Changer le SSD et la RAM d'un Mac M1, c'est possible… mais très compliqué

Mickaël Bazoge |

Le bon vieux temps où l'on pouvait soulever le capot de son Mac pour ajouter des barrettes de RAM, remplacer facilement le disque dur ou la batterie est définitivement derrière nous. Pour amincir ses ordinateurs et leur conférer toujours plus de puissance et de fiabilité, Apple soude le maximum de composants à l'intérieur des machines. On peut le regretter ou s'en réjouir, toujours est-il que le mouvement a été enclenché il y a plusieurs années (lire : Le tout soudé, c’est fantastique !).

Le système-sur-puce M1 contient le processeur et le circuit graphique (sous le capot marqué du logo d'Apple), à droite les puces de DRAM. Image : iFixit.

Les Mac M1 ne font pas exception à la règle. Pire (ou mieux) encore, en développant sa propre puce Apple a encore renforcé l'intégration des différents composants. Le volume de stockage et l'enveloppe de mémoire vive doivent impérativement être choisis lors de la commande, ce qui n'est pas sans provoquer chez le client de sérieux maux de tête : comment savoir à l'avance si on aura besoin de 16 Go de RAM plutôt que 8 ? Ce d'autant qu'Apple n'a pas facilité la tâche avec sa mémoire unifiée.

Fort heureusement, on peut toujours compter sur l'ingéniosité des bidouilleurs chinois qui ont trouvé le moyen de détacher la RAM de la puce M1 ainsi que le SSD de la carte-mère pour les remplacer par des composants de plus grande capacité ! Des images partagées par @DuanRui et piquées sur les réseaux sociaux chinois montrent le processus de démontage de la mémoire vive (à gauche) et du stockage (à droite).

En l'occurrence, ce MacBook Air trafiqué par des réparateurs à Canton est passé de 8 Go à 16 Go de RAM, et de 256 Go à 1 To de stockage. S'il est certain que la garantie a sauté, l'opération a parfaitement réussi : macOS Big Sur reconnait sans souci les nouveaux composants. Évidemment, la transplantation n'est pas sans risque, c'est quelque chose à ne pas faire chez soi ! Néanmoins, cela montre qu'il est quand même possible d'améliorer un Mac M1. Qui sait, peut-être que la procédure deviendra viable avec le temps.


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avatar xDave | 

Si seulement Apple pouvait nous concéder -de nouveau- la possibilité d'évolutions.
à choisir, il vaut mieux le max de RAM vu qu'on peut avoir du stockage externe sur SSD en USBC.

avatar pacolapo | 

T'a pas bien suivi la conception des ces puces et ce qui fait leurs performances on dirait.

Plus la RAM est "proche" du CPU, plus c'est performant, je caricature grossièrement, mais c'est un peu l'idée, donc impossible de changer la RAM.

A l'heure actuelle, faire un système comme avant avec slots, grèverait énormément les performances et donc l'intérêt de ce nouveau système.

avatar xDave | 

@pacolapo

Oui oui.
J’ai bien suivi.
Et en l’occurrence la news parle bien de changer ces composants, non?

avatar 0MiguelAnge0 | 

@pacolapo

Le Mac Pro 2019 en est la preuve flagrante hein? Les supercalculateurs soudent aussi tout pour une affaire de perf?!!!

La raison est simplemenent pécuniaire: un peu de soudure est moin chere que des supports de composant high speed, et le dindon moyen boit les arguments marketing d’Apple...

En plus, cela pousse le client angoissé à sur-gonfler sa config à l’achat et bloque l’evolution ulterieure.

Le Mini 2018/2020 consomme sans doute plus que le M1, mais sa DDR4 se change simplement et il y a suffisament de ports TBH3 pour mettre des SSD NVme et en plus ils supportent les eGPUs...

avatar pocketalex | 

@ 0MiguelAnge0

Oui enfin le discours du "méchant Apple" ça va 2 minutes

Sur de nombreuses config ou la place n'est pas un souci, Apple a mis ses barrettes de RAM sur slot

Sur les configs où la place manque, je pense notamment aux laptops, la mémoire est soudée. Et sur les nouveaux Silicon, elle est soudée également car c'est un système sur puce

Je ne vois aucun complot derrière tout ça, et j'ajoute que si tu veux acheter un PC qui rivalise avec les M1, il faut te tourner vers des machines quasiment 500€ sinon plus ... plus chères

Donc Apple qui te bouffe ton fric ... on en est loin il me semble

Par ailleurs, et comme déja dit 1000 fois, l'époque ou l'on change sa RAM est loin derrière nous, plus personne ne fait ça aujourd'hui, si ce n'est une niche d'utilisateurs (les professionnels) et même une niche dans la niche si l'on considère que la majorité n'a pas ce besoin au cours de l'utilisation de sa machine, et une niche dans la niche, dans la niche si l'on considère que cela ne concerne que ceux qui ne peuvent pas le faire, donc les utilisateurs de laptops, les autres ayant accès à a la RAM (mac mini, iMAc 27", iMac Pro, Mac Pro)

Bref on s'est compris

avatar Avenger | 

@ pocketalex

Quelle énergie pour accorder à Apple des vertus qu'elle ne mérite pas.

Quand il était possible de changer la mémoire soi-même; non seulement c'était simple mais cela permettait de faire de sérieuses économies. Pendant toute ma période de technicien indépendant, je conseillais mes clients d'acheter la config avec le moins de mémoire vive et d'acheter un kit mémoire séparé. L'upgrade mémoire était simple à faire et revenait souvent à la moitié du prix demandé par Apple pour avoir plus. Et, sur les iMac équipés de 4 slots mémoire, par exemple, le client qui désirait, à la base,16 Giga, se retrouvait au final avec 24 Go! (Les 8 de base + les 16 achetés séparément). Et, de nouveau, pour bien moins cher que ce qu'Apple demandait pour l'option 16 Go.

Le prétexte de la finesse ou du gain de vitesse est juste du bullshit pour l'utilisateur lambda qui, comme vous le dites si bien, ne pensera jamais à changer la mémoire. Quand on voit la capacité de processeurs, mémoires, bus actuels, le gain de vitesse est en effet réel avec le tout soudé mais certainement peu perceptible ni appréciable pour un utilisateur Lambda. Globalement, la majorité des utilisateurs ont des ordinateurs surpuissants par rapports à leurs usages qui se limitent à gérer des emails, aller sur internet, regarder des vidéos et, de temps en temps, faire un peu de bureautique.

avatar 421 | 

@Avenger

«Globalement, la majorité des utilisateurs ont des ordinateurs surpuissants par rapports à leurs usages qui se limitent à gérer des emails, aller sur internet, regarder des vidéos et, de temps en temps, faire un peu de bureautique.»

Peut-être mais ça fait malheureusement longtemps que le marketing et l’égo ont supplantés le bon sens : il est tellement utile de satisfaire des envies et inutile de répondre à des besoins...

;-)

avatar pagaupa | 

@421

+1 👏👍

avatar YetOneOtherGit | 

@Avenger

"Quand il était possible de changer la mémoire soi-même; non seulement c'était simple mais cela permettait de faire de sérieuses économies. "

Pour quelle proportion des acheteurs? Là est la seule vraie question 😎🤑

avatar pagaupa | 

@YetOneOtherGit

« Pour quelle proportion des acheteurs? Là est la seule vraie question 😎🤑 »
Je pense que cette question est de la diversion.
Les fins d’Apple sont bien moins audibles !

avatar pocketalex | 

@Avenger

Je ne suis pas anti "mémoire sur slot", j'explique juste que c'est un usage qui n'a plus court aujourd'hui

Notamment car la RAM livrée par défaut est plus que suffisante.

Seuls les "power users", ceux qui ont des gros besoins, sont concernés, mais malheureusement, en terme de volumes, ces derniers ne représentent plus grand chose aujourd'hui

C'est tout.

Moi si tous les composants sont sur slot, je vais pas faire la gueule, bien au contraire

avatar YetOneOtherGit | 

@pocketalex

"Notamment car la RAM livrée par défaut est plus que suffisante.
"

Un des aspects que beaucoup ne veulent pas voir : on n’infère pas le futur simplement en extrapolant mécaniquement le passé sans réfléchir aux évolutions de contexte.

Après une longue période où l’allocation en RAM, même sur les configurations les plus onéreuses, était inférieur à la réalité des besoins.

Depuis quelques années la situation a grandement évolué : des machines dotées de 8 ou 16 Go de RAM sont largement capable de faire face confortablement à l’écrasante majorité des usages informatiques.

Et de plus il n’y a strictement rien dans des usages émergents ayant vocation à être largement partagé qui montre que cette dotation pourrait être problématique à un horizon du cycle d’exploitation raisonnable d’une machine.

Bref la crainte d’être rapidement limité par l’allocation en mémoire d’une machine et une habitude anachronique hérité d’un temps révolu sauf usages de niche.

avatar ech1965 | 

VU comme c'est parti, ils vont bientôt faire comme IBM au siècle dernier:
Faire des une sorte de carte mère avec le max de ram installées et vendre des "clés" permettant de dé-désactiver certains modules.

avatar YetOneOtherGit | 

@ech1965

"Faire des une sorte de carte mère avec le max de ram installées et vendre des "clés" permettant de dé-désactiver certains modules."

C’est toujours une pratique très courante par exemple chez Intel et aussi chez Apple avec différentes versions du M1 qui sortent toutes de la même chaîne de production mais dont certaines ont des cœurs désactivés pour offrir une entrée de gamme 😉

avatar Nesus | 

@YetOneOtherGit

C’est faux. Ils ne sont pas désactivés. Ils ne sont pas activés parce qu’ils n’ont pas passé le contrôle qualité.
Dans votre déclaration, c’est une pingrerie d’Apple, alors qu’en fait c’est une imperfection inhérente à la production industrielle qui est recyclé. Même si vous saviez le faire, vous ne pourriez pas activer ses cœurs qui sont non fonctionnels ou défaillants.

avatar YetOneOtherGit | 

@Nesus

"C’est faux. Ils ne sont pas désactivés. Ils ne sont pas activés parce qu’ils n’ont pas passé le contrôle qualité. "

Pas toujours le cas loins s’en faut actuellement les processus de fabrication arrivant a des taux de qualité remarquables.

C’est une vision bien naïve des réalités.

Sur la faible surface des dies du M1 les pb de fabrication sont à des ratios extrêmement faibles.

Et cela vaut pour Intel comme pour Apple.

“Dans votre déclaration, c’est une pingrerie d’Apple”

Ce n’est absolument pas une pingrerie dans mon propos au contraire.

C’est une très classique façon de segmenter une offre commerciale sans pour autant complexifier les processus de production.

C’est banal et nullement gênant.

“alors qu’en fait c’est une imperfection inhérente à la production industrielle qui est recyclé”

Ça c’est une vision très romantique et partielle du principe qui est en partie datée depuis l’évolution de la maîtrise des process et qui a toujours été qu’une petite part de cette approche, qui je le répète est rationnelle et élégante.

On achète des fonctionnalités pas des millimètres carré de transistors câblant des portes logiques 😎

Apple, comme Intel et les autres acteurs de l’industrie font simplement bien leur métier 🤑

avatar Nesus | 

@YetOneOtherGit

Sauf que votre argument est fait. Parce que la différence de puissance entre le M1 du air et le M1 du pro n’est absolument pas segmentant, vu que la différence de puissance est très faible. Et mis à part le petit geek, le consommateur s’en moque complètement.
Mais bon, l’essentiel, c’est d’être sûr de soit.

avatar YetOneOtherGit | 

@Nesus

"Mais bon, l’essentiel, c’est d’être sûr de soit."

Comme tu dis 😉

Et non d’un point de vue marketing le fait d’avoir une différence de fiche technique avec une différence de nb de cœur sur des offres de tarifs différents à un réel impact même s’il n’est pas rationnel.

Le cœur GPU en moins est un pure arguments marketing nullement un moyen d’accommoder les reste.

Réfléchis d’un point de vue purement statistique: que représente sur le die un simple coeur GPU en terme de surface?

Si l’on considère que les impuretés sont statistiquement distribuées de façon homogène les chances d’avoir un coeur GPU non fonctionnel sont faible par rapport aux chances d’avoir d’autres partie du die dysfonctionnelle.

L’éventuelle bénéfice de sauver les quelques die qui auraient un coeur GPU dysfonctionnel est absolument négligeable.

Par contre l’incitation marketing à dépenser 270€ de plus pour avoir tous les coeurs GPU et 256 Go de SSD en plus est elle rentable.

Et si l’on choisit l’entrée de gamme il y a un sentiment, certes irrationnel, d’avoir un produit moins puissant.

Les équipes d’Apple sont exceptionnelles sur la segmentation des offres et des tarifs.

avatar marc_os | 

@ YetOneOtherGit

> Et non d’un point de vue marketing

Là est le problème : Vous insistez pour faire croire que Apple se comporterait exactement comme Intel et qu'ils désactiveraient des cœurs pour des raisons de marketing.
Ne vous en déplaise, à moins que vous puissiez prouver le contraire, Nesus a raison et Apple fait ce qu'elle a dit : Ne pas jeter les puces dont seul un cœur est défectueux, mais les utiliser dans les appareils moins chers.

avatar YetOneOtherGit | 

@marc_os

"Ne vous en déplaise, à moins que vous puissiez prouver le contraire, Nesus a raison et Apple fait ce qu'elle a dit : Ne pas jeter les puces dont seul un cœur est défectueux, mais les utiliser dans les appareils moins chers."

Essayes donc de faire une analyse rationnel montrant que:

Sur un die de 119 mmˆ2 la surface occupée par les 8 coeurs GPU est suffisamment importante pour que la désactivation d’un coeur est un impact économique significatif en terme de diminution du taux de rejet par rapport à l’ensemble du reste de la surface du die où peuvent avec la même probabilité d’occurence apparaitre des défauts .

Les 8 cœurs représentent environ 15% de la surface du die soit environ 2% par cœur.

La probabilité d’avoir un seul cœur gpu dysfonctionnelle face à la probabilité d’avoir toute autre partie du die dysfonctionnelle est ridicule.

Et l’impact financier de se repêchage des die n’ayant qu’un coeur GPU dysfonctionnelle absolument insignifiant par rapport au réels gain financier d’une segmentation s’appuyant sur une fonctionnalité de moins.

C’est purement rationnel, après tu crois ce que tu veux ou peux 😎

avatar redchou | 

@Nesus

Ça, c’est la théorie, dans la pratique, ce n’est pas toujours le cas, on a pu le voir sur des cartes graphiques dans le passé, sur lesquelles il était possible d’activer ces cœurs soient disant non-fonctionnels... 😉

avatar YetOneOtherGit | 

@redchou

"Ça, c’est la théorie, dans la pratique, ce n’est pas toujours le cas, on a pu le voir sur des cartes graphiques dans le passé, sur lesquelles il était possible d’activer ces cœurs soient disant non-fonctionnels... 😉"

Notre camarade se focalise sans doute sur la segmentation de l’offre liée aux capacités de montée en fréquence plus que sur les % de réel défauts rendant inopérant une part du die.

Sur des die d’une centaine de millimètres carré les taux de défaut sont aujourd’hui assez faible.

La plus part des offres avec des fonctionnalités désactivées le sont faite sciemment aujourd’hui par choix de segmentation de l’offre.

avatar ech1965 | 

EN tout cas du temps des pratiques d'IBM c'était clairement des modules mémoires ou des disques durs qui étaient présents dans les machines mais inutilisable sans "activation" à distance payante.

avatar YetOneOtherGit | 

@ech1965

"EN tout cas du temps des pratiques d'IBM c'était clairement des modules mémoires ou des disques durs qui étaient présents dans les machines mais inutilisable sans "activation" à distance payante."

Yep IBM a toujours eu une grande créativité sur les modalités de commercialisation en commençant par la grande idée de la distribution exclusive par location de systèmes durant une longue période, le paiement à l’usage, les fonctionnalités installée et désactivée hors paiement optionnel...

L’IBM des heures de gloire était une machine à cash qui ferait passer le board actuelle d’Apple pour une bande de beatnik philanthropes 🤑

avatar ech1965 | 

Autre exemple d'ingéniosité: Le prix des licences software ( websphere par ex) qui était/est établi en "PVU" Processor Value Unit". En gros, plus grosse est la bécane sur laquelle tourne le soft, plus la licence est chère !

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