Comment Intel fait piétiner les Mac

Antoine Collin |
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AprÚs avoir débattu de l'absence des processeurs AMD dans les Mac dans un article précédent, tournons-nous maintenant vers Intel, le choix principal d'Apple depuis le milieu des années 2000. Mais avant de parler de la situation actuelle, un peu d'histoire.

Notre série d'articles sur les processeurs du Mac

Comment fonctionne un processeur

Intel a inventé le concept de microprocesseur au début des années 1970, avec le 4004, et son premier processeur « x86 » date de 1978. Le nom fait référence au nom de la puce, 8086, et au jeu d'instructions, qui a évolué depuis tout en gardant une rétrocompatibilité.

Le jeu d'instructions est l'ensemble des commandes que le processeur peut exĂ©cuter. Il en existe de plusieurs types : x86 (Intel, AMD), ARM (ARM, Apple, Qualcomm, etc.), 68000 (Motorola), PowerPC (IBM, Motorola, Apple, etc.)
 Ils Ă©voluent rĂ©guliĂšrement, mais gardent gĂ©nĂ©ralement une rĂ©trocompatibilitĂ© : un processeur rĂ©cent accepte souvent les programmes Ă©crits pour un ancien CPU avec le mĂȘme jeu d'instructions.

Au fil des annĂ©es, le x86 a Ă©voluĂ© sous des marques successives : 80386 (le premier 32 bits), Pentium, Pentium Pro, Pentium 4, Core Duo, Core 2 Duo, Core i7, etc. Nous n'allons pas citer tous les modĂšles — ils sont trop nombreux — mais il faut retenir une chose : Intel fait Ă©voluer trĂšs rĂ©guliĂšrement ses puces. Et pour comprendre ce qui se passe actuellement, il faut parler d'architecture, de gravure, de cƓurs et de frĂ©quence.

Processeur Intel Core de 10e génération.

L'architecture, en schématisant, est la base du processeur. Un CPU avec une architecture précise (par exemple Skylake actuellement) va disposer d'une liste d'instructions x86, qu'il va exécuter en un nombre de cycles précis. Le passage dans une nouvelle architecture (par exemple Sunny Cove) va modifier l'agencement interne des unités de calcul, de la mémoire cache, les instructions supportées ou le nombre de cycles nécessaires pour une instruction.

Le but, dans la majoritĂ© des cas, va ĂȘtre de diminuer le nombre de cycles pour accĂ©lĂ©rer les calculs. Changer d'architecture nĂ©cessite Ă©videmment beaucoup de R&D, et les concepteurs de CPU disposent d'autres mĂ©thodes pour amĂ©liorer les performances : augmenter le nombre de cƓurs, augmenter la frĂ©quence ou amĂ©liorer la gravure.

La premiĂšre solution n'est efficace que dans une certaine mesure : ajouter des cƓurs n'a pas d'impact sur tous les usages et augmente la consommation et le coĂ»t du CPU. La seconde a un impact direct sur les performances mais aussi sur la consommation. De plus, la frĂ©quence dĂ©pend en partie de l'architecture 1, ce n'est donc pas un levier totalement efficace.

Enfin, la gravure. On parle de x nm (nanomĂštres) pour indiquer la taille des transistors. Plus la valeur est faible (et donc plus les transistors sont petits), plus la consommation diminue (en thĂ©orie). AmĂ©liorer la finesse de gravure permet de mettre plus de transistors sur la mĂȘme surface (donc plus de cƓurs, de mĂ©moire cache, d'unitĂ©s, etc.) et d'augmenter la frĂ©quence (Ă  consommation Ă©gale) ou diminuer la consommation (Ă  frĂ©quence Ă©gale).

En 2005, Apple a utilisé le décrié Pentium 4 dans une carcasse de Power Mac G5. Mais vous n'avez pas pu l'acheter.

Intel n'utilise que deux leviers

Nous l'avons vu dans le premier article sur AMD, il est possible d'utiliser les quatre avancĂ©es simultanĂ©ment : les Ryzen 3000 utilisent une nouvelle architecture (Zen 2), une frĂ©quence plus Ă©levĂ©e, plus de cƓurs (jusqu'Ă  16 en grand public) et une gravure plus fine (7 nm au lieu de 12 nm).

Or, depuis 2015, Intel n'exploite que deux leviers : augmenter la frĂ©quence et augmenter le nombre de cƓurs. Pour diverses raisons, comme l'absence de concurrence Ă  l'Ă©poque et des choix malheureux dans le monde mobile, le dĂ©veloppement de nouvelles architectures a Ă©tĂ© mis en pause. La seule innovation dans ce domaine date de fin 2019 avec Ice Lake (le nom de la gamme mobile) et son architecture Sunny Cove2.

Vous vous demandez pourquoi Intel n'améliore pas la gravure ? Parce que c'est compliqué. Historiquement, Intel grave ses puces directement, sans faire appel à un fondeur externe comme TSMC, Global Foundries ou Samsung, au contraire d'AMD actuellement, ou d'Apple.

Pendant des années, la société avait une avance confortable sur ses concurrents (jusqu'en 2013 environ) avant de tout perdre rapidement. Le passage du 22 nm (Haswell, Core de 4e génération) au 14 nm (Broadwell, Core de 5e génération) a été horrible pour Intel, avec un rendement trÚs faible.

Pour bien comprendre : les CPU sont fabriqués sur de grands disques de silicium (les wafers) et le rendement est calculé en prenant le nombre de processeurs utilisables à la fin divisé par le nombre de processeurs gravés. Le but, évidemment, est d'avoir un rendement élevé, proche de 100 %.

Or, la gravure en 14 nm n'a jamais Ă©tĂ© parfaite, comme les pĂ©nuries rĂ©currentes de puces le montrent bien, mais surtout le passage en 10 nm, l'Ă©tape suivante chez Intel, a subi le mĂȘme sort. Intel a dĂ» abandonner son premier CPU en 10 nm (Cannon Lake) et les Core de 10e gĂ©nĂ©ration combinent des modĂšles en 10 nm (Ice Lake) et 14 nm (Comet Lake).

Le Core i9 9900KS, fleuron d'Intel, le CPU qui n'aime pas la planĂšte.

Skylake, encore Skylake, toujours Skylake

Vous lirez ou entendrez souvent qu'Intel n'innove plus, et c'est malheureusement en partie vrai. Depuis la sixiÚme génération Core (2015), la base ne change pas. Skylake (qui désigne ici l'architecture et la gamme de processeurs) était une nouvelle architecture qui succédait à Broadwell (un CPU vu dans quelques Mac portables) avec une gravure en 14 nm.

À l'Ă©poque, le haut de gamme possĂ©dait quatre cƓurs avec une frĂ©quence maximale de 4,2 GHz en mode Turbo (le Core i7 6700K), le tout avec un Ă©ventuel GPU de la neuviĂšme gĂ©nĂ©ration (la sĂ©rie 500). La septiĂšme gĂ©nĂ©ration (Kaby Lake) n'amĂšne
 presque rien. La partie CPU ne bouge pas, mais monte (un peu) en frĂ©quence : 4,5 GHz dans le Core i7-7700K et ses quatre cƓurs. Les rares modifications concernent le GPU (sĂ©rie 600) : il gagne le dĂ©codage matĂ©riel du HEVC en 10 bits et quelques optimisations sur la frĂ©quence.

La huitiĂšme gĂ©nĂ©ration (Coffee Lake) ? MĂȘme chose. On reste en 14 nm, avec une augmentation de la frĂ©quence (5 GHz au maximum) et du nombre de cƓurs (six sur les Core i7). Mais les performances Ă  frĂ©quence identique n'Ă©voluent pas. Le GPU gagne un petit U dans le nom (par exemple Intel UHD Graphics 630) qui indique juste la prise en charge des DRM (HDCP 2.2).

La neuviĂšme gĂ©nĂ©ration, Coffee Lake Refresh, ne change toujours rien. C'est du 14 nm avec une frĂ©quence Ă©levĂ©e (5 GHz) et plus de cƓurs (huit dans le Core i9-9900K). Le GPU, lui, ne bouge pas. Sur cette gĂ©nĂ©ration, un gros problĂšme survient : monter la frĂ©quence et le nombre de cƓurs a un impact direct sur la consommation. Un Core i7-6700K avait un TDP (en simplifiant, la consommation maximale) de 91 W, un Core i9-9900KS monte Ă  127 W et cette valeur est trop faible pour vraiment profiter du CPU. Il faut dĂ©brider le TDP — ce que les Mac ne proposent pas — pour tirer la quintessence du CPU, qui consomme alors plus de 160 W. Nous en arrivons aux dixiĂšmes gĂ©nĂ©rations (oui, il y en a deux) qui nĂ©cessitent quelques explications.

Les MacBook Pro 15,4 pouces utilisent tous du Skylake depuis 2016.

Dixiùme ou dixiùme ? Mon cƓur balance

Nous venons de le voir, Intel vend grosso modo la mĂȘme chose depuis 5 ans. Skylake offrait d'excellentes performances en 2015 et offre toujours de bonnes performances en 2020. Mais il y a de la concurrence, que ce soit dans le monde du x86 avec les Zen 2 d'AMD ou dans le monde ARM avec les puces Ax d'Apple.

Le premier essai d'Intel en 10 nm, qui portait le nom de Cannon Lake (architecture Palm Cove), a Ă©tĂ© une vraie dĂ©bĂącle. Il s'agissait essentiellement d'un Skylake gravĂ© en 10 nm avec un GPU qui ne fonctionnait pas (dixiĂšme gĂ©nĂ©ration) et quelques instructions ajoutĂ©es (AVX-512). Sorti en catimini dans un NUC et dans un PC portable chinois, Cannon Lake a Ă©tĂ© rapidement poussĂ© sous le tapis, et son Ă©vocation amĂšne directement un silence gĂȘnĂ© chez Intel.

DeuxiĂšme essai, Ice Lake. Il s'agit de la vraie dixiĂšme gĂ©nĂ©ration, que l'on retrouve notamment dans les MacBook Air 2020. PremiĂšrement, Ice Lake inaugure une nouvelle architecture (Sunny Cove) qui offre des gains intĂ©ressants (jusqu'Ă  15 % dans certains cas). DeuxiĂšmement, le GPU gagne en puissance (64 cƓurs au lieu de 48 au mieux auparavant), en fonctions et en consommation.

Mais Ice Lake a un souci : la gravure en 10 nm. Intel ne maĂźtrise pas encore celle-ci et cantonne donc Ice Lake au monde mobile, avec des puces dotĂ©es de quatre cƓurs et des frĂ©quences conservatrices (4,1 GHz).

C'est lĂ  que la seconde dixiĂšme gĂ©nĂ©ration intervient : Comet Lake. Attention
 roulements de tambour
 Intel continue de recycler Skylake. C'est du 14 nm, avec le mĂȘme GPU, le mĂȘme CPU qu'en 2015 et plus de cƓurs et de frĂ©quence. Comet Lake va monter Ă  5,3 GHz et 10 cƓurs (dans les machines de bureau, 8 cƓurs en portable), avec Ă©videmment la consommation associĂ©e


Globalement, Comet Lake n'a que peu d'intĂ©rĂȘt mais vous n'aurez de toute façon pas le choix : tous les constructeurs y passeront, Apple compris, ne serait-ce que parce qu'Intel arrĂȘtera la « gĂ©nĂ©ration » prĂ©cĂ©dente.

Dans ce NUC, vous trouverez l'unique processeur Cannon Lake : un Core i3 sans partie graphique.

Les Lake du Connemara

Avant de parler du futur, il faut tout de mĂȘme Ă©voquer le fait qu'Intel essaye de proposer des choses intĂ©ressantes, comme le rĂ©cent CPU Lakefield. GravĂ© avec plusieurs technologies, il combine un cƓur puissant (Sunny Cove) avec quatre cƓurs qui consomment peu et offrent des performances faibles (Tremont, vu dans les puces Atom). Cette voie vous semble familiĂšre ?

C'est normal, c'est celle utilisée par ARM, Apple, Samsung et bien d'autres dans le monde mobile. Maintenant, parlons de ce qui va suivre, et c'est compliqué.

Il faut le rĂ©pĂ©ter : le 10 nm d'Intel n'est pas efficace. Actuellement, les puces en 10 nm tournent Ă  des frĂ©quences significativement plus faibles qu'en 14 nm, et c'est un problĂšme. De façon plus concrĂšte, Sunny Cove (l'architecture des Ice Lake mobiles) ne devrait pas ĂȘtre proposĂ©e dans les machines de bureau.

Dans le meilleur des cas, Intel proposera en 2020 la gamme Tiger Lake, avec une nouvelle architecture (Willow Cove) qui amĂšnera le PCI-Express 4.0, une nouvelle gĂ©nĂ©ration de GPU (Xe) et quelques amĂ©liorations sur la mĂ©moire cache. Les puces Tiger Lake viseront les appareils mobiles mais aussi les ordinateurs de bureau, avec une gravure en 10 nm. En parallĂšle, un plan de secours en 14 nm (encore) existe : Rocket Lake. Et pour la suite, il y a aussi Alder Lake. Cette famille de CPU, attendue en 2021, ne sera peut-ĂȘtre d'ailleurs pas prĂ©sente dans les Mac


Tiger Lake existe dĂ©jĂ . Au moins sur une carte des États-Unis.

Le probable abandon par Apple

Parlons d'Apple, qui utilise les processeurs d'Intel depuis une quinzaine d'années. Assez logiquement, les problÚmes du fondeur ont un impact direct sur les Mac : les portables évoluent assez peu, les machines de bureau encore moins. Le Mac mini coincé sur des puces de 8e génération montre bien le problÚme : la 9e et la 10e n'apportent pas de gains vraiment intéressants en dehors de quelques MHz.

La question qui se pose reste la mĂȘme que dans la partie sur AMD : pourquoi rester chez Intel ? SĂ»rement d'abord parce qu'Intel est un bon client pour Apple (ou Apple un bon client pour Intel). Apple n'a pas souffert publiquement de pĂ©nurie, Intel propose de temps en temps des puces un peu modifiĂ©es pour les machines ornĂ©es d'une pomme (c'est le cas des rĂ©cents MacBook Air, dotĂ©s d'un CPU plus compact) et mĂȘme si les performances Ă©voluent peu, elles restent globalement trĂšs bonnes.

AMD fournit une alternative tout à fait valable en 2020, mais passer chez le concurrent n'amÚnerait pas une vraie révolution. De plus, et cet argument est tout aussi valable que pour un passage chez AMD, les rumeurs sur une transition vers des puces ARM sont récurrentes.

Abandonner un partenaire de longue date pour un autre alors mĂȘme que le x86 (au sens large) pourrait disparaĂźtre des Mac semble Ă©tonnant. Nous allons nous arrĂȘter ici pour vous donner rendez-vous dans une troisiĂšme partie qui sera dĂ©diĂ©e aux puces ARM et aux choix possibles d'Apple. Mais la chose Ă  retenir de ce long article, c'est que l'absence de mise Ă  jour de certains Mac et l'Ă©volution assez faible des performances ces derniĂšres annĂ©es vient de mauvais choix d'Intel, qui n'avait pas anticipĂ© le retour d'AMD ni la montĂ©e en puissance des CPU de type ARM


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  1. Au dĂ©but des annĂ©es 2000, Intel a suivi une voie un peu particuliĂšre avec le Pentium 4. L'architecture Ă©tait optimisĂ©e pour une haute frĂ©quence, au dĂ©triment de l'efficacitĂ©. Malheureusement, Intel a foncĂ© dans un mur : la consommation, qui a limitĂ© la frĂ©quence en pratique.  ↩

  2. Architectures et noms de code dĂ©signent parfois la mĂȘme chose. Skylake fait rĂ©fĂ©rence autant Ă  la sixiĂšme gĂ©nĂ©ration de Core qu'Ă  l'architecture, par exemple.  ↩


Tags
avatar Grahamcoxon | 

TrĂšs intĂ©ressant merci. HĂąte de lire l article sur l’intĂ©gration probable des puces arm sur Mac.

avatar pancho53 | 

Super intéressant en effet !

avatar Adiibou | 

« Pour bien comprendre : les CPU sont fabriqués sur de grands disques de silicium (les wafers) et le rendement est calculé en prenant le nombre de processeurs gravés divisé par le nombre de processeurs utilisables à la fin. Le but, évidemment, est d'avoir un rendement élevé, proche de 100 %. »

N’est ce pas plutĂŽt le nombre de processeurs utilisables divisĂ© par le nombre de processeurs gravĂ©s ?

Article trĂšs intĂ©ressant sinon 🙃

avatar romainB84 | 

Article vraiment intéressant !
Vivement le prochain

avatar ric_anto | 

Article trÚs intéressant.
NĂ©anmoins, un dessin valant parfois mieux qu’un long discours, faire un schĂ©ma/tableau rĂ©capitulatif des architectures et « avancĂ©es » Intel ces derniĂšres annĂ©es aurait pu aider Ă  mieux comprendre 🙂

avatar pim | 

@ric_anto

Ou pas. Je crois comprendre qu’Intel essaye de noyer le poisson avec ses diffĂ©rents Lake !

đŸ„Ž

avatar raoolito | 

LES LAKE DU CONNEMARA

... whow putain đŸ€Ș

sinon bravo pour l'article en effet !

avatar Hideyasu | 

Super article !
Je serai curieux de savoir pourquoi Intel galĂšre autant sur la finisse de gravure quand les autres battent des records

avatar pim | 

@Hideyasu

J’ai cru comprendre que la façon de mesurer la taille des pistes prenait un bon petit facteur deux en fonction du fabricant, à la faveur d’Intel.

À vĂ©rifier nĂ©anmoins, il ne s’agit peut ĂȘtre que d’un Ă©cran de fumĂ©e consistant Ă  essayer de nous cacher la noyade des feuilles de route d’Intel dans les diffĂ©rents Lake, et pas que du Connemara, mais aussi d’Écosse, avec de vrais faux serpents de mer mythique dedans !

avatar Pyr0h | 

« Mais la chose Ă  retenir de ce long article, c'est que l'absence de mise Ă  jour de certains Mac et l'Ă©volution assez faible des performances ces derniĂšres annĂ©es vient de mauvais choix d'Intel, qui s’est dite qu’elle pouvait vendre tranquille le mĂȘme produit repackagĂ© pendant 5 ans et s’est faite griller par la concurrence... »

Je me suis permis de corriger.

avatar pim | 

@Pyr0h

TrĂšs juste.

Et comme le repackaging est aussi une vraie institution dans le domaine des cartes graphiques, qu’elles soient de chez Nvidia ou de chez AMD, les machines de bureau se retrouvent avec la double peine : rien de neuf niveau processeur, rien de neuf non plus niveau carte graphique !

avatar Pyr0h | 

@pim

Exactement. Du matériel correct d'il y a 5 ans donne encore pleine satisfaction ce qui n'était pas vrai il y a 15 ans de ça.

Les choses n'Ă©voluent plus de la mĂȘme maniĂšre et je ne pense pas qu'un hypothĂ©tique passage aux processeurs ARM soit si rĂ©volutionnaire en terme de gain de performances. L'efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique peut grandement s'amĂ©liorer cela dit.

avatar pocketalex | 

Moi je trouve ça pas plus mal, les machines ont une durée de vie supérieure et il n'est pas nécessaire de les remplacer tous les 3 ans

D'oĂč mes coup de gueule ici sur les discours concernant les performances soit-disant "nulles" des macs, des discours parfois extrĂ©mistes, que cela concerne le CPU ou le GPU. En vrai, la stagnation des CPU relativise les choses

En vrai les machines d'il y a 5 ans sont encore trĂšs capables, et en vrai un PC Ă©quivalent a un Mac n'est au fond pas plus rapide, ou du moins pas significativement

AprĂšs il y a l'histoire du Mac Pro mais c'est une autre histoire

MBA, MBP, iMac et iMac pro sont d'excellentes machines, pour peu que l'on choisisse les bonnes options ( pas de HDD, pas de fusion drive, assez de RAM, etc)

avatar fte | 

@pocketalex

"les machines ont une durée de vie supérieure"

Je ne crois pas. Ou plus exactement, les Wintel n’ont pas une durĂ©e de vie infĂ©rieure, lorsque la construction est de qualitĂ©, et des Wintel bien construits ne sont pas rares. L’entrĂ©e de gamme en plastique façon fourchettes jetables est en effet moins durable.

avatar Azurea | 

80386 et 80486 tout une Ă©poque ! Nostalgie...
TrÚs bon article, super documenté, merci !.

avatar sebasto72 | 

@Azurea

Toute une Ă©poque oui, mais perso je n’ai pas la nostalgie des x86 :)
À l’époque mes hĂ©ros c’était m68k, puis les processeurs RISC (mùùtin, quel pipeline !)

avatar philippe57 | 

Super article merci.

avatar TheRV | 

Et la loi de Moore ? đŸ€Ł

avatar Hideyasu | 

@TheRV

Moore il a Ă©tĂ© enterrĂ© par Intel depuis bien longtemps 😂

avatar sebasto72 | 

@Hideyasu

Une loi basĂ©e sur une suite gĂ©omĂ©trique de raison 2 ne peut que finir par manger tous les Ă©lectrons de l’Univers connu ou par disparaĂźtre...

A priori, l’Univers est toujours là ! 😅

avatar pim | 

Super article.

Il manque nĂ©anmoins un point : pourquoi dĂšs le dĂ©but l’architecture d’Intel 4040 et x86 est mauvaise, et pourquoi l’architecture Risk des processeurs ARM, Motorola et PowerPC est bonne ? Et comment Intel a rĂ©ussit avec une mauvaise architecture, en intĂ©grant peu Ă  peu les bonnes idĂ©es de la bonne architecture ?

C’est un thĂšme rĂ©current dans la technologie : ce n’est pas toujours le meilleur qui gagne, VHS contre betacam en tĂ©moigne.

Si maintenant le meilleur perdant regagne une manche contre le pire gagnant, que faut-il en penser ? C’est bonnet blanc et blanc bonnet, ils vont tous se fracasser contre le mur quantique, à la fin. Personne ne pourra descendre en dessous de 3 nm, c’est la fin de la loi de Moore (le fameux directeur d’Intel).

Sauf si Intel essaye de jouer la montre et a une solution pour sortir de l’impasse du silicium. Et qu’ils ont toutes leurs ressources sur ce projet, en secret. Un processeur utilisant des photons au lieu d’électrons, ne chauffant pas, et permettant de continuer Ă  descendre encore plus bas dans la finesse de gravure. C’est une hypothĂšse optimiste, l’hypothĂšse pessimiste Ă©tant de dire qu’ils n’ont aucune solution et qu’ils savent que c’est la fin !

avatar melaure | 

@pim

En tout ca ne me fait pas plus aimer ceux qui crachait sur le PowerPC en 2006.

Ca fait 15 ans qu’Intel stagne aprĂšs un gros saut entre le Pentium IV et le Core, mais pendant ce temps le Power des serveurs AIX sur lesquels je bosse a monstrueusement Ă©voluĂ© lui ! Je n’ai aucun doute qu’un dĂ©rivĂ© PowerPC de ces processeurs power 7/8/9 aurait Ă©tĂ© trĂšs puissant lui aussi ...

Tous ça pour une pure question de marge, on prive le macuser du meilleur de la techno ... a voir si ça change avec ARM ...

avatar pat3 | 

@melaure

"Tous ça pour une pure question de marge, on prive le macuser du meilleur de la techno .."

Et fait, c’est LA question de tout commerce


avatar melaure | 

@melaure

Le passage a ARM est aussi un pari risquĂ©, car aprĂšs toutes ces annĂ©es de progression, ce design est-il ou pas arrivĂ© au moment de l’essouflement ? Le A13 n’est pas tellement plus puissant que l’A11 ... il va falloir vraiment que la suite monte plus sĂ©rieusement en perf.

avatar pocketalex | 

Le ARM des iphone et iPad est taillé pour les usages Smartphone et tablettes

A quoi bon un A14 qui serait 2x plus rapide qu'un A13 ? Aucun intĂ©rĂȘt, tout tourne dĂ©jĂ  a fond sur iPad 7, l'iPad de base...

Une fois les Axx dans un Mac, la il y aura un intĂ©rĂȘt, et lĂ  tu aura des surprises

avatar sebasto72 | 

@pim

C’est pas tant qu’elle Ă©tait mauvaise, dans les annĂ©es 80, tous les procs Ă©taient des CISC.
Bon, la gestion de la mĂ©moire par des segments Ă©tait, de mon point de vue, vraiment pourrie, mais c’est pas si grave.

Ce qui a rendu le x86 complexe au fil des annĂ©es, c’est la rĂ©tro-compatibilitĂ©.

Certes, cotĂ© pile c’est durable (un programme DOS a pu tourner sur des gĂ©nĂ©rations de cpu sans modification), cĂŽtĂ© face, ça oblitĂšre une partie des gain d’innovations disruptives, comme les architectures RISC apparues dans les 90’.

Sans compter que 95% des PCs de l’époque tournent sous Dos ou Windows. Donc la rĂ©tro compatibilitĂ© devenait quasi obligatoire pour qu’Intel ne se coupe pas de son parc de clients. Le couple Wintel n’a pas le mĂȘme ADN qu’Apple, qui n’hĂ©site pas Ă  rĂ©aliser des transitions perçues comme risquĂ©es (68k/PPC/X86/x64).

Intel était donc condamné à garder ses vieilles instructions x86, plus toutes celles rajoutées en cours de route (vous avez dit MMX?), pour que les programmes tournent toujours.
Sur le CPU, il a bien fallu amĂ©liorer l’architecture, ce qui voulait dire passer en RISC. Aujourd’hui, un x86, c’est un processeur RISC avec un traducteur CISC autour. Tu m’étonnes que le TDP crĂšve les plafonds.

Il paraĂźt que ça va mieux avec les instructions x64, mais... les CPU doivent toujours ĂȘtre capables de faire tourner du x86, Win32 oblige...

Perso, je regrette les PowerPC pour leur beautĂ© intĂ©rieure, mais Apple a eu raison de changer, la roadmap d’IBM (seul survivant de l’aventure PPC) est clairement axĂ©e grosse artillerie (power8, ça RoX!), aux antipodes des besoins d’Apple.

Avec ARM, on renoue avec des chouettes designs, quand ça arrivera sur Mac ce sera casse-pieds pour le dual boot, mais on fermera la parenthÚse Intel.

A+

avatar iftwst | 

@sebasto72

Wow merci pour ce commentaire.

avatar sebasto72 | 

@iftwst

À votre service 🙂

avatar pim | 

@sebasto72

Superbe, merci !

avatar PierreBondurant | 

Excellent article de synthĂšse qui rĂ©ussi a ĂȘtre dĂ©taillĂ© sans tomber dans des dĂ©tails trop techniques (auquel je ne comprendrais rien de toute façon 😬)
Le cas Intel me fait penser Ă  toutes les grosses boites oĂč j’ai bossĂ© ou la plupart des promotions se font moins sur les connaissances techniques que sur la fourberie et le bullshit en politique interne. Quand les derniers Ă  avoir une vision produit quittent le navire, on voit vraiment le vide sidĂ©ral des bullshitters mais c’est trop tard.
En espĂ©rant qu’Apple ne finisse pas comme ça...

avatar guyotlo | 

Dois je comprendre de cet article que rien ne sert d’attendre les Intel 10 pour le Mac mini ?
du coup la promo du Mac mini hier était super intéressante ?

avatar iftwst | 

@guyotlo

Si le possible gain en gpu.
J’ai dit possible hein si la nouvelle architecture est adoptĂ©e.

avatar BingoBob | 

@guyotlo

Je me pose la mĂȘme question. J’ai gardĂ© mon MacBook Pro 2010 jusqu’à ce jour, mĂȘme s’il rame sĂ©vĂšre. Si j’achĂšte un Mac de bureau aujourd’hui, j’aimerai aussi le garder 10 ans.Mais est-ce qu’il sera compatible avec les futurs Mac ARM ?
J’avais fait l’erreur d’acheter le Power Mac G5 Ă  l’époque. Je ne veux plus refaire ce genre d’erreur !

Super article, sinon ! J’attends avec impatience la 3Ăšme partie ! đŸ’Ș

avatar Cric | 

Merci pour cet article fort intéressant.
Vivement la suite avec l’ARM (et les problùmes de transition / rupture que ça risque d’amener).

avatar GRAILLE Alain | 

Personnellement, je regrette les puces PowerPC et quand je vois le dernier Mac Mini je regrette encore plus les PowerPC qui sur certaines fonctions Ă©tait plus rapide que les puces d'Intel cela se voit Ă  l'affichage sur les fenĂȘtres et je trouve que cela rame vraiment quand il faut attendre lĂ  oĂč avec les PowerPC cela semblait plus rapide. Ajouter des coeurs CISC oblige Ă  exĂ©cuter toutes les instructions avant de faire repartir le cycle et chez des processeurs RISC tout se faisait en mĂȘme temps car moins d'instructions mais plus d'activitĂ© ! EspĂ©rons que aller vers les ARM sera plus profitable au Mac qui est gourmand en process et pas en mĂ©moire ! On a dĂ©jĂ  vu cela !

avatar pocketalex | 

Effectivement ouvrir des fenĂȘtres, les dĂ©placer, dĂ©placer des fichiers, renommer des fichiers... Tout cela est bien plus lent que sous Maverick

Pas sûr que ce soit un problÚme de CPU, plutÎt de driver disque et de codage du Finder

Mais c'est plus lent et plus lourd qu'avant oui

D'oĂč cette impression que le PC sont plus rapide, la gestion des fenĂȘtres de Windows est quasi instantanĂ©e, ça donne un sentiment de nervositĂ©. Un faux sentiment, mais il est lĂ 

avatar padrig | 

TrÚs intéressant, merci. Je comprend mieux maintenant pourquoi la gamme des MacBooks n'a pas beaucoup évoluée.

avatar BingoBob | 

L’article se termine par la montĂ©e en puissance des puces ARM.
Mais j’ai l’impression qu’ARM partait de plus loin. Depuis des annĂ©es, Intel stagne, ARM progresse. Mais ARM ne va-t’elle pas arriver comme Intel Ă  un plateau ?

La sortie du dernier iPad Pro qui n’a bĂ©nĂ©ficiĂ© qu’un petit Z sur son A12, rejoint un peu le Mac Mini qui en 2 ans, n’a pas non plus changĂ© de processeur...

avatar pim | 

@BingoBob

Effectivement, au niveau gravure, tout le monde va se prendre un mur. Et du coup, avoir la bonne architecture va ĂȘtre plus que jamais essentiel ! Abandonner le CiSC simulĂ© pour du RISC pur, et abandonner toutes la rĂ©tro compatibilitĂ© x86 et MMX pourrait faire une sacrĂ©e diffĂ©rence.

Un autre point pose actuellement problĂšme Ă  Intel : les fameuses failles spectre et compagnie. Toutes les optimisations faites depuis vingt ans sont en train d’ĂȘtre abandonnĂ©es une Ă  une. Sans ces optimisations, tous les processeurs Intel depuis se prennent une rĂ©duction de 30 % de leur puissance. Encore un autre argument qui montre qu’il faut repartir de zĂ©ro.

avatar Boboss29 | 

On parle beaucoup d'un hypothĂ©tique Mac Arm, mais on n'a comme rĂ©fĂ©rence, actuellement, que les processeurs Axxx des Iphone/Ipad, qui sont tout de mĂȘme des machines destinĂ©es Ă  fonctionner sur batterie, et trĂšs petites. Si on image une machine avec le gabarit d'un mac mini par exemple, ou un Imac, on peut imaginer un processeur plus gros, voire plusieurs pour faire tourner la machine, adaptĂ© justement Ă  un pc. Quand on sait que l'ipad pro se compare Ă  des pc portables, on peut imaginer ce que donnerai un processeur, voire plusieurs, Axxx sur une carte mĂšre plus grosse, avec un GPU adaptĂ© etc... Qui nous dit mĂȘme que ces processeurs n'intĂ©greront pas les instructions x86 pour Ă©muler correcter les logiciels non compatibles, ou mĂȘme windows. Qui nous dit mĂȘme, que windows ne sera pas compatible avec ces mac ? Ca serait dans l'intĂ©rĂȘt de Microsoft de rendre compatible ces machines pour vendre des licences Offices et Windows. Bref, on verra bien, mais je pense qu'au delĂ  de tous nos fantasmes, on risque d'ĂȘtre surpris quand ça arrivera. Qui avait prĂ©vu le switch Intel aussi rapidement par exemple ?

Je vois par exemple les Axxx actuels comme Ă©tant les processeurs de la gamme Atom qu'on voyait dans certains pc lowcost il y a une dizaine d'annĂ©e. MĂȘme si le A13 est dĂ©jĂ  bien puissant, mais il n'est exploitĂ© que dans des matĂ©riels riquiqui avec la contrainte de l'autonomie etc....

avatar rolmeyer | 

@Boboss29
đŸ‘đŸ»

Qualcomm a bossé avec MS pour sortir un proc ARM spécifique pour Windows...et sans compter, vu le prix du produit final, la Surface Pro X.
Avec un rĂ©sultat assez...moyen. MĂȘme pour les apps natives.
Alors on peut toujours se rassurer et dire que c’est la faute de Windows, mais bon Windows sur Arm existe depuis longtemps.
J’ai des doutes que Apple puisse faire des miracles avec MacOs sur Arm.
Il semblerait mĂȘme ( je mets la conditionnel parce que j’ai vu l’info pas la preuve ) que la Surface Go 2 avec le intel m3 soit plus rapide que la Surface X.

avatar fte | 

@Boboss29

Il y a beaucoup d’hypothùses.

À ce stade on ne sait pas grand chose.

Mais on peut jeter un coup d’Ɠil sur la trajectoire de macOS depuis quelques annĂ©es. La mĂ©tĂ©o n’est plus Ă  des usages lourds depuis longtemps, sauf quelques niches dans des niches. La mobilitĂ© grand public est trĂšs dominante dans l’orientation d’Apple.

Donc mĂȘme si le prix Ă  payer est un niveau de performances moindre et pas de dual boot, si Apple parvient Ă  proposer des portables macOS ayant 20 heures d’autonomie et dotĂ©s de la riche logiteque iOS plus ou moins bancalement adaptĂ©e Ă  macOS en plus d’applications macOS recompilĂ©es telles que Office, FinalCut et d’autres... ma foi...

Rien n’interdit de conserver les desktop avec des processeurs desktop par ailleurs, pour les niches de niches, mĂȘme si ça implique d’avoir des applications compilĂ©es pour deux architectures. La mĂ©canique de code intermĂ©diaire recompilĂ© en natif par l’AppStore est dĂ©jĂ  en place pour iOS, pourquoi pas pour macOS Ă©galement ?

Je trouverais ça intéressant pour ma part. Il y aurait un vrai truc unique et particulier à ces machines et ce constructeur, à part un macOS vieillissant et délaissé.

avatar rolmeyer | 

@fte
Assez d’accord.
La question qui se pose c’est Apple va elle en plus macOs, iPad Os, watch Os, Tv Os, et iOs se farcir en plus un macOs arm...sans compter que les gens vont vouloir utiliser des anciennes app sur un mac Os arm...MS a essayĂ© avec le rĂ©sultat qu’on connait.
Certes les utilisateurs de mac Os sont 10 fois moins nombreux que Windows, et dans cette petite frange, les utilisateurs de MacOs arm, seraient encore une plus petite sous catégorie...néanmoins ça ne les rends pas spécialement technophiles.

L’autre fantasme c’est l’autonomie, est ce que 20 h vont vraiment ĂȘtre un argument ultime..aujourd’hui on arrive avec un macbook air Ă  une autonomie d’une journĂ©e de travail sans chargeur, les gens vont ils faire les concessions que va demander ARM juste parce qu’ils ont la flemme de recharger la nuit ?
(Les rĂ©sultats sur Windows sont assez moyens, on s’aperçoit qu’un Os desktop c’est pas un Os mobile et que si on tire sur un proc ARM et bien ça consomme aussi, que ce soit la Surface pro X ou les machines de Lenovo ou le Samsung galaxy book qui est plus prĂšs des 11 h que des 20)

avatar fte | 

@rolmeyer

"L’autre fantasme c’est l’autonomie"

Oui et non. Peut-ĂȘtre. :)

Mon ThinkPad peut tenir entre 2 heures et 12 heures. Pleine puissance, luminositĂ©, et Photoshop et Lightroom, il s’écroule. Ce n’est pas son usage premier. Économie d’énergie max, luminositĂ© abaissĂ©e, office, notion, evernote, bref, productivitĂ© machin, il tient la journĂ©e.

Il y a cependant une trĂšs grande diffĂ©rence entre l’autonomie de mon ThinkPad en rĂ©glage Ă©conomie et l’autonomie de mon iPad. Je sais que l’iPad va tenir la journĂ©e. Le ThinkPad, je dois gĂ©rer, je dois y penser. Battery anxiety...

C’est absolument un des arguments principaux qui a pesĂ© dans la balance pour mon choix d’un iPad.

Peut-ĂȘtre que c’est un fantasme.

Mais je crois qu’Apple a plus de chance de produire un notebook arm avec une autonomie supĂ©rieure et avec une logiteque qui suive que Microsoft, du moins dans les une ou deux annĂ©es qui viennent.

J’ai en fait plus de facilitĂ© Ă  envisager un Mac arm peu puissant mais avec une grande autonomie qu’un Mac arm rivalisant avec un portable Intel (ou mieux, AMD) en terme de puissance. arm vraiment puissant sans exploser la consommation, ça doit encore ĂȘtre dĂ©montrĂ©.

C’est la seule chose qui me ramùnerait vers macOS actuellement...

avatar rolmeyer | 

@fte

Ton exemple est frappant mais va rester anecdotique. Tu crois vraiment que les acheteurs de Thinkpad vont se précipiter sur un macbook arm ?
Et lightroom, et photoshop sur arm, on va attendre, et longtemps.
Et si c’est en Ă©mulation ça va tirer tellement sur la batterie qu’on va perdre tout bĂ©nĂ©fice d’un augmentation de l’autonomie.
Un mec avec un macbook air ou macbook pro 2 ports TB qui a aujourd’hui 9 heures d’autonomie va pas acheter un macbook arm pour avoir 12 ou 14 heures.
Donc qu’on en ait envie, oui, (et j’en fait partie ) que ce soit dans les prioritĂ©s d’Apple pour les 3 personnes qui veulent ça j’ai des doutes. ( d’oĂč le mot fantasme)
Quand à l’iPad son autonomie est bonne mais quand tu commence à taper dedans on arrive bien vite à une autonomie de Laptop intel.
J’ai un iPad pro 12.9 2018, en tablette j’avais une autonomie de...tablette, depuis que j’ai le clavier à trackpad, elle a fondu comme neige au soleil, tout simplement parce que je fais des tñches plus lourdes et plus nombreuses, et je m’approche de l’autonomie de mon macbook air.

avatar fte | 

@rolmeyer

"Tu crois vraiment que les acheteurs de Thinkpad vont se précipiter sur un macbook arm ?"

Bien entendu que non. Je pensais à l’actuelle base de clientùle Mac qui reste... et à quelques switchers potentiels (dont moi) en effet anecdotiques. Et surtout à de potentiels switchers d’iPad vers un Mac arm.

Et plus gĂ©nĂ©ralement je pensais Ă  l’attractivitĂ© du Mac auquel il ne reste plus tant de caractĂ©ristiques uniques (les fameux USP) Ă  part un macOS dĂ©laissĂ© par Apple.

avatar Krysten2001 | 

@rolmeyer

« Un mec avec un macbook air ou macbook pro 2 ports TB qui a aujourd’hui 9 heures d’autonomie va pas acheter un macbook arm pour avoir 12 ou 14 heures. » c’est quoi cette remarque ?đŸ˜‚đŸ€Ł tout le monde veut plus d’autonomie donc ce sera le bienvenue.

« Quand Ă  l’iPad son autonomie est bonne mais quand tu commence Ă  taper dedans on arrive bien vite Ă  une autonomie de Laptop intel.
J’ai un iPad pro 12.9 2018, en tablette j’avais une autonomie de...tablette, depuis que j’ai le clavier Ă  trackpad, elle a fondu comme neige au soleil, tout simplement parce que je fais des tĂąches plus lourdes et plus nombreuses, et je m’approche de l’autonomie de mon macbook air. » cela va ĂȘtre corriger avec une MAJ😉

avatar darthnet | 

Apple aurait du rester sur Power PC
et
HP n'aurais jamais du abandonner PA-Risc

avatar corben | 

La conclusion rĂ©sume bien la situation: Intel n’a pas vu les ARM arriver ni AMD revenir

avatar rolmeyer | 

@corben

Oui enfin ils ont aussi perdu de temps, de l’argent et des ressources Ă  vouloir faire un processeur mobile. Cette obsession de faire un proc pour les tablettes et la tĂ©lĂ©phonie s’étant soldĂ© par un Ă©chec cuisant, les autres ont eu le temps de progresser.
(Depuis 2010 on nous promettait un tĂ©lĂ©phone sous Intel puis une tablette pour finir avec Intel abandonnant officiellement en 2016 avec 10.000 suppression d’emplois )

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