OpenAI a annoncé l’arrivée de Codex Mobile, mais pas sous la forme d’une app dédiée comme on pouvait l’imaginer. Son outil pensé à l’origine pour écrire du code à l’aide d’une IA générative prend en effet la forme d’un mode supplémentaire dans la version mobile de ChatGPT. Une fois le lien établi, le système fonctionne aussi bien qu’on pouvait l’espérer : on peut voir sur le smartphone tous les échanges déjà effectués et surtout en créer de nouveaux, qui seront exécutés sur l’ordinateur.
J’ai testé en demandant à Codex d’ajuster le comportement d’une automatisation Home Assistant chargée de gérer mes batteries domestiques depuis mon iPhone. J’ai écrit ma requête sur le téléphone, ajouté à la conversation des logs présents sur le Mac, accessibles via iCloud Drive, et l’ordinateur s’est ensuite chargé d’analyser les données et de modifier les fichiers. ChatGPT offre tous les contrôles attendus pour modifier les autorisations, choisir le bon modèle et sa variante ou encore surveiller la fenêtre de contexte, un point clé quand on travaille sur de grandes quantités de données.
Comme dans Codex pour le Mac, on peut suivre la conversation et voir les modifications appliquées aux fichiers en temps réel. On peut aussi quitter l’app ChatGPT et faire autre chose, laissant le système travailler en arrière-plan. Vous recevrez bien une notification sur le téléphone dès que la tâche est terminée, comme sur un ordinateur. Ces alertes peuvent aussi s’afficher dès que vous devez intervenir, pour répondre à une question dans le cadre de l’élaboration d’un plan, ou alors pour autoriser l’utilisation d’un outil spécifique.
Reste à gérer le maintien de la connexion entre le smartphone et l’ordinateur, puisque ce dernier reste au cœur du système. L’app de développement peut empêcher un Mac d’entrer en veille, mais s’il est déjà endormi, elle ne peut pas le réveiller d’après ce que j’ai pu constater. L’app mobile se contente alors d’afficher un message d’erreur, d’ailleurs pas très clair, et la tâche ne sera jamais transmise. Mieux vaut ainsi dédier un Mac à cette activité si vous comptez utiliser Codex Mobile, de préférence un modèle qui consomme peu… un Mac mini serait parfait s’il n’était pas impossible à trouver. À noter que l’on peut gérer plusieurs connexions en parallèle et alors choisir le Mac avec lequel on souhaite interagir.
Codex est né comme un concurrent de Claude Code, pensé avant tout pour écrire des lignes de code. Néanmoins, OpenAI en a fait un outil de plus en plus générique, qui peut réaliser des tâches variées et même contrôler un ordinateur, en déplaçant le curseur, une fonctionnalité qui n’a pas été lancée en Europe pour le moment. Quoi qu’il en soit, la version mobile est prête pour tous ces usages, puisqu’elle pilote l’app macOS. Tout ce que Codex peut faire sur votre Mac, vous pourrez désormais l’effectuer à distance depuis un smartphone ou une tablette, c’est la promesse.
Codex Mobile est disponible dès aujourd’hui pour tout le monde, y compris les utilisateurs gratuits et ceux qui sont abonnés à la formule Go. Pour le moment, seule la version macOS de Codex est prise en charge côté ordinateur. En plus de ce lien simple à mettre en œuvre, OpenAI a aussi prévu une connexion distante en SSH qui sera surtout utile dans le monde de l’entreprise.













