Rendre le Mac multitâche en 1985, une vraie galère…

Jean-Baptiste Leheup |

Alors que l'on se plaignait récemment d'iOS 13.2 qui avait parfois tendance à fermer un peu trop vite les applications en tâche de fond, il est bon de rappeler qu'à une époque, le multitâche était tout simplement inexistant…

Le kernel, ou noyau, est l'élément fondamental d'un système d'exploitation. Il permet aux différents composants, logiciels et matériels, d'interagir entre eux. Le développement du noyau est une étape cruciale dans la création d'un système d'exploitation, car de sa qualité dépendra la stabilité et l'évolutivité de tout le système.

Or, durant le développement du premier Macintosh, commercialisé en 1984, le noyau n'avait pas fait l'objet de toute l'attention nécessaire, alors même que des systèmes Unix avaient déjà posé les règles modernes de la mémoire protégée et du multitâche préemptif ; le noyau distribue l'accès au processeur et à la mémoire entre les applications, et peut à tout moment interrompre un processus pour donner la priorité à un autre, ou interdire certaines interactions entre les logiciels et les ressources matérielles de l'ordinateur.

Le premier Macintosh faisait tout l'inverse. Chaque application prenait la main sur l'ordinateur, comme si elle était seule au monde. D'ailleurs, elle était seule au monde : pour lancer un programme, le Macintosh fermait le précédent. Même le Finder, avec son bureau et ses icônes, disparaissait pour laisser la place à MacWrite, MacPaint ou MacDraw. Le Finder n'était pas seulement masqué, ou suspendu : il était quitté !

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