Apple chercherait activement à acheter des start-ups spécialisées dans la conception de puces, d’après The Information. L’entreprise est pourtant reconnue pour ses talents dans le domaine, grâce à ses puces qui animent avec brio tous ses produits, de l’Apple Watch au Mac, en passant par l’iPhone. La Pomme a largement dominé les débats sur l’efficacité énergétique, avec des composants pour mobiles bien plus puissants que ses concurrents directs. Ce savoir-faire aurait néanmoins du mal à s’adapter aux besoins de puissance extrême dans les serveurs. En particulier, nos confrères suggèrent que la production d’Apple ne serait pas à la hauteur dans l’IA.
La firme de Cupertino a créé ses propres serveurs avec une puce M2 Ultra pour mettre en place le Private Cloud Compute, une infrastructure en ligne chargée d’assister la variante locale d’Apple Intelligence. Son idée était de développer des modèles légers pour tourner directement sur les appareils mobiles ou ordinateurs, et d’autres plus puissants qui tournent sur ses serveurs, conçus en interne sur la même base matérielle. Ce plan a toutefois déraillé cette année, quand Apple a été contrainte de faire appel à Google et Nvidia pour son modèle le plus puissant.
D’après The Information, l’entreprise espérait bien exploiter ses serveurs pour le modèle AFM 3 Cloud Pro, le plus puissant parmi ceux présentés en juin dernier. Néanmoins, les puces M2 Ultra n’auraient pas suffi pour les monstrueux LLM Gemini qui ont servi de fondation à la dernière variante d’Apple Intelligence. Le choix de Nvidia dans des serveurs mis en place par Google aurait ainsi été une contrainte technique, bien plus qu’un choix stratégique.
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Il faut dire que la puce M2 Ultra a été conçue pour un tout autre contexte que celui de l’inférence des immenses modèles de langage. Ses composants ont été optimisés pour macOS et un usage informatique courant, avec probablement un grand nombre de goulets d’étranglement dans le monde de l’IA. Si Aaron Tilley et Valida Pau, les deux journalistes derrière la rumeur du jour, n’entrent pas dans les explications techniques, la mémoire vive pourrait être trop limitée, tant en quantité qu’en termes de bande passante.
Plus gênant, Apple comptait sur un successeur pour une sortie en 2026, mais il serait retardé et ne devrait pas voir le jour cette année. Quelles que soient les raisons, c’est sans doute en partie ce qui a imposé le choix de Nvidia pour le lancement des OS 27. On ne sait même pas si ce projet lancé en 2024 avec l’aide de Broadcom verra finalement le jour.
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Ces derniers mois, le créateur de l’iPhone aurait commencé à discuter à la fois avec des banquiers et avec des start-ups spécialisées dans les semi-conducteurs. Les sources de The Information pointent ainsi vers des préparatifs en vue d’une acquisition, qui pourrait être plus grosse que la moyenne. Alors qu’Apple a souvent été prudente, en privilégiant les petites entreprises et sommes aux opérations d’envergure, l’intelligence artificielle l’obligerait à changer de stratégie. Ce changement est même sans doute déjà en place, à en juger par son achat de Q.ai en début d’année : à près de deux milliards de dollars, c’est sa deuxième plus importante acquisition après Beats.
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Pour ne plus dépendre de Google ou Nvidia à l’avenir, Apple pourrait être prête à signer de gros chèques. En attendant, l’entreprise travaillerait sur une M5 Ultra qui devrait remplacer la M2 Ultra dans ses centres de données. Le vrai changement toutefois serait la M7 Ultra. Attendue à l’horizon 2028, cette puce devrait mettre l’accent sur l’intelligence artificielle et concurrencer le meilleur de ce qui se fait dans ce domaine.
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Elle pourrait se retrouver dans des serveurs dès 2029… ce qui veut aussi dire qu’Apple Intelligence tournera encore pendant un moment en partie sur l’infrastructure de Google. Même si Apple trouve la start-up idéale pour l’aider, il faudra sans doute plusieurs années pour que cela se concrétise avec des serveurs maison à la hauteur des besoins des IA génératives.













