Apple/Beats : un mariage de cultures

Anthony Nelzin-Santos |

L’acquisition de Beats par Apple, si elle se confirme, n’est peut-être pas entièrement motivée par de basses considérations matérielles. « Beats » et « Apple » sont aussi des marques qui transcendent les sociétés qu’elles représentent : au mariage de raison s’ajoute un mariage de cultures aux conséquences de la plus haute importance.

Images Ammunition.
Images Ammunition.

Beats : une société « oui, mais… »

Apple achète régulièrement des sociétés extrêmement spécialisées qui servent directement ses intérêts. Mais Beats n’est experte ni du matériel (longtemps sous-traité à Monster Cable), ni du logiciel (au-delà du traitement du son), ni des services (encore balbutiants), ni même du design (confié au studio Ammunition de Robert Brunner). La société de Jimmy Iovine et Andre Young ne maîtrise rien, à part peut-être l’art de la communication qui lui permet de toucher à tout avec un succès insolent — et c’est peut-être tout cela qui a attiré Apple.

Est-ce qu’Apple va poursuivre la commercialisation des casques au « b » rouge, aussi omniprésents aujourd’hui que l’étaient les écouteurs blancs il y a dix ans ? Le communicant Ben Thompson, passé par l’Apple University, explique de manière très convaincante qu’elle aurait tort de s’en priver. Elle qui n’a jamais brillé dans le domaine des accessoires pourrait les utiliser pour compenser les aléas des ventes d’iPhone et d’iPad, voire pour former un futur écosystème d’informatique vestimentaire avec l’iPhone et une éventuelle iWatch.

Est-ce qu’Apple va profiter des bons débuts de Beats Music pour doper son offre musicale ? Sans doute : c’est le service de streaming qu’elle aurait pu créer si Steve Jobs n’y avait été opposé, un service entièrement payant et faisant la part belle à la « curation ». Tim Cook n’a d’ailleurs jamais caché son intérêt pour Beats Music, et il tient là une occasion en or d’éclater un iTunes passé de mode et de déporter son cœur dans le nuage.

Est-ce qu’Apple va envoyer Jimmy Iovine traiter avec les majors qu’il connaît si bien ? Bien sûr ! Il pourrait même s’acoquiner avec les dirigeants des studios de TV et de cinéma, lui qui avait dans l’idée de transformer Beats en marque de divertissement grand public et de concurrencer frontalement Apple dans le domaine du smartphone et de la télévision. Il apportera une aide précieuse à un Eddy Cue qui ne convainc plus une industrie recroquevillée sur elle-même, et qui a par ailleurs fort à faire avec les équipes iCloud et infrastructures.

Beats : designed by Apple in California

Mais l’acquisition de Beats n’est pas qu’une succession d’évidences rabâchées, de détails techniques et de considérations matérielles. C’est aussi un choc culturel dont les répercussions pourraient changer la face d’Apple, au-delà de la grande gueule de Iovine et des frasques de Dr. Dre. Beats s’adresse prioritairement à un public d’hommes de 18 à 34 ans, vivant plutôt en ville et appréciant les nouvelles technologies — le même public qui a fait la fortune d’Apple. Et il est indéniable, même si le sujet est sensible, qu’elle communique particulièrement efficacement auprès du public afro-américain (ou « urbain » selon un euphémisme couramment utilisé).

Selon un rapport de Nielsen, les Afro-américains sont plus équipés en smartphones que le reste des Américains, mais 71 % d’entre eux utilisent un smartphone Android, alors que 41 % de la population américaine utilise un iPhone. Ce public échappe donc à Apple, alors qu’il possède une influence culturelle de premier plan, qui se dissémine dans le monde notamment à travers la musique, et qui a grandement participé à faire de Beats une société contrôlant 60 % du marché des casques à plus de 100 $ et générant un chiffre d’affaires estimé à 1,4 milliard de dollars. Il a une autre histoire, d’autres références, d’autres goûts, d’autres habitudes de consommation, que le discours monolithique de la firme de Cupertino ne recouvre pas.

Or ce discours est avant tout un discours culturel : comme Beats, Apple est une marque de lifestyle. Le think different de Steve Jobs était le produit d’un homme façonné par la contre-culture californienne et un anti-establishment bon ton devenu mondial, des valeurs partagées par les clients qui ont sauvé la société de la faillite à la fin des années 2000. La remise au goût du jour du « Designed by Apple in California » permet d’affirmer une identité californienne qui est devenue une identité cosmopolite, de promouvoir un style de vie dans une nouvelle guerre froide contre les soft powers asiatiques, et notamment le soft power coréen représenté par Samsung.

Vous ne voyez pas souvent de footballeur sans un casque Beats, comme vous ne voyez pas souvent un film ou une série TV sans produit Apple. Ces deux marques saturent la culture au point de l’intégrer organiquement.

Un style de vie qui pousse à son paroxysme l’hypocrisie du concept d’« individualité », réduit au choix d’un accessoire pour agrémenter des produits fabriqués par millions. Un style de vie qui s’attaque à des problèmes aussi importants que l’égalité juridique de tous les humains, l’épanouissement au travail et le développement durable… sans jamais cesser d’exploiter à fond les rouages du système capitaliste. Un style de vie très bay area que Beats complète parfaitement : « on s’en fout des baskets, vendons des casques », disait un Iovine qui bat l’étendard d’une de ces marques qui symbolisent la culture du « monde occidental ».

Beats : le futur d’Apple

Reste que ces cultures peuvent se compléter et s’enrichir comme s’opposer et s’anéantir. Les risques sont à la hauteur de l’enjeu : lorsque la firme de Cupertino ne maîtrise plus un marché ou une conversation, elle en change, et c’est ce que Beats lui permet de faire. Fini le mythe de la start up multinationale qu’aimait tant Steve Jobs, dépassée la crise de communication d’une société qui se cherche.

Place à une marque qui s’incarne dans un campus monumental et édificateur, qui est façonnée par des experts de la mode et de la publicité, qui veut devenir sept fois plus grande que la plus grande marque du monde qu’elle est déjà. Place à une marque qui n’est plus forcément limitée à un seul domaine d’activité, mais qui peut tous les transcender en devenant un emblème plus qu’autre chose. Place à une marque qui deviendra un peu plus inimitable et un peu plus incontournable, surtout si elle griffe des accessoires, des bijoux et pourquoi pas des vêtements devenus produits informatiques.

À long terme, les fruits de cette acquisition pourraient être tout aussi importants que ceux de l’acquisition de NeXT : Beats porte le germe d’une réinvention d’Apple. « Le meilleur moyen de prédire le futur », disait un Alan Kay qui a longtemps traîné ses guêtres dans les couloirs de l’Infinite Loop, « c’est de l’inventer » — et c’est précisément ce que fait la firme de Cupertino. Elle prend une carte sur son avenir, pour seulement 0,61 % de sa capitalisation boursière quand NeXT lui avait coûté 15,32 % de sa valeur. Ce n’est pas cher payé pour quelque chose qui n’a pas de prix… et qui n’en aura pas tant que cette acquisition ne sera pas confirmée.


avatar Ipadhenry97 | 

Encore une news sur ça... Perso j'ai l'enceinte en bas à gauche et un casque beats pro et j'en suis plus que satisfait, mais les news ça fais beaucoup la...

avatar John Maynard Keynes | 

@Ipadhenry97

Ce n'est pas une news, mais un article de fonds, ce truc qui manque si souvent dans les commentaires du forum qui sont rarement à la hauteur du travail fournis par l'équipe de MacGe.

La force de MacGe ce ne sont justement pas les news (on trouve les mêmes plus ou moins partout) mais ce type de travail d'analyse, de mise en perspective, de réflexion ... en bref de sens qui est si rare et qui constitue indubitablement la valeur ajouté de MacGe.

Après cela passe au dessus de l'horizon de bien des lecteurs, mais c'est une autre histoire:-(

avatar Ipadhenry97 | 

@John Maynard Keynes

Non mais justement j'aime les articles de fond, c'est même le plus interresant, mon commentaire n'étais pas contre cet articles (que je n'avais pas encore lu) mais sur la dizaine qu'on as eu en peu de temps ;)

avatar John Maynard Keynes | 

@Ipadhenry97

Si l'acquisition se confirme c'est quand même un événement majeur très atypique et annonciateur de profonds changements stratégiques.

C'est justement ce type de papier de fonds qui manquait jusqu'ici histoire d'essayer d'en faire sortir certains de l'inepte dualité "j'aime/j'aime pas Beats" :-)

avatar Hedi2 | 

Et si l'acquisition ne se confirme pas ? On aura eu un paquet d'articles complètement faux... Donc j'avoue que je suis d'accord pour qu'on arrête d'en parler jusqu'à l'acquisition en question.

avatar John Maynard Keynes | 

Bon papier comme souvent à des années lumière des considérations superficielles qu'on voit trop souvent.

Bravo pour ce travail intelligent et exigeant.

avatar béber1 | 

oui, bon papier qui apporte des perspectives possibles et éclairantes à un sceptique comme moi

avatar John Maynard Keynes | 

@béber1

On peut être septique sur ce que dessine en creux cette potentielle acquisition, mais au moins le scepticisme commencerait à se porter sur de réel enjeux stratégiques englobant la complexité de la situation et non sur des aspects superficielles digne d'une cours de récréation.

Pour l'instant ce papier est avec quels autres de la presse éco, ce que j'ai vu de mieux et se rapprochant le plus de mes propres mises en perspectives des informations.

avatar Tchobilout23 | 

Wahou!! Quel bel article.. Super analyse bien construite.. Bravo MacG

avatar macouillelafripouille | 

Est-ce que des gens ici ont du Beats et n'écoutent pas de rap/hip hop?

avatar Ipadhenry97 | 

@macouillelafripouille :
Oui, j'écoute du nirvana, c2c, fauve, Damien Saez, pourquoi ?

avatar denisbook (non vérifié) | 

Oui moi ! j'écoute 75% de classique et 25% d'électro, funk etc .... et j'ai eu en ma possession 4 beats différents en 5 ans, entre autres ...
Pourquoi !? parce que un, j'adore les beaux produits, deux je déteste encore plus le snobisme artistique de certains anti-beats que le côté suiveur de nombre de consommateurs ;)
Celà dit il faut bien reconnaître que je n'ai pas pu me faire à mes trois premiers beats (le beats bluetooth est le pire des produits que j'ai eu !). Seul le Mix-r m'a satisfait avec certe une nette tendance à valoriser une certaine partie du spectre, mais en contre-partie avec aussi une belle dynamique, et chose rare chez Beats, de relativement bons aigus.
In fine, il faut bien reconnaître que Beats est plus adapté à du son numérique qu'à de la musique dite 'instrumentale'. Mais il y a de toutes évidences une philosophie commune entre Apple et Beats, et je ne doute pas une seconde qu'Apple soit capable d'améliorer le son Beats.
Une dernière chose, avoir un bon casque sans un bon lecteur musical est une vaste blague :) et ceux qui snobent les beats et écoutent leur musique sur iPod ou iPad me déconcertent !!! Un bon son est le résultat de toute une chaîne de process, de la prise de son à la membrane qui vibre. Je peux ainsi vous assurer que je dispose d'enregistrements QUOBUZ en qualité Master inférieurs à du AAC 256 ! tout simplement parce que la prise de son fut probablement médiocre. Comme quoi un bon son est loin de se résumer à un bon casque !!

avatar Ipadhenry97 | 

@denisbook :
J'ai eu un mixR, 3 mois avant que l'arceau ne lâche, j'ai un beats pro depuis 1 an et pas de problème ;)

avatar denisbook (non vérifié) | 

Oui le beats pro on m'a dit qu'il était bien, jsais pas je l'ai jamais eu :)

avatar Un Vrai Type | 

Homme jeune et urbain...
Ok.
Mais qui n'habite pas au même endroit dans la ville...

Bref, vu de loin, les 2 marques vendent au même public : des humains.

Bof...

avatar Lestat1886 | 

Article très intéressant en effet!! Pas trop fan du cloud et des services musicaux en abonnement, j'espère qu'apple n'en fera pas le coeur de sa stratégie mais le consolide en tant qu'un élément qui supporte et complète son écosystème.

avatar John McClane | 

Excellent article, bien réfléchi et bien écrit.

avatar mccawley2012 | 

Dire qu'ils y a des mecs qui survole cet article parce qu'il y a écrit Beat et Apple en titre, et après le critique. J'adore ! ^^
Mais sinon, je suis vraiment halluciné de lire un papier comme ça dans un blog gratuit. C'est du très bon travail, vraiment. J'aime. Je like. Je lève mon pouce. Je partage, et j'achète des actions chez vous. ;-)

avatar Wolf | 

@mccawley2012 : Le journal du geek c'est un blog, MacGé c'est un journal numérique.

avatar kevinledanseur | 

Très bel article que j'ai dévoré! Je reconnais là des passionnés qui affirment une volonté de partager. BRAVO!

avatar iRobot 5S | 

"au-delà de la grande gueule de Iovine et des frasques de Dr. Dre. "

Closer sort de ce site !

avatar Billytyper2 | 

@iRobot 5S

Toi tu connais closer!
Hum...hum

avatar iRobot 5S | 

@Billytyper2 :
J'allais dire Public, mais je pense que Closer est plus dans l'actu.

avatar So | 

Bref pour résumer ce pavé: l'acquisition de Beats par Apple est de vendre du matos médiocres à prix d'or aux ignares qui ne connaissent rien en high-tech mais qui pensent s'y connaître et dépensent leur argent en conséquence.

avatar John Maynard Keynes | 

@So

Cela ne résume rien, cela montre juste que tu n'as rien compris

Quand le sage montre la lune ...

avatar rikki finefleur | 

@John Maynard Keynes
Si il a tout compris..C'est du marketing bidochon, qui consiste à vendre des images, du lifestyle comme on le dit dans le businnesssss marketeux.
La lune c'est souvent celui qui s'essaye aux tirades.

PS : Comme dab essaye pas humilier les autres par tes critiques (pensant que tu es l'apothéose de la pensée ultime) , ca changera. Les gens ont le droit d'avoir un avis autre que ta sainteté. Ca changera également.
Tu aimes la bidonnerie marketing et les effets de mode. Libre a toi.

Des gens autres que toi, ont aussi une pensée différente sur la valeur des objets, et pas celle du matraquage publicitaire, ou de savoir ce que portent les footeux ou les rappeurs pour mener leur vie, et les copier.

J'ai bien peur que ce ne soit toi qui n'est rien compris sur la culture justement. La culture ce n'est pas du marketing sauce image.

avatar John Maynard Keynes | 

@rikki finefleur

La culture ce n'est pas du marketing sauce image.

C'est plutôt ce qui manque à beaucoup ici.

Pour le reste si tu considères que tous les "avis" se valent grand bien te fasses.

Pour moi la diversité des pensées est une grande valeur, mais elle implique que nous ayons à faire à une pensée et non à une remontée d'aigreur plus ou moins éructée.

Pour finir : compréhension d'un mécanisme ne vaut pas approbation, mais cela c'est beaucoup trop subtile pour bien de ceux qui ne veulent que rester à la surface des chose et dans le pathos mal dégrossit.

Avant de critiquer un mécanisme il faut le comprendre vraiment et ne pas en faire une caricature facile, c'est le seul moyen que cette critique est une portée.

Heureusement que Karl Marx ne c'est pas contenté d'écrire : "capitalisme vilain pas beau" et a produit une des analyses les plus fine toujours d'actualité sur bien des aspects de ce système qui passait par une compréhension poussée de ses mécanismes.

La paresse intellectuelle fait le lit de ce contre quoi on croit s'élever en ne produisant que de vagues flatulences qui ne font que vivre leur vie de gaz et n'ont prise sur rien.

Comme dab essaye pas humilier

La mise en lumière de la vacuité d'un propos n'est vécu comme une humiliation que par les sots égotiques et atrabilaires, l'honnête homme y voit le début d'un chemin vers la remise en question et la progression.

avatar rikki finefleur | 

"Pour moi la diversité des pensées est une grande valeur"

ha ha quelle blague !!
A chaque fois tu fais passer , celui qui a un avis différent pour un con qui regarde le doigt plutot que la lune. Tu en peux t'en empecher.

Je t'invite a lire Marcel duchamp (le sculpteur) , qui pour démontrer le vide intersidéral de l'image, il conseillait à ses clients d'acheter un article au BHV, et il le signerait l'objet, faisant de cet objet une oeuvre d'art de par sa signature. Voila où on en est.
De la bidonnerie à tous les étages. Et pourtant a l’époque de duchamp, on était pas accablé de la vente de lifetstyle faussement copié
Comme si, comme dans la pub, il suffisait d'avoir une belle voiture pour avoir une jolie nana à coté..
De la bidonnerie, et du marketing de bidochon édulcoré par Dr Dre ou non.

avatar John Maynard Keynes | 

@rikki finefleur

A chaque fois tu fais passer , celui qui a un avis différent pour un con qui regarde le doigt plutot que la lune.

Ce n'est pas le fais que ce que tu appels "un avis" soit différent que je pointe du doigt mais le fait que ce soit-disant avis ne repose sur rien n'est pas construit, n'est pas étayé, n'est pas structuré ... n'est pas le fruit d'une pensée en résumé.

Ma vie est faite de confrontation à l'altérité de pensées, pas de pb avec cela ... mais cela implique de la pensée.

Je t'invite a lire Marcel Duchamp

Je suis un grand fan, t'inquiètes ainsi que de Debord, Breton, Bataille, Chomsky, Barthes ... entre autre, pour rester sur un certain champ ;-)

avatar John Maynard Keynes | 

@rikki finefleur

Pour compléter mon propos : dire qu'Apple, comme toutes les entreprises, est une structure capitalistique régie par les lois du marché et s'appuyant sur une solide stratégie marketing, plus ou moins adroitement, ce n'est en rien une pensé, juste un truisme sans intérêt.

Après ce qui est intéressant c'est d'analyser les spécificités d'Apple dans ce cadre et elles restent nombreuses.

avatar So | 

@John Maynard Keynes

Preuve que tu connais strictement rien au domaine de l'audio et du marketing de Beats. Ne t'aventure pas dans des domaines que tu ne maitrises pas, cela t'évitera de te ridiculiser à l'avenir.

avatar John Maynard Keynes | 

@So

Preuve que tu connais strictement rien au domaine de l'audio et du marketing de Beats.

Elle est où ta "preuve" ?

Il est où ton argumentaire ?

Si c'est juste le fait de dire que les enjeux de cette acquisition ne sont pas de l'ordre de l'évaluation qualitative des produits Beats, tu restes en accord avec ta vision superficielle des choses.

Si tu crois que mon propos est de dire que les produits Beats sont des produits de grande qualité, c'est juste le fait de tes courtes visions car je n'ai jamais dits cela.

Par contre il me semble toujours très claire que tu ne comprends rien aux enjeux mis en perspectives par l'article et que tu es incapable de monter d'un rien en abstraction.

Quand le sage montre la lune ... tu regardes ben le doigt

Tu résumes le travail de MacGe à ce que tu comprends avec ton manichéisme et tes horizons bien bouchés, alors qu'ils font un remarquable travail de mise en perspective et de prise de recul qui justement ouvre de très vastes horizons.

Il y a quand même des drôles :-)

avatar So | 

"Elle est où ta "preuve" ?"

Juste le faite de refuter mon premier post est la preuve que tu n'y connais rien. Mon résumé était peut être un peu trop bref, mais cela n'empêche qu'il est criant de vérité.

Comme le démontre l'article, Apple a pour optique d'étendre son domaine "lifestyle" grace à Beatz et l'image qu'elle véhicule afin de toucher encore plus de consommateurs qu'elle ne touche aujourd'hui. Leur but premier est donc de vendre plus, de toucher plus de consommateurs, de se faire plus de bénéf etc. Et a qui s'adresse tout ça ? aux ignares de l'high-tech qui sont près à donner 400€ pour une daube qui en vaut 100€ (cf. mon premier post)

Fin du débat.

avatar John Maynard Keynes | 

@So

Juste le faite de refuter mon premier post est la preuve que tu n'y connais rien.

Un rien présomptueux quand même, non ?

Ton propos n'invalide nullement le mien (dont visiblement tu n'as pas compris le début du commencement), par contre il a le mérite d'être ici légèrement plus intelligible.

Ce que tu dits, avec pas mal de maladresse, tiens du truisme et de l'invariant, cela ne porte aucune information.

Oui Apple est une entreprise capitalistique, rien de nouveau à cela.

Ce qui compte c'est de chercher à comprendre une stratégie et la potentielle acquisition de Beats ouvre des champs d'exploration larges et complexe .... et c'est là que cela se passe ... pas sur le goût ou le dégoût pour Beats.

Pour résumer : tu viens de découvrir l'eau tiède ?

Leur but premier est donc de vendre plus, de toucher plus de consommateurs, de se faire plus de bénéf etc

Pour le reste tu passes à côté de beaucoup de la valeur du papier de MacGe en te focalisant sur ce qui tient de l'évidence et est loin d'être la part fondamentale de la mise en perspective effectuée.

Ton peu te goût pour les produits Beats te met des œillère et te fait te tromper lourdement d'enjeux.

avatar otop | 

Je me permet d'intervenir , j'ai finit mon popcorn.
Pour le reste c'est bien beau d'étaler sa verbe et son dictionnaire des synonymes mais l'article dit "pour resumer" : "....71 % d’entre eux utilisent un smartphone Android, alors que 41 % de la population américaine utilise un iPhone. Ce public échappe donc à Apple...."

Cher John Maynard Keynes , soit tu t'obstines a essayer d'avoir absolument raison , soit tu ne comprends pas ce qu'écrivent tes interlocuteurs. A savoir que les deux ne sont pas incompatibles......

L'avis énoncé plus haut et que je partage , met en evidence le fait qu'apple ne fait plus des produits révolutionnaire et fonctionnel , mais veut prendre des parts de marchés en favorisant le design , lifstyle , marketing et autres conneries aux détriments des valeurs originels que sont l'esthétique et le fonctionnel. Le constat est édifiant , macuser depuis pas loin de 15 ans la courbe de parts de marché est inversement proportionnel aux critère premium qu'avait apple ( final cut X , les problème de wifi des macbook air , fuite de lumière des ipad , icloud qui fait un peu ce qu'il veut, logic pro qui se met a jour au bout de 4 ans et j'en oublies). Le potentiel rachat de beats audio n'est qu'une consequence de cette politique , apple délaisse le fonctionnel au profit marketing/ et en faisant des produit de moins en moins fiable. Ce qui correspond assez bien aux produits beats audio qui propose de la merde design vendu a prix d'or.

Pour le reste je ne connais pas le service de streaming de beats par contre je garanti sur facture en tant que professionnel du son ( et ouaip j'ai connu protools sous os8) les casques beats audio sont une hérésie et une insulte au mixer. Ceci n'est pas un avis c'est un constat.

avatar John Maynard Keynes | 

@otop

Si tu résumes le papier à ces ratios tu es passé à côté de presque tout.

Mais bon tu n'ais pas le seul.

Au passage notre ami So ne se fixe pas du tout sur ce point, à chacun ses points de fixation créateur d'oeillaires :-(

PS : La trivial dichotomie tort/raison c'est un truc de cours de récréation il faut grandir ;-)

avatar otop | 

Test

avatar otop | 

Mouaip enfin me dire que je passe a coté de l article etant donné que tu ne comprends pas ce que tu lis..... je me permet d'avoir un doute sur ton anaylyse inexistante ou ta seule repartie est une histoire de fixation est d'oeillere avec ceux qui ne sont pas d'accord oû qui n'ont pas d'avis "structuré".......pardon ca m as fait marrer parceque niveau avis structuré on t'attend encore.

avatar ipaforalcus | 

@otop :
+1

avatar YuYu | 

Très belle analyse, merci MacG... encore !

avatar sams | 

je viens d'apprendre grâce à cet article qu'Apple était une marque pour les blancs aux usa. Bien sûr, rien à voir avec la couleur des matériels qui se sont colorés ces dernières années.

avatar John Maynard Keynes | 

@sams

je viens d'apprendre grâce à cet article qu'Apple était une marque pour les blancs aux usa.

Ce n'est pas vraiment ce qui est écrits ici, tu produit là une caricature du propos.

avatar sams | 

@ l'economiste bien connu

je fais un commentaire à la volée, pas une critique du papier qui est au demeurant très bon.
Evidemment que les commentaires sont parfois caricaturaux, ils correspondent un peu à la manière dont on en discuterais au comptoir. Si un peu, quand même. Les 2 stats qui sont données dans l'article (rapport Nielsen) à ce propos sont vraiment intéressantes et très éclairantes quant à la stratégie d'apple de toucher d'autres publics que celui historique.
C'est mieux là ?

avatar John Maynard Keynes | 

@sams

C'est mieux là ?

Yep ;-)

Mais Apple ça reste des putains de produit WASP en fait ;-)

ils correspondent un peu à la manière dont on en discuterais au comptoir.

J'ai de gros pb avec les discussions de comptoirs, mais je bosse sur ça avec mon analyste ;-)

avatar sams | 

"Un style de vie qui pousse à son paroxysme l’hypocrisie du concept d’« individualité », réduit au choix d’un accessoire pour agrémenter des produits fabriqués par millions"

Bien écrit ! Bravo

avatar Orus | 

"Beats porte le germe d’une réinvention d’Apple."...
C'est une blague ça, non ?

Au secours !

avatar bengir | 

Merci pour cet article interessant. Si vous trouvez cette acquisition importante et significative pour Apple, avez vous pense a ecrire une comparaison entre les perspectives d'avenir d'Apple et Google (voire Microsoft)?

A mon sens, ces dernieres annees, on a vu une convergence d'abord vers les devices avec des Android qui sont maintenant au niveau d'Apple, puis une convergence des services (cartes, suite bureautique), et maintenant on dirait que les routes divergent a nouveau, avec l'inconnue du wearable device et Google qui passe devant en terme d'image de marque, Apple qui semble vouloir aller vers le luxe.

A vous :)

avatar béber1 | 

Les divergences sont inévitables
parce que Apple et Google ont des natures, des cultures historiques, des domaines, des champs d'activités, et donc des vocations qui ne sont pas les mêmes, même s'ils peuvent se croiser et s'affronter dans certains secteurs commerciaux et enjeux économiques en concurrence.

Apple vit essentiellement du matériel.
Elle est historiquement une boite de la Micro-informatique qui conçoit et vend des produits finis, matériels et logiciels. Elle utilise l'internet que comme un tuyau pour son commerce de vente en ligne et comme un support pour ses différents services qui donnent une plus-value à ses produits.

Google c'est l'inverse.
Si pour Apple Internet n'est un moyen il est le cœur d'activité pour le géant de MountainView.

Grace à son moteur de recherche et à ses différents services en ligne qui lui assurent la collecte, la vente et la diffusion monnayée d'informations (Adwords), Google ne dépend pas de la vente de produits matériels, et peut ainsi se consacrer essentiellement au développement de logiciels.
Il ne développe des OS (Android et Chrome OS) que pour assoir davantage sa prééminence en rabattant, autant que faire se peut, une majorité d'utilisateurs sur l'ensemble de ses services.

Si en termes d'utilisateurs/clients, Google se doit de viser logiquement la masse par un ensemble de services gratuits aussi pratiques qu'attrayants, sans limite de domaines pour tout ce qui touchera l'électronique connectée de demain, Apple ne vise -jusqu'à présent- qu'à la vente avec bonne marge de matériels dont l'intérêt se situe sur une bonne praticité d'utilisation, une bonne conception/ finition d'ensemble, dans un écosystème logiciel particulier, agréable, simplifié et cohérent.(sur ce point, elle a été un bon modèle)

Mais la conséquence est un particularisme de ses produits, et un placement tarifaire qui d'emblée place ses produits dans un positionnent moyen/haut de gamme, ce qui réduit leur clientèle potentielle.

Donc deux entreprises qui ont des visées commerciales et des logiques de développement complètement différentes.
Qui peuvent même conduire à des paradoxes possibles.

Ainsi si Apple, la championne de l'auto-centration, veut développer des solutions serveurs avec des clouds locaux et domestiques, elle le pourrait (je ne dis pas que c'est ce qu'elle fera un jour) car ce ne serait pas contraire à son commerce matériel, alors que pour Google….

avatar John Maynard Keynes | 

@béber1

Merci de rappeler en quoi Apple et Google sont des entreprises appartenant à des économies très très différentes.

Les évidences que tu illustres très clairement ont visiblement beaucoup de mal à passer.

- Apple est une entreprise vendant des solution logiciel+matériel
- Microsoft était à la base une entreprise vendant du logiciel et allant de plus en plus vers un secteur du même type qu'Apple.
- Google vend des informations sur ses utilisateurs et du temps de cerveau disponibles bien identifié pour les annonceurs toute ses activités vise cela par le biais d'offres de service gratuites.Toutes la stratégie de Google doit être lue à l'aune de cet accès à des informations riches et monétisante.

Si c'est gratuit, c'est toi le produit un truc brillantisime

Des trois Google est indubitablement le seul à être sur un modèle commerciale innovant où l'utilisateur n'est plus un client mais une ressource. C'est une réelle révolution économique dont Google est le porte étendard et jusqu'ici le grand gagnant.

Beaucoup sont ceux qui considère que les grands potentiels de croissance sont bien plus dans ce modèle innovant porté par Google que par les modèles finalement très classique mis en oeuvre par Apple ou MS.

L'avenir nous dira jusqu'où pourra grimper le modèle de Google qui a un réel potentiel d'hégémonie sur des pans entiers de l'économie mais qui porte peut-être en lui même son propre poison.

avatar ipaforalcus | 

@John Maynard Keynes :
Je suis d'accord avec toi sur tout mais franchement tu te la raconte trop c'est insupportable !
C'est des commentaires sur le net ici pas besoin de crisper tout le monde...

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