Quand la concurrence se refait une image sur le dos d’Apple

Mickaël Bazoge |

C’est peut-être au printemps qu’Apple donnera quelques nouvelles de ses Mac de bureau. iMac, Mac mini, Mac Pro… Ces trois familles de produits ont un besoin urgent de renouvellement, certaines plus que d’autres.

Cela fait plus d’un an que l’iMac n’a pas été mis à jour, deux ans pour le Mac mini, et… plus de trois ans (!) pour le malheureux Mac Pro. La situation est tellement désespérée pour le Mac tubulaire qu’Apple propose à certains clients professionnels d’envisager des solutions alternatives, nous a-t-on dit.

Après le Mac mini, quel ordinateur disparaitra de la photo de famille ?

Apple présente le MacBook Pro comme une nouvelle station de travail, mais tous les besoins ne peuvent pas être couverts par un portable ; certaines tâches (calculs de rendu, serveurs…) ne nécessitent pas forcément un écran Retina et deux moniteurs 5K.

Ce qui désespère les utilisateurs professionnels, en dehors de l’apathie d’Apple, c’est surtout l’absence de feuille de route du constructeur. Qui dit qu’Apple ne va pas tout simplement réorganiser sa gamme d’ordinateurs de bureau autour de l’iMac, en abandonnant purement et simplement le Mac mini et le Mac Pro ? Ou au contraire, lancer une tour reprenant la modularité des anciens modèles G4 et G5 (avec du Thunderbolt 3) ?

Merci François.

À force de ronger son frein, on en vient à s’intéresser à ce que fait la concurrence. Et celle-ci a bien compris qu’il y avait un créneau à prendre, celui des clients professionnels qui ne trouvent plus chaussure à leur pied dans le catalogue d’Apple.

HP joue la souplesse et le choix

Chez HP, on ne fait aucun mystère de sa volonté de draguer les clients Mac. Une page du site est consacrée à ceux qui envisagent de passer avec armes et bagages vers les solutions du constructeur, Du Mac au HP Z. Et le message est clair : « Les pros passent du Mac au HP Z ». La gamme Z étant celle justement destinée aux pros.

La page déroule trois témoignages de spécialistes de la vidéo… la même clientèle visée par Apple avec son MacBook Pro. Le Mac Pro est dans la ligne de mire de HP — la machine, pas renouvelée en trois ans, est une cible idéale, n’importe quel ordinateur un peu moderne étant capable d’en faire plus et mieux. Après tout, c’est de bonne guerre et Apple donne le bâton pour se faire battre. La puissance du Mac Pro en prend pour son rhume :

On peut y lire des témoignages cruels : « Il a fallu douze heures à nos Mac pour réaliser l'une de ces simulations et dix pour de petits graphismes secondaires. Avec notre nouvelle station de travail HP Z, nous avons obtenu en deux heures le rendu de la première simulation que nous avons faite, à une résolution maximale », explique Jonathan Bird qui produit du matériel pédagogique pour mieux comprendre les océans.

HP met en avant la possibilité d’ajouter de nouveaux composants internes facilement :

Ou encore d’exploiter jusqu’à 512 Go de RAM :

On n’échappe pas non plus aux comparatifs élogieux :

HP communique aussi sur sa garantie de trois ans sur site :

De la flexibilité, des possibilités d’évolution, un large éventail de choix et de prix, du service… mais des ordinateurs qu’on laissera sous le bureau prendre la poussière et qui sont sans doute plus bruyants que le Mac Pro. On comprend malgré tout que le choix est relativement facile à faire, si ce n’était pour le système d’exploitation. Mais même pour ça, HP a un argument qui fait mouche :

Chez HP, le format mini a de l'avenir

Les petits boîtiers ont de l’avenir, malgré l’absence de renouvellement de la gamme Mac mini. HP l’a démontré avec le Z2 Mini, un ordinateur « 90% plus petit qu’une tour professionnelle », mais qui n’a pas grand-chose à envier aux stations de travail traditionnelles : processeurs Xeon, jusqu’à 1,5 To de SSD, GPU Nvidia Quadro… Le tout à partir de 699 $, même si pour ce prix, il faudra se contenter d’une machine à base de Core i3.

HP possède également à son catalogue (pléthorique) une gamme de tout-en-un à tous les prix et qui couvrent à peu près tous les besoins. Si l’on se plaint parfois de la nouvelle complexité des familles de produits d’Apple, on vous engage à jeter un œil sur le site de HP, il y a de quoi s'y perdre…

Microsoft sur tous les fronts

Microsoft ne fait plus aucun mystère de sa volonté d’en découdre avec Apple. L’éditeur de Windows s’est trouvé des talents de constructeur, avec un certain succès pour ses tablettes, même si on reste encore bien loin des ventes d’iPad (lire : Les ventes de Surface sont bonnes pour Microsoft).

À l’occasion de la présentation du Surface Book l’an dernier, Microsoft n’a pas hésité à s’attaquer au MacBook Pro : l’hybride est deux fois plus puissant que le portable de 13 pouces d’Apple (de 2015). Dans les faits, la réalité est plus nuancée, mais le vieux rival d’Apple a pris date avec un produit qui tient plutôt bien la route (lire : Surface Book : prise en main du portable qu'Apple ne veut pas faire).

Et Microsoft a relancé la machine en lançant tout récemment un Surface Book i7 (Skylake), équipé de 256 à 512 Go de stockage et d’une GeForce 965M. Toujours pas d’USB-C, mais un port Mini DisplayPort et un slot pour cartes SD. Ce modèle est vendu à partir de 2 319 € (256 Go, 8 Go de RAM) ; l’équivalent en 13 pouces et Core i7 chez Apple est vendu 2 059 € (à partir de 2 359 € avec la Touch Bar), mais il faudra faire une croix sur la carte graphique dédiée.

Il est cependant bien malaisé de comparer la Surface Book avec un MacBook Pro, la philosophie étant bien différente avec cet écran qui se détache pour se transformer en tablette. Toutefois, cela n’empêche pas Microsoft de jouer crânement la carte du comparatif comme on peut le voir sur le site américain du constructeur.

Et Microsoft sait parfaitement mettre en avant l’originalité de ses produits dans des publicités qui, il faut bien le dire, font souvent mouche, qu’il s’agisse d’attaquer le Mac ou l’iPad Pro.

Après s’être attaqué aux MacBook et aux iPad, Microsoft aimerait maintenant donner le coup de pied de l’âne aux Mac de bureau. Avec un produit que l’on dirait tout droit sorti des labos de Cupertino, le Surface Studio !

Ce tout-en-un équipé d’un écran tactile de 28 pouces n’est pas parfait (lire : Surface Studio : des atouts et des défauts face à l’iMac), mais il fait souffler un vent frais dans un secteur où Apple n’a rien proposé de réellement nouveau depuis 2004 et le premier iMac “écran”.

Les efforts de Microsoft en tant que constructeur de PC sont louables, car après tout la concurrence a du bon. Il ne faut toutefois pas oublier que cette activité ne pèse pas lourd dans les comptes de l’éditeur, et que le volume des ventes reste assez anecdotique face aux poids lourds du secteur — y compris Apple.

Lenovo et Dell : des partitions un ton en dessous

Avec HP, Dell et Lenovo sont dans le top 3 des plus importants constructeurs de PC. Chez ces deux fabricants, les références à Apple sont moins présentes que chez HP (ou Microsoft). On recense néanmoins quelques piques régulières à l’encontre du constructeur des Mac ; en 2008, deux semaines après la fameuse présentation par Steve Jobs du MacBook Air dans son enveloppe kraft, Lenovo mettait en ligne une parodie bien sentie.

Le nombre limité de ports sur le MacBook Air (un USB 2.0, un micro DVI et un port jack, à l’époque) faisait la joie des ricaneurs… un peu comme le MacBook 12’’ Retina qui possède encore moins de ports que son lointain prédécesseur. On notera que malgré les moqueries de l’époque, le format “ultra-portable” du MacBook Air s’est imposé depuis dans toute l’industrie.

Plus près de nous, on trouve tout de même un communiqué de Lenovo comparant la gamme Yoga aux MacBook ; il n’y a pas de date mais il y est fait mention d’OS X El Capitan. On peut donc estimer que ce comparatif, qui n’en est pas vraiment un, date de 2015 au plus tôt.

On y apprend que « en vérité, Apple et Lenovo cherchent à atteindre le même objectif avec des philosophies différentes ». Les utilisateurs ont ainsi « un choix réduit » d’ordinateurs portables Apple. « Dans certains cas, il peut n’y avoir que cinq ou six ordinateurs portables quand on considère les options offertes par Apple ». Évidemment, chez Lenovo c’est pléthore entre les gammes ThinkPad, IdeaPad, Yoga, les Chromebook…

Le Yoga est effectivement plus flexible qu’un MacBook.

« Quand on a besoin d’options, de flexibilité et de budget, Lenovo est un choix supérieur à Apple », fanfaronne le constructeur, qui met en avant les entrées et sorties de son Yoga 3. « Les MacBook d’Apple utilisent des ports propriétaires (comme le Thunderbolt) au lieu de ports universels, ce qui limite leur efficacité ».

macOS en prend aussi pour son grade, puisque « Windows 10 se compare directement à OS X El Capitan, et il est même meilleur. Pour le multitâche, l’interface, l’assistance personnelle et les fonctions spéciales (sic), Windows 10 est perçu par beaucoup comme un meilleur choix que le système d’exploitation d’Apple », assure sans sourciller le constructeur.

Du côté de Dell, on n’a pas vraiment trouvé de comparatif explicite avec des Mac. À croire que l’assembleur texan ne veut pas se comparer aux produits d’Apple… Même si le constructeur chasse volontiers sur les mêmes terres. La gamme XPS 13 et 15 pouces ultrafine se positionne par exemple entre le MacBook Air et le MacBook 12’’ Retina.

Et puis l’ombre d’Apple est toujours présente quand Dell présente de nouvelles machines grand public, comme lors de la présentation des nouveaux XPS (lire : Dell démonte le MacBook Air « furtif » avant même sa présentation). Par ailleurs, lors de l’acquisition d’EMC cette année, les dirigeants de Dell ont bien fait comprendre qu’il valait mieux que ce soit des ordinateurs Dell qui soient présents durant les réunions avec les clients, plutôt que des MacBook !

Dell entend aussi profiter de la vague enthousiaste autour du Surface Studio : le constructeur a en effet remis sur les rails son projet de Smart Desk annoncé il y a deux ans sans que rien n’en sorte, du moins jusqu’à présent. Cette nouvelle version, dont seul un coin du voile a été levé, est une très grande tablette tactile sous Windows 10 sur laquelle on peut faire fonctionner une molette semblable au Surface Dial (lire : Dell a aussi développé un Surface Studio).

La volonté farouche de ne pas lancer de Mac à écran tactile ouvre un boulevard aux constructeurs concurrents pour expérimenter des designs innovants (lire : Pour Phil Schiller, le Mac est une « expérience tactile à temps partiel »). Mais pour qu’une expérience tactile « de bureau » soit optimale, il importe que le système d’exploitation soit pensé pour être utilisé à la fois avec une souris et avec les doigts. Windows 10 n’en est pas encore tout à fait là.

Apple : le confort de la routine

Finalement, que reste-t-il aux Mac, face aux propositions toujours plus alléchantes de flexibilité, de puissance, et de souplesse tarifaire de la concurrence ? macOS, tout d’abord, et tout l’écosystème logiciel, qui restent au centre d’une expérience que Windows 10 n’est toujours pas capable d’offrir — même s’il faut reconnaitre que Microsoft progresse aussi sur ce point.

La force de la routine est également une puissante incitation au statu-quo. On n’a pas forcément envie de changer ses petites habitudes quand on possède un Mac qui fonctionne bien. La fiabilité des machines Apple est parfois prise en défaut (sur le MacBook Pro 15’’, sur le Mac Pro) mais globalement, les ordinateurs du constructeur fonctionnent bien et pendant plusieurs années.

Quoi qu’on puisse en penser, en termes d’innovation Apple ne s’endort pas sur ses lauriers : les SSD des MacBook Pro sont parmi les plus rapides du marché, les écrans P3 sont calibrés pour les travaux photo et vidéo, et la Touch Bar est un petit tour de force même s’il faudra voir à l’usage s’il s’agit plus que d’un gadget. Il n’empêche : le rythme de l’innovation a tout de même marqué le pas, sur Mac du moins.

Il n’y a qu’à voir l’emballement autour de la Surface Studio — y compris dans la communauté Mac — pour mesurer l’attente, voire l’empressement de beaucoup d’utilisateurs de machines Apple pour voir le constructeur se lancer dans une nouvelle voie. Gare toutefois aux déconvenues : quand Apple va un peu trop loin, comme sur les nouveaux MacBook Pro, les critiques ont plu comme à Gravelotte… Le curseur est souvent difficile à placer.

Quant au renouvellement régulier des machines, soumis il est vrai à l’inertie d’Intel, il est tombé aux oubliettes. À l’époque des PowerPC qui n’arrivaient pas à progresser, Apple proposait des speed bump à un rythme assez soutenu, souvent accompagnés par des changements cosmétiques. De quoi relancer l’intérêt à chaque fois, même si les utilisateurs n’étaient pas dupes !

L’activité Mac est évidemment importante pour l’histoire d’Apple, et elle l’est toujours dans les comptes du constructeur, mais de moins en moins. Au troisième trimestre, Apple a vendu 4,9 millions d’ordinateurs pour un chiffre d’affaires de 5,73 milliards de dollars. Des chiffres en baisse de 14,4% et 16,6% par rapport au même trimestre de l’an dernier.

Ces résultats sont le reflet d’une réalité : Apple reste un « petit » constructeur PC (si on accepte que l’iPad ne soit pas un ordinateur). Lenovo, HP et Dell vendent de deux à trois fois plus d’ordinateurs que la Pomme, avec des progressions bien meilleures (lire : Mauvaise performance pour les Mac au troisième trimestre).

Malgré les parts de marché, la place d’Apple était enviable : le constructeur était la mouche du coche, le mètre étalon sur lequel tout le monde accordait ses violons. Est-ce toujours le cas aujourd’hui ?

Illustration bandeau : Alexander Lyubavin, CC BY


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avatar pommecroquee | 

Le Mac reste pour le moment l'ordinateur idéal pour moi. J'utilise Windows, une distrib Linux et macOS au quotidien avec mes habitudes prises sur les 3 mais ça n'empêche que la complémentarité de l'environnement Apple est plus efficace. Le combo iOS et macOD est redoutable d'efficacité.

avatar jojo5757 | 

@pommecroquee

Je bosse aussi beaucoup sous Windows 7 et franchement je ne vois pas ce que Macos a de plus. J'ai sans doute plus l'habitude de Windows en milieu pro mais je trouve au contraire que Windows 7 est mieux foutu pour les petits détails. Clic droit et créer un raccourci sur le bureau, etc etc au quotidien j'ai plus de facilité. Donc ok pour l'écosystème. Mais si c'est juste pour Macos. Bof
A ce propos le MacBook Pro avec son gigantesque trackpad ça ne doit pas être bien pratique de taper sur le clavier ? Déjà qu'avec le modèle 2012 je trouve que le clavier est trop éloigné...

avatar ckermo80Dqy | 

@jojo5757

Le click droit pour créer un alias, on l'a aussi, si je ne m'abuse...

avatar béber1 | 

ckermo80Dqy
"Le click droit pour créer un alias, on l'a aussi, si je ne m'abuse…"

on a même le déplacement avec pomme-alt

avatar _mabeille_ | 

Au delà de la gamme plus ou moins récente.... Apple vend trop cher du matériel qui est ne vaut pas du tout ce prix. L'OS ne peut pas tout expliquer.

avatar béber1 | 

_mabeille_

Salut mabeille
L'OS ne peut pas tout expliquer, effectivement comme dans toute explication complexe, mais il l'explique très grandement.

avatar stemou75 | 

Apple laisse progressivement tout tomber : les serveurs, les écrans, les bornes wifi, le renouvellement des ordinateurs de bureau. Pas assez rentable.
A force d'avoir une logique purement comptable, l'environnement Apple s'appauvrit et les clients finiront par aller voir ailleurs.
Même l'iPhone 7 n'est pas un vrai renouvellement. On se demande sur quoi travaillent les équipes d'Apple avec un budget R&D au plus haut.....

C'est à n'y rien comprendre.

avatar bobdu87 | 

C'est un non sens la politique d'apple n'a aucun sens, ça veut vous vendre un écosystème tout en hésitant pas à sabrer la moitié des produits de la gamme ou presque...

avatar heret | 

Tu connais le cloud computing ? Et bien on va avoir le net computer promis par Larry Ellison il y a 15 ans.

avatar béber1 | 

pas impossible.

Pour répondre à Bobdu87, il se peut aussi qu'Apple réorganise toute sa gamme en relation avec sa stratégie future de produits.
Est-ce que celle-ci sera axée sur l'ultra-mobilité avec les portable et les iMobiles au détriment des Mac de bureau..? avec l'abandon du pro en conséquence?
…ou pas?

c'est ce qu'on verra sans doute en 2017

avatar mat 1696 | 

@stemou75

ils travaillent sur "comment être le plus rentable possible" y a que ça à mon avis^^

avatar PTT91 | 

Le marché d'Apple est essentiellement porté par les iPhones ces derniers temps. Apple a délaissé les Mac. Le jour où le marché des Smartphone est saturé (pour très bientôt), ce sera trop tard !

avatar DotMac | 

Bon j'attend l'analyse pertinente d'awk.

avatar awk | 

@DotMac

Je vous laisse à votre pathos ?

avatar vrts | 

c'est ça, du vent, du vent. va te racheter une vie mec.

avatar en ballade | 

@awk

"votre pathos"

Tu diffames les journalistes de Macge?

avatar béber1 | 

évidemment non.

awk a raison sur le fond.
Force est de reconnaitre que les fils de discussion sont actuellement emplis d'interrogations, de craintes, de dépit, voire de petites colères, etc. par rapport à l'atonie actuelle d'Apple vis-à-vis de sa politique -ou non-politique apparente - momentanée sur ses Mac de bureaux.

Donc ce sont les émotions qui dominent et très peu les réflexions sur ce que pourrait être la stratégie qui se met peu à peu en place.
Mais comme Apple, fidèle à son habitude, ne communique que très peu, ou pas du tout, elle laisse donc libre-cours à tous les déchainements d'interrogations plus ou moins rationnelles, souvent émotives sur les forums de discussions, dont celui-ci.

Cela vient surtout du fait qu'on pouvait s'attendre à des annonces lors de la dernière keynote "Hello again" touchant toute la gamme des Mac, Mac Mini, iMac et Mac Pro compris… et là, rien, sauf une Touch Bar qui paraissait une annonce bien maigrichonne par rapport aux niveaux des attentes suscitées.

C'est ce vide, ce manque d'informations et de visibilité qui fait cruellement défaut actuellement, et dans les discussions

avatar Glop0606 | 

Mon plus gros soucis, c'est d'une part le hardware qui devient de plus en plus élitiste/fermé, mais aussi Mac Os qui devient de plus en plus un cheval de Troie de icloud. L'herbe n'est pas forcément plus verte ailleurs mais l'avenir informatique tel qu'il se dessine actuellement ne me plait pas (Cloud, Big Data, tout soudé, Abo!!, ....)

avatar Crunch Crunch | 

J'adore Apple, mais...
Il faut avouer qu'attendre 1-2-3 ans pour un mise à jour de MacPro c'est n'importe quoi. Surtout que les prix ne baissent pas !!!

Je dis bravo à HP. Et BOUUUUUUGE TOI APPLE !!!

avatar SebD | 

@stemou75
C'est malheureusement vrai et je suis même surpris de l'accélération prise ces derniers mois : écrans, bornes et bientôt les mac de bureaux au placard... Mais quand on connaît la vision qu'Angela Arendt veut imposer aux Apple Stores tout s'explique.

avatar SebD | 

@DotMac
LOL ?

avatar robrob | 

"Ce qui désespère les utilisateurs professionnels, en dehors de l’apathie d’Apple, c’est surtout l’absence de feuille de route du constructeur. "
Ca a toujours ete le cas d'Apple. C'est pour ca que la majorite des entreprises ne veut pas toucher au Mac vu qu'il n'y a aucun moyen de planifier le support.
Mais ca n'a rien de nouveau.

avatar ataredg | 

Ici, on a franchi le cap Windows pour certaines taches parce qu'Apple n'est plus fiable (pas en terme de qualité du matériel, mais de la pérennité) et qu'elle ne donne aucun signe de vie de la gamme pro. Le basculement n'est pas total mais il est clairement à cause d'Apple.

avatar Paul Sernine | 

"Au troisième trimestre, Apple a vendu 4,9 millions d’ordinateurs pour un chiffre d’affaires de 5,73 milliards de dollars."

En gros la watch fait "presque" autant de CA (de l'ordre de 4M€) en 1 an que le mac en 1 trimestre...
C'est pas si mal....

avatar Titov | 

Apple paie son incurie ou alors prépare psychologiquement ses clients à l'arrêt de la production d'ordinateur.

Apple continuant le développement de MacOs qui deviendra payant mais qu'on pourrait alors utiliser sur des PC intel.

Ou alors c'est la révolution interne, les Mac tourneront sur des processeurs maison d'Apple les mêmes que l'iPad mais survitaminés

avatar heret | 

Et si Apple préparait l'abandon pur et simple de tout ce qui peut ressembler à un PC parce que bientôt, tout sera dans le cloud, les données et les logiciels ?

avatar béber1 | 

ce n'est pas spécifique à Apple, c'est une tendance générale qui agit comme une pensée dominante,
ne serait-ce que pour la gestion du Big Data de demain : enjeux colossaux

avatar Paul Sernine | 

Après la gamme HP Z pour les portables, ce sont des écrans full HD... 2.6Kg

mais des quadro et 32GO pour certains

Tout est histoire de compromis...

avatar en ballade | 

La pub Lenovo est juste excellente. Appl€ ou comment transformer son bureau en toile d'araignée.

avatar dvd | 

les arguments de HP pour sa gamme HP Z sont assez imparables.
je pense que cette phrase "

“La chose qui nous terrifiait en adoptant le PC, c'était de devoir apprendre Windows. Mais ce fut loin d'être aussi difficile que nous ne le pensions, en particulier parce que nous passons la plus grande partie de notre temps sur Adobe® Premier Pro et que l'interface est exactement la même."

tue apple.

après il y a des souci d'ergonomie mais globalement il ont raison.

avatar byte_order | 

Toutafé, le système d'exploitation s'efface de plus en plus dans l'usage quotidien, entre les usages web qui sont identiques et les plus grosses applications qui sont de plus en plus multiplateformes...

Les éditeurs de logiciels sont moins en moins enclin à viser qu'une seule plateforme qu'avant.
Hors on utilise directement surtout des logiciels, bien plus que le système d'exploitation.

avatar béber1 | 

byte_order
"Toutafé, le système d'exploitation s'efface de plus en plus dans l'usage quotidien, entre les usages web qui sont identiques et les plus grosses applications qui sont de plus en plus multiplateformes…"

c'est ce qu'on pourrait se dire, en ce qui concerne l'usage des applications
mais pas tout-à-fait en ce qui concerne une utilisation plus générale

Parce que tu le sais, un OS c'est aussi un ensemble de services (sur Mac il y a Mission Control, Lauchpad, Time Machine -génial-, etc.), des typos, des usages particuliers comme les raccourcis-clavier, les glisser-deposer, etc.

Bref un ensemble d'ergonomies logicielles qui, même si elles se réduisent entre les OS majeurs, constituent des univers relationnels encore à part, et dans lesquels il y a plus telle ou telle affinités.

Et c'est heureux.
Rien ne serait pire que l'uniformité

avatar Rembarre | 

@dvd
C'est vrai aussi pour Archicad, qui a la même interface sur Mac comme sur Windows.
Et pour Rhino, la différence est plutôt à l'avantage sur Windows.

avatar fte | 

Il serait vraiment temps d'arrêter de mettre sur le dos d'Intel l'immobilisme d'Apple.

D'une part les autres constructeurs ont fait évoluer leurs stations, donc ils ont bien dû trouver des trucs à changer...

D'autre part Intel a livré des révisions des Xeons du Mac Pro certes modestes dans la gamme du Mac Pro - sur le très haut de gamme c'est quelque peu différent -, mais il y a néanmoins une amélioration de la signature thermique, une fréquence 15% plus élevée, un bus mémoire 30% plus rapide... Et avec un processeur 8 ou 12 coeurs, un bus mémoire plus rapide c'est important.

Et enfin les GPU ont fait un beau progrès en 3 ans.

Sans parler de la connectique.

Si Apple est immobile c'est uniquement la faute d'Apple et rien que d'Apple. L'absence de communication et de roadmap n'est pas de la faute des sites de news Mac, c'est aussi la faute d'Apple et uniquement d'Apple.

Je peux aussi confirmer que des collègues se sont vu conseiller par des hommes en bleu de se tourner vers la concurrence en matière de station de travail, cette année et sur Genève. C'est complètement non officiel et murmuré dans un coin sombre, évidemment. J'ignore si c'est limité à mon bout de lac, je m'en fiche un peu à vrai dire.

Mais c'est pas grave hein, il y a de très bonnes stations Windows sur le marché qui fonctionnent parfaitement, et des ordis sur mesure tout à fait excellents.

avatar McDO | 

Gros +1

avatar occam | 

@fte :

« Je peux aussi confirmer que des collègues se sont vu conseiller par des hommes en bleu de se tourner vers la concurrence en matière de station de travail, cette année et sur Genève. C'est complètement non officiel et murmuré dans un coin sombre, évidemment. »

J'ai rapporté ici à plusieurs reprises le même genre d'expérience.
Donc, elle n'est pas limitée au bout du Léman.

Et cela a parfois un côté presque tragique, quand des techniciens que l'on connaît depuis 30 ans, qui ont défendu le Mac contre vents et marées, quand Apple était au plus bas, vous disent maintenant qu'ils en ont marre, et qu'ils ne peuvent plus justifier ce qu'ils sont censés préconiser officiellement.

Je n'ai jamais fait l'expérience d'un tel retour de manivelle, concernant Apple.
Pas même aux pires moments. Pas de l'intérieur. Pas de ses plus ardents adeptes.

avatar falemaster | 

Franchement c'est tentant. Apple est en train de nous perdre...

avatar McDO | 

"mais des ordinateurs qu’on laissera sous le bureau prendre la poussière et qui sont sans doute plus bruyants que le Mac Pro"

Mais qu'est ce que c'est que cette connerie ??
Le fan d'Apple qui essaye désespérément de trouver des qualités à sa corbeille à papier ?

Les PC bruyants sont les PC à 400€ au Carrefour.
Nicolas, le membre de votre équipe, possède pourtant un hackintosh et ne cesse de faire des éloges sur son silence de mort.

Un PC n'est pas forcément bruyant si on prend la peine d'être rigoureux dans ses choix. On est plus en 2004. Il faut se mettre à jour là ?

Ah oui, et à partir du moment où on utilise son PC quotidiennement et qu'on en prend soin, il ne "prend pas la poussière" ?

avatar killabling | 

ils se focalisent sur l iphone et leur "voiture"...normal vu comment les constructeurs nous enfument avec leur sois disant remise quand tu te pointes avec un autre devis....
Faire construire leur voiture leur couterait en gros 15k€ a la revente 100k€ du tt bénéfe qd on vise le luxe....

avatar Jazzride | 

De bonne guerre et non ca ne fait aucun bruit. Il y a 10/12 ans les pc étaient des machines pénibles et bruyantes. Là j'ai un HP pro à 1 m de moi il est totalement silencieux. mon imac passe de pièce en pièce et ne me sert plus du tout, de toute façon apple m'écoeure je l'utiliserai au final comme poste familial pour le web : il est totalement fonctionnel mais compte tenu des décisions ineptes et à répétition de apple je commence à switch et à me réhabituer au pc pour bosser. a ma grande surprise c'est devenu très agréable. quant à bosser avec les nouveaux MBP impossible donc me voila aussi à la recherche d'un bon pc portable.

Depuis le temps que j'attends un mac mini modulaire ou un nouveau mp voila ou j'en suis: 100% pc et je pense basculer sur du HPZ en 2017 en effet. alors que j'avais investi dans du tout apple pour l'écosystème mais bon.. on sait ce qu'il en est et je trouve chaque jour des solutions pour m'en dégager (jusqu'au softs de calendrier et de courrier win10 100% compatibles Icloud maintenant donc... en effet la concurrence a pris conscience de l'existence d'un marche massif dû au reswitch)

vous pouvez switch sans craintes de win10 ca tourne extrêmement bien. Il ne faut pas rester sur les souvenirs déplorables de vista etc. Évidemment il faut avoir des configs sérieuses et pas bridées comme chez la pomme. mais avec de bons pc (pas des pc low cost bien sur) c'est très chouette et quand on voit le choix de pc, de hards de softs etc, on respire.

Intérêt aussi d'un pc par rapport à du tout soudé (..;) : on clone : j'ai cloné mon fixe et mon portable et ainsi, en cas de gros souci, je ré-enclenche le nouveau DD et en 15 min tout est opérationnel jusqu'au moindre paramétrage. Allez faire ca sur un Imac ou un nouveau MBP...

Il y a 10 ans je conseillais apple maintenant je conseille les PC

Largage aussi des iphones sans regrets
"En face" il y a un choix immense.

On n'est plus en 1998 monsieur cook !

avatar occam | 

@Jazzride :

D'accord, mais il faut tout de même avouer que la mue du matériel PC ne s'est pas faite toute seule. Sans l'exemple menaçant du Mac, il n'y aurait pas eu de pression suffisante pour forcer l'évolution du hardware dans cette direction.

Le drame, c'est qu'Apple n'a pas su capitaliser sur son succès et son avance.
Comme si souvent par le passé.

avatar awk | 

@occam

" drame, c'est qu'Apple n'a pas su capitaliser sur son succès et son avance"

Si ce n'est que c'est le seul acteur majeur du secteur de l'ordinateur personnel qui remplisse encore ça mission: dégager de beaux profits.

Les concurrents sont bien plus fragiles que ne l'est l'activité mac.

Cherchez l'erreur ??

avatar occam | 

@awk :

• Si j'étais actionnaire d'Apple, les beaux profits feraient mes délices.
En tant que client sur le long terme, les beaux profits d'Apple ne m'intéressent que dans la mesure où ils sont réinvestis dans le développement, la qualité, la longévité et la pérennité de mes investissements.

Je veux bien payer une prime à Apple, tant qu'Apple m'offre la plus-value que je cherche.

Pendant une décennie à peu près, les bénéfices d'Apple et l'intérêt des clients investis dans le système ont coïncidé.
Aujourd'hui, c'est de moins en moins le cas.

« Les concurrents sont bien plus fragiles que ne l'est l'activité mac. »

Même si c'était globalement vrai, ce qui reste absolument à démontrer, l'argument resterait fallacieux.

1—Risque d'extinction asymétrique :

Apple peut abandonner à tout moment le secteur Mac et survivre sur le créneau iOS et éventuellement de nouveaux créneaux.
La plupart des constructeurs de PC n'ont pas ce luxe, même pas HP.
IBM s'est dégagé du secteur PC en le revendant à Lenovo.
Un PCexit pur et simple de tout autre "major player" serait salutaire pour les concurrences, sur un marché en contraction.

2—Impact asymétrique du risque d'écroulement :

La disparition du Mac n'entraînerait aucun inconvénient stratégique pour l'économie globale.
Une disparition du PC serait à ce point cataclysmique qu'elle serait inacceptable : quel que soit le destin individuel des acteurs sur ce marché, le PC dans son ensemble est "too big to fail".
"Big" aussi au sens de "vital".
Donc, peu importe la fragilité individuelle, le marché PC finirait par se consolider, de gré ou de force.

L'écosystème PC, même peu profitable, est par sa nature même anti-fragile.
Le Mac, aussi avancé et rentable soit-il, est à la merci de la première épidémie contre laquelle Apple n'aurait pas acquis une immunité suffisante.

avatar thierry37 | 

@Jazzride

"Intérêt aussi d'un pc par rapport à du tout soudé (..;) : on clone : j'ai cloné mon fixe et mon portable et ainsi, en cas de gros souci, je ré-enclenche le nouveau DD et en 15 min tout est opérationnel jusqu'au moindre paramétrage. Allez faire ca sur un Imac ou un nouveau MBP..."

Tu as dû raté un paquet de choses sur Mac.... ?

avatar Jazzride | 

Je rajouterai mais ca n'étonnera personne, que tous les pros (video son) que je connais sont soit sous win soit sous hackintosh. dans le milieu des services (au sens large) des macs on en voyait peu, on n'en verra plus. Alors je ne sais pas où apple va trouver sa clientèle: plus chez les étudiants plus chez les profs et chercheurs, plus chez les indés, plus chez les musiciens etc etc etc. Ils l'ont cherché.

La pub Lenovo est tout à fait exacte. Les 3 raisons qui font que pour la première fois depuis 10 ans je ne prendrai pas de MBP sont : la hausse injustifiée du prix, la non répérabilité et l'absurdité du concept pour un portable. Ca fait 3 bonnes raisons de jeter leur produit "awesome" aux orties. Le mec qui a conçu une telle idiotie ne bosse pas, ou n'a jamais bossé en déplacement.

avatar simnico971 | 

Ils auraient bien tort de se priver.

avatar 0lf | 

À quoi ça sert le PC réversible ?
- En tablette c'est trop lourd et l'OS n'est pas adapté,
- En tente ou clavier vers le bas ça n'apporte aucune plus-value et les hauts parleurs sont alors mal orienté.

avatar bobdu87 | 

C'est nul hein, pourtant MS en vends par palette... C'est que les gens n'ont pas la supériorité intellectuelle du mac user peut être...

avatar 0lf | 

Par palette... c'est plus un succès d'estime.
Et PC "réversible", c'est le truc avec l'écran qui se retourne dernière le clavier. Microsoft n'en fait pas. Le plus proche, c'est le surface Book dont le clavier est détachable et peut se monter à l'envers. Maintenant, dans quel cas tu vas prendre la peine de remonter le clavier à l'envers plutôt que d'utiliser juste la partie tablette...

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