Test du MacBook Pro 13" M1 : le portable des jours sans fin

Florian Innocente |
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La première publication de cet article date du 25 novembre 2020 (lire : Magie de Noël : ces articles du Club iGen passent en accès libre).

Qu'il est dommage que ces nouveaux MacBook Pro 13" n'aient pas été habillés d'un nouveau design qui rende davantage justice aux formidables changements qui ont été opérés en interne. L'année 2020 aura été à nulle autre pareille et désastreuse dans de nombreux domaines, mais dans celui qui nous occupe, elle aura apporté une très bonne surprise, comme on va le voir dans ce test du MacBook Pro 13" M1 en 8/256 Go.

On imagine la cogitation chez Apple lorsqu'il a fallu préparer l'argumentaire de lancement des nouveaux portables M1 : comment faire comprendre que ces machines sont vraiment mieux que les précédentes ? Et vraiment au sens de beaucoup mieux, tant on a l'habitude d'entendre la même rengaine de superlatifs à chaque keynote, à chaque nouvelle gamme.

Les promesses sont effectivement tenues, ce ne sont pas des paroles en l'air. Grâce à une intervention chirurgicale sur leur carte-mère, ces portables sont devenus beaucoup plus véloces, leur autonomie n'a pas d'équivalent — nulle part ailleurs — et avec Rosetta 2 ils offrent un répit aux applications 100 % Intel.

Pas de nouveau design, c'est l'un des rares regrets (avec la présence de cette Touch Bar, avec laquelle je n'accroche toujours pas après deux ans). Non pas que ces lignes soient démodées — même si les bordures de l'écran jurent depuis un moment — mais on aurait eu le sentiment d'un accomplissement mené jusqu'au bout. On peut formuler l'hypothèse qu’Apple cherchait moins à rassurer les clients avec ces lignes éprouvées qu'à ne pas trop charger sa barque avec le risque de chavirer. Entre un nouveau processeur, un nouveau système d'exploitation, des applications à optimiser et des développeurs à convaincre, elle avait déjà les mains bien pleines.

Un pied dans le passé, un pied dans l'avenir

La gamme de MacBook Pro 13" comprend maintenant deux modèles M1 au départ et deux Intel à la fin. Les deux M1 sont les moins chers, à 1 449 € et 1 679 €. La différence repose sur leur SSD, de 256 Go pour le premier et de 512 Go pour le second. Le premier tarif n'a pas changé mais le second a baissé de 70 € à caractéristiques de RAM et de stockage égales avec les précédentes configurations Intel. Sauf que la RAM sur les M1 est bien mieux gérée et que leurs SSD sont nettement plus rapides.

Les deux modèles Intel survivants sont vendus 2 129 € et 2 359 € (c'est une génération 2020 que l'on trouve souvent en reconditionné avec des réductions de l'ordre de 17 %). Ces Mac Intel savent monter plus haut en RAM (jusqu'à 32 Go plutôt que 16) et en SSD (jusqu'à 4 To plutôt que 2). Ils ont aussi quatre ports Thunderbolt 3/USB 3 et peuvent gérer deux écrans externes.

En face, les modèles M1 ne peuvent s'aligner sur toutes ces caractéristiques, mais c'était déjà le cas pour les modèles remplacés. Ceux-ci avaient déjà deux ports Thunderbolt et moins de latitude pour gonfler la RAM et la capacité SSD. Sur ces points rien ne change. Les M1 gagnent la compatibilité USB 4 et le Wi-Fi 6 mais perdent la capacité de recevoir deux écrans externes. On ne pourra en brancher qu'un seul, mais ça pourra aller jusqu'au Pro Display XDR 6K d'Apple. Une possibilité existe toutefois pour en brancher à nouveau deux (que nous n'avons pu tester) grâce à un boitier externe : lire MacBook M1 : jusqu’à cinq écrans externes avec un adaptateur DisplayLink.

Les deux ports Thunderbolt sur les MacBook Pro 13" d'entrée et milieu de gamme ne sont pas une fatalité

Si le processeur M1 est capable de merveilles, comme on le verra plus loin, c'est une première génération qui ne peut encore faire tout ce que les chipsets Intel savent accomplir pour la gestion des périphériques.

Autonomie : un jour sans fin

Avant sa capacité à courir vite, c'est son aptitude à courir longtemps qui frappe sur ce portable. Les chiffres annoncés par Apple avaient de quoi laisser gourmand… ou méfiant, voire les deux. Précédemment, d'une génération Intel à l'autre, les bonnes années on gagnait une heure (ou deux) d'autonomie, et les mauvaises on en perdait une. Mais le balancier ne faisait jamais de grands mouvements. Et voilà qu'Apple, comme une joueuse de casino sûre de sa bonne étoile, double la mise : 17h en navigation web, 20 h en lecture vidéo ! Le tout à capacité de batterie égale, la nouvelle n'offrant que 0,2 Wh de plus.

Bien sûr, les tests d'Apple privilégient des scénarios monotâches qui favorisent les bons scores, mais le fait est que l'autonomie de ces MacBook Pro est tout simplement formidable. Comme un tour de magie réalisé sans trucs.

Prenons l'exemple de séquences de travail chez MacG où l'on jongle avec une dizaine d'applications de rédaction et de communication, ces dernières sollicitant constamment le Wi-Fi (Twitter, web, mail, RSS, Messages, WhatsApp ou encore Mattermost un équivalent de Slack).

Lors du premier test, la machine a tenu rien de moins que 12h30 avec une luminosité de l'écran réglée à 50 %, ce qui est tout à fait confortable pour la lisibilité. Avec les trois précédentes générations de MacBook Pro 13", le même genre de test donnait une moyenne d'environ 7h… Mieux encore, sur cette durée record j'ai aussi utilisé Spotify (qui n'est pas encore optimisé M1) un quart du temps et fait tourner en arrière-plan sur YouTube le dernier keynote Apple de 50 min.

Les apps ouvertes en permanence et utilisées tout au long de ce test

En résumé, j'ai pu travailler toute une journée et continuer la matinée du lendemain, sur une seule charge et sans laisser l'écran basculer en veille plus de quelques secondes de temps à autre.

Pour ne pas rester sur cette seule expérience, j'ai fait un autre test en travaillant avec les mêmes applications mais en ouvrant moins l'application de RSS, moins Mail, un peu moins aussi Tweetbot et toujours avec un écran à 50 % de luminosité qui n'est jamais passé en veille plus de quelques brefs instants. Cette fois le MacBook Pro a résisté 15h40, sur la fin j'ai lancé un YouTube de 20 min en 1080p en quasi plein écran pour enfin finir ce test ! Il s'est étalé de lundi midi à mercredi en milieu de matinée…

Autant dire qu'un utilisateur plus soucieux de son autonomie a peut-être encore une marge de manœuvre pour faire mieux. Il pourra utiliser ses applications avec plus de parcimonie en ne les gardant pas toutes ouvertes si ce n'est pas nécessaire.

C'est presque trop… si on voulait trouver à se plaindre ! Il y a fort à parier que sur l'espace de 24 ou 48h on trouvera une prise pour recharger son portable. Mais voilà, on sait qu'on peut compter sur sa machine sur une longue période de temps et sans multiplier les astuces et acrobaties pour préserver sa batterie.

Cerise sur le gâteau, je n'ai pas entendu une seule fois le ventilateur se manifester, un silence complet, alors que mon MacBook Pro 13" de 2018 lancera de temps à autre ses deux ventilateurs, sans que la raison ne soit d'ailleurs toujours très claire, ou alors parce qu'il est stimulé par YouTube.

Début du test le mardi matin. Le lendemain à la mi-journée (avec une nuit de sommeil tout de même pour le portable entre les deux), la batterie arrive dans la dernière ligne droite des 10 %

Pour le test de lecture vidéo, j'ai utilisé Netflix dans Safari, en qualité HD avec la luminosité et le son à 50 %. Au vu du temps annoncé par Apple — 20 h — j'ai lancé The Irishman, un long-métrage dont les 3h 30 min se prêtent à ces tests de longue durée. Mon MacBook Pro s'est éteint au bout de 20h 10 min. Assez pour s'envoyer au moins deux saisons d'une quelconque série, un rêve de binger.

Depuis plusieurs années nous utilisons aussi un logiciel de 3D, Valley Benchmark, que nous laissons tourner en boucle avec les réglages graphiques au maximum, tout comme la luminosité de l'écran. Cet utilitaire est maintenant ancien et il n'est en rien optimisé pour les Mac M1. Il emploie même les vieilles librairies 3D OpenGL aujourd'hui dépréciées dans macOS au profit de celles d'Apple avec Metal. L'utilitaire a fonctionné 2h 45 min sur ce Mac M1, là où les 13" des années 2017 à 2020 tenaient entre 1h 20 et 2h 10 min au mieux.

« 100% » désigne le test 3D de Valley Benchmark, « empirique » est une journée de travail standard chez MacG

Si ce n'était pas déjà étonnant en soi, il faut rappeler qu'Apple donne 10h d'autonomie web ou vidéo pour ses iPad qui étaient des champions en la matière. Qu'un Mac portable, et pas un petit MacBook tout maigrichon, pulvérise les tablettes est inédit. Pour peu qu'on parte de chez soi avec la batterie assez bien remplie, on peut envisager sereinement sa journée si on se rend compte qu'on a oublié l'adaptateur secteur (ou qu'on ne veuille pas s'encombrer avec).

Jusque-là, lorsqu'un portable affichait des performances élevées ça pouvait être aux dépens de son autonomie. Et si l'autonomie atteignait des records alors on pouvait se demander si le processeur et la puce graphique n'étaient pas anémiques. Tout était question de compromis. Ces portables M1 parviennent à réintroduire un équilibre entre ces deux notions d'endurance et de performance. On peut avoir le beurre et l'argent du beurre.

L'autonomie est telle qu'on peut imaginer l'ajout d'une fonction cellulaire 5G à ces portables sans que cela ne leur nuise. Les capacités du M1 laissent augurer des choses prometteuses lorsqu'il s'agira de monter en puissance pour de plus gros Mac. C'est inévitable puisque l'objectif avoué est de se passer complètement d'Intel d'ici à deux ans, pour n'importe quel Mac.

Performances : en avant toute

Car si le processeur M1 de ces 13" sait ménager la consommation, il peut aussi écraser la pédale d'accélérateur. Ce processeur contient 8 cœurs (4 rapides, 4 économes), autant pour le GPU et le double pour le Neural Engine utilisé pour des fonctions ayant recours à l'intelligence artificielle. Apple n'a donné aucune info sur la fréquence de son processeur principal mais les logiciels de mesure donnent tous 3,2 GHz.

Apple a plusieurs fois expliqué les bénéfices à intégrer la RAM au sein de cet ensemble — la « mémoire unifiée » — de manière à ce que tous ces composants puisent dans une seule et même réserve de RAM. Au lieu que chacun ait la sienne et oblige à d'incessants transferts de données entre les différentes puces afin de les traiter.

On a déjà donné les résultats réjouissants de Geekbench où le M1 fait presque deux fois mieux en monocœur et en multicœur que le Core i5 Quad à 1,4 GHz qu'il vient remplacer. Dans le test GFXBench qui utilise les API graphiques Metal d'Apple, le GPU du processeur M1 est quatre fois plus rapide que l'Intel Iris Plus Graphics 645 d'il y a quelques mois. Sur Affinity Photo, les opérations de tramage (qui aplatissent une image vectorielle) ou de vectorisation (opération inverse à partir d'une photo) sont entre deux et trois fois plus véloces.

Il est facile de trouver le M1, ses barres sont les plus hautes

De très bons chiffres tombent également lorsqu'on se lance dans la compilation du moteur de rendu WebKit (grâce auquel Safari affiche les pages web) au moyen d'Xcode, le logiciel de développement d'Apple. C'est une opération lourde et longue dont le MacBook Pro s'est acquitté en un peu plus de 23 minutes contre 32 min pour son prédécesseur (Core i5 Quad 2 GHz) et 47 min pour le même à 1,4 GHz.

Le portable 13" se paye le luxe de faire un créneau entre les MacBook Pro 16" 2019 en Core i7 (six cœurs) et Core i9 (8 cœurs) qui ont réalisé des temps dépassant les 28 min pour l'un et les 21 min pour l'autre.

Lors d'un export 8K dans Final Cut Pro, le M1 va évidemment plus vite que les deux derniers Core i5 1,4 et 2 GHz (presque 5 minutes de traitement pour le M1, quasi 7 et 9 min pour la puce Intel).

Mais les Core i7 et i9 des MacBook Pro 16" lui administrent tout de même une leçon, en achevant cette opération au bout d'une minute au mieux, de deux minutes au pire.

Ce MacBook Pro 13" se défend également bien lorsqu'une opération lourde s'éternise. Ce modèle, contrairement aux MacBook Air M1, est pourvu d'un ventilateur (comme le précédent 13" Intel), ce qui lui permet de mieux résister à des montées en température et de maintenir son effort à un niveau stable.

Illustration avec le Blackmagic RAW Speed Test qui teste les vitesses du processeur et de la puce graphique pour décoder des images Blackmagic RAW en 8K.

MacBook Pro M1 (iStatistica Pro pour la mesure de température)

Le MacBook Pro 13" M1 voit son ventilateur tourner d'abord à 1 400 t/min puis monter jusqu'à 3 100 t/min en toute discrétion sonore. La machine chauffe sans excès. Les valeurs CPU et GPU sont stables à 17 et 56 i/s en moyenne, le portable officie sans stress, imperturbable.

Sur mon 13" de 2018 (Core i5 Quad 2,3 GHz), le CPU Intel traite en moyenne 24 i/s et le GPU 18 i/s. Sauf que pour y arriver et rester sur ces valeurs, la machine souffle fort et chauffe bien. Cette génération a deux ventilateurs qui tournent jusqu'à 6 300 t/min pour l'un et 6 800 t/min pour l'autre. Au bout de plusieurs minutes, le MacBook Pro Intel a tout simplement stoppé son effort, il s'est automatiquement mis en veille de manière abrupte ! Un comportement reproduit plusieurs fois.

Cela démontre à quel point la différence peut être importante entre deux machines de même famille, séparées de seulement deux ans et par une architecture plus efficace.

Quant au MacBook Air M1, dépourvu de ventilateur, son GPU (à 7 cœurs au lieu de 8) démarre à 53 i/s puis il décélère progressivement (graphique ci-après). Au bout de 60 minutes on en est à 49 i/s, ce qui n'est pas mauvais ceci étant.

Nombre d'images décodées par seconde sur l'espace d'une heure. MacBook Pro M1 (bleu) et MacBook Air M1 (vert)

Avec Cinebench 23, autre bon outil de 3D, on enchaine trois fois la séquence de test multicœur de 10 minutes avec le MacBook Pro. Le ventilateur fonctionne mais à un niveau sonore assez faible. Dans un environnement quasi silencieux on le devine tout au plus. Les trois scores obtenus restent identiques sur la durée. Idem avec Valley Benchmark réglé au maximum, quatre tests enchainés pendant une dizaine de minutes produisent des résultats constants.

Pour donner deux autres cas de figure avec des logiciels grand public, dans Photos, l'export de 60 images dans leur qualité originale se fait en 5 s sur le M1 et 8 s sur mon 13" Intel. La conversion du même lot en JPEG de qualité moyenne est effectuée en 26 s sur le M1 contre 46 s avec le Mac Intel.

Avec Pixelmator Pro 2.0 (optimisé ARM), l'étonnante fonction ML Super Resolution est exécutée en 15 secondes avec le M1 et 2 min 12 s avec le Core i5 2,3 GHz de 2018…

Et puis les améliorations se nichent parfois dans les détails, comme lorsque vous changez la résolution de votre écran. Sur un Mac Intel, la bascule d'une résolution vers l'autre est brièvement entrecoupée par un écran noir. Sur un Mac M1 c'est instantané, au point qu'au début on n'est pas certain que le système ait fait quoi que ce soit.

Ou alors cette sortie de veille qui peut être nettement plus rapide voire quasi immédiate sur un Mac M1, bien que ce ne soit pas systématique ou toujours criant dans l'écart avec le Mac Intel (il est à droite dans la vidéo).

Enfin, nous avons jeté un œil au jeu Shadow of the Tomb Raider qui tourne au travers de Rosetta. En 1 440 x 900 pixels, la séquence automatique de test donne 33 i/s sur le M1 et 11 i/s sur mon 13" de 2018. En définition basse c'est respectivement 46 i/s sur le M1 et 15 i/s sur le Core i5. L'écart est sans appel alors que le titre fonctionne en natif sur l'ancien 13".

Plein écran, définition de 1 440 x 900. En i/s dans 3 niveaux de qualité d’image

Le SSD est un autre poste où le MacBook Pro M1 améliore l'ordinaire, avec l'utilisation d'un nouveau contrôleur Apple. Sur le modèle avec le SSD de 512 Go on est plus souvent à 2,3/2,4 Go/s en écriture et ce, de manière constante. Sur le 256 Go, les 2,1 Go/s en écriture sont fréquents mais parfois redescendent entre 1,7 et 1,9 Go/s. Pour la vitesse de lecture, les deux SSD font le plus souvent du 2,6 à 2,7 Go/s. C'est en tout cas un net progrès comparé au 13" qui est remplacé, où l'on obtenait 1,74 Go/s en écriture et 1,2 Go/s en lecture.

Mesures de vitesse du SSD en écriture et lecture

L'expérience acquise dans le développement de processeurs pour iPhone puis pour iPad, et leur adaptation aux spécificités du Mac, produisent un résultat remarquable. Tout va de l'avant sur cette première génération de Mac ARM : le processeur, la puce graphique, le SSD et l'autonomie. L'extérieur n'a pas changé mais l'intérieur procure une véritable cure de jouvence à cette gamme.

Rosetta : l'AppleCare des apps Intel

La première chose à savoir à propos de cette seconde version de Rosetta, c'est qu'elle marche bien. La seconde c'est que les applications qui en ont besoin vont consommer nettement plus de mémoire.

Au premier lancement d'une application Intel sur un Mac M1 vous aurez ce message proposant d'installer Rosetta. C'est fait en quelques secondes et vous n'êtes plus jamais dérangé ensuite

La première génération de Rosetta avait été mise au point pour assurer le fonctionnement des applications développées pour les processeurs PowerPC sur les premiers Mac Intel. L'expérience avait été concluante et Rosetta 2 semble partie pour assurer la même qualité de transition d'une architecture processeur à l'autre. Apple a quelque expérience en la matière, puisqu'elle avait déjà dû opérer une migration depuis les Mac à processeurs 68000 vers les PowerPC et il faut ajouter le déménagement des utilisateurs depuis Mac OS « Classic » vers Mac OS X.

La vie dans le monde Apple est un éternel recommencement mais, cette fois, les clients sont emmenés sur une architecture dont la Pomme a toute la maîtrise. On n'y mettra pas la main à couper mais on peut espérer poser ses bagages pour un temps plus long encore que les 15 années (tout de même !) qu'a duré l'aventure avec Intel.

Au premier lancement d'un logiciel strictement Intel — par opposition aux logiciels « universels » qui ont été adaptés pour fonctionner sur les deux architectures — macOS demande l'autorisation d'installer Rosetta, ce qu'il fait en quelques secondes. Le « traducteur » sachant convertir l'Intel en ARM est aussitôt opérationnel, pas besoin de redémarrer. Cette alerte apparaît une fois et jamais plus ensuite, Rosetta 2 fonctionne de façon invisible à l'œil.

Ce qui n'est pas invisible c'est la lenteur que l'on peut constater parfois et l'empreinte sur la mémoire. Pour la lenteur ce sont les lancements qui peuvent prendre une poignée de rebonds, l'exécution du logiciel qui pourra marquer une différence selon la complexité des tâches. Un logiciel d'architecture n'a pas les exigences d'un client Twitter. Dans Spotify l'interface prend quelques secondes à se dessiner, c'est moins instantané.

Une feuille de calcul Excel avec 6000 lignes s'ouvre presque aussi vite sur mon MacBook Pro 13" 2018 (8 Go de RAM) que sur son équivalent M1 (8 Go de RAM) et on navigue aussi bien dans les deux documents. Il occupent chacun entre 230 Mo (sur le Mac Intel) et 260 Mo de RAM (sur le Mac M1). Par contre, après une opération qui a vu cette occupation dépasser le giga-octet de RAM, la version Intel est vite redescendue à environ 300 Mo alors que l'Excel utilisant Rosetta restait scotché bien plus longtemps à 900 Mo.

Chrome éclaire bien la différence entre les deux modes d'exécution puisque la même version du logiciel existe en deux versions séparées Intel et Universelle. Avec la première, au bout d'une minute, le navigateur n'a pas fini d'ouvrir les 73 onglets que j'utilise quotidiennement pour surveiller certains sites et il peine à afficher les pages chargées lorsqu'on clique sur des onglets. Avec la version optimisée ARM, il ne lui faut guère plus de 10 secondes et les onglets réagissent en un clin d'oeil. C'est le jour et la nuit.

Firefox aussi, à charge de travail égal (nos 70+ onglets ouverts) va occuper 2 à 3 fois plus de RAM avec Rosetta. Au repos, tous les onglets fermés, il continuera d'utiliser plus de 600 Mo soit deux fois plus que sur le Mac Intel.

Firefox qui ne fait rien, sur un Mac Intel : 340 Mo
Firefox qui ne fait rien, sur un Mac M1 : 617 Mo

Le constat est le même avec quantité d'applications, plus ou moins grosses, et pas encore optimisées comme CleanMyMac X, WhatsApp, Signal, Tweetbot, Dropbox… Elles vont toujours occuper plus de mémoire sur un Mac M1, dans des proportions variables. Mais on peut les ouvrir et les utiliser dans d'assez bonnes voire de très bonnes conditions.

Cette exigence en RAM peut motiver le choix d'une configuration 16 Go plutôt que 8 Go, en particulier si vos applications les plus indispensables sont loin d'arriver en version universelle ou si vous en utilisez de particulièrement dépendantes de la quantité de RAM (mais un 16" ne serait-il pas plus adapté ?). Sinon la nouvelle architecture d'Apple se montre efficace et les 8 Go devraient suffire au plus grand nombre (à choisir, prenez plus de SSD).

Mais si cette question du comportement de vos applications dans les configurations proposées se pose — parce qu'elles sont gourmandes ou parce que leurs éditeurs ne sont jamais les plus rapides à se plier aux évolutions dictées par Apple — il y a un moyen très simple d'évaluer la pertinence de ces Mac. Achetez-en un et rendez-le si vous n'êtes pas convaincu ! Nous pratiquons la méthode depuis dix ans pour tous les produits testés, puisqu'Apple ne nous les envoie jamais à temps voire pas du tout. Et c'est la meilleure période de l'année pour faire son évaluation tranquillement.

App iOS sur Mac : c'est possible et c'est gratuit

On ne s'attardera pas sur le cas des apps iOS qui peuvent être téléchargées depuis le Mac App Store et exécutées sur Mac. Côté pile, c'est une vaste bibliothèque qui s'ouvre aux Mac, sous réserve que l'éditeur n'empêche pas son app d'être visible sur le Mac App Store. Vous ne trouverez pas celles de Facebook ou de Netflix par exemple, pour elles et d'autres il faut employer une astuce.

Les apps iOS de Netflix, d'Arte, d'Instagram, du Crédit Agricole… dont leurs développeurs n'ont pas prévu qu'elles soient distribuées par le Mac App Store mais que l'on peut exécuter quand même

Côté face, toutes ces apps ne sont pas d'un intérêt formidable car elles fonctionnent comme si elles étaient sur un iPhone ou un iPad et n'occupent pas tout l'espace possible sur Mac. Ce sont parfois des apps timbre-poste qui s'afficheront sur un grand écran ou alors elles auront besoin de fonctions propres aux iPhone. Mais comme on l'expliquait en détail avec plusieurs exemples, pouvoir ouvrir ces apps sur Mac peut servir dans quelques cas et ça ne vous coûtera pas plus cher.

Webcam : le logiciel cache la misère

Une chose qui n'a rien coûté de plus à Apple c'est le choix du composant webcam pour ces MacBook Pro, puisqu'il s'agit du même capteur 720p que précédemment. On attendait vraiment, et peut-être naïvement, un changement sur ce point pour accompagner le mouvement vers le télétravail et ses séances de Zoom.

Apple a plutôt trouvé une autre astuce et utilisé les capacités de traitement du Neural Engine dans la puce M1 pour détecter les visages et améliorer, en temps réel, l'exposition et la couleur. Ce n'est pas idiot comme approche et la Pomme a des compétences à faire valoir au travers de son expérience en photographie sur iPhone.

Mac Intel

Le résultat est conforme à la promesse d'une amélioration de l'image alors que la caméra n'a pas changé. C'est mieux dans la restitution des couleurs, il y a beaucoup moins de bruit, les visages sont mieux définis tout comme ce qui vous entoure.

Mac M1
Mac Intel à gauche et Mac M1

C'est une progression bienvenue, qui suffira certainement dans bien des cas, mais la comparaison avec ce que peut faire un iPhone ou un iPad reste très désavantageuse pour le Mac. Ce n'est pas encore pour cette nouvelle gamme qu'on pourra dire qu'elle a enfin une bonne webcam.

Conclusion

Ces deux dernières décennies Apple a su créer des ruptures avec ses gammes de portables. Sans même remonter aux iBook colorés et aux PowerBook Titanium on pense au MacBook Air, au MacBook Pro Retina et, dans une moindre mesure, au MacBook Retina. Des machines qui avaient d'éminentes qualités mais avec des compromis à chaque fois : ça pouvait être les performances, l'autonomie, l'équipement ou tout simplement un prix élevé.

Ce premier MacBook Pro 13" M1 est une machine sensationnelle en l'état, alors qu'il n'y a aucun changement de design, pas de nouvelles fonctions, ni de nouvelle technologie d'écran par exemple pour améliorer l'image ou économiser encore la batterie. C'est dire si Apple a d'autres opportunités pour transformer cet essai déjà remarquable.

Si vous songiez déjà acheter l'une des deux versions Intel qui ont été remplacées par cette génération M1, il n'y a pas à hésiter. Vous aurez beaucoup plus, pour le même prix. Les limitations d'aujourd'hui sont les mêmes qu'hier : deux ports Thunderbolt seulement et moins d'options pour la RAM et le SSD.

Il y a trois exceptions toutefois. D'une part on ne peut brancher qu'un seul écran externe, mais on pourra en mettre un plus costaud. D'autre part il y a cette incertitude sur l'arrivée un jour de Windows. Enfin, les boitiers eGPU ne sont pas (encore ?) pris en charge mais la puce graphique intégrée les rend peut-être moins indispensables. Si ces éléments sont de vrais obstacles pour votre quotidien, les modèles Intel plus haut de gamme de ces 13" sont toujours au catalogue… ou alors attendez de futurs lancements. Dans le cas contraire ces portables pourraient bien vous couper le souffle, et ça fait longtemps que ce n'était pas arrivé.

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avatar Arcole18 | 

Cette machine est un régal. J’ai réussi a acheter la semaine dernière un Macbook Pro 16Go 1To et c’est un vrai plaisir à utiliser. Quel changement par rapport à mon MacBook pro 2016 avec processeur i7 et 16Go de Ram !
L’interface est réactive, les applications se lancent vite. Pour mon usage de type bureautique avancée (Office 365, suite Affinity, Zoom, Mail, …), c’est vraiment génial, j’ai gagné en temps, en confort d’utilisation et dans un silence absolu.
Une vraie rupture et en plus j’aime bien Big Sur.
Bon vous l’avez compris, je suis sous le charme de ce nouveau Mac!

avatar romainB84 | 

@Arcole18

Dis donc, si tu es aussi enthousiaste alors que t’avais une machine haut de gamme de 4 ans, qu’est ce que ça va donner quand je vais recevoir le mien qui va remplacer mon MacBook Pro de 2008 avec son core 2 duo 2,4Ghz et ses 4Go de ram sous El Capitan 😂😂

avatar DamienLT | 

@romainB84

Je pense qu’il va y avoir du boxer taché... hâte d’avoir ton retour

avatar romainB84 | 

@DamienLT

J’ai gardé ma machine 12 ans !!
Vivement mon MacBook Pro de 2032 avec une puce M13 😅😅.

Je peux déjà te dire qu’il sera plus puissant et avec une meilleure autonomie mais avec un écran plus petit 😂😂!!
Là je me mouille pas beaucoup 😂.

avatar Olivier Berard | 

Merci @MacG

avatar frankm | 

Ils ont mis le paquet.
Et un programme Intel tourne moins vite mais à au moins la vitesse qu’il aurait sur un Intel. Quel pied de nez

avatar abalem | 

J'ai moi aussi reçu hier mon MacBook Pro M1 16Go, et j'ai renvoyé à Amazon illico le 13" Intel 2020 4 ports USB que j'avais pris entre-temps pour bosser, j'ai un bel élément de comparaison avec le haut de gamme qui le précède. Cette nouvelle mouture est en effet d'une fraicheur déconcertante ! Alors que l'autre chauffait de manière inquiétante dès que j'avais 3 onglets ouverts et une vidéo en court, celui-ci sur mes genoux, à l'heure où je rédige ce commentaire est presque trop froid ! D'un silence absolu aussi, là où l'autre soufflait plus souvent que mon MBP 2014, pour trois fois rien, ce que je trouve quand même dingue pour une machine neuve, et franchement pas engageant sur la durée : une machine qui surchauffe tout le temps et dont la pièce mécanique centrale tourne à fond la caisse 70% du temps n'est pas un gage de longévité. Là, j'ai déjà l'impression que ce Mac pourrait durer des lustres sans broncher si j'y fais attention. Mieux : même quand la batterie aura 1 an ou 2, il tiendra toujours plus que le dernier Mac Intel haut de gamme. Apple a bien enfoncé le clou, c'est sûr.
Je note quand même une différence que vous n'évoquez pas et dont peu parlaient même à l'heure des Mac Intels : les hauts-parleurs ne sont pas les mêmes. Le modèles 4 ports avait des hauts-parleurs passifs pour les basses que le modèle de base n'avaient pas, et qui rendaient un son notablement plus riche, qui m'étonnait à chaque démarrage de la machine sur le modèle que je viens de renvoyer. Sur le Mac M1, Apple a repris les hauts-parleurs de l'entrée de gamme (logique ?) et donc... plus d'effets "waouh". Le son est décent, mais pas fou fou du tout. C'est un mince regret, je l'avoue. Tout le reste est top, même si je regrette aussi un peu les 4 ports USB de l'autre qui m'étaient en fin de compte bien utiles.

avatar abalem | 

Mais le vrai dilemme pour moi est ailleurs : Macbook pro M1 vs MacBook Air, car franchement, ayant pris le modèle avec 16Go , ça fait une différence de 510€ entre les deux ! Et la puce M1 est si puissante, sur les deux, que cette différence n'est en rien justifiée, sinon par une rationalisation forcée qui me fait me dire que je serai tranquille pour des années etc etc.. J'en ai un peu marre de renvoyer des ordi et d'en configurer de nouveaux, mais j'hésite vraiment à prendre le Air du coup et récupérer 500€. L'avantage, c'est que j'ai encore le temps de réfléchir et d'affiner mon avis.

avatar gattuz | 

Merci à tous de m’avoir répondu. J’attends le prochain mbp en 14. Ce sera iPad pour le taf.

avatar Cool Active | 

Ma question est simple :
Qu'apporte un MBP M1 de plus à un MBA M1 (tous les 2 en 8 coeurs) ?

Sachant que le ventilateur du MBP reste muet selon les tests. Et perso, j'ai un sparadrap sur la caméra. L'autonomie est juste un peu différente (+/- 10% d'écart).

Que justifie la différence de prix entre les 2 ? Est-ce un doublon dans la gamme ?

avatar romainB84 | 

@Cool Active

Autonomie un peu meilleure
Ventilo (certes marginal, mais si ta machine carbure pendant des heures ça peut faire la différence)
La touch bar (après on aime ou on aime pas ! C’est une question de goût et d’usage)

avatar XiliX | 

@CoolActive

"Sachant que le ventilateur du MBP reste muet selon les tests. "

Attention, ce n'est pas parce que tu ne l'entends pas, qu'il ne tourne pas.
Ce ventilateur permet d'éviter le "trotheling". En gros si jamais le processeur est sollicité de manière très intensive, avec le ventilateur qui aide à refroidir, le processeur peut tourner à fond plus longtemps.

avatar corben64 | 

@Cool Active

Il reste froid pour un usage « classique » mais avec des Lightroom Classic par exemple ça permet de conserver une température du M1 constante sans perte de rendement

avatar david66 | 

Et le test du MacBook Air alors... 🥺

avatar Florian Innocente | 

Stéphane le termine ce soir 🙂

Ca nous met dedans ces tests d'autonomie.

avatar david66 | 

@innocente

Merci, vous êtes au top !!! 👌🏻

avatar Smy | 

@innocente

C’est le test du Air qui se termine ce soir ? On peut avoir un spoil ? :)

Merci en tous cas pour tous ces articles sur les M1...

Je boucle depuis une semaine dans mon choix, Air, Pro, 8, 16... Si les MBP 16 n’étaient pas en livraison dans 3 semaines, j’aurais déjà craqué. Du coup je vais sans doute prendre un MBA 8 pour voir, et le revendre dans quelques années s’il devient limité.

avatar romainB84 | 

@Smy

Juste pour être sûr d’avoir compris :
Pour 3 semaines d’attente (soit 2 de plus, vu qu’il y a bien 1 semaine pour les autres modèles nan?) tu préfères prendre une autre config que celle que tu veux ?
T’as un besoin dans l’urgence des 2 semaines au point de modifier tes préférences ?

avatar Smy | 

@romainB84

Les 8 Go sont dispos sur Paris en 24h. Disons que les 3 semaines de délai m’empêchent de craquer sur un coup de tête. Cette nouvelle gamme me fait très envie pour plein de raisons, certaines rationnelles (je fais du dev iPhone et je suis très curieux de voir le résultat sur M1, j’utilise en ce moment Resolve et mon MBP 2014 a du mal...), d’autres plus passionnelles.

Et mon hésitation est entre un Pro 16 Go que je suis quasi certain de garder au moins 5/6 ans, ou un Air 8 Go qui fera tout autant l’affaire pendant les 2/3 ans qui viennent, et que je revendrai. Ce n’est pas simple de choisir quand les perfs sont à ce point quasi identiques.

avatar pat3 | 

@Smy

"Et mon hésitation est entre un Pro 16 Go que je suis quasi certain de garder au moins 5/6 ans, ou un Air 8 Go qui fera tout autant l’affaire pendant les 2/3 ans qui viennent, et que je revendrai. "

Il me semble que ces deux machines ne sont pas du tout aux mêmes budgets ? A budget équivalent, tu peux choisir un MacBook Pro M1 bien doté, non?

avatar Smy | 

@pat3

Je pense que tu as confondu Pro 16 Go (M1) et Pro 16" (Intel) dans mon message non ?
Mon hésitation est entre deux M1, l’un en Pro (avec plus de ram pour le garder plus longtemps) et un Air

avatar Marcos Ickx | 

« Quant au MacBook Air M1, dépourvu de ventilateur, son GPU (à 7 cœurs au lieu de 8) démarre à 53 i/s puis il décélère progressivement (graphique ci-après). Au bout de 60 minutes on en est à 49 i/s, ce qui n'est pas mauvais ceci étant. »
J’aurais aimé, si possible, voir le MacBook Air M1 B (8 coeurs) dans ce graphique aussi, juste pour savoir pendant combien de temps il tient les 8 coeurs avant de diminuer progressivement.

avatar Marcos Ickx | 

« Avec Pixelmator Pro 2.0 (optimisé ARM), l'étonnante fonction ML Super Resolution est exécutée en 15 secondes avec le M1 et 2 min 12 s avec le Core i5 2,3 GHz de 2018… »
😳😳

avatar romainB84 | 

@Marcos Ickx

En même temps il y a une puce de 16 cœurs dédiée à cette tâche d’un côté contre une puce 4coeurs non spécialisée de l’autre ^^ il n’y avait pas vraiment match 😂.

avatar Marcos Ickx | 

@romainB84

Oui, je sais. Et c’est même en accord avec les chiffres avancés par Apple lors du keynote.
Mais ça reste tout de même incroyable à mes yeux de voir cela confirmé à l’usage, avec de si grand écarts dans la durée.

avatar cv21 | 

Merci MacG pour la clarté de ce test.

avatar karl59 | 

Bon test vraiment mais je regrette que tu ne parles pas d'avantage des usages et donc de la batterie.

En veille c'est la folie en 24h de veille il est toujours à 100%.

En tout cas moi je trouve l'autonomie folle comme tu le dis dans l'article mais j'aurai aimé avoir plus d'informations sur les usages.

Histoire de pouvoir comparer est c'est toujours intéressant d'avoir d'autres avis.

avatar Florian Innocente | 
Tu veux savoir quoi de plus par exemple ? Parce que je cite les apps, les conditions de réglages du portable, ce que j'ai évité de faire (laisser l'écran passer en veille par exemple).
avatar karl59 | 

@innocente

Des captures d'écran par exemple ( moi j'ai le air actuellement ).
D'où mon commentaire pour avoir une comparaison.

Je sais je l'ai précisé ne prends pas mal le commentaire.

Par exemple l'autonomie tu as en veille sans y toucher pendant 48h.

L autonomie en divertissement ( streaming et vidéos Local )

L autonomie en utilisation intensive montage jusqu'à épuisement....

Juste depuis des années nous critiquons moi le premier l'autonomie des Mac.

Cette année le bon est vraiment incroyable...

Je précise que j'ai dit dans le premier commentaire sur c'était un bon test.

Oui j'aurai voulu surtout des captures d'écrans ....

Moi je peux te dire par exemple qu'avec m'y canal ( en bêta et non optimiser ) je tiens 10h en streaming.

La ou via safari avec des vidéos YouTube je fais jusqu'à 16h. Sous Intel j'avais du mal a faire 8h.

avatar Florian Innocente | 

Ah mais je ne prends rien mal, je demande juste quelles infos tu veux en plus 😁

>Moi je peux te dire par exemple qu'avec m'y canal ( en bêta et non optimiser ) je tiens 10h en streaming.

Ben là par exemple il y a le cas de Netflix dans l'article pour répondre à ta suggestion.
Sachant qu'on obtient le même chiffre qu'Apple, qui a fait ça avec son app TV, je suppose que ça peut s'appliquer peu ou prou à tous les services de streaming vidéo.

Le « problème » avec ces machines c'est que si on se lance dans 5 ou 6 tests d'autonomie différents (et il y a en a déjà 4 dans l'article) on va publier le test dans 15 jours 🙂.

Le coup du montage non stop, oui ça pourrait être un complément intéressant. Par contre, l'autonomie en veille pendant 48h je ne vois pas trop l'intérêt (ou plutôt je ne comprend pas ce que tu veux dire).

avatar karl59 | 

@innocente

Suis d’accord mais détrompe toi l’autonomie en veille d’un appareil c’est important.

C’est d’ailleurs a cause de cela que je me suis séparé du 12 pro pour le 12 pro max , mais je devais avoir un modèle défectueux.

https://www.reddit.com/r/iphone/comments/jiw5k4/iphone_12_battery_drain/

Un appareil qui diminue de 20% sur la nuit sans l’utiliser c’est un problème.

Je t’accorde aussi que je vois rarement des tests ou la consommation d’énergie en veille est abordé.

Maintenant je suis un ayatollah des batteries donc j’aime aller loin .

Le facteur temps ok , d’accord mais parfois c’est pas plus mal d’être le dernier.

Moi par exemple , bon je ne fais pas d’article comme toi mais pour mon boulot nous avons besoin de données.

Donc je passe en moyenne une semaine sur une machine pour tester la batterie dans un maximum d’usages.
Avec les Mac Intel les tests étaient d’ailleurs plus rapide .

Mais je me dis que l’autonomie du air est folle alors j’imagine même pas celle du pro .
Car les données du constructeur sont toujours des données dans des conditions parfaite pour ne pas dire irréel.

avatar Smy | 

Et mon autre argument en faveur du Air est que je vois bien Apple sortir en 2021 enfin le Pro 14", ce qui différenciera de nouveau les gammes Air/Pro. Et ça m’énerverait d’avoir craqué pour un Pro 13" obsolète 6 mois plus tard ;)
Mais je peux me planter totalement...

avatar abalem | 

@Smy

Surtout sur le fait qu’il sera obsolète six mois plus tard, oui.

avatar YetOneOtherGit | 

@abalem

"Surtout sur le fait qu’il sera obsolète six mois plus tard, oui."

Définition d’obsolète: “Qui n’est plus en usage, désuet, périmé”

Donc non il ne sera pas obsolète dans 6 mois. 🙄

avatar imminimaru | 

MBP 13 16go SSD 512go commandé hier ... livraison entre le 10 et le 17 décembre. Les délais sont loooooongs ! Merci MacG de me rendre encore plus impatient ! ;)

avatar romainB84 | 

@imminimaru

J’ai commandé le mien le 18 novembre, je devais le recevoir le 18 décembre, et du coup je viens de recevoir un sms de DHL pour me dire qu’il arrivait demain lol!
Donc avec un peu de chance, le tiens aussi arrivera plus tôt! 🙂

avatar imminimaru | 

@romainB84

Il a été expédié mais il est en EPZ en Chine :( arrivée prévue le 07 selon UPS

avatar romainB84 | 

@imminimaru

T’as gagné 10 jours déjà !!
J’avais reçu un mail me disant aussi qu’il arriverait 10 jours plus tôt!! Verdict il arrive 17 jours plus tôt lol

avatar sangoke | 

Je me tâte vraiment entre le MacBook Pro et Air M1, les différences sont vraiment minimes comparé à avant il me semble, de ce que j’ai compris, un ventilateur en plus, la touchbar, haut-parleurs améliorés et 2h d’autonomie en plus sur le Pro par rapport au Air, c’est tout ?

avatar man0 | 

@sangoke

& 100 nits de plus sur l’écran... oui globalement c’est tout !
😉🙃

Si tu te poses la question, c’est que le Air devrait te suffire... Je pense que ceux qui ont besoin du Pro le savent dès le départ, voyant qu’ils vont passer au moins une heure le processeur à fond, voire plusieurs heures... Car c’est là je pense que le ventilateur va révéler son utilité !

avatar sangoke | 

@man0

Oui c’est clair je pense que c’est seulement le fait d’effectuer des tâches très consommatrices pendant longtemps qui peut pousser à prendre le pro maintenant, avant il y avait une certaine puissance fournie en plus par le Pro qui n’est plus d’actualité. Merci

avatar Krysten2001 | 

@sangoke

Quand on voit les tests, la puce chauffe très peu donc faut voir pour votre cas d’utilisation 😉

avatar man0 | 

@sangoke
De rien 😉
Oui avec la puce M1 on a changé de paradigme entre le Air et le Pro...

avatar JLG01 | 

Il faut voir.
Mon vénérable MBP13 de 2015 fait le mort total depuis quelques jours.
Donc panique.
Mais j’ai ABSOLUMENT besoin de virtualisation de windaud, ce qui exclus provisoirement M1.
Je tente une réanimation à la boutique du coin avant de rechercher une occasion satisfaisante

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