Asahi Linux prend désormais officiellement en charge les Mac M3. Une nouvelle étape pour cette équipe qui s’emploie à faire fonctionner Linux sur les puces d’Apple, au prix d’un patient travail de rétro-ingénierie. L’installation reste toutefois réservée au mode Expert : plusieurs fonctions importantes manquent encore à l’appel, à commencer par une accélération 3D performante.
Le M3 entre dans la danse
Dans un billet publié hier, l’équipe explique que presque toutes les fonctions déjà prises en charge sur les générations M1 et M2 fonctionnent désormais sur les M3. La webcam, les microphones intégrés, le Wi-Fi et le Bluetooth répondent présent, tout comme l’USB 3 jusqu’à 10 Gb/s, la limite matérielle indiquée par le projet. Le décodage vidéo matériel est également opérationnel, y compris pour l’AV1.
Cette prise en charge concerne les MacBook et les iMac équipés de puces M3, M3 Pro ou M3 Max, selon les modèles. Le Mac Studio M3 Ultra reste en dehors du périmètre. Surtout, deux gros chantiers demeurent : le GPU et la prise en charge complète du contrôleur d’affichage, le DCP. Il ne faut donc pas attendre pour l’instant une accélération 3D à la fois rapide et économe en énergie.
Les conséquences dépassent les seuls usages graphiques. La mise en veille ne fonctionne pas encore, en raison des limites du mécanisme d’affichage fourni par le firmware. Le port HDMI des MacBook qui en disposent est également désactivé. Ces deux restrictions sont liées au travail restant sur le DCP.
Les M4 et M5 attendent leur tour
La suite se prépare déjà. Fin aout, Asahi détaillait les premiers progrès sur les M4 et M5, notamment un accès fonctionnel au stockage NVMe. Beaucoup d’autres éléments restent cependant à adapter : ces générations ne sont pas encore proposées dans l’installateur.
Asahi Linux se rapproche d’une sortie sur les Mac M3 et progresse déjà sur les M4 et M5
L’arrivée du M3 représente donc une étape concrète, sans signifier que le travail est achevé. L’équipe rappelle d’ailleurs que les dons ont permis à plusieurs contributeurs d’accéder au matériel nécessaire. Derrière chaque nouvelle génération compatible, il y a aussi une réalité matérielle : il faut pouvoir se procurer les Mac sur lesquels travailler. Plusieurs contributeurs n’ont pu accéder à des machines M3 que grâce aux dons de la communauté. Il y a tout de même quelque chose d’assez révoltant à voir cette équipe dépendre de cette générosité, quand Apple pourrait leur faciliter la tâche en faisant relativement peu d’efforts.













