvelle voie. Gare toutefois aux déconvenues : quand Apple va un peu trop loin, comme sur les nouveaux MacBook Pro, les critiques ont plu comme à Gravelotte… Le curseur est souvent difficile à placer.

Quant au renouvellement régulier des machines, soumis il est vrai à l’inertie d’Intel, il est tombé aux oubliettes. À l’époque des PowerPC qui n’arrivaient pas à progresser, Apple proposait des speed bump à un rythme assez soutenu, souvent accompagnés par des changements cosmétiques. De quoi relancer l’intérêt à chaque fois, même si les utilisateurs n’étaient pas dupes !

L’activité Mac est évidemment importante pour l’histoire d’Apple, et elle l’est toujours dans les comptes du constructeur, mais de moins en moins. Au troisième trimestre, Apple a vendu 4,9 millions d’ordinateurs pour un chiffre d’affaires de 5,73 milliards de dollars. Des chiffres en baisse de 14,4% et 16,6% par rapport au même trimestre de l’an dernier.

Ces résultats sont le reflet d’une réalité : Apple reste un « petit » constructeur PC (si on accepte que l’iPad ne soit pas un ordinateur). Lenovo, HP et Dell vendent de deux à trois fois plus d’ordinateurs que la Pomme, avec des progressions bien meilleures (lire : Mauvaise performance pour les Mac au troisième trimestre).

Malgré les parts de marché, la place d’Apple était enviable : le constructeur était la mouche du coche, le mètre étalon sur lequel tout le monde accordait ses violons. Est-ce toujours le cas aujourd’hui ?

Illustration bandeau : Alexander Lyubavin, CC BY

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avatar macinoe | 

C'est de bonne guerre.

Apple n'a qu'à se bouger.

avatar Claude Pelletier | 

Tout à fait.
Encore un fois, cette compagnie sera victime de son succès. Devenue une grosse société, grâce aux Apple 2, elle avait failli acquérir une forme d'hégémonie à la sortie des premiers Mac mais ses concurrents l'avaient doublée soit par le bas de gamme, soit avec une gamme plus ouverte, …… lui faisant descendre marche à marche le podium. C'est l'histoire des décennies précédant l'an 2000.
Le patron ne voulait pas "salir" la marque par des produits bon marché. Une gamme étroite, peu de modèles, et sans produit bon marché. En ce temps-là , quand la Pomme parlait de démocratiser, il s'agissait seulement de rendre l'interface utilisateur plus simple et plus riche, et de favoriser une informatique pour ceux qui n'ont rien à faire des lignes de code et des interfaces rhédibitoires. Démocratiser ne signifiait pas de diminuer le prix des tickets d'entrée.
L'idée sous-jacente était d'associer aux produit vendus, au Mac, son cœur de métier, une image de haut de gamme voire de luxe. Soit pour satisfaire l'appétit, l'avidité de ses actionnaires. Soit probablement les deux. Et la rhétorique sur la vista du patron n'étant qu'un méchant cache-sexe ou une forme de langue de bois.
Avant que la concurrence ne lui prenne des "parts de marché" et la pousse vers le bas feu podium, il faudrait que la Cie transforme son business plan, qu'elle mute. Elle va se faire doubler et elle descendra, marche à marche, à nouveau —historiquement pour la seconde fois— les marches du succès. Et beaucoup d'utilisateurs finiront par se méfier des CLOUD dont l'objectif implicite est de conserver sa clientèle, son pré carré de clients.
Pour changer de perspective, pour rebattre les cartes, il faudrait que la puissance des actionnaires soient battues en brèche car leur intérêt est de pressurer la vache à lait même si cela devait rapprocher la date du décès du pauvre herbivore.
Moi pessimiste ? Mais non.
À qui trop embrasse (de profit à deux chiffres), mal étreint.

avatar heret | 

Encore un fois, cette compagnie sera victime de son succès. Devenue une grosse société, grâce aux Apple 2, elle avait failli acquérir une forme d'hégémonie à la sortie des premiers Mac mais ses concurrents l'avaient doublée soit par le bas de gamme, soit avec une gamme plus ouverte, …… lui faisant descendre marche à marche le podium. C'est l'histoire des décennies précédant l'an 2000.

Non.
Apple avait face à elle IBM qui a fait le PC sans brevet ou presque, d'où les compatibles, et surtout IBM était très implanté dans les entreprises avec ses mainframes, et IBM, ça fait gage de sérieux, pas fabriqué dans un garage. Et si on ajoute à ça qu'Apple n'a rien fait ou si peu pour rendre le Macintosh compatible avec l'Apple II, on comprend le déclin.

avatar C1rc3@0rc | 

@heret

Non.
Apple était presente sur le marché du PC avant IBM, certains n'hesitant pas a considerer qu'Apple a "inventé" le PC de facto (bien que ce soit pas le cas effectivement, mais IBM est arrivé tres en retard). L'Apple II etait deja en entreprise et commençait a bien gagner le grand public.

Le probleme est venu de Microsoft et du conservatisme du corporate. Apple avait comme la plupart des autres constructeurs de PC une approche bottom-up, utilisant le BYOD avant que le terme soit officialisé.
A l'inverse Microsoft a toujours eu une approche descendante, imposant le choix informatique a partir de la direction vers la base.
IBM etant la marque de reference pour le milieux des dirigeants, et Gates etant un "aristocrates" bien etabli, c'est cette approche bottom-down qui a facilité le developpement de IBM PC au detriment de tous le reste.

Et il ne faut pas oublier l'element primordial dans cette guerre de domination: Microsoft avait une strategie monopolistique totalitaire et a utilisé tous les moyens, jusqu'au pire pour détruire toute concurrence.

Et il faut aussi rappeler que la machine de guerre MS a été rapidement assimilée dans une hydre bicéphale avec l'autre société monopolistique totalitaire, Intel, qui a donné vie au monstre Wintel qui a stérilisé tout un ensemble de secteurs informatiques pendant pres de 30 ans.

Apres, Jobs a fait des erreurs, dont celle de se faire virer d'Apple au moment ou Apple avait le plus besoin de son visionnaire.

Aujourd'hui le problème vient pas de la concurrence, d'un marché difficile aux mains d'un monopole scelerat, non le probleme vient de la mediocrité d'Apple, de sa perte d'identité et de son égarement dans une tendance microsoftienne archaique. Ah oui, Jobs a aussi commis un grosse erreur en 2011 et helas, ce coup-ci c'est pas rattrapable.

Les constructeurs de PC ne viennent meme pas chercher les utilisateurs de Mac, ils les accueillent. Cette campagne n'est en fait qu'une constatation ;(

avatar frankm | 

Ca met Apple sur un pied d'estale : regardez on essaye de faire mieux qu'eux...
Sauf que je pense qu'Apple a le projet de faire disparaître le Mac Pro au profit du MacBook Pro 15". Rendant le concept "Mac Pro" has-been.

avatar Ast2001 | 

Oulà... On dit un 'piédestal'....

avatar iDanny | 

@frankm

Tu peux juste nous rappeler ce qu'est "l'estale" stp ? 😊

avatar C1rc3@0rc | 

@frankm

Ben non, cela ne met pas Apple sur un piédestal, cela mettrait plutôt Apple sous le tas de fumier, dans la fosse a lisier, helas.
Les constructeurs ne viennent pas chercher des utilisateurs qui glorifient leurs machines et qui quittent le monde PC pour le monde Mac, ils ne font qu'accueillir les anciens utilisateurs Mac qui fuient le naufrage. La publicité en question n'est la que pour canaliser le flux de switcher pour éviter, dans le cas d'HP, que ce soit Lenovo ou Dell qui les récupèrent.

Et puis les PC n'essayent pas de faire mieux que les Mac, ils font vraiment beaucoup mieux...

avatar mac_adam | 

@circé : Eh bien tire-toi chez Windows, ça libérera la première page du forum et ça nous fera de l'air.

avatar béber1 | 

C1rc3@0rc
"Ben non, cela ne met pas Apple sur un piédestal, cela mettrait plutôt Apple sous le tas de fumier, dans la fosse a lisier, hélas."

Si Apple était vraiment dans la fosse à lisier,
pourquoi HP irait comparer ses produits à celui d'une compagnie aussi dévaluée ?
et dont la dévaluation pourrait être contaminante ?

Ce que je vois moi,
c'est le vieux principe tout bête de la pub comparative,
où l'on prends un produit référence de la concurrence pour y hisser ses propres produits plus-mieux-meilleurs en rapport.
Et pour ce faire, on ne tape pas dans les images repoussantes, mais dans celle d'un produit-modèle avec toutes les critiques que l'on peut y faire, et qui justifient les arguments comparatifs.

avatar reborn | 

Ils sont vraiment dans la merde pour s'attaquer aux malheureux 10 petits % qu'Apple doit peser dans l'industrie de l'ordinateur personnel..

avatar Titov | 

Ces petits 10 % ce sont ceux qui ont des sous pour dépenser 4.000 € pour un ordi portable.

Capter la clientèle Apple, c'est le Saint Graal pour eux

avatar en ballade | 

beaucoup de sociétés francaises aimeraient etre dans la "merde" de MS ou HP

avatar McDO | 

@reborn

Cest ridicule ce que tu dis.
Quelle entreprise dirait non à 10% de part de marché dans un secteur aussi concurrentiel que celui-ci ?
Bien sûr quelles vont attaquer Apple. Business is business. Tout est bon à prendre.

avatar reborn | 

@McDO

Rien de ridicule, Apple n'était pas autant "attaqué" la décennie précédente.

avatar C1rc3@0rc | 

La décennie précédente le marché etait en croissance, on pensait que la crise etait juste une autre crise et pas une grande depression economique durable, on comptait sur la finesse de gravure et la conjecture de Moore pour vendre du PC haut de gamme en renouvellement a moins de 5 ans, et surtout, surtout les utilisateurs Mac etaient satisfaits de leurs machines, y tenaient et les défendaient avec raison, et demontraient leurs productivité...

Aujourd'hui quand on est pro dans un secteur ou la puissance informatique est necessaire (en gros quand on fait autre chose que du secrétariat) vouloir rester sur Mac est irraisonnable.
Rien que dans les secteurs graphiques, place de choix autrefois pour les Mac, les machines d'Apple sont tellement larguées, et vont l'etre de plus en plus face a la vitesse a laquelle Nvidia se developpe, que vouloir rester sur Mac est professionellement un suicide.

C'est triste, lamentable, mais c'est la consequence le l'ere Ive...

Apple n'est pas plus attaqué aujourd'hui que par le passé, c'est juste que le Mac est devenu si indigent que les attaques viennent maintenant des utilisateurs de Mac qui ont la sensation de s'etre fait entubés depuis 2012.

avatar fredseg | 

Il était une époque où l'on disait que le meilleur PC est un Mac. La situation s'inverse, on s'intéresse au hackintosh et se prend à rêver du retour des clones.

avatar Doctomac | 

"Lenovo, HP et Dell vendent de deux à trois fois plus d’ordinateurs que la Pomme, avec progressions bien meilleures (lire : Mauvaise performance pour les Mac au troisième trimestre)."

Oui mais la rentabilité n'est pas extraordinaire et donc leur division PC n'est pas en si bonne forme que ça.

avatar en ballade | 

Oui mais la rentabilité n'est pas extraordinaire et donc leur division PC n'est pas en si bonne forme que ça.

euh forum clients ou actionnaires ici?

avatar C1rc3@0rc | 

C'est pas totalement faux, mais ce n'est pas vrai sur les secteurs pro et encore moins sur les stations de travail. Une station de travail est tres rentable, a la vente, mais aussi par rapport au service qu'elle entraine. Pareil pour les parcs d'entreprise, meme si le choix se fait sur des machines peu rentables, derriere y a une service qui rapporte et une quasi assurance de renouvellement.

Et puis, meme en GP peu rentable, il vaut mieux vendre a faible marge que ne rien vendre avec des grosses marges.

avatar byte_order | 

> Oui mais la rentabilité n'est pas extraordinaire et donc leur division PC
> n'est pas en si bonne forme que ça.

Cest pas lesechos.fr ici, ici on parle de l'intérêt pour les utilisateurs, donc les consommateurs, pas pour les actionnaires d'Apple.

Que HP, Lenovo ou Dell fasse moins de profit se manifeste pour les consommateurs par des tarifs plus compétitifs c'est dans l'intérêt du consommateur.
Et si l'un des constructeurs doit disparaitre, les autres seront ravis de reprendre sa clientèle. Les PC n'étant pas des machines fermés avec un OS qui ne marque que sur les modèles de telle marque, les clients pourront très facilement migrer sur du matériel d'une autre marque sans devoir tout abandonner.

C'est l'énorme avantage d'un écosystème ouvert et concurrentiel.

avatar McDO | 

"Cest pas lesechos.fr ici, ici on parle de l'intérêt pour les utilisateurs, donc les consommateurs, pas pour les actionnaires d'Apple"

Va dire ça à Awk, il a énormément de mal à comprendre ce point de vue, même en lui expliquant 10 000 fois 😁

avatar Doctomac | 

On parle de tout, dont la santé des concurrents. On le fait pour Apple dans ce cite, je ne vois pas pourquoi on ne le ferait pas avec les autres.

En l'occurrence, la part de marché des entreprises Dell et HP ne traduit absolument pas de la bonne santé de leur division PC.

avatar macinoe | 

En même temps, les performances économiques, ça devient un peu le dernier domaine où l'on peut dire du bien d'Apple.

Il est donc logique que ses défenseurs acharnés ne parlent plus que de ça..

avatar byte_order | 

> En l'occurrence, la part de marché des entreprises Dell et HP ne traduit absolument
> pas de la bonne santé de leur division PC.

En effet. Elles ne sont pas déficitaires mais ne font pas des records de bénéfice non plus.
Je sais pas pour vous, mais moi, consommateur, cela me rassure doublement :

1) elles ne vendent pas à perte ce qui permet de penser que plusieurs d'entre eux seront encore là dans 3-5 ans, ce qui d'ailleurs n'est pas vraiment un problème vu que, contrairement au Mac, l'écosystème tant matériel que logiciel PC ne repose pas sur un seul fabricant.

2) elles ne se font pas non plus des marges de fou sur le dos de leur clientèle alors que dans le même temps elles refuseraient de prendre en compte la moindre demande de cette même clientèle, même les plus raisonnables.

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