Si la frénésie autour de l’intelligence artificielle générative fait exploser les bénéfices des géants de la tech, elle engendre également une conséquence nettement plus fâcheuse : une envolée spectaculaire de leurs émissions de CO₂. En témoignent les bilans environnementaux fraîchement publiés par Amazon et Google, dont les chiffres donnent le vertige. Et avec les rapports de Meta et Microsoft attendus sous peu, on se doute bien que la tendance ne sera guère différente.
Et le grand vainqueur (du jour) de l’intelligence artificielle est…
Une facture écologique de plus en plus lourde
Les données dévoilées ces derniers jours sont sans appel. Depuis 2019, le bilan carbone de Google s’est alourdi de 82 %, avec une hausse de 18 % rien que sur l’année écoulée. Sur cette seule période d’un an, la firme de Mountain View a rejeté 18,8 millions de tonnes équivalent CO₂. Si les centres de données et les bureaux pèsent dans la balance, c’est bien la fabrication des puces, l’assemblage des serveurs et la construction de nouvelles infrastructures chez les sous-traitants qui font exploser le compteur. À lui seul, Google a vu sa demande d’électricité progresser de 37 % en un an, signe de l’ampleur du choc provoqué par l’IA dans ses infrastructures.













