Fin du spectacle : Elon Musk a perdu son procès contre Sam Altman. Le tribunal a rejeté l’affaire au motif que Musk avait intenté son action après l’expiration du délai de prescription applicable à ce type de recours. Le milliardaire accusait OpenAI d’avoir renié sa mission initiale et assurait que son soutien financier avait été versé pour financer une structure à but non lucratif, et non une entreprise commerciale.

Musk, cofondateur d’OpenAI en 2015 avant son départ en 2018, reprochait à l’entreprise d’avoir trahi sa promesse originelle : développer une intelligence artificielle au bénéfice de l’humanité, et non au service d’intérêts commerciaux. Dans sa plainte, il réclamait notamment des dommages allant jusqu’à 134 milliards de dollars, le départ de certains dirigeants et une remise en cause de la transition d’OpenAI vers un modèle plus lucratif.
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Le revers est d’autant plus net que le jury, composé de neuf personnes, n’a délibéré que moins de deux heures avant de conclure que Musk avait agi trop tard. Son avocat s’est réservé la possibilité de faire appel, même si la juge a laissé entendre que la pente serait raide, la prescription reposant ici sur une question factuelle.
Si Sam Altman sort grand gagnant, le procès a toutefois donné un nouvel écho à une question qui colle à sa startup depuis l’explosion de ChatGPT : que reste-t-il de l’idéal de départ d’OpenAI ? L’entreprise a changé d’échelle, de partenaires et de modèle économique, notamment avec Microsoft en soutien majeur. Le tribunal n’aura pas eu à trancher ce débat de fond, mais l’image de Sam Altman aura tout de même été écornée par cette affaire. Le procès a remis en lumière des conflits d’intérêts et ses liens avec certaines entreprises gravitant autour d’OpenAI avec lesquelles la startup a pu nouer des accords commerciaux.
Les équipes d'OpenAI avaient le sourire à la sortie du tribunal. Son porte-parole Sam Singer y a vu une « formidable victoire », affirmant auprès de la BBC que la plainte de Musk n’était qu’une tentative de « ralentir un concurrent ». William Savitt, l’avocat d’OpenAI, est allé plus loin en estimant que le procès intenté par Musk « n’avait aucun rapport avec la réalité ».













