Ce que l'iPad Pro devrait copier sur la Surface Pro 4 (et inversement)

Stéphane Moussie |

Un écran supérieur à 12", un stylet, un clavier, un tarif au-dessus des 1 000 €, un caractère « pro »... L'iPad Pro et la Surface Pro 4 partagent des points communs indéniables.

Microsoft présente son appareil comme « une tablette qui peut remplacer votre ordinateur portable. » Apple, qui ne craint pourtant pas la cannibalisation entre ses produits en général, ne va pas jusqu'à parler explicitement de remplaçant aux MacBook, mais l'idée est là : « c'est un iPad qui vous donne les moyens de développer votre productivité et votre créativité à une échelle insoupçonnée. »

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Après une semaine d'utilisation conjointe de ces deux produits a priori sur le même créneau, il ressort clairement qu'ils ont des différences fondamentales et des avantages qui leur sont propres.

Qu'est-ce que l'iPad Pro devrait copier sur la Surface Pro 4 pour s'améliorer ? À l'inverse, qu'est-ce que la Surface Pro 4 peut tirer de l'iPad Pro ? Nos réponses.

La Surface Pro 4 est disponible dans des configurations très différentes. D'un anémique Core m3 avec 4 Go de RAM et 128 Go de stockage (999 €), on peut la gonfler à bloc avec un Core i7 accompagné de 16 Go de RAM et 512 Go de stockage (2 449 €). Ce tableau présente les configurations d'iPad Pro et de Surface les plus équivalentes. Le modèle que nous avons testé est celui supérieur qui a deux fois plus de RAM et de stockage (1 449 €).

Ce que l'iPad Pro devrait copier sur la Surface Pro 4

Le stylet qui s'accroche à la tablette

L'Apple Pencil est un excellent stylet... quand on ne l'a pas oublié. Pouvoir accoler le stylet de Microsoft à la Surface simplement en l'approchant des bords aimantés est vraiment pratique. On est sûr de ne pas l'oublier ni de l'égarer.

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Il y a presque 20 ans, l'eMate 300 avait trois emplacements pour son stylet : deux sur les côtés pour le tenir à la verticale (comme une plume dans un encrier) et le troisième pour le ranger à l'horizontale. On ne demande pas à Apple de creuser le châssis de l'iPad Pro, mais la Pomme a montré, et montre encore, qu'elle pense à la compatibilité avec les accessoires quand elle conçoit certains produits. Les iPad ne sont-ils pas équipés d'aimants spécialement dédiés à la Smart Cover ? Ou pourquoi pas concevoir une Smart Cover avec un rangement pour le stylet ?

Le pied intégré

Au sortir de la boîte, on peut se servir immédiatement de la Surface Pro 4 pour regarder un film en la posant sur une table grâce à son pied intégré. On ne peut pas en dire autant de l'iPad Pro. Il est quasiment indispensable d'acheter séparément un accessoire servant de support.

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Quoi qu'en dise Apple, l'iPad Pro est simplement un iPad plus grand. L'ergonomie n'a pas été repensée alors que l'on ne peut pas tenir la tablette aussi longtemps qu'un iPad Air du fait de sa taille et de son poids.

Apple propose une Smart Cover (69 €) qui, si elle a l'avantage de protéger l'écran, n'est pas aussi flexible que la béquille de la Surface. Seulement deux positions sont possibles, quand la Surface Pro 4 peut être inclinée à n'importe quel angle compris entre 22 et 150°.

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Et puis la Smart Cover nécessite un peu de place supplémentaire quand elle surélève légèrement l'iPad (elle n'est pas située dessous mais derrière), ce qui n'est pas le cas du pied de l'appareil de Microsoft. Sur les genoux ou sur un bureau, il est bien plus facile de positionner la Surface Pro 4 à sa guise.

À vrai dire, on imagine mal Apple ajouter un pied à l'iPad, elle qui épure au maximum le design de ses produits, quitte à les rendre moins ergonomiques et à retirer des fonctions clés.

Le stylet avec une gomme (et un bouton)

Ce qui nous ramène à l'Apple Pencil, un joli stylet auquel il manque une gomme. Ajouter cette fonction ne le rendrait pas moins « naturel », comme aime à le décrire Jonathan Ive. Au contraire, quand on retourne plusieurs fois machinalement le stylet de l'iPad Pro pour effacer quelque chose et qu'on se rend compte bêtement qu'il n'y a pas de gomme, on perd le naturel.

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Le stylet de la Surface, lui, en a une. Elle ne ressemble pas à une gomme traditionnelle, certes, mais elle facilite bien les opérations d'effacement.

L'extrémité qui sert de gomme est également cliquable, comme un bouton de stylo bille. Le bouton ne sert pas à rétracter la mine, mais à lancer l'application OneNote ou à faire une capture d'écran selon que l'on clique ou double-clique dessus. Des raccourcis qui seraient appréciables sur Apple Pencil, mais difficilement intégrables sans sacrifier le design minimaliste.

Le clavier complet...

Apple présente le Smart Keyboard (179 €) comme un « clavier complet », ce qui est vrai dans le sens où il dispose de toutes les touches indispensables, mais on aimerait qu'il soit encore plus complet. Le clavier Type Cover de la Surface (149 €) a des touches de raccourci qui deviennent vites essentielles.

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Contrôler la musique et le volume sonore, entre autres, sans lever les mains du clavier est très pratique. Par ailleurs, le Type Cover est rétroéclairé et la frappe est proche de celle d'un clavier de MacBook Air/Pro. En bref, il est tout ce que le Smart Keyboard n'est pas, c'est-à-dire un bon clavier.

Heureusement, l'iPad Pro peut compter sur le CREATE de Logitech (149 €) qui est assez similaire au Type Cover en matière de fonctions et de confort. Mais ce dernier garde des avantages importants : il est bien plus léger (292 g contre 725 g) et se retire beaucoup plus facilement. D'un coup de poignet sec on peut séparer le Type Cover de la Surface, alors que retirer l'iPad Pro du CREATE demande plus d'effort (et il faut veiller à ne pas abimer la protection qui est fragile).

... avec un trackpad

L'autre point fort du clavier de Microsoft, c'est la présence d'un trackpad. Vous vous souvenez de l'explication de Steve Jobs sur l'absence d'écran tactile sur Mac ?

Les surfaces tactiles ne veulent pas être verticales. Ça donne de super démos, mais au bout d'un petit moment, vous commencez à fatiguer, et après plus longtemps, votre bras veut tomber. Ça ne fonctionne pas. C'est terrible d'un point de vue ergonomique.

Quand il est accompagné d'un clavier, l'iPad Pro ressemble drôlement à ce cauchemar d'ergonomie. Certes, on peut réaliser certaines actions à l'aide de raccourcis clavier (comme le très évident ⌘⇧H pour afficher l'écran d'accueil), mais on est inévitablement amené à lever son bras pour utiliser les applications quand on ne tape pas de texte.

Ce geste contraignant et cette fatigue qui se fait vite sentir ne sont pas présents sur la Surface Pro 4. On peut tout faire avec le trackpad. Microsoft a d'ailleurs augmenté sa taille pour le rendre plus confortable. Ça ne vaut pas encore un trackpad de MacBook, mais c'est satisfaisant et c'est en tout cas mieux que rien.

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Déplacer un curseur dans iOS serait sans doute surprenant dans l'état actuel des choses, mais Apple mijote peut-être une mise à jour qui rendrait cela plus naturel. Depuis sa version 9.1, iOS est capable d'intégrer le concept de focus de tvOS : on pourrait avoir une icône ou une ligne sélectionnée de façon visible, comme sur une application Apple TV. Une évolution utile pour le contrôle au clavier et au trackpad.

La connectique plus complète et standard

Encore aujourd'hui, une clé USB peut dans certains cas rendre des services. C'est facile et rapide. On insère la clé dans le port USB 3.0 de la Surface, et hop, on déplace les fichiers.

Sur iPad Pro, il faut soit passer par un service de stockage en ligne avec ce que cela implique comme complications (connexion au service, vitesse de transfert dépendante du réseau), soit compter sur une connexion sans fil directe pas toujours fiable ni très rapide (AirDrop, SMB...), soit utiliser une clé Lightning-USB onéreuse.

Mini DisplayPort et port USB 3.0 - Cliquer pour agrandir

La Surface Pro 4 a également un Mini DisplayPort pour brancher un écran externe. L'iPad Pro doit quant à lui faire appel à l'adaptateur Lightning AV numérique (59 €) ou à AirPlay, qui demande un Apple TV.

Évidemment, cette désaffection d'Apple pour les connectiques standards ne date pas de l'iPad Pro et elle est parfois guidée par de bonnes raisons. Dans le cas présent, l'iPad Pro ne pourrait pas être aussi fin avec un port USB 3.0 standard. Mais n'y avait-il pas moyen d'intégrer un port USB-C ?

Il apparait en fait assez nettement qu'Apple mise tout sur le Lightning. L'iPad Pro est le premier appareil équipé d'un port Lightning prenant en charge l'USB 3.0. Quant au premier périphérique Lightning compatible avec cette norme, il s'agit de l'adaptateur pour carte SD (35 €) qui permet donc de décharger rapidement ses photos et vidéos. C'est appréciable, mais il faudra continuer d'investir dans toutes sortes d'adaptateurs.

Le système plus souple

On a parlé du matériel, mais l'iPad Pro a aussi des leçons à tirer de la Surface Pro 4 sur le plan logiciel. Pour mémoire, la tablette de Microsoft fonctionne sous Windows 10 Pro. Quand on l'utilise sans clavier, on a un écran d'accueil recouvert de tuiles interactives qui affichent les informations principales des apps. Ces tuiles peuvent être redimensionnées et regroupées par catégorie.

À côté, l'écran d'accueil de l'iPad Pro est bien morne. Il s'agit toujours de la bête grille d'icônes qui n'a pas changé depuis l'iPhone original. C'est anecdotique, mais cela montre la stagnation de cette interface : en orientation paysage, il y a suffisamment de pixels entre deux icônes pour glisser tout l’affichage d’un iPhone Edge. N'y-t-il pas autre chose à faire que quatre rangées de cinq icônes espacées par des trous béants ?

Au-delà de l'écran d'accueil, il y a la nature même du système de la Surface Pro 4 qui est intéressante. Il s'agit de Windows 10 Pro « en version complète », comme le souligne Microsoft. C'est-à-dire que la Surface Pro 4 peut faire tourner n'importe quel logiciel Windows : Photoshop CC, AutoCAD, Steam...

Et puis on a accès au traditionnel explorateur de fichiers de Windows qui, tout comme le Finder, reste dans certains cas le meilleur moyen de gérer efficacement ses documents.

Depuis quelques mois, des développeurs et designers appellent à la création d'un « padOS », une version d'iOS spécialement pensée pour l'iPad. La réflexion va plus loin que l'ajout de widgets (qui seraient l'équivalent des tuiles de Windows) sur l'écran d'accueil.

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Le designer Khoi Vinh, qui est passé notamment par le New York Times et Adobe, a beau adorer travailler sur iPad, il explique qu'« il y a beaucoup de choses que le Mac fait encore mieux aujourd'hui. » Et de citer ce qui lui manque sur la tablette d'Apple : pouvoir installer des polices supplémentaires, parcourir efficacement l'ensemble de ses fichiers, se libérer de la pellicule d'iOS, régler la colorimétrie de l'écran... Autant de choses qui sont réalisables avec Windows 10 (et OS X).

Pour autant, il n'est pas question de porter OS X tel quel sur iPad Pro. Ce serait engendrer une nouvelle catastrophe ergonomique. Après le mouvement « back to the Mac », qui a consisté à apporter à OS X des fonctions et applications apparues en premier sur iOS, pourquoi pas un « come to iOS/padOS » ?

Des technologies récemment mises en place par Apple portent en germe un possible rapprochement entre OS X et iOS. On pense au framework UXKit qui permettrait de porter facilement des apps entre les deux systèmes et à l'app slicing qui donnerait la possibilité de faire des applications universelles et un App Store commun aux deux plateformes.

Ce que la Surface Pro 4 devrait copier sur l'iPad Pro

L'herbe n'est pas totalement plus verte chez Microsoft. Si la Surface Pro 4 a des atouts significatifs, elle souffre aussi de la comparaison avec l'iPad Pro sur des points non négligeables.

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L'autonomie

L'autonomie de l'iPad Pro, qui est pourtant le moins endurant des iPad, est largement supérieure à celle de la Surface Pro 4. En utilisation courante, la tablette de Microsoft a tenu environ 6 heures en moyenne. L'iPad Pro s'est éteint au bout de trois heures supplémentaires en moyenne.

Pas la peine d'aller chercher l'explication bien loin ; la capacité de la batterie de l'iPad Pro est deux fois supérieure à celle de son concurrent. L'A9X est aussi sûrement plus économe que le Core i5 d'Intel.

Les haut-parleurs

L'iPad Pro écrase aussi la Surface Pro 4 en matière de son. Ses quatre haut-parleurs délivrent un son beaucoup plus riche et puissant que les deux haut-parleurs Dolby de son rival. La différence est criante entre les deux.

La finition

La Surface Pro 4 est un bel objet, mais elle souffre malheureusement d'une finition imparfaite. Sur notre exemplaire, il y a une fuite de lumière en bas de l'écran. Elle est uniquement visible quand un élément noir est affiché, comme l'écran de démarrage (photo ci-dessous).

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Cette fuite n'est pas foncièrement gênante, mais au vu du prix de l'appareil, on est en droit d'attendre une finition irréprochable comme le propose l'iPad Pro. Le problème n'est pas isolé, d'autres utilisateurs font état de la même fuite de lumière.

Touch ID

Quand on est habitué à utiliser Touch ID pour déverrouiller son iPad et des applications, il est difficile de devoir se remettre à saisir ses mots de passe. Microsoft a bien pensé à un lecteur d'empreintes digitales, mais celui-ci se trouve sur un clavier Type Cover qui n'est pas encore vendu en France. Dommage.

La précision du stylet

L'Apple Pencil n'a ni gomme ni bouton, oui, mais il est plus précis et naturel. Pas de pointeur à l'écran ni de mine qui s'écrase, il fait dans l'immédiateté et fonctionne à merveille. Le stylet de Microsoft est très satisfaisant pour annoter une page web ou griffonner dans OneNote, mais quand il s'agit de dessiner minutieusement, il est un cran en dessous du Pencil.

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La simplicité d'utilisation

Malgré des efforts indéniables de simplification, Windows 10 reste bien plus compliqué à utiliser qu'iOS. Le mode tablette, qui adapte l'interface à une utilisation entièrement tactile (tuiles sur la totalité de l'écran, ajout d'un bouton retour, simplification de la barre d'outils...), est dans l'ensemble bien pensé, mais on est obligé d'en sortir à un moment ou à un autre pour télécharger une application aussi populaire qu'iTunes, Spotify, Chrome ou même Skype, qui ne figure pas sur le Windows Store.

Le mode tablette avec le centre de notifications ouvert - Cliquer pour agrandir

Et là, non seulement il faut essayer de viser juste avec ses doigts dans une interface pas du tout adaptée au tactile si on a détaché le clavier, mais en plus le côté obscur de Windows refait surface. Juste après l'installation de Spotify par exemple, le système affiche une « alerte de sécurité » qui risque de méduser plus d'un utilisateur lambda.

Le mode classique - Cliquer pour agrandir

Même quand elles sont disponibles à travers le Windows Store, les applications sont dans l'ensemble moins adaptées au tactile que celles de l'iPad. Les textes sont parfois un peu petit et les gestes tactiles sous-exploités. Alors que les applications de l'iPad Pro ont été conçues dès le départ pour une utilisation tactile, certaines de la Surface Pro 4 traînent un lourd héritage clavier-souris.

On finit par comprendre au bout de quelques jours que le stylet de la Surface Pro 4 ne sert pas seulement à dessiner, mais qu'il a aussi un vrai rôle de dispositif de pointage, au même titre que le trackpad.

Il manque par ailleurs quelques raccourcis utiles au mode tablette, comme le contrôle de la musique et le réglage de la luminosité sans passer par les applications correspondantes. À noter que le réglage automatique de la luminosité se comporte bizarrement : quand on affiche quelque chose de sombre à l'écran, la luminosité s'effondre parfois aussitôt.

Allez savoir pourquoi, il n'y a pas un panneau de configuration, mais deux. Tous les paramètres de l'ancien panneau finiront certainement par rejoindre le nouveau un jour, mais en attendant, on doit composer avec les deux.

Modernité... Cliquer pour agrandir
et tradition. Cliquer pour agrandir

Autre point frustrant propre à la Surface Pro 4, le nombre de redémarrages pour appliquer les mises à jour successives. Au cours des quatre premiers jours, on a eu droit à au moins trois redémarrages pour cette raison. On apprécie que Microsoft fasse évoluer rapidement Windows 10, mais une mise à jour cumulative serait la bienvenue. D'ailleurs, l'installation d'une mise à jour s'est terminée par un écran d'erreur. Un redémarrage a suffi à remettre les choses dans l'ordre, mais cette mésaventure n'est pas arrivée qu'une fois.

On a essuyé plusieurs redémarrages intempestifs et bugs significatifs en l'espace d'une semaine seulement. L'iPad Pro n'est pas exempt de problèmes, on a pu constater par nous-mêmes le blocage qui est censé être corrigé avec iOS 9.2, mais sa stabilité est très largement supérieure.

Pour conclure

Au vu de la liste des avantages de la Surface Pro 4, on ne serait pas étonné que Microsoft relance ses publicités comparatives. L'éditeur pourrait facilement mettre en scène les points faibles de l'iPad Pro : un stylet qu'on ne sait pas comment transporter, une ergonomie limitée voire nulle sans accessoire, un écran d'accueil statique, une incapacité à brancher une clé USB... Mais quand on regarde les atouts de l'iPad Pro, on remarque que c'est lui qui propose la meilleure expérience utilisateur... pourvu que l'on cherche avant tout une tablette.

Car on se rend compte finalement qu'au-delà de leur profil similaire, ces deux produits sont assez éloignés sur le fond. L'iPad Pro est en premier lieu une tablette, tandis que la Surface Pro 4 est un ordinateur portable avant tout. Ni l'un ni l'autre n'est cet appareil hybride capable de remplacer parfaitement un ordinateur portable et une tablette.

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Le plus gros défaut de la Surface Pro 4 est d'avoir un système d'ordinateur et de l'iPad Pro d'avoir un système de smartphone. Qui trouvera le juste milieu en premier ?

avatar jimmycactus | 

Je vous trouve un peu dur sur le fait que la surface devrait proposer Touch ID. Windows Hello permet de déverrouillé la tablette juste en la regardant. Vous trouvez que le systèmes est vraiment moins pratique que Touch ID, ou c'est juste que vous ne l'avez pas utilisé pendant votre semaine de test?

avatar Stéphane Moussie | 
@jimmycactus : j'ai essayé Windows Hello. La reconnaissance de visage fonctionne bien, mais comme d'autres utilisateurs (voir ici http://goo.gl/oWqLel) j'ai remarqué que ça avait un impact négatif sur l'autonomie, qui n'est déjà pas bonne de base. En l'état actuel des choses, le Type Cover avec lecteur d'empreintes est une meilleure solution.
avatar jimmycactus | 

ah, effectivement, je ne savais pas. Ceci étant, la solution type cover avec empreinte est impossible, non? il n'est pas en vente en France il me semble (pas vu sur le microsoft store).

Sinon, vous préparez un test complet comme vous l'aviez fait pour la surface 3 (non pro)?

avatar Stéphane Moussie | 
@jimmycactus : comme précisé dans l'article, le Type Cover avec lecteur d'empreintes n'est pas dispo en France actuellement, mais ça arrivera peut-être un jour. Quant à un test complet, on n'a malheureusement pas eu le produit assez longtemps pour le faire.
avatar iTroll | 

Pas de test en bonne et due forme?
Y a pas un site Windows avec lequel vous pouvez échanger du matériel quelques semaines histoire de limiter les frais pour tout le monde?

Les conspirationnistes vont dire que vous ne pouviez pas vous résoudre à donner une meilleure note à une Surface qu'à un iPad!!

avatar C1rc3@0rc | 

Les systemes biometriques sont de toutes facon un gadget accessoire. Le seul intérêt des ces fonctions c'est d'eviter a l'utilisateur de devoir se rappeler d'un code a 4 chiffres pour utiliser un session personnelle...

Et puis il y a une chose a considerer avant tout: une Surface pro c'est un TabletPC, ça ne peut pas se comparer avec un iPad. le Surface Pro doit se comparer avec un ultrabook au plus, mais c'est clairement pas une tablette dans le sens de l'iPad. Et quand le marketing d'Apple veut faire passer un iPad pour un PC c'est juste un désaveu pour la direction d'Apple: l'iPad c'est un outil genial de consultation de l'information, mais c'est certainement pas un outil de creation de contenus et encore moins un TabletPC.

avatar bunam | 

Un simple appui prolongé sur la bare d'espace pour déclencher hello aurait été une bonne idée ?

avatar Boud | 

Je ne trouve pas que touch id soit pratique (la place du bouton en mode paysage) et indispensable (en ce sens que le compromis empreinte/sécurité n'est pas du tout rentable, et je ne parle même pas quand siri est activé ou la même sans touch id tu as accès au répertoire quasiment).

Donc on en reparle, le MDP reste bien plus pratique avec un clavier.

avatar Binette1704 | 

@jimmycactus :
C'est surtout moins sécurisé... Ayant vu un article sur la sécurité de la reconnaissance faciale il y a plus de probabilité d'erreur de reconnaître un mauvais visage que Touch ID un mauvais doigt

avatar outmen | 

Excellent article. Bravo. Je suis allé essayer l'iPad pro en Apple Store (avec l'intention de l'acheter) et ... je suis reparti les mains vides. Ce produit est un ratage complet. Quel gâchis.

avatar Kabrice | 

Pourquoi dire que l'iPad pro est un ratage complet? Peut être ne répond-il pas à votre besoin.

Personnellement je l'utilise au quotidien aussi bien de manière professionnelle que personnelle et j'en suis satisfait

avatar Boud | 

il faut définir professionnel, parce que non ce n'est pas évident, tu peux ouvrir 2 documents word toi ?

avatar patJkl | 

C'est là qu'on voit qu'Apple a perdu son mantra. Avant on avait "je le branche et ça marche, c'est tout..." Maintenant on le branche et ça ne marche qu'à moitié car tout est externalisé. Il faut des adaptateurs de tous les côtés, un hdd externe ou un nas pour le stockage de notre vie numérique car Apple vous oblige à passer par le cloud, il faut acheter un clavier, et j'en passe. Aujourd'hui je ne sais pas quoi faire, je veux pouvoir stocker, me balader mais aussi travailler, aucun produit d'Apple n'est autonome et complet, affiner les Mac c'est bien mais si c'est pour externaliser ce qui manque c'est nul. Comment je branche mon iPhone au MacBook ? Aujourd'hui ils ont perdu la partie je pense mais surtout ce qui faisait leur atout : tu le branche et ça marche...

avatar Kabrice | 

C'est toujours le cas. Tu allumes un produit Apple et en suivant les quelques étapes de configuration et ça marche. Le cloud n'est pas obligatoire mais il est vrai s'insinue de plus en plus dans les produits. 1To de SSD sur un MacBook Pro suffisent à mon bonheur mais la génération de contenu numérique s'accroît de plus en plus.
Je me demande si nous ne sommes pas devenu trop exigent ou de perpétuel insatisfait.
Je serais curieux de savoir quel produit réponds à vos attentes chez les concurrents d'Apple et pourquoi vous hésitez encore à franchir le pas?

avatar JLG01 | 

"Comment je branche mon iPhone au MacBook ?"
Il y a le cable pour cela, et mieux encore WiFi.
Pour ma part je trouve le MBP extrêmement complet. écran, clavier, DD, RAM, lecteur CD, BT, WiFi Ethernet, plein de ports, il y a même un processeur. La total quoi.
Il faut cesser de grincer sans cesse, c'est mauvais pour la santé.

avatar rnov | 

Les nouveaux MBP n'ont pas de lecteur CD ni de wifi Ethernet ou FireWire
Après ça me convient totalement, je n'utilise pas les CD (ou une fois par an) et pour les quelques rares fois où j'ai besoin de brancher le MBP à un câble Ethernet j'ai l'adaptateur, le seul qui tourne autour de mon MBP.
Donc oui il est complet pour certains dont moi mais moins pour d'autres

avatar pocketalex | 

Encore heureux qu'ils n'aient pas de lecteur optique, pourquoi le signaler dans ton commentaire ? pourquoi pas reprocher l'absence de lecteur de disquette tant qu'on y est ?

Sinon pour le wifi il est présent, pour l'ethernet il faut un adaptateur mais au fond ça ne change rien vu qu'il y a deux ports Thundebolt, du coup on est pas obligé de sacrifier le second écran pour se connecter au réseau en gigabit, et pour le Firewire c'est pareil, c'est une vieille connectique donc pas indispensable en dur, et pour les personnes en ayant besoin il existe un adaptateur

Bref, le MBP actuel possède toute la connectique indispensable, et la possibilité de pluguer de vieux trucs via les adaptateurs, je ne vois pas où il y a matière à se plaindre. Mais imposer les vieilles connectiques sous prétexte qu'il existe encore des utilisateurs en ayant besoin ... non

avatar vrts | 

l'ipad pro me tentait bien pour de l'illustration mais je ne peux pas lancer le vrai Photoshop sur iOS... Procreate est super, mais ce n'est pas Photoshop, pour mon utilisation c'est un soucis.
et puis son prix m'a dissuader vu qu'il ne me servirait que comme un sketchbook.

avatar nosifone | 

franchement, tu te vois bosser efficacement sur l'ipad pro avec un photoshop desktop? Sans raccourcie physique? Sans une interface un minimum repensé pour le tactile?
Perso Si c'est pour passer 5 secondes a chaque fois que je veux accéder à une option ou régler la taille de ma brush, non merci... je préfère largement avoir un programme allégé et efficace, qu'un truc bourré de fonction inutilisable. Déjà sur la Cintiq Companion c'est pas top, alors j'imagine même pas sur un iPad ou une Surface.

avatar pocketalex | 

C'est con, mais la Surface permet de lancer Photoshop et de travailler dessus efficacement, au bureau, en déplacement, dans un train, dans un parc, dans un avion, etc, etc

Une tablette Pro quoi

EDIT : Suite aux échanges dans ces commentaires, je me permet de modifier cette stupide réaction car Photoshop est certes un logiciel Pro, mais tous les Pro ne passent pas leur journée sur Photoshop. Surface, iPad ... qui est pro, qui est pour les pros... La conclusion à tout ça se situe page 7 de ces commentaires. Un truc plus intelligent, plus ouvert.

avatar oomu | 

la principale qualité de Procreate est qu'il n'est pas Photoshop. C'est un outil de dessin entièrement pensé pour cela.

Comme Sketch etc.

avatar nosifone | 

Exactement, mais surtout Procreate est entièrement pensé pour le tactile et le multi touch. Mince de mince, c'est quand même la base en design, on créer toujours un programme en fonction du support sur lequel il va être diffusé, et pas l'inverse. Vouloir Osx sur l'pad pro juste pour pouvoir profiter de sa bibliothèque de logiciels desktop est une grosse erreur. Au pire c'est inutilisable, au mieux ça dépanne... Qui aurais l'idée de jouer à un FPS next gen avec une manette de NES?

avatar oomu | 

je suis bien d'accord.

avatar EBLIS | 

Non, comme il est dit dans l'article, un système complet comme W10 ou OsX sur tablette aura ses limites à un moment donné ne serait-ce que les limites du tactile.

La conclusion de ce superbe article, merci macG au passage, est très bien dite : à quand un juste milieu entre un os comme ios (limite android) et w10/macos avec des interface OS et logicielles repensées pour tirer un max de ces bijoux de tablettes.

Je serai preneur si une tablette m'offre :
- un bon compromis puissance de calcul et graphique / autonomie. Pas besoin d'avoir un monstre de gaming. Ce n'est pas le but.
- un système permissif mais néanmoins securisé repensé permettant d'avoir des softs de créa (repensés aussi) au bout des doigts. Permissif dans le sens ou je veux de la place de stockage, une liberté d'y accéder (explorateur) dans être enchaîné à un itunes like, de l'usb separé de la recharge, une extension mémoire, un port vidéo in/out.
- un stylet efficace, précis et ergonomique, en gros un mélange entre un wacom et le pencil d'appe
- aucune nécessité d'acheter des acess pour profiter d'une vraie tablette pro dès son déballage.
- être tranquille des années au niveau des upgrades système et de la réactivité de la tablette.

En tous cas un tel article m'a éclairé sur une chose : je ne prendrais telles quelles aucune des deux.

avatar oomu | 

heu.. en attendant, y a d'excellentes apps de dessins sur iPad pro, la tablette reste suffisamment légère pour rester confortable, le crayon d'apple marche très bien, lightning peut être branché à des ports vidéos.

"- aucune nécessité d'acheter des acess pour profiter d'une vraie tablette pro dès son déballage."
?

"- être tranquille des années au niveau des upgrades système et de la réactivité de la tablette."

iOS 9 pose soucis a des iPads précédents ?

Le produit parfait n'existe pas ,mais vous avez plusieurs solutions sur le marché et d'excellents logiciels déjà disponible si vous avez un usage.

A noter que je gère des fichiers et transferts via mon mac en SFTP. je vois pas où est le soucis. Je ne suis pas chaud pour utiliser iclouds/dropbox pour tout. Mais iCloud avec un pixelmator ou l'app iCloud fait qu'on retrouve le même travail sur iPad que sur mac.

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