À quand l’arrivée du système Full Self-Driving de Tesla en France ? La question est devenue l’un des feuilletons automobiles de l’été. En juillet dernier, les autorités françaises avaient refusé de donner leur feu vert au dispositif dans sa forme actuelle, estimant que les garanties apportées en matière de sécurité restaient insuffisantes. Quelques semaines plus tard, le dossier connaît toutefois un nouveau rebondissement.
Elon Musk s’est entretenu hier soir par visioconférence avec le ministre français des Transports, Philippe Tabarot. À l’issue de cet échange, le ministre a annoncé que Tesla allait mettre deux véhicules équipés du FSD à la disposition des autorités françaises.
Celles-ci travaillent depuis plusieurs mois avec le constructeur sur les adaptations techniques nécessaires à une éventuelle homologation. La décision finale doit être examinée à l’échelle européenne dans les prochaines semaines.
« Nous entrons désormais dans une nouvelle étape : celle des essais sur route », a déclaré Philippe Tabarot sur X.
Ces essais doivent permettre aux autorités françaises d’évaluer directement le comportement du système et de déterminer si les modifications apportées par Tesla répondent à leurs précédentes réserves.
Échange constructif ce soir avec @elonmusk autour du dispositif Full Self-Driving (FSD) de Tesla.
— Philippe Tabarot (@PhilippeTabarot) September 2, 2026
Depuis plusieurs mois, les autorités françaises travaillent étroitement avec @Tesla sur les adaptations techniques qui permettront à la France de soutenir son homologation, qui sera… pic.twitter.com/d1Y90cGJLf
La France veut désormais juger sur pièces
Le statut du FSD n’est pas en débat : il demeure un système de niveau 2 supervisé, sous la responsabilité du conducteur. Ce sont les conditions de son autorisation qui sont désormais examinées.
Les deux véhicules fournis par Tesla serviront notamment à vérifier les adaptations proposées sur les points qui avaient cristallisé les réserves françaises : le respect des limitations de vitesse et la surveillance du conducteur dans les situations urbaines complexes.
Il ne s’agit donc pas d’une simple démonstration, mais d’une nouvelle phase dans le dossier réglementaire. L’enjeu consiste désormais à savoir si ces essais convaincront la France de lever ses objections et de soutenir l’homologation européenne du FSD.
Cinq pays européens ont déjà ouvert la porte
Les Pays-Bas ont accordé au FSD Supervisé une première autorisation provisoire en avril 2026. La Lituanie, l’Estonie, le Danemark et la Belgique ont ensuite reconnu cette homologation sur leur territoire.
Pour que le système puisse être déployé dans l’ensemble de l’Union européenne, le dossier doit encore être examiné au niveau communautaire. La demande sera soumise aux différents États membres et devra recueillir une majorité au sein du comité compétent.
La conduite autonome de Tesla rate son permis en France, notamment à cause d’excès de vitesse
Bref, cette annonce constitue une ouverture, mais certainement pas encore une homologation. Les automobilistes français ne disposent toujours d’aucune date de déploiement.
Le Cybercab entre en scène à Austin
Cette actualité française intervient alors que Tesla organise aujourd’hui, à Austin au Texas, un événement consacré au Cybercab. Des invités devraient pouvoir monter à bord de ce véhicule dépourvu de volant et de pédales et l’emprunter sur des routes ouvertes.
Tesla fait monter la pression depuis plusieurs jours sur X, mais les détails concernant la soirée restent particulièrement minces. Même les invités ignorent encore précisément le programme, le parcours prévu et les surprises que leur réserve le constructeur.
— Tesla (@Tesla) September 2, 2026
L’objectif ne fait toutefois guère de doute : mettre en scène le passage du prototype à une première expérience avec de véritables passagers. Une étape particulièrement symbolique pour les ambitions de Tesla dans le transport autonome.
Présenté une première fois en 2024, le Cybercab n’est pas totalement inconnu. Tesla teste déjà à Austin une version de production dépourvue de commandes manuelles. L’événement organisé aujourd’hui doit néanmoins marquer sa première rencontre avec des passagers extérieurs à l’entreprise.













