35 ans avant Apple, Quark proposait son Catalyst pour Apple II

Jean-Baptiste Leheup |

Voici une nouvelle petite découverte qui nous ramène aux années 1980, quasiment à la préhistoire de l'informatique. Dans la gamme d'Apple, on trouve un Macintosh tout neuf, quelques Apple II très populaires, ainsi qu'un Apple III et un Lisa qui ne savent pas encore quel funeste destin les attend…

C'est dans ce contexte qu'une toute petite entreprise fondée en 1981 dans le Colorado s'attaque à l'un des principaux handicaps de l'Apple II : son incapacité à gérer l'utilisation de plusieurs logiciels. Attention, on ne parle pas d'une simple absence de multitâche comme en souffrait le Macintosh, qui obligeait à quitter un programme pour en lancer un autre ; sur l'Apple II, il fallait carrément redémarrer l'ordinateur pour changer de logiciel ! En effet, chaque programme était livré sur sa disquette contenant le système d'exploitation de l'Apple II et depuis laquelle l'amorçage du logiciel se faisait automatiquement.


avatar apaisant | 

35 jours avant Apple ?

avatar Marcos Ickx | 

@apaisant

35 avant Apple.
C’est le calendrier Stevien.
🤣🤣

avatar Marcos Ickx | 

@apaisant

Doublon. Tellement le système est lent.

avatar Madalvée | 

Quark en pointe de la technologie ? Vous fouillez vraiment dans les archives.

avatar YetOneOtherGit | 

« Pour la petite histoire, on notera d'ailleurs que Catalyst était lui-même protégé contre la copie, au moyen d'un secteur défectueux glissé dans la disquette. Une petite astuce qui fonctionnait bien… jusqu'à ce qu'Apple remplace son lecteur de disquettes UniDisk par un nouveau lecteur modernisé en septembre 1986, conduisant à une inévitable erreur de lecture… »

Une des astuces pour lutter contre la copie si facile des disquettes était à l’époque d’écrire volontairement des données à un état intermédiaire entre le 0 et le 1.

Sur plusieurs lectures successives l’on obtenait une distribution aléatoire de 0 et 1 certifiant l’original.

Sur une copie la lecture avant écriture figeait évidemment l’état faisant disparaître cet aspect aléatoire qui était la signature de l’original.

Je ne sais pas si c’est cette approche que vous évoquez ici ?

avatar Jean-Baptiste Leheup | 

@YetOneOtherGit

Il n’y a hélas pas plus de détail dans la littérature de l’époque. J’avais pensé qu’un secteur était matériellement défaillant (illisible) sur la disquette d’origine, mais jamais appelé par le logiciel. Ainsi, le logiciel tournait sans souci sur sa disquette d’origine ; mais toute tentative de copie (qui incluait forcément le secteur défaillant) se soldait par un échec.

avatar YetOneOtherGit | 

@j-b.leheup

Il y a eu pas mal d’approches jouant sur le principe d’un « défaut » ne pouvant pas être reproduit par une copie à l’époque.

C’était au final assez facile à déplomber et c’est passé de mode.

Et tant que nous sommes sur ces considérations, un classique pour ceux qui ne connaîtraient pas.

La lettre ouverte de Bill Gates en 76 pour dénoncer le piratage du BASIC de Micro-Soft pour l’Altair 8800

https://en.wikipedia.org/wiki/Open_Letter_to_Hobbyists

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