Tesla a tenu hier son événement pour officialiser le lancement du Cybercab. Une fois n’est pas coutume, la présentation n’était pas diffusée en ligne. Plusieurs influenceurs invités ont même dû signer un accord de confidentialité et attendre la fin de l’événement avant de publier leurs contenus.
Cette communication très contrôlée entourait une étape importante pour Tesla. Le Cybercab ne possède ni volant ni pédales : les passagers ne peuvent donc pas reprendre directement la main. Après plusieurs années de promesses et de démonstrations, le véhicule commence désormais à assurer ses premières courses.
Un lancement encore très limité
Les participants à l’événement ont pu appeler un Cybercab et se rendre à différentes adresses comprises dans le périmètre défini par Tesla. Le constructeur confirme sur sa page d’assistance que les courses sont maintenant proposées dans certaines zones d’Austin.
Le véhicule a donc bien rejoint le service Robotaxi, jusque-là essentiellement assuré par des Model Y. Tesla ne précise cependant pas combien de Cybercab sont disponibles, ni si tous les utilisateurs du service peuvent déjà en commander un. Il ne s’agit donc pas encore d’un déploiement à grande échelle.
Le Cybercab fonctionne avec une version du système que Tesla présente comme FSD Unsupervised. À ne pas confondre avec le FSD Supervised proposé aux particuliers, qui exige toujours la surveillance active du conducteur.
L’habitacle se limite aux réglages des sièges, de la climatisation et de l’écran central. Tesla veut en faire une sorte de salon roulant dans lequel les passagers pourront regarder des vidéos ou jouer pendant leurs déplacements. Une antenne Starlink V5 intégrée doit fournir la connexion nécessaire.
Bientôt des Cybercab exploités par des tiers ?
Tesla a également ouvert un formulaire public destiné aux entreprises et aux particuliers intéressés par l’achat d’un Cybercab, la constitution d’une flotte ou le développement d’infrastructures.
Ce formulaire ne constitue toutefois pas un carnet de commandes. Aucun tarif définitif ni calendrier de livraison n’est annoncé. Elon Musk avait précédemment évoqué un prix compris entre 25 000 et 30 000 dollars, mais cet objectif ne représente pas un engagement commercial.
La possibilité de vendre des Cybercab à des tiers élargirait considérablement le modèle imaginé par Tesla. L’entreprise pourrait exploiter son propre réseau tout en fournissant des véhicules à des opérateurs indépendants. Encore faudra-t-il obtenir les autorisations nécessaires, dont les conditions varient selon les États américains.
Here’s my first full Cybercab ride. This vehicle is a game changer. pic.twitter.com/tfSxQFvhka
— Sawyer Merritt (@SawyerMerritt) September 4, 2026
Le cap du million de miles
Tesla affirme par ailleurs que sa flotte Robotaxi a franchi le cap du million de miles parcourus sans conducteur. Ce chiffre montre que le programme prend de l’ampleur, mais ne suffit pas, à lui seul, à évaluer la sécurité du système.
Il faudrait notamment connaître les conditions dans lesquelles ces distances ont été parcourues, les éventuelles interventions à distance et la manière dont Tesla comptabilise les trajets « non supervisés ». Le constructeur ne fournit pas encore assez de données pour tirer des conclusions définitives.
Tesla commence parallèlement à montrer le Cybercab en dehors des États-Unis. Le compte Tesla Asia annonce des présentations à Hong Kong, Tokyo, Pékin et Shanghai. Il s’agit pour l’instant d’une tournée de démonstration, et non de l’ouverture d’un service commercial dans ces villes.
Le Cybercab roule donc enfin sans volant ni pédales sur les routes d’Austin. Pour Tesla, c’est une étape importante qui fait passer le véhicule de la démonstration au service commercial. Le plus dur commence maintenant : transformer ces premières courses en un déploiement à grande échelle, aux États-Unis puis dans le reste du monde.













