Chrome va faire un grand pas en avant : Google vient d’annoncer que son navigateur serait prochainement disponible nativement sur les version ARM64 de Linux. Si l’entreprise montre surtout de l’intérêt pour la station de travail DGX Spark de NVIDIA, cette déclinaison de Chrome pourrait intéresser les utilisateurs de Mac sous Asahi Linux, la distribution optimisée pour les puces Apple Silicon.

Google prévoit un lancement au deuxième trimestre 2026 et présente cette arrivée comme une extension naturelle de sa stratégie sur les plateformes ARM64, après les Mac Apple Silicon et les PC Windows sous cette architecture. L’idée est de proposer une version complète de Chrome, avec les mêmes briques que sur les autres systèmes : synchronisation, Chrome Web Store, traduction intégrée, services liés au compte Google, etc.
Le groupe met aussi en avant les briques de sécurité et l’ouverture à d’autres machines que celle de NVIDIA. En plus d’un partenariat destiné à simplifier l’installation sur le DGX Spark, Google précise que les utilisateurs d’autres distributions Linux ARM64 pourront eux aussi récupérer Chrome depuis son site officiel. De quoi faciliter la vie des Linuxiens.
Sur Mac, Asahi Linux en est toujours à un stade très précoce : la prise en charge se fait génération par génération de puces Apple Silicon, et la gamme M3 en était encore à ses balbutiements au mois de janvier. Cette adoption lente vient du fait que les nouveaux Mac tournent sur des puces propriétaires, ce qui implique un gros travail de rétro-ingénierie pour une petite équipe de bénévoles.
Asahi Linux a du plomb dans l’aile depuis le départ de Hector Martin, à l’origine du projet. Le bidouilleur a claqué la porte début 2025 avant d’être suivi par une de ses principale développeuse puis par Alyssa Rosenzweig, qui a créé les pilotes pour les puces graphiques des Mac M1 et M2. De quoi fortement ralentir ce projet qui devrait pourtant se montrer capital dans les années à venir : ce sera sans doute bientôt le seul capable de tourner sur les Mac Apple Silicon, les puces Intel n’étant plus officiellement pris en charge par Apple.











