Microsoft : du libre pour azurer le futur

Anthony Nelzin-Santos |

Linux sur Windows ? Cet oxymore est devenu une évidence avec la présentation du Windows Subsystem for Linux (WSL) en 2016. Passée la surprise initiale, la curiosité s’est transformée en franche sympathie. Microsoft cherche à séduire les développeurs, au moment même où certains d’entre eux critiquent les atermoiements d’Apple, qui promet un nouveau Mac Pro depuis deux ans. Avec un objectif : leur vendre des services.

Image Microsoft.

Un noyau Linux dans Windows

Sous l’égide de Satya Nadella, Microsoft s’est fait le héraut de l’open source. Elle a ouvert des pans entiers de Windows, à commencer par le runtime .NET. La firme de Redmond a rejoint la Fondation Linux en tant que « membre platine », le niveau le plus élevé d’implication et de soutien financier. Elle a déboursé 7,5 milliards de dollars pour s’offrir GitHub, qui abrite 100 millions de projets créés par 36 millions de développeurs.

Lorsque le premier aperçu du WSL 2 sera publié le mois prochain, elle proposera un noyau Linux au sein même de Windows. Dans son incarnation actuelle, le WSL est une couche de compatibilité chargée de traduire les appels aux API du noyau Linux en appels vers les API du noyau Windows NT, et donc de faire tourner les applications Linux sur Windows. C’est, en quelque sorte, l’inverse de Wine, qui permet de faire tourner les applications Windows sur macOS et les distributions GNU/Linux.

Cette approche est relativement familière, mais plutôt bancale. Le WSL a été conçu par les ingénieurs de Microsoft pour les besoins de Windows : quand elles ne sont pas complètement ignorées, certaines API de Linux sont implémentées de manière très parcellaire. Pour ne rien arranger, cette approximation repose sur une ancienne version du noyau Linux, publiée en janvier 2016. Enfin, ses performances s’effondrent lors des communications avec le système de fichiers et les ports.

Tous ces problèmes sont réglés avec le WSL 2 : la dernière version LTS du « vrai » noyau Linux tournera dans une machine virtuelle. Ce noyau sera certes « optimisé » et débarrassé de fonctions inutiles dans le cadre de la virtualisation, comme la prise en charge des composants matériels, mais Windows gagnera ainsi toutes les fonctions de Linux. Le WSL 2 sera capable d’exécuter des conteneurs Docker, et l’accès au système de fichiers devrait être entre cinq et vingt fois plus rapide.

Microsoft respectera les termes de la licence GNU GPL, et donc reversera toutes ses modifications. Rendez-vous compte : la firme de Redmond va contribuer au développement de Linux, mettre à jour le noyau par le biais de Windows Update, et continuer à proposer des distributions GNU/Linux dans le Microsoft Store. Qu’il est loin, le temps où Steve Ballmer qualifiait Linux de « cancer »1, pour les mêmes raisons qui poussent aujourd’hui Apple à abandonner tous les composants couverts par la licence GNU GPL !

L’annonce du WSL 2 a logiquement monopolisé la couverture médiatique de la conférence Build 2019, au point de dissimuler celle de la nouvelle application Windows Terminal, qui remplacera l’antique invite en ligne de commande, et dont le code est open source. Enfin, 21 ans après sa condamnation pour avoir abusé de sa position dominante pour imposer Internet Explorer, Microsoft a décidé d’abandonner son propre moteur de rendu web, au profit du moteur open source Blink.

Un appeau à développeurs

Lorsqu’il dit, la main sur le cœur, que « Microsoft aime Linux », Satya Nadella est probablement sincère. Mais la sincérité n’empêche pas un bon sens des affaires, et Microsoft n’investit pas dans l’open source en pure perte. Le fait est que le WSL est un véritable appeau à développeurs. « Pour de nombreux développeurs, dont moi-même », dit ainsi Owen Williams « [il] a jeté les bases de l’abandon de macOS au profit de Windows, assurant que la majorité de votre environnement de développement fonctionne comme prévu. »

Linux dans Windows comme alternative à macOS ? Vous pourriez être tenté d’ignorer les déclarations de l’ancien développeur, aujourd’hui journaliste spécialisé, connu comme l’un des critiques les plus acerbes de la stratégie d’Apple. « La gamme de machines sous macOS est un désastre », dit Williams, qui documente son retour sous Windows depuis deux ans. Mais vous auriez tort : ce sentiment est répandu parmi ce petit groupe de professionnels qui s’estime abandonné, comme le Mac mini et le Mac Pro, voire trahi, après les problèmes de fiabilité du clavier des MacBook Pro.

« Le Mac a dominé le développement web pendant une décennie », dit Marco Arment « mais pendant les années perdues par Apple à négliger et faire fuir les pros, Microsoft a mis le pied sur l’accélérateur. » Le développeur du lecteur de podcasts Overcast pointe du doigt les problèmes de fiabilité du matériel : « revoir le MacBook Pro, l’ordinateur qui nous a attirés vers le Mac, est l’étape zéro de la reconquête des développeurs web. »

« Tous les développeurs web sont passés à ce qui s’appelait encore OS X dans les années 2000 », ajoute le développeur et podcasteur Casey Liss, « parce que nous pouvions faire tourner tous les outils localement et nativement. Et les claviers fonctionnaient. On dirait qu’on va bientôt pouvoir faire la même chose sur Windows. Où les claviers fonctionnent. » « Windows est en train de devenir un sérieux concurrent à OS X [sic] pour le développement dans le nuage, à un moment où les utilisateurs de MacBook Pro demandent à cor et à cri des claviers fonctionnels », résume Alex Stamos, ancien responsable de la sécurité des systèmes d’information de Facebook.

Mais ce n’est pas (seulement) une affaire de claviers. « Le Mac était différent, reluisant, un mélange alléchant de puissance et de raffinement », explique Rui Carmo, qui recherchait « une station de travail UNIX puissante » et « un super matériel qui "fonctionne, tout simplement" ». Aujourd’hui développeur chez Microsoft, l’auteur du site The Tao of Mac utilise des machines sous Windows, ainsi que le WSL :

Après avoir configuré [le WSL] et subjugué Docker à coup de baffes (ce que j’ai partiellement automatisé), il me reste très peu de réglages à effectuer lorsque je passe à une nouvelle machine […]. Je pense qu’Apple devrait en être terrifié. Tous les points de friction et toutes les instabilités qui m’avaient poussé vers le Mac ont pratiquement disparu […], et le matériel est clairement ”plus que correct”, donc… pourquoi utiliser un Mac, alors ? Loyauté ? Courage ? Meilleure intégration avec iOS ? Honnêtement, je ne sais pas.

Apple 2000 = Google 2010 = Microsoft 2020 ?

Amplifiés par quelques tweets et quelques « influenceurs », ces exemples pourraient laisser à penser que les Mac users passent à Windows par milliers. Mais on parle des développeurs, minuscule clientèle dans un marché dont la taille se réduit d’année en année, et dont Apple — bon an mal an — continue de grignoter des parts. Il n’y a donc pas péril en la demeure, mais il y a quelque chose qui cloche. « Microsoft progresse dans son offensive contre macOS », dit le développeur lyonnais Damien Petrilli, en attaquant « exactement là où ça fait mal : le développement ».

C’est mieux que ça : développeurs avec le WSL, jeunes adultes avec la gamme Surface Pro, professionnels de la création graphique avec la Surface Studio, Microsoft attaque tous les prescripteurs. Et même les journalistes spécialisés, en multipliant les évènements présentés par des figures affables. Cela vous rappelle quelque chose ? C’est normal, ce n’est ni plus ni moins que la stratégie employée par Apple dans les années 2000 avec OS X, reprise par Google au début des années 2010 avec Android.

À défaut de pouvoir imposer ses logiciels propriétaires, Microsoft adopte l’open source à bras ouverts. Le grand méchant archidominateur est devenu un sympathique outsider. Apple et Google affichaient Microsoft comme un contremodèle, Microsoft utilise Apple et Google comme un repoussoir. Les grandes gueules que sont les développeurs et les journalistes spécialisés imposent une nouvelle narration. Microsoft est de retour, cette fois pour le bien de l’industrie.

Mais aussi pour son bien propre — ce que l’on ne lui reprochera pas. Apple a libéré Darwin/XNU pour mieux enfermer dans iTunes puis iCloud. Google a libéré Android pour mieux enfermer dans ses services financés par la publicité ciblée. Dans les deux cas, il s’agit d’abandonner le contrôle que l’on peut exercer sur un composant banalisé, pour mieux contrôler des services à forte valeur ajoutée. Microsoft ne combat plus le déclin du marché du PC : elle l’accompagne en changeant la raison d’être de Windows.

Visual Studio Code pour coder, GitHub pour collaborer, Windows Terminal pour contrôler ses outils habituels, Linux pour les faire tourner… et après ? Après, il y a Azure, la plateforme infonuagique de Microsoft. On l’oublie parfois, mais Satya Nadella a déclaré son amour de Linux au cours d’une présentation du cloud de Microsoft. La stratégie « post-PC » de Microsoft, c’est le PC comme plateforme de développement d’applicatifs cloud.

Le choix de Linux est d’une logique imparable : tous les nuages concurrents tournent sous Linux, les principales distributions GNU/Linux possèdent leur propre cloud, la majorité des développeurs utilisent des outils conçus pour les systèmes UNIX. La firme de Redmond « aime Linux »… pour mieux rivaliser avec ! Microsoft a adopté Linux, Microsoft va étendre Linux. Microsoft va-t-il l’étouffer, pour suivre son fameux slogan ? C’est toute la question : ouvrir une fenêtre n’empêche pas de fermer la porte.


  1. Sauf si l’on considère que ce cancer est d’une efficacité telle qu’il commence à grignoter Windows. ↩︎
avatar Paquito06 | 

7 est fort pour trouver 1 titre 2 la sorte ?

avatar iNicolas1721 | 

Haha la bonne blague ??

avatar Ast2001 | 

Énorme article. En creux, on a un peu l'impression que sous l'ère Cook Apple est en train de tout rater.

avatar philiipe | 
@Ast2001 Apple n’est pas en train de tout rater. Elle a changé de dimension peu avant la mort de Steve Jobs. Ce n’est pas la même chose être le challenger (= David) et être le leader (= Goliath). C’est plus dur d’être la cible de tous. Par ailleurs : le business model d’Apple tient sur une jambe de bois. L’essentiel de ses revenus sont tirés d’un seul produit (oui, 1 seul) : l’iPhone. Et ce n’est pas ses déclinaisons qui changent quelque chose (elles ne sont là que pour segmenter le marché). Un Trader m’a dit un jour : « le business, c’est comme une bicyclette : ça tombe si ça n’avance plus »
avatar Ast2001 | 

Sans doute. Mon analyse (à deux balles ;-) ) c'est qu'Apple a vraiment conscience (j'espère) que leur talon d'Achille est leur dépendance à l'iPhone. Ils essayent d'aller vers plus de revenus liés au services. Ok. Maintenant ce chemin est pavé d'obsessions qui semblent peu à peu aliéner une partie de leur base d'utilisateurs. Des obsessions de design (par exemple plus de finesse avec les conséquences que l'on connait - par exemple sur la batterie des iDevices ou sur les claviers, plus de revenus avec le double effet kiss cool que cela entraîne - l'effet 'radin' et l'effet 'matériel de plus en plus inatteignable').

avatar iPop | 

@Ast2001

Apple vend des jouets, Microsoft bouffe du Software a tous les râteliers : Epic Games, Github,...

avatar Lemmings | 

Je bosse sur un MacBook pro qui m'énerve au quotidien depuis 5 ans (bugs d'usb, gestion des ports, évolutions de l'os...), j'avoue que je suis pressé de voir comment tourne le wsl2 pour demander un nouvel ordinateur sous Windows ! Sinon ça sera un pc sous Linux (mais plus dur à trouver en portable fiable).

Tous les outils sont aujourd'hui identiques d'une plate-forme à l'autre (Linux y compris), éclipse, visual studio code, docker, VirtualBox... Et j'en passe tellement. Plus aucun intérêt à rester sur un os pour ses outils spécifiques globalement.

avatar Ramlec | 

@Lemmings

J’ai changé de travail et je suis passé de 5 années sous Mac a Windows 10.
Ok ils ont grandement amélioré Windows, ok les softs sont les mêmes (quoique...) mais alors qu’est-ce que c’est une purge comme machine principale.
Ça lag, la gestion des bureaux virtuels est une calamité (déjà ça ne sert que si on fonctionne en mode workspace, des personnes peuvent y trouver leur compte mais mon dieu...), l’ersatz de Spotlight, les softs changent d’écrans seuls à la sortie de veille, les touches spéciales (@\# etc.) sont une merveille d’inaccessibilité... le trackpad n’en parlons pas, d’une taille ridicule la plupart du temps, les gestes sont inexistants, les problèmes de drivers...

Je pestais clairement sur mon Mac pour tous ses petits bugs mais vraiment je le regrette amèrement maintenant.

avatar Lemmings | 

@Ramlec : Heu... J'ai l'impression que tu mélanges un peu tout là non ?

Les lags ? Bha heu non, pas plus que sur OSX... Tout dépend du matériel que tu as aussi...
La gestion des bureaux virtuels est très simple et bien foutue. Seule différence avec OSX c'est qu'il faut une touche de plus pour passer de l'un à l'autre... Dur !
Un mode "workspace", je vois pas trop de quoi tu parles, pour ma part c'est intégré de base (j'ai une licence Windows 10 pro).
L'ersatz de spotlight comme tu dis marche plutôt pas mal, différemment car il n'est pas pensé pareil, mais je le trouve finalement presque même plus simple et complet... Comme quoi.
"les touches spéciales" => ça ça dépend de ton matériel... Sur un clavier PC classique ça reste... bha classique ! Tu auras le même mapping clavier sur linux par exemple. C'est le clavier Apple qui est étrange en fait :D Mais globalement c'est vraiment une question d'habitude, rejeter un OS complet sur ce détail là...
Le trackpad, pareil, ça dépend vraiment du matériel que tu as... Il y a des portables qui ont un excellent trackpad, d'autres où c'est une cata intégrale. Perso je reste attaché à la souris de toutes façons, même sur Mac...
Problèmes de Drivers ? Je ne vois pas de quoi tu parles... Tu as monté ton propre ordi ? Tu as choisi quoi comme modèle ?

Un ordi "pro" c'est pas un modèle à 450 euros acheté à carrefour hein :D Sinon effectivement, Windows 10 ne fera pas des miracles non plus...

avatar Ramlec | 

@Lemmings

Pour les lags, je ne compte plus les « ne réponds plus » sur PowerPoint, Outlook, Excel, ... même notepad++ plante par moment.

Je conçois que tout n’est que perception mais la gestion du multibureau n’est pas la même que sur Mac, si je veux changer de bureau ça me change tous les bureaux de tous mes écrans. S’il y a une option pour changer ce paramètre, je suis preneur.
J’ai également un w10pro.

Alors, je vais rester sur ce qu’utilise le commun des mortels, à savoir un clavier bah... basique. Donc on va pas épiloguer sur les exceptions dans le monde Windows.
Le clavier Apple est différents mais je trouve qu’il ait mieux pensé.

Concernant mon PC c’est un HP Elitebook 840, c’est pas un acheté à carrefour à 450€ merci pour la condescendance.

Après le combat souris/trackpad c’est un autre débat mais c’est sur que sur Windows on fait plus de miracles avec une souris.

avatar LoossSS | 

Désolé j'essayais de rester ouvert sur ce que tu dis, et en effet Windows n'est pas parfait. Mais comme le dit Lemmings, la plupart de tes arguments sont non recevables car liés à ta machine et non à Windows. Quant aux remarques sur le clavier...
Mais tu m'as surtout bien fait rire à "notepad++ plante". Faut clairement rendre ton PC et prendre autre chose...

avatar BeePotato | 

@ Lemmings : « Seule différence avec OSX c'est qu'il faut une touche de plus pour passer de l'un à l'autre... Dur ! »

Et de toute façon, j’imagine que c’est configurable par l’utilisateur, non ?

« Sur un clavier PC classique ça reste... bha classique ! Tu auras le même mapping clavier sur linux par exemple. »

Pas tout à fait, non. Les Linux ont su évoluer et s’inspirer de la disposition azerty version Mac pour proposer quelque chose de bien plus riche que l’azerty PC de base, avec notamment l’accès facile aux majuscules accentuées ou d’autres caractères dits « spéciaux ». Je n’ai pas re-testé récemment, mais est-il toujours aussi compliqué dans Windows de saisir un tout bête « œ » ?
Et évidemment, c’est toujours un plaisir, sur ces claviers, de saisir un simple # ou @… :-)

« C'est le clavier Apple qui est étrange en fait :D »

Si « étrange » signifie « bien plus pratique », alors oui, je confirme qu’il est vraiment « étrange ». ;-)

« Mais globalement c'est vraiment une question d'habitude, rejeter un OS complet sur ce détail là... »

Ce serait en effet bien insuffisant comme raison. Mais s’il s’agit d’un détail s’ajoutant à une liste déjà longue, il peut représenter la goutte d’eau qui met le feu aux poudres.

avatar Bigdidou | 

@BeePotato

« mais est-il toujours aussi compliqué dans Windows de saisir un tout bête « œ » ? »

Oui, entre autre. C’est un des trucs que j’ai découvert en passant récemment sous Windows.

Ahurissant.

avatar Pobla Picossa | 

@Bigdidou

Ou les majuscules accentuées ?

avatar Jef-67 | 

SI tu as besoin de tuyau sur des portables fiables sous Linux ... Je peux t'aider ...

avatar LoossSS | 

Les dell ciblés développeurs linux (sous Ubuntu) ils sont bien ?

avatar philiipe | 

« , ces exemples pourraient laisser à penser que les Mac users passent à Windows par milliers »
Euh..... peut-être. Mon nouvelle ordinateur est une Surface pro ! Elle me change de l’iPad, me sort des prix exhorbitants des MacBook et amène un air de nouveau.

Où est le vent frais chez Apple ???
Où sont les prises de risque ???

avatar nemrod | 

@philiipe

J’ai une SP au taff et c’est une horreur, la batterie est naze, le clavier moyen, j’en suis arrivé à envisager de l’acheté un Air ?

avatar byte_order | 

Entre un clavier moyen et un clavier qui bugge, faut savoir choisir.

avatar nemrod | 

@byte_order

Une autonomie de ?, w10 et ses mise a jours... c’est fait ??

avatar pocketalex | 

@ philiipe

"Mon nouvelle ordinateur est une Surface pro !"

J'aime bien la Surface Pro, c'est un modèle qui a une grande importance pour moi : chaque fois que j'ai l'occasion de la manipuler, brièvement ou longuement, cette machine me rappelle combien, au fond, on est franchement pas mal sur Mac

avatar Almux | 

Oh! Qui l'eu cru, dans les années 80?
Voici l'ex-maître absolu de l'informatique qui se la joue "ouvert". Joli retournement de situation!
Mais, la gestion sous Windows en sera-t-elle plus conviviale et intuitive pour autant?
L'avenir nous le dira.
Enfin: ces dernières années, sans l'écrasant monopole de Microsoft, ont déjà apporté pas mal d'intéressantes nouveautés.

avatar webHAL1 | 

Extrait de l'article :
« Qu’il est loin, le temps où Steve Ballmer qualifiait Linux de "cancer", pour les mêmes raisons qui poussent aujourd’hui Apple à abandonner tous les composants couverts par la licence GNU GPL ! »

Tout à fait. Je relevais récemment dans les commentaires d'un autre article à quel point il est impressionnant comme la situation s'est complètement inversée, depuis la déclaration de Steve Jobs à la MacWorld Expo de 2003, dans une allusion claire à Microsoft :
"Some people have a problem with open source, we think it's great"

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