Il se passe décidément quelque chose dans le monde du PC. L'année 2026 va-t-elle marquer le commencement de la grande bascule vers l’architecture ARM pour l'écosystème Windows ? L’histoire nous dira si ce phénomène se concrétisera à grande échelle, la route est encore semée d’embûches.
Jensen Huang, cofondateur et CEO de Nvidia, en 2023. Image Taiwan Presidential Office (CC BY)
Quoi qu’il en soit, la dynamique s'accélère. Après Qualcomm qui promet de casser les prix avec des PC à 300 $ d’ici la fin de l’année, c’est au tour de Nvidia de dévoiler son jeu.
PC Windows ARM : un an après le renouveau, pourquoi ça coince encore
Le secret était éventé depuis un moment, mais l'officialisation est désormais imminente : Nvidia s'apprête à annoncer ses propres puces ARM pour ordinateurs portables ce week-end lors du Computex. La machine à rumeurs a d'ailleurs laissé place à un plan de communication savamment orchestré par les principaux intéressés. Sur X, les comptes officiels de Windows, de Nvidia GeForce et d'ARM ont tous publié le même message en chœur : « Une nouvelle ère pour le PC ».
A new era of PC.
— Arm (@Arm) May 29, 2026
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Pour dissiper les dernières zones d'ombre, ces publications s'accompagnent de coordonnées géographiques pointant directement vers Taipei, berceau du célèbre salon de l'électronique. C'est précisément là que le caméléon tiendra une conférence très attendue dimanche soir, avec la présentation fort probable de ses toutes nouvelles puces portables baptisées N1 et N1x.
La fin du monopole de Qualcomm
Ces processeurs faisaient l'objet de bruits de couloir insistants depuis plus de deux ans. Michael Dell en personne avait déjà évoqué à demi-mot l'arrivée de ces fameux « PC IA » équipés par Nvidia. Ses équipes, tout comme celles de Lenovo, seraient d'ailleurs déjà à pied d'œuvre pour intégrer la variante N1x dans leurs futures machines.
Au-delà des caractéristiques techniques, cette arrivée marque surtout une rupture stratégique majeure : elle signe la fin de l'exclusivité de Qualcomm sur la déclinaison ARM de Windows 11. Cette perte de monopole est une excellente nouvelle pour l'émulation du marché. Une véritable guerre des puces se dessine enfin sur Windows, poussant d'ailleurs Qualcomm à réagir de manière préventive sur l'entrée de gamme avec sa plateforme abordable Snapdragon C.
Des PC portables ARM à 300 $ pour concurrencer le MacBook Neo ?
Voilà qui devrait, à terme, apporter une saine dose de concurrence au MacBook Neo, qui continue pendant ce temps de se vendre comme des petits pains.
Le MacBook Neo marche si bien qu’Apple aurait doublé ses commandes













