Pourquoi Apple n'a pas besoin de devenir opérateur de téléphonie mobile

Anthony Nelzin-Santos |
L'idée qu'Apple aurait comme objectif prioritaire de devenir opérateur de téléphonie mobile revient périodiquement, comme un mauvais herpès — à cela près qu'il semble impossible de s'en débarrasser. Elle part du principe que la stratégie d'Apple est d'intégrer verticalement l'ensemble des composantes de son activité. C'est bien mal comprendre le fonctionnement de la firme de Cupertino que de le croire, et donc d'imaginer que le lancement d'un opérateur Apple soit pour demain.

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Le principe : Apple veut tout contrôler
L'idée selon laquelle Apple est une société obsédée par le contrôle absolu de tous les aspects de son activité provient des années 1990 et de la comparaison en creux avec Microsoft. Face à une société dont le système d'exploitation était une simple brique conçue comme un catalyseur d'innovations logicielles et matérielles, l'approche intégrée d'Apple apparaissait en miroir comme particulièrement fermée.

Ce miroir est néanmoins déformant : certes, Apple — et son avatar NeXT — n'a cessé à l'époque de s'éloigner du « compatible PC », lingua franca de l'informatique aux composants matériels et logiciels interchangeables permise par Microsoft. Cependant Apple n'était pas l'exception à la règle, mais la règle elle-même : l'intégration étroite du matériel et du logiciel, cette philosophie si chère à Alan Kay, n'était rien d'autre que le fonctionnement normal de l'informatique avant l'arrivée de Microsoft et sa contribution majeure au domaine : l'invention de la licence logicielle. La firme de Redmond était l'exception, et une exception qui a permis la démocratisation de l'ordinateur personnel.

C'est en campant sur ses positions qu'Apple est allée à la faillite, mais qu'elle a aussi permis un renouveau de l'informatique, étouffée par Microsoft. Le processeur taillé sur mesure pour le Newton ? Il a donné naissance à ARM, l'architecture qui est aujourd'hui à la base de tous les smartphones et de la plupart des tablettes. Le nombre incalculable d'idées folles de NeXT, de sa base UNIX à son utilisation d'Objective-C en passant par son interface graphique innovante ? Elles ont été largement remaniées, mais OS X et surtout iOS n'existeraient pas sans elles — et le web sous sa forme actuelle probablement pas non plus.

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Aujourd'hui que Microsoft elle-même, comme tout le reste de l'industrie d'ailleurs, revient au modèle qu'Apple n'a jamais abandonné, doit-on dire que toutes les sociétés sont obsédées par le contrôle absolu ? Probablement pas : c'est simplement le modèle qui fonctionne le mieux. Et d'autant moins que ce modèle intégré s'est rapproché du modèle banalisé : tout le monde utilise le même matériel ou presque (les puces Apple AX ne diffèrent que très peu des puces Samsung équivalentes), la différence s'effectuant de plus en plus sur le logiciel, toujours plus personnalisé, optimisé (on ne pourrait pas faire plus différent qu'iOS, Android et Windows Phone 7).

La réalité : Apple ne contrôle que l'essentiel
Bref, en un mot comme en cent : Apple n'est pas obsédée par le contrôle absolu de tous les aspects de son activité. Non, en la matière, Apple est pragmatique : elle contrôle uniquement les aspects essentiels de son activité, ceux qui lui permettent par effet de domino d'avoir la main sur tous les autres. Tim Cook a parfaitement résumé cette stratégie en janvier 2009 :


Nous croyons en la simplicité, pas en la complexité. Nous croyons que nous devons posséder ou contrôler les technologies primaires à la base des produits que nous fabriquons, et participer uniquement aux marchés dans lesquels nous avons une chance d'apporter une contribution significative.


« Les technologies primaires à la base des produits que nous fabriquons », et pas « l'intégralité des technologies des produits que nous fabriquons » : la différence est subtile et échappe souvent aux observateurs les moins attentifs, mais cruciale. Apple n'est pas un conglomérat à la manière de Samsung, produisant l'intégralité des composants de ses appareils. Apple n'est pas non plus un géant de la recherche et du développement à la manière de Google ou Microsoft, dépensant des millions de dollars dans des projets de recherche fondamentale. Apple représente en fait un juste milieu : elle investit de manière très ciblée et très pratique dans des secteurs clefs, généralement à l'aube de leur cycle de développement, lui assurant un avantage concurrentiel et technologique net.

Les exemples peuvent être multipliés à l'infini. Apple n'est par exemple pas un fabricant de SSDs ou de mémoire flash NAND. Elle est pourtant réputée dans le domaine : elle a été une des premières sociétés à utiliser cette technologie à grande échelle, et d'ailleurs une des premières à abandonner le format disque traditionnel au profit des barrettes voire des puces soudées. De l'iPhone à l'iPad en passant par le Mac, ces technologies lui sont indispensables, mais elle ne maîtrise pourtant pas les capacités de production de SSD, ni d'ailleurs la recherche sur les bases de ce type de stockage.

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L'usine d'Apple en Frémont en 1986. Elle a fermé ses portes en 1992, et Apple a arrêté toute production en son nom en 1998.


Non, Apple maîtrise autre chose : le logiciel optimisant la lecture et l'écriture sur cette mémoire, et bientôt les contrôleurs spécifiques permettant ces cycles de lecture / écriture, par le biais de l'acquisition d'Anobit. Apple ne maîtrise pas non plus l'intégralité des éléments entourant la production d'écrans de haute définition ou de processeurs mobiles très optimisés. Apple a sauté sur l'occasion d'augmenter la définition de ses écrans en étant la première à adopter les nouvelles technologies des fabricants, ce qui lui suffit à s'assurer la maîtrise du domaine : c'est la classique technique de contrôle par le carnet de commandes (lire : Écrans tactiles : Apple met les concurrents de l'iPad dans l'impasse). Cofondatrice d'ARM, Apple connaît bien l'architecture de ces puces, mais laisse aujourd'hui les généralités de leur implémentation à ses fournisseurs : elle exerce sa différence sur certains détails très précis et sur le jeu de micro-instructions, raisons de l'acquisition de PA Semi et d'Intrinsity.

De manière générale d'ailleurs, Apple sous-traite l'essentiel de la production de ses appareils et de leurs composants, et ne semble pas vouloir agir autrement malgré les nombreux problèmes d'approvisionnement que cela lui a posés. Tim Cook, génie de la logistique ayant amené sa société à des sommets de rentabilité, s'est délesté lors de son arrivée en 1998 chez Apple des éléments les plus « gênants » de la production industrielle d'un point de vue opérationnel : la possession de terrains et d'usines, et la gestion des employés associés. Apple n'a pas besoin d'être Foxconn pour contrôler la production de ses appareils : il lui suffit de contrôler les machines qui les fabriquent. Et c'est précisément sa stratégie : Foxconn lui permet aujourd'hui de sous-traiter la location d'usines et l'embauche de personnel, tandis que les machines-outils sont sa propriété. Apple est aujourd'hui le principal client du seul fabricant des machines nécessaires à la réalisation des coques monocorps des Mac, ce qui explique qu'elle a été la seule entreprise à proposer ce type de construction pendant des années.


Apple utilise la même stratégie sur le plan logiciel : lors de la sortie de l'iPhone en 2007, la maîtrise des données de cartographie n'était pas nécessaire. Seuls étaient cruciaux leur présentation et leur fonctionnement, ce qui explique qu'Apple ait pris la peine de développer une application native les intégrant au système et notamment aux capteurs de localisation. Aujourd'hui que le smartphone est l'ordinateur le plus personnel et le plus utilisé, la maîtrise de ces données est cruciale et peut offrir un avantage concurrentiel : voilà pourquoi Apple collecte elle-même les données de circulation depuis avril 2010, pourquoi elle a fait l'acquisition de Poly9, Placebase et C3 Technologies, et pourquoi il ne serait absolument pas étonnant qu'elle abandonne complètement Google Maps dans iOS 6.

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Le nouvel Apple Store de Palo Alto.


De même, Apple ne maîtrise pas l'essentiel de son réseau de distribution, mais uniquement certains points-clefs. La firme de Cupertino avait repéré il y a dix ans 100 emplacements critiques dans lesquels être présents elle-même : ce furent les 100 premiers Apple Store, rejoint depuis par 200 de plus, sur les principaux marchés d'Apple (mégapoles d'Amérique du Nord, du Japon et de l'Europe) et les marchés prioritaires (Chine). Mais elle maille aussi son réseau à l'aide de partenaires, parfois sans qu'elle soit la seule marque présente dans leurs boutiques : elle contrôle ici l'apparence précise de son rayon, et la mise en scène des produits, élément le plus important de l'« expérience » de distribution des produits Apple. La multiplication des partenariats accroît celle des risques, mais est aussi l'approche la plus pragmatique pour construire une présence dense et durable.

La conclusion : Apple n'a pas besoin de devenir opérateur
Cette logique, qui régit donc l'intégralité de la stratégie d'Apple, peut parfaitement être appliquée au cas de l'hypothèse selon laquelle la firme de Cupertino aurait besoin de devenir opérateur de téléphonie mobile pour contrôler l'intégralité de l'« expérience » des utilisateurs d'iPhone. Apple ne contrôle pas toute la chaîne de production de ses appareils iOS, et cela lui a joué des tours ; Apple ne contrôle pas les opérateurs fournissant la connexion à ses appareils iOS, et cela lui a joué des tours ; ni l'un ni l'autre n'ont empêché l'iPhone de se vendre à 218 millions d'exemplaires.

Apple ne contrôle pas le réseau cellulaire sur lequel se connectent iPhone et iPad, mais contrôle indirectement les opérateurs en étant force de proposition. Malgré des velléités d'indépendance, les opérateurs mangent dans la main d'Apple, et pour cause : si le coût d'acquisition d'un abonné iPhone est lourd, il prend aussi un forfait plus cher qu'il y a quelques années, et permet ainsi de rentabiliser les dépenses d'investissement. Que l'opérateur américain Verizon ne mette plus en avant les smartphones Android depuis qu'il distribue l'iPhone n'est pas une coïncidence : le téléphone d'Apple attire les clients et les fidélise. Qu'importe si Verizon ne peut pas mettre son logo sur le téléphone : se contenter d'être le fournisseur d'un service excellent pour un téléphone excellent suffit à lui assurer une bonne image.

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Apple contrôle l'autre bout de la chaîne, celui de l'exploitation de la connexion. La maîtrise a d'abord été logicielle : le développement du streaming adaptatif ou l'optimisation du temps de latence de la connexion permettent d'exploiter au mieux le service fourni par les opérateurs. Elle est ensuite matérielle : le système d'antennes de l'iPhone 4, malgré les déboires qu'il a connus, et le système de double antenne de l'iPhone 4S sont parmi les plus avancés du domaine — Apple est aujourd'hui un spécialiste de la chose, assurant que l'iPhone disposera de la meilleure connexion possible. La carte SIM, pourtant symbole du pouvoir de l'opérateur sur un téléphone puisqu'elle porte sa marque et fait le lien avec le réseau, est aussi maîtrisée par Apple : elle a été la première à adopter le format micro-SIM, et sa proposition pour un format nano-SIM a de bonnes chances d'être standardisée.

La firme de Cupertino contrôle donc ce qui est nécessaire : elle s'assure avec la meilleure arme possible, un revenu récurrent pour les opérateurs, que le réseau soit le meilleur possible, et que l'iPhone s'y connecte dans les meilleures conditions. Et elle s'épargne tout ce qui n'est pas essentiel et serait même un poids sur son activité : déployer un réseau et le gérer au quotidien, avec la charge salariale que cela sous-entend. L'analyste Whitey Bluestein a réactivé récemment l'hypothèse selon laquelle Apple deviendrait un opérateur par la petite porte, en devenant opérateur virtuel : elle s'épargnerait certes toujours la gestion du réseau, mais n'aurait toujours pas la maîtrise physique du réseau, et devrait encore plus parlementer qu'actuellement.

On a donc compris qu'Apple n'avait aucun intérêt à devenir opérateur, mais cela ne veut pas dire que cela sera toujours le cas. La firme de Cupertino sait mieux que toute autre société sentir les évolutions du marché et adopter des technologies de rupture avant ses concurrents. Mais si Apple devient opérateur, elle ne sera pas un opérateur au sens traditionnel du terme — comme le Macintosh, l'iPod, l'iPhone et l'iPad n'étaient pas des ordinateurs, baladeurs, smartphones et tablettes au sens traditionnel du terme. Une citation de John Stanton, membre du conseil d'administration des opérateurs Clearwire et GCI et de la marque de vêtements Columbia, peut sans doute nous mettre sur la piste de ce que pourrait faire Apple :

[Steve Jobs] voulait remplacer les opérateurs. Nous avons passé beaucoup de temps [entre 2005 et 2007] à discuter de la possibilité de mettre sur pied un opérateur en utilisant le spectre Wi-Fi. C'était sa vision.

Si ce que Stanton dit est vrai, Steve Jobs n'avait pas l'intention de devenir un opérateur de téléphonie mobile, mais au contraire de détruire ce métier en adoptant une nouvelle technologie pour redéfinir la fourniture d'une connexion permanente à nos appareils. Apple ne sera jamais opérateur de téléphonie mobile, mais elle réinventera peut-être la manière de fournir une connexion permanente à nos appareils — ce n'est pas tout à fait la même chose. Une logique que l'on peut appliquer à toutes les rumeurs concernant la firme de Cupertino : ainsi, le « téléviseur Apple » ne sera peut-être pas un simple Cinema Display agrandi avec FaceTime et Siri…

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avatar FreDeR | 
L'article est bien argumenté sur la conception des produits. Mais il oublie le lien essentiel entre le produit et sa plateforme de valorisation du contenu qui constitue la pierre angulaire de l'écosystème et par conséquent des profits. Pour juger de l'incitation d'Apple à devenir un opérateur ou plutôt un MVNO comme le mentionne a juste titre Francis Kuntz, il faut regarder l'intérêt qu'il y aurait. L'enjeu de l'iPhone et de tous les services/plateforme qu'Apple y a associé et continuera à y associer repose essentiellement sur un forfait DATA illimité. S'assurer que de tels forfaits existent dans chaque pays sera pour Apple un moyen de contourner les rentes que les opérateurs ne cessent de vouloir maintenir ou créer en surfacturant des services complémentaires (SMS..) ou en bridant les connexions (limitations DATA). Il est déjà possible de constater qu'Apple développe des alternatives DATA à des services qui étaient facturés indépendamment par les opérateurs (iMessage, Facetime ...). Si on ajoute la possibilité de faire de la téléphonie sur IP, alors il ne serait pas si incongru qu'Apple commercialise un forfait DATA seul illimité en MVNO ... Ceci lui assurerait une parfaite cohérence de ces services et donc de son écosystème.
avatar FreddyF | 
"revient périodiquement, comme un mauvais herpès" très classe ! Bon article cela dit ...
avatar Fil de Brume | 
Personnellement je ne vois pas ce que viendrait faire Apple comme opérateur, ce qu'ils apporteraient. Des tarifs agressifs ? Il y a free pour ça, et les prix bas c'est pas la spécialité d'apple. Et si c'est pour payer cher orange est déjà là pour ça. Je ne pense pas qu'apple aurait quoi que ce soit à proposer d'innovant sur ce marché, et si c'est pour être un opérateur comme les autres, aucun intérêt.
avatar Liena | 
Très bon article Macgé !
avatar Gilbert36 | 
Je considère également que c'est un très bon article qui illustre clairement la stratégie d'Apple et le pourquoi de son succès. Personnellement, je n'ai pas d'iPhone, un iPod touch me suffit, mais je communique régulièrement à l'étranger par le biais de skype (téléphone ou vidéo) ou FaceTime. J'ai un téléphone tout bête un Samsung E1150 sur Free en France et dont je peux changer la puce à l'étranger. Bravo encore pour cet article.
avatar Vinc | 
Super intéressant ! Rarement lu une analyse aussi fine sur la stratégie d'une entreprise.
avatar sedition | 
Propre, merci
avatar thibbaud | 
Par contre permettez moi de vous dire qu'un herpès ne part jamais... Voilà c'était ma contribution du jour !
avatar azer0147 | 
L'article est intéressant et riche en informations mais le raisonnement est un petit peu bancal... "Apple ne contrôle pas tout tout le temps mais de temps en temps si, donc non mais peut être..." La question reste sans véritable réponse et c'est bien normal (qui peut bien savoir ce qui se mijote au fin fond des marécages de Cupertino) mais je suis quand même plus convaincu par les arguments FaceTime-iMessage, qui a mon sens devraient figurer dans l'article... Et je pense que la valeur ajoutée que procurerait le fait d'être un opérateur virtuel pourrait être non négligeable (au même titre que l'achat en un clic sur l'iTunes Store, beaucoup d'opérations pourraient être facilitées ce qui va bien dans la logique d'Apple) mais ça ne garantit évidemment pas qu'Apple se lance dans cette cage aux fauves...
avatar nayals | 
Le nouvel Apple Store de Palo Alto semble idéal pour un attaque à la voiture bélier ! Grande baie vitrée au bout d'une rue, espace bien dégagé... Mais très joli en tout cas. '« téléviseur Apple » ne sera peut-être pas un simple Cinema Display agrandi avec FaceTime et Siri…' Si la TV d'Apple existe ! Je commence à me demander si ce n'est pas un mythe...
avatar jfchadeyron | 
N'oubliez qu'un Kindle possède une carte SIM qui permet de récupérer des bouquins via un forfait data gratuit inclue dedans. Quand on achète un bouquin, on peut le faire en 3G sans le savoir. Apple PEUT vouloir contrôler les données en proposant un forfait 3G dédié à iCloud par exemple et qui serait inclut dans leur iPhone avec un dual-SIM pour la voix via votre opérateur. Je pense qu'Apple peut être opérateur mais sur le même modèle que le Kindle et pas en tant qu'opérateur comme on le connaît classiquement. Jeff
avatar Tronculaire | 
C'est la même idée que les nombreuses rumeurs voulant qu'Apple rachète Universal Music pour mieux imposer l'iPod et finalement....
avatar WilnocK | 
En revanche Apple sera en tres grande difficulte quand tous les operateurs se seront decide a passer a un bussiness model comme Free. Selon forbes, Free Mobile fait chuter les ventes d'iPhone en France
avatar Tnt1701 | 
Merveilleux article ! Pour ma part, je me passe de téléphones depuis des mois et cela ne me manque pas du tout. Ce que j'apprécie, c'est d'avoir une connexion wifi à disposition partout où je vais (ce qui est le cas à Québec et souvent gratuite, bus, centre d'achat, resto) Et ça suffit largement à communiquer et se passer des réseaux téléphoniques ! La téléphonie sera bientôt dépassée, et puis vu le prix que ça coûte, il est grand temps que les gens arrêtent de se faire arnaquer là dessus !
avatar Nesus | 
@FreDeR : cher monsieur, c'est vous qui ignorez les faits et ça vous fait dire d'énormes bêtises. Apple n'a pas besoin de créer son réseau pour que la data soit illimitée, puisqu'elle a déjà réussi à l'imposer aux fournisseurs (opérateurs) du monde entier. C'était même la condition sinequanone à tout opérateur souhaitant pouvoir distribuer le précieux. C'est pour cela que l'illimité a explosé dans notre monde, alors qu'avant l'iphone, nous la payons encore au Mo transféré. Certes, AT&T est en partie revenu sur ce fait, mais pourquoi ? Parce qu'au final l'essentiel des utilisateurs n'utilise pas plus de 230 Mo par mois. Apple laisse donc faire. Si pour une raison X ou Y Apple considérait tout à coup que la politique d'AT&T lui est néfaste,elle ferait à nouveau pression pour obtenir ce qu'elle veut. Le moyen de pression est tout trouvé : "vous voulez que je vous livre des iPhones ? Faites ce que l'on vous dit.". Ça a fonctionné sans même que personne ne l'ait vu ou vendu alors maintenant que c'est le must have, nul doute que ça fonctionnera encore. Bref, vous avez raté quelques épisodes, je préconise une lecture plus assidue de macgé ;-).
avatar cosmoboy34 | 
Tres bon article !!! Encore une fois pas decu de suivre tous les jour MacGe !! Pour en revenir au fond de l'article je suis en total accord avec les propos de l'auteur ! Devenir operateur serait trop compliqué pour apple. Prenons un exemple flagrant : l'arrivee de free mobile en france ! Cela a boulversé le monde des operateurs francais et a tel point que l'europe se pose des questions sur l'avenir des operateurs francais dont les budgets ont ete fragilisés a cause du nouveau venu. Imaginons un peu si apple etait operateur aujourd'hui : que de problemes a gerer entre les couts humains mais egalement d'investissements et je ne parles meme pas de problemes juridiques ! Pensez vous vraiment qu'une societe comme apple qui a une valeur boursiere a friser l'indescence et qui est donc soumise aux marchés prendrait le risque de perdre de la valeur boursiere a cause des marchés trops fluctuants des operateurs mobiles ? Soyons un peu serieux ! De plus il faut egalement penser qu'en faisant cela apple perdrait de facto sa clientele fidele a d'autres marques. Et oui chez un operateur beaucoup de marques sont en concurrence et on peut tres facilement s'apercevoir que l'iphone est un monstre de mobile comparé a beaucoup d'autres (dans le bon sens). On peut aisément trouver des utilisateurs anciennement android ou blackberry ayant penché pour un iphone parceque son operateur vendait aussi l'iphone et donc la transition se ferait sans probleme. Maintenant si apple vend ses propres forfaits elle vas perdre tous ses clients potentiels et ne vas attirer que les clients deja fideles a la marque ! Apple nous as habituer a prendre de tres bonnes decisions strategies et marketing alors je serait etonné d'une telle erreur de leur part !! Ce n'est que mon avis d'utilisateur fidele a cette marque exeptionelle ! ( d'accord j'en fait beaucoup mais comme pour beaucoup apple a changer ma vie )
avatar Adrienhb | 
Pas persuadé que mon 4S ait la meilleure connexion possible........
avatar JLG47 | 
Merci pour cette analyse fine. Apple ne semble jamais s'être intéressée aux réseaux. Ils ont laissé l'Internet et ses fournisseurs d'accès libres. Il semble logique qu'il en soit de même pour le sans fils sous toutes ses formes, même si, dans certains domaines et comme pour le filaire, il a poussé au progrès. Par contre, les “terminaux” et les moyens de les utiliser semblent bien être leur domaine d'excellence. Et, par terminaux, des mobiles (téléphones, tablettes, musique…) comme des statiques (appareil de bureau, musique, TV…, rien ne semble oublié. L'essentiel étant l'intégration et la cohérence entre matériels et logiciels. Et c'est bien pour cette cohérence que nous apprécions les productions d'Apple.
avatar JLG47 | 
wilnock L'arrivée de FREE sonne la fin du gaspillage et l'avènement de la vérité des prix. La baisse de vente en France avec la sortie du principe de location-vente est un signe fort, mais très local. Désormais, la durée de vie du matériel va devenir un élément décisif d'achat. Le rapport prix d'achat durée d'usage est bien un des paramètres qui font le succès d'Apple chez ceux qui prennent le temps de compter. L'avenir dira qui des fabricants assure le mieux sur ce point.
avatar Francis Kuntz | 
@ Anthony Sauf que si - comme c'est le cas actuellement - les opérateurs vire l'illimité, bloque la VoIP, surfacture le moindre SMS, ben la stratégie d'Apple ne peut pas fonctionner correctement. Je prends par exemple iCloud. Ben quand on se déplace, c'est juste inutile puisqu'on passe en hors forfait quoiqu'il arrive et très souvent le débit n'est pas assez élevé pour qu'on puisse envisager d'utiliser icloud comme une extension du stockage local par exemple. iTunes Match est d'ailleurs Les opérateurs actuels sont un frein à la technologie mobile. Il suffit de voir les marges astronomiques qu'ils ont faite pendant des années et les débits anémiques qu'on obtient en 3G. Et ce n'est pas près de s'arrêter quand on voit qu'ils ne veulent pas être considéré comme ce qu'ils sont: des vendeurs de bande passante. L'exemple le plus flagrand en France: Bouygue, qui justement ne tolère plus cette politique - qui d'après cet article suffirait à Apple - et ne propose quasi plus de produits Apple (exit iPad). Tout le site propose constamment du Samsung en premier. Quand on voit que la politique des FAI actuels c'est de faire payer les clients ET les sites comme youtube, facebook, itunes, ... je ne crois pas que la politique d'Apple suffira.
avatar Anthony Nelzin-Santos | 
@Francis Kuntz : tu oublies un truc dans l'équation : les opérateurs, ils ont des clients (l'exemple AT&T et Verizon est juste parfait pour ça). Apple les tient par les c******. Et Bouygues, pour un opérateur qui n'aime pas l'iPhone, je trouve qu'ils ont font vachement la promotion. Rien que sur leur page d'accueil, trois iPhone placés comme le smartphone par défaut : http://static.macg.co/img/2011/9/Bouygues_Telecom___op%C3%A9rateur_T%C3%A9l%C3%A9phone_mobile%2C_ADSL_et_Fibre_-_Offres_forfaits_et_services_Ideo%2C_Bbox_Appels_illimit%C3%A9s_T%C3%A9l%C3%A9phones_portable-20120515-102715.jpg" alt="Bouygues%20Telecom%20%3A%20op%C3%A9rateur%20T%C3%A9
avatar Keikoku | 
@ Francis Kuntz Anthony a raison... Les couts et les besoins pour devenir opérateur est gigantesque (Suffit de voir ce que Free est obligé de faire pour survivre: faire des offres incroyable à l'arrache et se démerder comme ils peuvent). Au final, Apple sait surtout qu'ils ont le téléphone le plus acheté du marché..: Donc c'est bien eux qui tiennent par les couilles les giant de l'opérateur mobile...
avatar IsacWhite | 
@ Keikoku Sauf que dans l'hexagone, le jour où les opérateurs de téléphonie mobile français décideront de boycotter l'iPhone (si, si, cela peut arriver aussi subitement qu'une mouche sur un tas de mer...) , une entente illicite c'est vite mis en place, son marché pourrait bien chutter au profit d'un autre mobile et d'une autre marque... Et ça, c'est pas de la fiction. @ Antony Tsé, tsé, tsé... Bouygues fait parti de ses opérateurs qui se sont fait coincés par Apple avec un sur-stock d'iPhone et pas forcément de dernière génération. Quand tu as de l'iPhone 3GS alors que tout le monde ne jure que par l'iPhone 4S (du moins pour le moment), faut pas s'étonner que l'opérateur en fasse "promo". Et, surtout, tu oublies un détail de taille concernant les Opérateurs : Bouygues, SFR, Orange et consort ont mis en place un système de reprises et de ventes reconditionnées (tient, tient, tient, un truc que fait très bien Cupertino)... Alors faut bien les vendre ces iBidules. Francis Kuntz n'a abosulement pas tort.
avatar Anthony Nelzin-Santos | 
@IsacWhite : ah mais je veux bien admettre qu'il n'a pas tort. C'est juste qu'à la lumière des faits, il n'a pas raison non plus :)
avatar Abd Salam | 
«comme un mauvais herpès» ; parcequ'il y en a des bons ? ^^

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