Comment Intel fait piétiner les Mac

Antoine Collin |
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AprÚs avoir débattu de l'absence des processeurs AMD dans les Mac dans un article précédent, tournons-nous maintenant vers Intel, le choix principal d'Apple depuis le milieu des années 2000. Mais avant de parler de la situation actuelle, un peu d'histoire.

Notre série d'articles sur les processeurs du Mac

Comment fonctionne un processeur

Intel a inventé le concept de microprocesseur au début des années 1970, avec le 4004, et son premier processeur « x86 » date de 1978. Le nom fait référence au nom de la puce, 8086, et au jeu d'instructions, qui a évolué depuis tout en gardant une rétrocompatibilité.

Le jeu d'instructions est l'ensemble des commandes que le processeur peut exĂ©cuter. Il en existe de plusieurs types : x86 (Intel, AMD), ARM (ARM, Apple, Qualcomm, etc.), 68000 (Motorola), PowerPC (IBM, Motorola, Apple, etc.)
 Ils Ă©voluent rĂ©guliĂšrement, mais gardent gĂ©nĂ©ralement une rĂ©trocompatibilitĂ© : un processeur rĂ©cent accepte souvent les programmes Ă©crits pour un ancien CPU avec le mĂȘme jeu d'instructions.

Au fil des annĂ©es, le x86 a Ă©voluĂ© sous des marques successives : 80386 (le premier 32 bits), Pentium, Pentium Pro, Pentium 4, Core Duo, Core 2 Duo, Core i7, etc. Nous n'allons pas citer tous les modĂšles — ils sont trop nombreux — mais il faut retenir une chose : Intel fait Ă©voluer trĂšs rĂ©guliĂšrement ses puces. Et pour comprendre ce qui se passe actuellement, il faut parler d'architecture, de gravure, de cƓurs et de frĂ©quence.

Processeur Intel Core de 10e génération.

L'architecture, en schématisant, est la base du processeur. Un CPU avec une architecture précise (par exemple Skylake actuellement) va disposer d'une liste d'instructions x86, qu'il va exécuter en un nombre de cycles précis. Le passage dans une nouvelle architecture (par exemple Sunny Cove) va modifier l'agencement interne des unités de calcul, de la mémoire cache, les instructions supportées ou le nombre de cycles nécessaires pour une instruction.

Le but, dans la majoritĂ© des cas, va ĂȘtre de diminuer le nombre de cycles pour accĂ©lĂ©rer les calculs. Changer d'architecture nĂ©cessite Ă©videmment beaucoup de R&D, et les concepteurs de CPU disposent d'autres mĂ©thodes pour amĂ©liorer les performances : augmenter le nombre de cƓurs, augmenter la frĂ©quence ou amĂ©liorer la gravure.

La premiĂšre solution n'est efficace que dans une certaine mesure : ajouter des cƓurs n'a pas d'impact sur tous les usages et augmente la consommation et le coĂ»t du CPU. La seconde a un impact direct sur les performances mais aussi sur la consommation. De plus, la frĂ©quence dĂ©pend en partie de l'architecture 1, ce n'est donc pas un levier totalement efficace.

Enfin, la gravure. On parle de x nm (nanomĂštres) pour indiquer la taille des transistors. Plus la valeur est faible (et donc plus les transistors sont petits), plus la consommation diminue (en thĂ©orie). AmĂ©liorer la finesse de gravure permet de mettre plus de transistors sur la mĂȘme surface (donc plus de cƓurs, de mĂ©moire cache, d'unitĂ©s, etc.) et d'augmenter la frĂ©quence (Ă  consommation Ă©gale) ou diminuer la consommation (Ă  frĂ©quence Ă©gale).

En 2005, Apple a utilisé le décrié Pentium 4 dans une carcasse de Power Mac G5. Mais vous n'avez pas pu l'acheter.

Intel n'utilise que deux leviers

Nous l'avons vu dans le premier article sur AMD, il est possible d'utiliser les quatre avancĂ©es simultanĂ©ment : les Ryzen 3000 utilisent une nouvelle architecture (Zen 2), une frĂ©quence plus Ă©levĂ©e, plus de cƓurs (jusqu'Ă  16 en grand public) et une gravure plus fine (7 nm au lieu de 12 nm).

Or, depuis 2015, Intel n'exploite que deux leviers : augmenter la frĂ©quence et augmenter le nombre de cƓurs. Pour diverses raisons, comme l'absence de concurrence Ă  l'Ă©poque et des choix malheureux dans le monde mobile, le dĂ©veloppement de nouvelles architectures a Ă©tĂ© mis en pause. La seule innovation dans ce domaine date de fin 2019 avec Ice Lake (le nom de la gamme mobile) et son architecture Sunny Cove2.

Vous vous demandez pourquoi Intel n'améliore pas la gravure ? Parce que c'est compliqué. Historiquement, Intel grave ses puces directement, sans faire appel à un fondeur externe comme TSMC, Global Foundries ou Samsung, au contraire d'AMD actuellement, ou d'Apple.

Pendant des années, la société avait une avance confortable sur ses concurrents (jusqu'en 2013 environ) avant de tout perdre rapidement. Le passage du 22 nm (Haswell, Core de 4e génération) au 14 nm (Broadwell, Core de 5e génération) a été horrible pour Intel, avec un rendement trÚs faible.

Pour bien comprendre : les CPU sont fabriqués sur de grands disques de silicium (les wafers) et le rendement est calculé en prenant le nombre de processeurs utilisables à la fin divisé par le nombre de processeurs gravés. Le but, évidemment, est d'avoir un rendement élevé, proche de 100 %.

Or, la gravure en 14 nm n'a jamais Ă©tĂ© parfaite, comme les pĂ©nuries rĂ©currentes de puces le montrent bien, mais surtout le passage en 10 nm, l'Ă©tape suivante chez Intel, a subi le mĂȘme sort. Intel a dĂ» abandonner son premier CPU en 10 nm (Cannon Lake) et les Core de 10e gĂ©nĂ©ration combinent des modĂšles en 10 nm (Ice Lake) et 14 nm (Comet Lake).

Le Core i9 9900KS, fleuron d'Intel, le CPU qui n'aime pas la planĂšte.

Skylake, encore Skylake, toujours Skylake

Vous lirez ou entendrez souvent qu'Intel n'innove plus, et c'est malheureusement en partie vrai. Depuis la sixiÚme génération Core (2015), la base ne change pas. Skylake (qui désigne ici l'architecture et la gamme de processeurs) était une nouvelle architecture qui succédait à Broadwell (un CPU vu dans quelques Mac portables) avec une gravure en 14 nm.

À l'Ă©poque, le haut de gamme possĂ©dait quatre cƓurs avec une frĂ©quence maximale de 4,2 GHz en mode Turbo (le Core i7 6700K), le tout avec un Ă©ventuel GPU de la neuviĂšme gĂ©nĂ©ration (la sĂ©rie 500). La septiĂšme gĂ©nĂ©ration (Kaby Lake) n'amĂšne
 presque rien. La partie CPU ne bouge pas, mais monte (un peu) en frĂ©quence : 4,5 GHz dans le Core i7-7700K et ses quatre cƓurs. Les rares modifications concernent le GPU (sĂ©rie 600) : il gagne le dĂ©codage matĂ©riel du HEVC en 10 bits et quelques optimisations sur la frĂ©quence.

La huitiĂšme gĂ©nĂ©ration (Coffee Lake) ? MĂȘme chose. On reste en 14 nm, avec une augmentation de la frĂ©quence (5 GHz au maximum) et du nombre de cƓurs (six sur les Core i7). Mais les performances Ă  frĂ©quence identique n'Ă©voluent pas. Le GPU gagne un petit U dans le nom (par exemple Intel UHD Graphics 630) qui indique juste la prise en charge des DRM (HDCP 2.2).

La neuviĂšme gĂ©nĂ©ration, Coffee Lake Refresh, ne change toujours rien. C'est du 14 nm avec une frĂ©quence Ă©levĂ©e (5 GHz) et plus de cƓurs (huit dans le Core i9-9900K). Le GPU, lui, ne bouge pas. Sur cette gĂ©nĂ©ration, un gros problĂšme survient : monter la frĂ©quence et le nombre de cƓurs a un impact direct sur la consommation. Un Core i7-6700K avait un TDP (en simplifiant, la consommation maximale) de 91 W, un Core i9-9900KS monte Ă  127 W et cette valeur est trop faible pour vraiment profiter du CPU. Il faut dĂ©brider le TDP — ce que les Mac ne proposent pas — pour tirer la quintessence du CPU, qui consomme alors plus de 160 W. Nous en arrivons aux dixiĂšmes gĂ©nĂ©rations (oui, il y en a deux) qui nĂ©cessitent quelques explications.

Les MacBook Pro 15,4 pouces utilisent tous du Skylake depuis 2016.

Dixiùme ou dixiùme ? Mon cƓur balance

Nous venons de le voir, Intel vend grosso modo la mĂȘme chose depuis 5 ans. Skylake offrait d'excellentes performances en 2015 et offre toujours de bonnes performances en 2020. Mais il y a de la concurrence, que ce soit dans le monde du x86 avec les Zen 2 d'AMD ou dans le monde ARM avec les puces Ax d'Apple.

Le premier essai d'Intel en 10 nm, qui portait le nom de Cannon Lake (architecture Palm Cove), a Ă©tĂ© une vraie dĂ©bĂącle. Il s'agissait essentiellement d'un Skylake gravĂ© en 10 nm avec un GPU qui ne fonctionnait pas (dixiĂšme gĂ©nĂ©ration) et quelques instructions ajoutĂ©es (AVX-512). Sorti en catimini dans un NUC et dans un PC portable chinois, Cannon Lake a Ă©tĂ© rapidement poussĂ© sous le tapis, et son Ă©vocation amĂšne directement un silence gĂȘnĂ© chez Intel.

DeuxiĂšme essai, Ice Lake. Il s'agit de la vraie dixiĂšme gĂ©nĂ©ration, que l'on retrouve notamment dans les MacBook Air 2020. PremiĂšrement, Ice Lake inaugure une nouvelle architecture (Sunny Cove) qui offre des gains intĂ©ressants (jusqu'Ă  15 % dans certains cas). DeuxiĂšmement, le GPU gagne en puissance (64 cƓurs au lieu de 48 au mieux auparavant), en fonctions et en consommation.

Mais Ice Lake a un souci : la gravure en 10 nm. Intel ne maĂźtrise pas encore celle-ci et cantonne donc Ice Lake au monde mobile, avec des puces dotĂ©es de quatre cƓurs et des frĂ©quences conservatrices (4,1 GHz).

C'est lĂ  que la seconde dixiĂšme gĂ©nĂ©ration intervient : Comet Lake. Attention
 roulements de tambour
 Intel continue de recycler Skylake. C'est du 14 nm, avec le mĂȘme GPU, le mĂȘme CPU qu'en 2015 et plus de cƓurs et de frĂ©quence. Comet Lake va monter Ă  5,3 GHz et 10 cƓurs (dans les machines de bureau, 8 cƓurs en portable), avec Ă©videmment la consommation associĂ©e


Globalement, Comet Lake n'a que peu d'intĂ©rĂȘt mais vous n'aurez de toute façon pas le choix : tous les constructeurs y passeront, Apple compris, ne serait-ce que parce qu'Intel arrĂȘtera la « gĂ©nĂ©ration » prĂ©cĂ©dente.

Dans ce NUC, vous trouverez l'unique processeur Cannon Lake : un Core i3 sans partie graphique.

Les Lake du Connemara

Avant de parler du futur, il faut tout de mĂȘme Ă©voquer le fait qu'Intel essaye de proposer des choses intĂ©ressantes, comme le rĂ©cent CPU Lakefield. GravĂ© avec plusieurs technologies, il combine un cƓur puissant (Sunny Cove) avec quatre cƓurs qui consomment peu et offrent des performances faibles (Tremont, vu dans les puces Atom). Cette voie vous semble familiĂšre ?

C'est normal, c'est celle utilisée par ARM, Apple, Samsung et bien d'autres dans le monde mobile. Maintenant, parlons de ce qui va suivre, et c'est compliqué.

Il faut le rĂ©pĂ©ter : le 10 nm d'Intel n'est pas efficace. Actuellement, les puces en 10 nm tournent Ă  des frĂ©quences significativement plus faibles qu'en 14 nm, et c'est un problĂšme. De façon plus concrĂšte, Sunny Cove (l'architecture des Ice Lake mobiles) ne devrait pas ĂȘtre proposĂ©e dans les machines de bureau.

Dans le meilleur des cas, Intel proposera en 2020 la gamme Tiger Lake, avec une nouvelle architecture (Willow Cove) qui amĂšnera le PCI-Express 4.0, une nouvelle gĂ©nĂ©ration de GPU (Xe) et quelques amĂ©liorations sur la mĂ©moire cache. Les puces Tiger Lake viseront les appareils mobiles mais aussi les ordinateurs de bureau, avec une gravure en 10 nm. En parallĂšle, un plan de secours en 14 nm (encore) existe : Rocket Lake. Et pour la suite, il y a aussi Alder Lake. Cette famille de CPU, attendue en 2021, ne sera peut-ĂȘtre d'ailleurs pas prĂ©sente dans les Mac


Tiger Lake existe dĂ©jĂ . Au moins sur une carte des États-Unis.

Le probable abandon par Apple

Parlons d'Apple, qui utilise les processeurs d'Intel depuis une quinzaine d'années. Assez logiquement, les problÚmes du fondeur ont un impact direct sur les Mac : les portables évoluent assez peu, les machines de bureau encore moins. Le Mac mini coincé sur des puces de 8e génération montre bien le problÚme : la 9e et la 10e n'apportent pas de gains vraiment intéressants en dehors de quelques MHz.

La question qui se pose reste la mĂȘme que dans la partie sur AMD : pourquoi rester chez Intel ? SĂ»rement d'abord parce qu'Intel est un bon client pour Apple (ou Apple un bon client pour Intel). Apple n'a pas souffert publiquement de pĂ©nurie, Intel propose de temps en temps des puces un peu modifiĂ©es pour les machines ornĂ©es d'une pomme (c'est le cas des rĂ©cents MacBook Air, dotĂ©s d'un CPU plus compact) et mĂȘme si les performances Ă©voluent peu, elles restent globalement trĂšs bonnes.

AMD fournit une alternative tout à fait valable en 2020, mais passer chez le concurrent n'amÚnerait pas une vraie révolution. De plus, et cet argument est tout aussi valable que pour un passage chez AMD, les rumeurs sur une transition vers des puces ARM sont récurrentes.

Abandonner un partenaire de longue date pour un autre alors mĂȘme que le x86 (au sens large) pourrait disparaĂźtre des Mac semble Ă©tonnant. Nous allons nous arrĂȘter ici pour vous donner rendez-vous dans une troisiĂšme partie qui sera dĂ©diĂ©e aux puces ARM et aux choix possibles d'Apple. Mais la chose Ă  retenir de ce long article, c'est que l'absence de mise Ă  jour de certains Mac et l'Ă©volution assez faible des performances ces derniĂšres annĂ©es vient de mauvais choix d'Intel, qui n'avait pas anticipĂ© le retour d'AMD ni la montĂ©e en puissance des CPU de type ARM


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  1. Au dĂ©but des annĂ©es 2000, Intel a suivi une voie un peu particuliĂšre avec le Pentium 4. L'architecture Ă©tait optimisĂ©e pour une haute frĂ©quence, au dĂ©triment de l'efficacitĂ©. Malheureusement, Intel a foncĂ© dans un mur : la consommation, qui a limitĂ© la frĂ©quence en pratique.  ↩

  2. Architectures et noms de code dĂ©signent parfois la mĂȘme chose. Skylake fait rĂ©fĂ©rence autant Ă  la sixiĂšme gĂ©nĂ©ration de Core qu'Ă  l'architecture, par exemple.  ↩

Tags
avatar Grahamcoxon | 

TrĂšs intĂ©ressant merci. HĂąte de lire l article sur l’intĂ©gration probable des puces arm sur Mac.

avatar pancho53 | 

Super intéressant en effet !

avatar Adiibou | 

« Pour bien comprendre : les CPU sont fabriqués sur de grands disques de silicium (les wafers) et le rendement est calculé en prenant le nombre de processeurs gravés divisé par le nombre de processeurs utilisables à la fin. Le but, évidemment, est d'avoir un rendement élevé, proche de 100 %. »

N’est ce pas plutĂŽt le nombre de processeurs utilisables divisĂ© par le nombre de processeurs gravĂ©s ?

Article trĂšs intĂ©ressant sinon 🙃

avatar romainB84 | 

Article vraiment intéressant !
Vivement le prochain

avatar ric_anto | 

Article trÚs intéressant.
NĂ©anmoins, un dessin valant parfois mieux qu’un long discours, faire un schĂ©ma/tableau rĂ©capitulatif des architectures et « avancĂ©es » Intel ces derniĂšres annĂ©es aurait pu aider Ă  mieux comprendre 🙂

avatar pim | 

@ric_anto

Ou pas. Je crois comprendre qu’Intel essaye de noyer le poisson avec ses diffĂ©rents Lake !

đŸ„Ž

avatar raoolito | 

LES LAKE DU CONNEMARA

... whow putain đŸ€Ș

sinon bravo pour l'article en effet !

avatar Hideyasu | 

Super article !
Je serai curieux de savoir pourquoi Intel galĂšre autant sur la finisse de gravure quand les autres battent des records

avatar pim | 

@Hideyasu

J’ai cru comprendre que la façon de mesurer la taille des pistes prenait un bon petit facteur deux en fonction du fabricant, à la faveur d’Intel.

À vĂ©rifier nĂ©anmoins, il ne s’agit peut ĂȘtre que d’un Ă©cran de fumĂ©e consistant Ă  essayer de nous cacher la noyade des feuilles de route d’Intel dans les diffĂ©rents Lake, et pas que du Connemara, mais aussi d’Écosse, avec de vrais faux serpents de mer mythique dedans !

avatar Pyr0h | 

« Mais la chose Ă  retenir de ce long article, c'est que l'absence de mise Ă  jour de certains Mac et l'Ă©volution assez faible des performances ces derniĂšres annĂ©es vient de mauvais choix d'Intel, qui s’est dite qu’elle pouvait vendre tranquille le mĂȘme produit repackagĂ© pendant 5 ans et s’est faite griller par la concurrence... »

Je me suis permis de corriger.

avatar pim | 

@Pyr0h

TrĂšs juste.

Et comme le repackaging est aussi une vraie institution dans le domaine des cartes graphiques, qu’elles soient de chez Nvidia ou de chez AMD, les machines de bureau se retrouvent avec la double peine : rien de neuf niveau processeur, rien de neuf non plus niveau carte graphique !

avatar Pyr0h | 

@pim

Exactement. Du matériel correct d'il y a 5 ans donne encore pleine satisfaction ce qui n'était pas vrai il y a 15 ans de ça.

Les choses n'Ă©voluent plus de la mĂȘme maniĂšre et je ne pense pas qu'un hypothĂ©tique passage aux processeurs ARM soit si rĂ©volutionnaire en terme de gain de performances. L'efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique peut grandement s'amĂ©liorer cela dit.

avatar pocketalex | 

Moi je trouve ça pas plus mal, les machines ont une durée de vie supérieure et il n'est pas nécessaire de les remplacer tous les 3 ans

D'oĂč mes coup de gueule ici sur les discours concernant les performances soit-disant "nulles" des macs, des discours parfois extrĂ©mistes, que cela concerne le CPU ou le GPU. En vrai, la stagnation des CPU relativise les choses

En vrai les machines d'il y a 5 ans sont encore trĂšs capables, et en vrai un PC Ă©quivalent a un Mac n'est au fond pas plus rapide, ou du moins pas significativement

AprĂšs il y a l'histoire du Mac Pro mais c'est une autre histoire

MBA, MBP, iMac et iMac pro sont d'excellentes machines, pour peu que l'on choisisse les bonnes options ( pas de HDD, pas de fusion drive, assez de RAM, etc)

avatar fte | 

@pocketalex

"les machines ont une durée de vie supérieure"

Je ne crois pas. Ou plus exactement, les Wintel n’ont pas une durĂ©e de vie infĂ©rieure, lorsque la construction est de qualitĂ©, et des Wintel bien construits ne sont pas rares. L’entrĂ©e de gamme en plastique façon fourchettes jetables est en effet moins durable.

avatar Azurea | 

80386 et 80486 tout une Ă©poque ! Nostalgie...
TrÚs bon article, super documenté, merci !.

avatar sebasto72 | 

@Azurea

Toute une Ă©poque oui, mais perso je n’ai pas la nostalgie des x86 :)
À l’époque mes hĂ©ros c’était m68k, puis les processeurs RISC (mùùtin, quel pipeline !)

avatar philippe57 | 

Super article merci.

avatar TheRV | 

Et la loi de Moore ? đŸ€Ł

avatar Hideyasu | 

@TheRV

Moore il a Ă©tĂ© enterrĂ© par Intel depuis bien longtemps 😂

avatar sebasto72 | 

@Hideyasu

Une loi basĂ©e sur une suite gĂ©omĂ©trique de raison 2 ne peut que finir par manger tous les Ă©lectrons de l’Univers connu ou par disparaĂźtre...

A priori, l’Univers est toujours là ! 😅

avatar pim | 

Super article.

Il manque nĂ©anmoins un point : pourquoi dĂšs le dĂ©but l’architecture d’Intel 4040 et x86 est mauvaise, et pourquoi l’architecture Risk des processeurs ARM, Motorola et PowerPC est bonne ? Et comment Intel a rĂ©ussit avec une mauvaise architecture, en intĂ©grant peu Ă  peu les bonnes idĂ©es de la bonne architecture ?

C’est un thĂšme rĂ©current dans la technologie : ce n’est pas toujours le meilleur qui gagne, VHS contre betacam en tĂ©moigne.

Si maintenant le meilleur perdant regagne une manche contre le pire gagnant, que faut-il en penser ? C’est bonnet blanc et blanc bonnet, ils vont tous se fracasser contre le mur quantique, à la fin. Personne ne pourra descendre en dessous de 3 nm, c’est la fin de la loi de Moore (le fameux directeur d’Intel).

Sauf si Intel essaye de jouer la montre et a une solution pour sortir de l’impasse du silicium. Et qu’ils ont toutes leurs ressources sur ce projet, en secret. Un processeur utilisant des photons au lieu d’électrons, ne chauffant pas, et permettant de continuer Ă  descendre encore plus bas dans la finesse de gravure. C’est une hypothĂšse optimiste, l’hypothĂšse pessimiste Ă©tant de dire qu’ils n’ont aucune solution et qu’ils savent que c’est la fin !

avatar melaure | 

@pim

En tout ca ne me fait pas plus aimer ceux qui crachait sur le PowerPC en 2006.

Ca fait 15 ans qu’Intel stagne aprĂšs un gros saut entre le Pentium IV et le Core, mais pendant ce temps le Power des serveurs AIX sur lesquels je bosse a monstrueusement Ă©voluĂ© lui ! Je n’ai aucun doute qu’un dĂ©rivĂ© PowerPC de ces processeurs power 7/8/9 aurait Ă©tĂ© trĂšs puissant lui aussi ...

Tous ça pour une pure question de marge, on prive le macuser du meilleur de la techno ... a voir si ça change avec ARM ...

avatar pat3 | 

@melaure

"Tous ça pour une pure question de marge, on prive le macuser du meilleur de la techno .."

Et fait, c’est LA question de tout commerce


avatar melaure | 

@melaure

Le passage a ARM est aussi un pari risquĂ©, car aprĂšs toutes ces annĂ©es de progression, ce design est-il ou pas arrivĂ© au moment de l’essouflement ? Le A13 n’est pas tellement plus puissant que l’A11 ... il va falloir vraiment que la suite monte plus sĂ©rieusement en perf.

avatar pocketalex | 

Le ARM des iphone et iPad est taillé pour les usages Smartphone et tablettes

A quoi bon un A14 qui serait 2x plus rapide qu'un A13 ? Aucun intĂ©rĂȘt, tout tourne dĂ©jĂ  a fond sur iPad 7, l'iPad de base...

Une fois les Axx dans un Mac, la il y aura un intĂ©rĂȘt, et lĂ  tu aura des surprises

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