Moins de trois semaines après avoir cédé le poste de PDG à John Ternus, Tim Cook a accueilli dimanche Anthony Albanese à Apple Park. Le chef du gouvernement australien, à l'origine de la première interdiction des réseaux sociaux aux moins de 16 ans, en est ressorti avec un satisfecit : selon lui, Cook considère la politique en matière de protection des mineurs de son pays comme une référence mondiale.
Un compliment rapporté par un seul des deux
Ces propos viennent uniquement d'Albanese. Sollicité par Reuters, Apple n'a rien confirmé et a simplement renvoyé vers un message de Cook sur X. Le dirigeant y dit sa fierté de présenter à son invité les dernières nouveautés d'Apple, dont des contrôles parentaux « solides et intuitifs » pour protéger les enfants en ligne.
It was great to welcome @AlboMP to Apple Park this morning to talk about the incredible work of our teams and our longstanding commitment to Australia. I was grateful to share some of our newest innovations, including strong and intuitive controls to help keep kids safe online. pic.twitter.com/EQKmIkP3uC
— Tim Cook (@tim_cook) September 19, 2026
Cook avait appelé Albanese en juin pour évoquer les nouveaux réglages de sécurité pour enfants d'Apple, en précisant qu'ils s'inspiraient en partie de la loi australienne. Ces réglages permettent de limiter le temps passé sur certaines apps et sur l'appareil, ou de restreindre les personnes autorisées à contacter l'enfant.
L’Australie confirme l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 16 ans
L'Australie a de son côté franchi une nouvelle étape ce mois-ci. Elle prépare une réforme, baptisée « My Feed, My Way », qui permettrait aux utilisateurs de choisir les contenus affichés dans leur fil. Et l'Europe suit le mouvement : la Commission européenne vient de proposer une interdiction pour les moins de 13 ans et une nouvelle réglementation pour les moins de 15.
Réseaux sociaux : l’Union européenne prépare des restrictions pour les moins de 15 ans
Cook, désormais chargé des relations avec les gouvernements
Ce déplacement colle au nouveau rôle de Tim Cook. Depuis le 1er septembre, il est président exécutif d'Apple, une fonction qui prévoit notamment des échanges avec les responsables politiques du monde entier. Les produits et le quotidien de l'entreprise reviennent à John Ternus, tandis que Cook prend en charge les dossiers politiques.
L'agenda est déjà chargé. D'après Firstpost, Cook est attendu au dîner d'État réunissant Donald Trump et Xi Jinping, aux côtés de Sam Altman et de Jensen Huang. Or Albanese plaide pour un cadre mondial sur l'IA, quand Trump juge toute régulation supplémentaire inutile. Cook devra s'entendre avec les deux camps.
Les lois sur les réseaux sociaux visent les plateformes, pas les fabricants de smartphones. Mais Apple contrôle le système sur lequel tournent ces applications, et donc les outils de contrôle parental. En se rapprochant des gouvernements qui légifèrent, l’entreprise se place du côté des solutions, à l'heure où l'on se demande qui, de l'OS ou des réseaux sociaux, doit assumer la vérification de l'âge.













