Tim Cook : le gouvernement est dysfonctionnel

Mickaël Bazoge |

Après avoir abordé de front les problèmes financiers, Tim Cook a développé des thèmes plus personnels durant la seconde partie de son interview à CNBC (lire : Résultats, services, innovation, Apple Watch : Tim Cook voit le verre à moitié plein). Avec son hôte Jim Cramer, le présentateur de l'émission Mad Money, il est revenu, entre autres sujets, sur les embrouillaminis avec le FBI.

Le patron d'Apple estime que la demande des enquêteurs fédéraux, à savoir la création de ce que le constructeur a baptisé GovtOS, allait trop loin pour déverrouiller un iPhone - en l'occurrence, celui du tueur de San Bernardino. Surtout, cette méthode est toxique puisqu'elle peut mettre des millions de possesseurs d'iPhone en danger (lire : Apple refuse formellement de créer un « GovtOS »).

L'affaire est retombée en même temps que le FBI a abandonné sa poursuite contre Apple, suite à la découverte d'une faille zero day qui a permis à un ou des hackers de pénétrer dans l'appareil pour le compte du Bureau. Malgré tout, Tim Cook espère que le débat sur le chiffrement va se poursuivre entre le gouvernement américain, les associations des libertés civiles et les entreprises technologiques.

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La bataille des primaires pour l'élection présidentielle américaine a remis sur le tapis la question de la réindustrialisation aux Etats-Unis ; et ce, aussi bien du côté républicain que démocrate. Prenant un peu de hauteur, Tim Cook juge que « le gouvernement en général est devenu assez dysfonctionnel ici aux Etats-Unis et dans d'autres pays. Cela, je crois, donne encore plus de responsabilités au citoyen et aux entreprises pour promouvoir le changement et améliorer les choses ».

Plus près de nous et d'Apple, le patron s'est dit fier des valeurs de son entreprise : la manière dont la société gère ses affaires lui semble « juste ». Les efforts d'Apple dans le domaine de l'environnement et des droits humains, mais aussi le programme de redistribution des actions pour les employés et l'accent mis sur la sécurité et la confidentialité des données, tout cela c'est, croit-il, « ce que les gens veulent ».

Tim Cook est tout aussi fier des produits qu'Apple conçoit. À l'instar de l'iPad qui, avec l'aide d'applications spécialisées, a donné une voix à un adolescent autiste. « Tout cela m'enthousiasme parce que cela reflète le meilleur qu'il y a chez les gens ».

Apple s'est toujours engagée à construire les meilleurs produits au monde, des produits qui enrichissent la vie des gens. Que ce soit l'Apple de Steve ou la mienne — je ne vois pas l'entreprise comme "mon" Apple, mais j'en suis le CEO. Nous voulons changer le monde avec nos produits. Nous fabriquons des produits qui donnent aux gens la possibilité de réaliser des choses qu'ils ne pouvaient pas faire avant.

Tim Cook a aussi dit, une fois de plus, qu'il admirait Steve Jobs son prédécesseur. « Je pense qu'il n'y a jamais eu quelqu'un comme lui, et je crois que sa contribution et ses cadeaux au monde sont incroyables ». Celui qui est, depuis peu, membre du conseil d'administration du centre Robert F. Kennedy pour la justice et les droits de l'homme admire « profondément » les personnes qui font avancer l'humanité comme Bobby Kennedy et Martin Luther King. « Ils ont tout risqué, y compris leurs vies, pour pousser les gens plus loin et faire en sorte que tout le monde fasse partie [de la société] ».

avatar PiRMeZuR | 

Il faut quand même être sacrément gonflé...

avatar baba1811 | 

@PiRMeZuR :
Moi je suis de son avis.

avatar baba1811 | 

@PiRMeZuR :
Moi je suis de son avis.

avatar fte | 

Avoir un avis citoyen sur la gestion de son pays est sacrément gonflé ? Ah bon ? Il faut je suppose la fermer et rentrer dans le rang, c'est ça ? Te rends-tu compte de l'immense stupidité de ton commentaire ?

avatar Claude Pelletier | 

CE commentaire est surtout terriblement court et peu précis. Ce qu'on devrait lui reprocher c'est de n'apporter qu'une "humeur" et aucune argumentation. Je ne sais pas si c'est l'influence du mode de pensée touiteuse, si envahissante, qui consiste pour beaucoup à faire tenir du pas grand chose dans une ligne de mots passe-partout.

La contrainte de limitation des 144 caractères devrait être l'occasion d'un long travail d'écriture. En effet, il est difficile de concentrer une pensée argumentée dans un paquetage aussi léger. Le travail d'écriture devrait donc être, paradoxalement, plus long quand on veut faire court.

Il est aisé d'étaler une pensée raisonnable dans quelques dizaines de lignes. Le travail commence quant on veut réduire le nombre de mots utilisés. On évalue la taille des phrases, la longueur des expressions, ça prend du temps mais c'est aussi une bonne école pour ne par parler pour …… ne rien dire !

;—))

avatar C1rc3@0rc | 

+1
Ce commentaire n'est en fait qu'une réaction émotionnelle sans valeur: il n'y a aucune information.

Cook dit une chose intéressante: le gouvernement est devenu dysfonctionnel.
Il ne dit pas que la fonction politique est dépassée ou que la principe etat-nation est caduc, comme le lobby industriel le prône.

Non Cook va meme a l'encontre de ce lobby en se référant a des personnes modeles d'engagement politique démocratique.
Il rappelle ainsi que l'Etat est au service de la Nation et que cet etat doit assurer une gouvernance qui repose sur des fondations democratiques devant etre respectés et sur les epaules de personnes remarquables.

Ce que Cook critique se sont les hommes et la corruption. L'Etat est devenu dysfocntionnel, parce que ses agents sont corrompus, violent la Constitutions et les lois, re respectent pas leurs mandats et tentent de confisquer la démocratie.

Et il rappelle ici que la citoyenneté est un devoir et un engagement, qui vaut autant pour les personnes physiques que les personnes morales.

Les dirigeants politiques comme les administrations sont mis en place par les électeurs, les citoyens, et déléguer ce pouvoir, ne veut pas dire qu'il faut le subir, mais que c'est a la Nation et au niveau de la personne qu'il faut y veiller et le contrôler.
Dans la démocratie c'est le citoyens qui a le pouvoir, l'administratif n'a qu'un rôle exécutif délégué et il est responsable de ses actions, devant la justice et les électeurs.

La corruption est un délit, la violation des lois est un délit, la violation de la Constitution est un délit.

«L'affaire est retombée en même temps que le FBI a abandonné sa poursuite contre Apple, suite à la découverte d'une faille zero day qui a permis à un ou des hackers de pénétrer dans l'appareil pour le compte du Bureau.»

Non, c'est parce que le FBI était dans l'illégalité et que la résistance d'Apple risquait d'aboutir sur une condamnation de l'Etat par la court suprême.

avatar byte_order | 

Tim parle en son nom ou en temps que CEO d'une entreprise ?
Parce que Tim à le droit d'avoir un avis citoyen, mais pas une personne morale comme une entreprise.

En particulier quand ladite entreprise est la championne de "l'optimisation fiscale" qui soustrait chaque année des milliards de dollars au budget de fonctionnement de l'état.

Parce qu'un gouvernement, tout comme une entreprise, cela ne vit pas d'amour et d'eau fraîche. Cela a besoin de rentrée d'argent pour pouvoir investir dans l'éducation, la sécurité, les infrastructures, le tissu économique, toute chose dont une entreprise "profite" pour mieux faire des profits.

Sur le fond, Tim a raison. Les gouvernements sont dépassés. Je propose d'ailleurs de laisser aux entreprises la responsabilité collective de la sécurité du territoire (l'ensemble, hein, pas juste 1 loop et campus 2), de l'éducation des nouvelles générations (et pas uniquement celles engendrés par *ses* employés), de la santé (idem), de l'entretien du réseau de transports (y compris pour relier les bleds n'ayant aucun compte iCloud actif), de la recherche fondamentale (y compris celle qui ne sera jamais rentable), de la culture (y compris celle qui ne se télécharge jamais sur iTunes), de la préservation du patrimoine historique, de la conservation de la biodiversité, de la défense des ressources non durables, des efforts de paix, de la promotion des droits de l'homme (y compris en Chine, Russie, Syrie, etc), de la non-prolifération des armes non conventionnels, de la lutte contre le terrorisme, de la lutte contre la faim, contre les épidémies mondiales, contre le réchauffement du climat, etc.

On verra alors si leur budget et leur compétence soit disant supérieure ne rencontrera pas quelques difficultés.

L'opinion de Tim Cook c'est un N-ieme Ya-ka-fo-kon d'un dirigeant d'une entreprise.
Ben, Tim, go, présente toi à la gouvernance d'un pays (et pas les îles vierges, hein).
Au moins là cela serait crédible.

avatar fte | 

Nous sommes trop nombreux pour pouvoir nous auto-gérer comme du temps des villages ou des tribus nomades, à tous causer autour du feu le soir. Du moins lorsque ça se passait ainsi, ce qui devait être bien rare.

Nous élisons des représentants. Ces représentants nous, et bien, représentent, mais soyons réalistes une minute, chacun a son agenda propre et défendra ses idées et intérêts. On essaie donc de choisir les représentants qui sont le moins éloignés de notre propre agenda personnel.

Donc sous prétexte qu'un représentant, élu par le peuple parce qu'il est médiatiquement proche des positions de son électorat (le mot important ici est médiatiquement) ou élu par le conseil d'administration pour ses compétences et savoirs-faire de dirigeant, parle au nom d'un groupe, il devrait se taire ? Un politicien élu grâce à ses relations et des appuis politiques ou de lobbying devrait se taire ?

Ma foi, c'est peut-être vrai. Peut-être qu'on ne devrait parler que pour notre propre pomme. On pourrait imaginer une infrastructure informatisée recueillant les avis de millions de citoyens, compilant une synthèse de toutes les opinions exprimées sur tous les sujets et prenant les décisions de société sur cette base.

On n'en est pas là. On utilise un système représentatif, c'est ainsi. La question est donc de savoir qui a légitimité à s'exprimer et qui doit se taire.

Il me vient donc une autre question, pourquoi quelqu'un devrait-il se taire ?

A mon avis, il a complète légitimité à parler de ce qu'il veut quand il veut, de représenter Apple si le mandat lui a été confié, et nous avons tous la liberté de ne pas être d'accord, voire de ne pas écouter.

avatar byte_order | 

> Nous sommes trop nombreux pour pouvoir nous auto-gérer comme
> du temps des villages ou des tribus nomades

Comme si dans le même temps on avait pas de nouveaux outils pour nous aider à mieux communiquer et agréger des opinions sur une population nettement plus grande !?
Si on sait le faire pour faire acheter, pardon, voter à des centaines de milliers de téléspectateurs qui sera le gagnant du dernier télécrochet à la mode, y'a probablement moyen de le faire sur d'autres sujets aussi.

> On pourrait imaginer une infrastructure informatisée recueillant les avis de millions de
> citoyens, compilant une synthèse de toutes les opinions exprimées sur tous les
> sujets et prenant les décisions de société sur cette base.

On pourrait.
Mais étrangement dès que quelqu'un pose le problème de la pauvreté de l'expression démocratique et propose d'autre modèles (et sans aller si loin tout de suite, un système de vote à points plutot que binaire, rien que ça, cela serait un bon pas...), on y oppose un catégorique "trop compliqué", "vous n'y pensez pas !", en gros, laisser faire les "pros".
A vomir.

Le représentant élu par le peuple représentent (en théorie) l'avis de citoyens.
Le représentant élu par un conseil d'administration représente l'avis d'une entreprise, personne morale, qui n'a pourtant aucun droit de citoyen.

Hors, le représentant de 50000 citoyens n'arrivera jamais a avoir aussi facilement et aussi fréquemment une exposition médiatique qu'un représentant d'un CA de 20 personnes d'une entreprise richissime, qui n'a pourtant aucun droit de citoyenneté. Cela biaise donc l'équité dans le débat publique.

C'est toute la nuance.

Donc, oui, je suis contre cette surexposition.

avatar C1rc3@0rc | 

L'anarchie est une forme de gouvernance dans laquelle le citoyen ne délègue aucun de ses pouvoirs et assume toutes ses responsabilités en tant qu'individu mais aussi membre de la nation.

Cela veut dire qu'il est extraordinairement responsable de ses actes et intentions devant la Justice et se doit d'être exemplaire dans sa connaissance de la Constitution et des lois et dans leurs respect.
Cela veut dire que son niveau d'éducation doit être très élevé et qu'il doit être extraordinairement altruiste et coopératif par nature.

L'anarchie est donc une excellente forme de gouvernance, pour une population très éduquée, culturellement valorisant fortement la solidarité et le socialisme ( l'intérêt social commun, pas les dogmes politiques), sachant travailler collaborativement de manière efficace ( objectif productiviste dénué de visée de pouvoir), orienté sur le consensus et l'anticipation, rejetant par définition l'individualisme et le "darwinisme social" et s'inscrivant dans une économie collaborative fonctionnelle.

Certes la technologie peut aider mais elle n'est pas nécessaire.

Dans le "temps des villages et nomades" le modele politique est celui de la dictature (meute, monarchie, theocratie) et au mieux celui de la démocratie directe.

Quant a l'entreprise c'est a la fois un outil de production et une personne morale.
La personne morale est un citoyen, qui a moins de droits qu'une personne physique mais plus de devoirs.
Elle n'a pas le droit de vote, mais doit participer au financement, a la protection et au fonctionnement de la Nation et doit protéger ses membres dans le respect des lois.

Le dirigeant d'une entreprise est un citoyen de plein droit et le responsable de l'entreprise. Il a un devoir de réserve et doit faire la distinction explicite entre ses actions en tant que citoyen et en tant que représentant de l'entreprise.
Cook ne me semble pas avoir confondu les deux et ses interventions ne me semblent nullement inadaptées.

avatar en ballade | 

@fte :
Sauf que la liberté de parler est plus facile pour certains que d'autres. C'est le principe de nos "démocraties"

avatar appleadict | 

@byte_order :
En fait, l'expérience a déjà été menée, à
plusieurs reprises même. Quelques exemples :
- fukushima : les entreprises nucléaires, si promptes à exiger la gestion "efficace" du privé, s'en remettent à l'état dès que le risque survient ... D'ailleurs, les compagnies d'assurance font exactement la même chose en excluant les risques nucléaires, catastrophes naturelles, de leur contrat ...

- crise des subprimes de 2008, déclenchée aux US, ces champions de la libre entreprise et de la liberté individuelle, qui a amené l'ensemble des pays à ramasser les dettes abyssales des banques pour les sauver du désastre ...

En clair, les entreprises privées sont expertes à optimiser leur fonctionnement dans le petit périmètre étroit de leurs conditions de fonctionnement idéal ... dès que les conditions changent et s'écartent de cet idéal, elles dysfonctionnent massivement.

avatar protos | 

C'est une tronche le type !

Je veux dire par là, qu'il est borné et entêté et quand il prend une position il n'en change pas.

Je me dis qu'il a un côté psycho-rigide qui ne me plait pas beaucoup...

avatar tete2noeud | 

Et l'ultra-optimisation fiscale aussi, c'est juste. Hein Tim ?

avatar duc998 | 

@tete2noeud :
Cette optimisation fiscale est légale et exploite des législations mises en place par les gouvernements dont ils parlent. Il y a donc bien dysfonctionnement. C'est une démonstration par l'absurde.

avatar conster | 

il n'y a pas de dysfonctionnement puisque cela n'a jamais fonctionné de cette façon. C'est seulement le fonctionnement qu'il faut revoir, c'est tout.

avatar occam | 

Méconnaissance de l'histoire.
La corporate tax était de 52.8% en 1969, elle est descendue à 35%, malgré l'éclosion explosive des loopholes d'évasion fiscale.

Pour l'historique : https://en.wikipedia.org/wiki/Taxation_history_of_the_United_States

Un exemple concret : la taxation dégressive au Michigan a contribué à ruiner Detroit, tandis qu'à l'époque d'une fiscalité progressive, l'infrastructure locale était moteur de croissance.
http://inequality.org/progressive-tax-system-detroit-powerhouse/

Qui a dit :
« The man who wrongly holds that every human right is secondary to his profit must now give way to the advocate of human welfare, who rightly maintains that every man holds his property subject to the general right of the community to regulate its use to whatever degree the public welfare may require it. »

Thomas Piketty ? Joseph Stieglitz ? Bernie Sanders ?

Non, c'était Theodore Roosevelt, président républicain, dans son discours du 31 août 1910 sur la politique agricole du gouvernement US.

On a beaucoup défait et beaucoup décousu depuis.

C'est une vision orwellienne de l'histoire que de croire que ce qu'on a défait n'a jamais existé, que ce qui ne marche plus n'a jamais marché. ou même jamais été tenté.

avatar C1rc3@0rc | 

+1

Je rajouterai qu'il faut garder en tête que la fiscalité (impôts, taxes) n'a que comme seule et unique but le financement des intérêts communs de la Nation (services, infrastructures).

Il y a donc des biens, outils, espaces, fonctions,... publics nécessaires a la vie de la Nation qui sont financés solidairement et par les membres de la Nation de manière équitable.

Le niveau de prélèvement sur les revenus et fortunes (capitaux) est déterminé par le cout de ce financement, et ce cout constitue le budget.

Cela veut dire que la fiscalité ne doit être ni supérieure ni inférieure au besoin budgétaire réel. Et cela veut dire que le budget doit être a l'équilibre sur sa période d'application.

Il y a certes des variations difficilement prévisibles qui vont induire des dépassements en plus ou en moins, mais qui soit se situe dans une marge statistique relativement faible et font l'objet de régulations a posteriori, soit qui sont exceptionnels et qui sont la aussi régulés (emprunt, relèvement exceptionnel d'une taxe,...)

Si un budget est systématiquement déficitaire c'est qu'il est sous estimé!
Il s'agit alors d'un problème d'incompétence ou de malveillance de la part des responsables de cette gestion.

Et c'est une faute grave d'estimer le budget par rapport a des spéculations sur la croissance. On fait un budget sur des certitudes, les revenus réels, pas des spéculations!

De fait la fiscalité ne peut pas être un outil politique au sens électoraliste ou de régulation du marché.

Et c'est la le gros problème actuel.
La fiscalité est utilisé aujourd'hui par les états asservis au systeme financier pour réguler l'économie de marché, donc créer une distorsion de la concurrence commerciale et financière dans un systeme qui se déclare libéral: c'est pire que le systeme soviétique et le résultat est le meme => paupérisation de la Nation!

avatar byte_order | 

Elles n'exploitent pas des législations, elles exploitent des "failles" dans ces législations.

Un peu comme un hacker exploitera une faille pour "optimiser" son accès à vos données personnelles.

Quand vous volez un truc sans vous faire capter parce y'avait un angle mort à la caméra de surveillance, c'est de "l'optimisation" de parcours ?

Faut être aveugle pour croire que faire facturer des services fictifs par une "entreprise" domiciliée sur une île paumée (pommée ?) pour rapatrier les profits fait par les "vraies" filiales ailleurs dans le monde soit de "l'optimisation" et non de la fraude.

Ce n'est pas parce que les gouvernements sans budget faute de fraude fiscale massive, de lobbying intrusif et rongées par la ploutocratie n'ont ni les moyens ni le courage de la poursuivre efficacement que cela n'est pas de la fraude.

Certains peuples ont "optimisé" le corps de leur ex-leader pour guère plus.

avatar C1rc3@0rc | 

Non, l'optimisation fiscale est construite sur le respect stricte de la réglementation fiscale et sur le systeme légal.
Sinon il s'agit de fraude administrative ou légale.

La concurrence fiscale au sein des fédérations est aussi légale et repose sur la réglementation fédérale.

L'utilisation de l'endettement ou d'un réseau de grossistes, distributeurs,.. est aussi légal.

Un commissaire au compte ou un expert comptable n'est pas un hacker.
Pas plus qu'un avocat fiscaliste.
Le vol de données est un délit, quelque soit le moyen de ce vol. L'optimisation fiscale n'est pas un délit!

Après on peut contester la légitimité de ces réglementations administrative ou de ces lois et y voir derrière le travail de lobying et de corruption du systeme financier, de la grande distribution et du secteur des multinationales industriel envers les administrations et le législateur.
Et a ce moment il faut attaquer ces réglementations a la racine, soit par plaintes au niveau adapté (justice, constitutionnel, législatif, local, national, international) ou par orientation du pouvoir législatif (élection) et sanction des responsables politiques (poursuite pour corruption, conflit d'intérêt , non respect du mandat).
On peut aussi s'attaquer aux lobbies, au niveau de leur financement, donc attaquer les réglementations économiques qui permettent de financer le lobbying, qui est fondamentalement une altération de la véritable économie de marché et une distorsion de la concurrence.

Faut comprendre une chose simple, s'il y a possibilité d'optimisation fiscale et qu'une entreprise y renonce alors elle se met en position de faiblesse dans la prétendue économie de marché dominante, et donc se met en position d'échec concurrentiel. Il s'agit en plus d'une distorsion de la concurrence contre soi. Ce serait une faute grave de la direction de renoncer a l'optimisation fiscale ou meme de ne pas la pratiquer volontairement ou par négligence!

avatar iVador | 

@tete2noeud :
J'allais le dire

avatar byte_order | 

Bien sûr : "c'est ce que veulent les gens".
;-)

avatar gela | 

Après dieu, Apple. Ça me fait un peu rigoler. Ensuite vient l'épouvante. Mais j'aime sacrément ces petits jouets.

avatar Highmac | 

Je suis d'accord avec moi-même.

avatar Claude Pelletier | 

… et réciproquement ?

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