Un des pères de Siri va diriger le centre de recherche français de Samsung sur l'IA

Stéphane Moussie |

Reçu le 28 mars par Emmanuel Macron à l’Élysée, le directeur général de Samsung, Young Sohn, a annoncé l’implantation en France d’un important centre de recherche dédié à l’intelligence artificielle. Basé à Paris ou sur le plateau de Saclay, le centre sera dirigé par Luc Julia, l’un des créateurs de Siri.

Luc Julia

Luc Julia a dirigé pendant un an l’équipe Siri, à partir de son lancement par Apple en 2011. Il a quitté Cupertino l’année suivante en raison de désaccords stratégiques et d’une mésentente avec son supérieur, Scott Forstall.

En mai 2016, alors Vice President of Innovation chez Samsung, Luc Julia s’était montré très critique vis-à-vis des assistants vocaux, Siri y compris : « La technologie aujourd’hui ne marche pas, on utilise quelque chose qui a été inventé il y a 30 ans. Comment passer de 95 % de succès dans la compréhension à… 99,7 % ? Tous sont basés sur les mêmes technologies. »

Il ne portait pas non plus beaucoup d’espoirs dans Viv, un nouvel assistant développé par une partie de l’équipe originale de Siri. Viv qui sera acheté quelques mois plus tard par Samsung pour bâtir son propre assistant, Bixby.

DeepMind, la filiale d’Alphabet spécialisée dans l’intelligence artificielle, a annoncé également l’ouverture d’un laboratoire en France, à Paris. Il sera dirigé par Rémi Munos, l’un des cadres de la société, et se consacrera à la recherche fondamentale en intelligence artificielle en s’appuyant sur les contributions du chercheur.

Rémi Munos

Ces deux annonces interviennent alors que le mathématicien et député La République en marche Cédric Villani a rendu un rapport sur l’intelligence artificielle et que le président de la République dévoilera aujourd’hui la stratégie de la France dans ce domaine.

Ce rapport de 234 pages veut faire passer 10 « messages clés » :

  • Favoriser l’émergence d’un écosystème européen de la donnée
  • Créer un réseau de recherche d’excellence en IA
  • Concentrer les efforts sur quatre domaines prioritaires : santé, transport-mobilité, écologie et défense-sécurité
  • Structurer le soutien à l’innovation sur de grands défis et expérimenter
  • Créer un Lab public de la transformation du travail
  • Expérimenter un dialogue social au niveau de la chaîne de valeur pour financer la formation professionnelle
  • Tripler le nombre de personnes formées à l’IA d’ici 2020
  • Se donner les moyens de transformer les services publics grâce à l’IA
  • Intégrer les considérations éthiques à tous les niveaux, de la conception jusqu’à leur impact dans la société
  • Porter une politique audacieuse de féminisation du secteur de l’IA
avatar pariscanal | 

Ah mèrde , pas de bol pour Samsung ?

avatar getnuts | 

Voir Siri et le combo "intelligence artificielle" dans la même phrase ça fait toujours un peu rigoler, mais quand c'est aussi associé à "financement publique", c'est tout de suite moins drôle.... Heureusement pour nous, il l'ont viré, ou il a quitté peu importe, l'important c'est qu'il est pas responsable du Siri actuel.

avatar pagaupa | 

Les loups sont dans la bergerie...
On est au moins sûr que l'IA française ne le sera que par le droit du sol...

avatar pariscanal | 

Test

avatar Stéphane Moussie | 
Ça marche.
avatar zoubi2 | 

:-)

avatar donatello | 

Chirac en 2006 : "Nous allons relever le défi mondial des géants américains Google et Yahoo! grâce au lancement du moteur de recherche Quaero. L’État doit piloter l'innovation..."

L'agence en charge de Quaero a reçu plus de 100 millions d'euros d'aides publiques. Quaero fut enterré en 2013.

avatar olgluk | 

Ça va peut être donner cette version de Siri ...

Enfin ça c’est ce que m’inspire la chemise à la magnum

avatar vivientaupas | 

Y a pas de quoi être fier vu le faible niveau d’efficacité de Siri. De pire en pire.

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