Ursula von der Leyen dit avoir eu un « bon échange » avec Tim Cook au sujet de la sécurité des enfants en ligne. La rencontre a eu lieu à New York, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, quelques jours après la présentation du Kids Act, le nouveau projet européen destiné à mieux encadrer l’accès des mineurs aux réseaux sociaux. Le texte prévoit notamment d’interdire ces plateformes aux moins de 13 ans et de réserver la création autonome d’un compte aux 15 ans et plus.
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Selon le message d’Ursula von der Leyen publié sur X, la Commission européenne et Apple partagent les mêmes préoccupations sur le sujet. « Nous avons discuté du Kids Act et nous sommes accordés sur l’importance de protéger la vie privée et la sécurité des enfants. Les entreprises technologiques innovent et apportent des avantages considérables à notre société. Elles doivent le faire d’une manière qui donne aux parents les moyens d’agir et assure une protection solide aux jeunes utilisateurs », a-t-elle déclaré après la rencontre.
Tim Cook avait déjà eu une discussion similaire quelques jours plus tôt avec le Premier ministre de l’Australie, le premier pays à avoir interdit les réseaux sociaux aux moins de 16 ans. La Pomme n’exploite certes aucun réseau social — ce n’est pas faute d’avoir essayé avec Ping —, mais elle occupe une place centrale dans ce débat. Avec iOS et l’App Store, elle est en position d’imposer des règles à l’ensemble des applications distribuées sur iPhone.
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La protection des mineurs fait d’ailleurs partie des axes importants d’iOS 27 avec un contrôle parental renforcé. Mais encore faut-il que tous les appareils de la famille soit compatible avec les nouveaux systèmes…
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Les échanges sont nettement moins cordiaux sur un autre dossier européen : Siri AI. Début juillet, la Commission avait tenté d’apaiser la polémique en évoquant une discussion « constructive » entre Tim Cook et Henna Virkkunen, la commissaire chargée du numérique. Depuis, aucune avancée publique n’a été annoncée sur la disponibilité du nouvel assistant dans l’Union européenne.
En coulisses, Apple continue de défendre sa position. D’après les déclarations de transparence publiées par la Commission, l’entreprise a rencontré début juillet l’eurodéputé Philippe Lamberts, du groupe des Verts/Alliance libre européenne, pour faire valoir que certaines obligations d’ouverture à des technologies tierces entraient en conflit avec ses propres mécanismes de protection de la vie privée. Plus récemment, le 17 septembre, un lobbyiste d’Apple s’est entretenu avec un membre du cabinet d’Ursula von der Leyen au sujet des pratiques commerciales de l’entreprise.













