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Les rumeurs sur des PC portables Windows ARM avec une puce Nvidia reprennent

Pierre Dandumont

mercredi 25 février à 11:30

Ailleurs

Dans le monde des PC sous Windows, les ordinateurs équipés d'une puce ARM sont rares. Qualcomm a longtemps été le seul fabricant adoubé par Microsoft, avec des résultats mitigés dans l'ensemble : les premiers modèles (dès 2017) souffraient de gros problèmes de performances et les Snapdragon X n'ont pas été aussi efficaces que prévu, que ce soit sur le plan des performances techniques… ou des performances commerciales. Après un faux départ en 2025, Nvidia pourrait enfin venir faire bouger ce marché, avec les puces N1 et N1x. Conçues en partenariat avec Mediatek, elles devraient arriver dans des PC portables Dell et Lenovo.

La puce GB10 de Nvidia devrait servir de base aux versions mobiles. Image Nvidia.
Project Digits : Nvidia annonce un ordinateur dédié à l’IA de la taille d’un Mac mini

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Le « devraient » est important : rien n'a été officialisé et ce n'est pas la première rumeur sur les puces en question. Ce qui est certain, c'est que les N1 et N1x dérivent de la puce GB10 que Nvidia a intégrée dans un mini PC, notamment chez Dell avec un mini PC Pro Max. Ne vous attendez évidemment pas à une puce complète : le système sur puce GB10 intègre 20 cœurs pour le processeur (10 Cortex A725, 10 Cortex X925) et 6 144 cœurs pour le GPU (l'équivalent d'une GeForce RTX 5070)… mais avec une consommation annoncée (TDP) de 140 W. Les tests montrent aussi que la version de bureau nécessite 35 W au repos, ce qui est totalement inadapté pour un ordinateur portable. Qui plus est, les modèles actuels sont couplés à 128 Go de RAM et valent a minima 3 000 à 4 000 $.

Actuellement, les rumeurs indiquent des ordinateurs portables chez Dell et Lenovo, pour un lancement au premier semestre 2026 (soit assez rapidement). Les spécifications des deux systèmes sur puce attendus ne sont pas connues, mais Nvidia devra probablement réduire très sérieusement les caractéristiques techniques pour arriver à obtenir un produit utilisable dans un ordinateur portable.

Reste que l'arrivée de Nvidia (et Mediatek) dans ce domaine pourrait peut-être relancer l'intérêt pour Windows 11 ARM et éventuellement régler une partie de ses défauts. Une offre plus large que les quelques PC équipés de puces Qualcomm pourrait en effet inciter les développeurs et autres constructeurs à proposer des pilotes pour Windows ARM (notamment dans le monde des imprimantes), des logiciels compilés pour le jeu d'instructions et même — on peut rêver — des jeux.

La Surface RT de Microsoft était équipée d'un système sur puce Nvidia. Image Canard PC.

Actuellement, Qualcomm propose une solution assez efficace pour les applications natives — plutôt rares — qui est plombée par l'émulation x86 de Microsoft, omniprésente. Dans le cas des jeux vidéo, et malgré les efforts de Qualcomm, la donne est beaucoup plus compliquée : il n'y a virtuellement aucun jeu nativement ARM sous Windows et les performances médiocres des GPU Adreno n'incitent pas les développeurs à se pencher sur le sujet. L'arrivée de Nvidia, qui a aussi tendance à travailler avec les développeurs, pourrait améliorer ce point.

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Test de l'Asus Zenbook A14 : un PC portable ARM qui peine à convaincre

Terminons par rappeler que Nvidia est une société pionnière dans ce domaine : les premiers PC Windows équipés de puce ARM (sous Windows RT à l'époque, une version limitée de Windows 8, sans émulation x86) étaient équipés de puces Tegra 3.

Firefox 148 permet de couper les fonctions d’IA en un clic

Félix Cattafesta

mercredi 25 février à 10:51

Logiciels

Chose promise, chose due : Mozilla a ajouté un bouton permettant de couper les fonctions d’IA de Firefox. La fondation avait confirmé l’arrivée d’un tel système au début du mois face à la gronde sur ses ambitions de mettre le paquet sur l’IA. Il faudra mettre à jour le navigateur sur la version 148 pour en profiter, celle-ci étant désormais accessible sur le canal public.

Image MacGeneration

Une fois cela fait, rendez-vous dans les paramètres du navigateur, puis dans la nouvelle rubrique « Contrôles de l’IA ». L’onglet permet de désactiver différents aspects comme la traduction par IA sur les appareils ou le chatbot dans la barre latérale. Un gros bouton permet de tout bloquer immédiatement et pour les versions à venir, en plus de ne pas être prévenu des nouveautés dans les popups du navigateur.

Firefox ne propose actuellement qu’une poignée de fonctions liées aux IA génératives, mais Mozilla envisage de mettre les bouchées doubles à l’avenir. Elle a annoncé vouloir « réorganiser Mozilla afin de faire pour l'IA ce qu’elle a fait pour le Web ». D'autres fonctions pourraient être gérées via ce panneau par la suite, selon leur disponibilité et leur déploiement. Mozilla avait mentionné l'ajout de texte alternatif dans la visionneuse PDF ou des outils autour des onglets. 

Firefox critiqué pour sa fonction de tri d’onglets par IA jugée trop gourmande

Firefox critiqué pour sa fonction de tri d’onglets par IA jugée trop gourmande

Notons que ce panneau ne concerne que les technologies liées à l’IA générative, et pas à l’apprentissage automatique présent dans Firefox depuis des années. Attention, car bloquer les fonctionnalités IA affecte également les extensions qui utilisent l’IA fournie par Firefox. De plus, les extensions peuvent toujours faire appel à des services d’IA tiers de manière indépendante.

Image MacGeneration

Il est aussi possible de voir quels modèles d’IA ont été téléchargés par Firefox. Pour cela, entrez l’URL about:addons et rendez-vous dans « IA sur l’appareil ». Vous y trouverez les différents modèles installés, leur taille ainsi qu’un bouton pour les supprimer si besoin. La liste des changements apportés par la version 148 est disponible à ce lien. On y trouve surtout l’arrivée du chinois traditionnel et du vietnamien pour la traduction, ainsi que la prise en charge de Firefox Backup pour les utilisateurs de Windows 10.

YouTube Premium Lite muscle son offre avec le hors ligne et la lecture en arrière-plan

Stéphane Moussie

mercredi 25 février à 10:40

Ailleurs

Lancé l’année dernière dans une vingtaine de pays, dont la France, l’offre YouTube Premium Lite gagne en intérêt avec l’arrivée de deux nouvelles fonctionnalités. Google annonce l’ajout du téléchargement pour regarder des vidéos hors ligne ainsi que de la lecture en arrière-plan. Cette dernière permet d’activer le mode Picture in Picture pour continuer à regarder une vidéo en dehors de l’app YouTube sur mobile ainsi que de poursuivre l’écoute même lorsque l’écran est éteint.

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Ces nouveautés viennent s’ajouter au premier argument de YouTube Premium Lite, qui est à la suppression de la publicité sur la plupart des vidéos. « La plupart », mais pas toutes, donc : des annonces peuvent encore apparaître sur des contenus musicaux, des Shorts ainsi que lors de la navigation.

Google précise que le déploiement de ces fonctions se fera progressivement au cours des prochaines semaines. Si elles ne sont pas encore disponibles sur votre compte, il faut juste faire preuve de patience. Le site français de YouTube n’a d’ailleurs pas encore été mis à jour pour refléter ces évolutions. Cette amélioration ne s’accompagne pas, pour l’instant, d’une hausse de prix. YouTube Premium Lite reste facturé 7,99 €/mois.

Image YouTube

De son côté, l’abonnement YouTube Premium standard, à 12,99 €/mois, conserve les avantages suivants : suppression de la pub sur toutes les vidéos, app YouTube Music sans pub et fonctionnalités exclusives (option Passer rapidement, reprise de la lecture, qualité 1080p Premium…). Il est aussi proposé en formules multi-utilisateurs (deux personnes à 19,99 €/mois ou jusqu’à cinq à 29,99 €/mois), ce qui n’est pas le cas de l’offre Lite. Un mois d’essai gratuit est proposé pour toutes les formules.

Japannext propose un moniteur 6K à 900 €, moins cher que le pied de l'Apple Pro Display XDR 🆕

Pierre Dandumont

mercredi 25 février à 10:27

Matériel

Mise à jour du 25 février : Japannext vient de modifier de façon importante le prix de son écran 6K, avec un repositionnement assez agressif face à la concurrence. Le moniteur passe de 1 400 à 900 €, que ce soit directement chez la marque ou sur Amazon. Le moniteur 6K vaut donc maintenant moins cher que le pied de l'Apple Pro Display XDR.

Version originale : Japannext, après avoir proposé un moniteur 5K avec un excellent rapport qualité/prix — il se déniche pour 620 € — revient avec un nouveau moniteur (très) haute définition. Cette fois, c'est un modèle de 32 pouces avec une dalle 6K, (presque) comme chez Apple, mais pour un prix nettement plus faible. Il vaut en effet 1 400 € quand celui d'Apple vaut 5 500 €… sans le pied.

6K. Image Japannext.

Comme chez Apple, on a une dalle 6K en 6 016 x 3 384 (218 ppp). C'est de l'IPS avec des angles de vue larges, mais la luminosité est nettement plus faible. Apple utilise du Mini LED avec un rétroéclairage puissant capable de fonctionner par zones (1 000 nits en continu, 1 600 nits en pointe), ici c'est de l'Edge LED, c'est-à-dire une rangée de LED placée latéralement. La luminosité maximale annoncée reste correcte, 500 nits, et le contraste est honnête pour de l'IPS, 1500:1. Il couvre 96 % de l'espace DCI-P3, dans la norme. Dans les deux cas, la dalle est à 60 Hz1.

Comme le moniteur Apple, il est tout de même HDR, même si la valeur maximale est probablement trop faible pour en profiter. Il a par contre plus d'entrées : Apple se limite à du Thunderbolt, ici on a deux entrées HDMI 2.1, une entrée DisplayPort 1.4 et une entrée USB-C capable de fournir 90 W à un ordinateur. C'est plus complet que chez Apple et si vous avez un ordinateur qui n'est pas trop vieux, vous devriez donc pouvoir profiter de la dalle 6K.

Il est USB-C. Image Japannext.

Le moniteur intègre des enceintes de 2 W (probablement inutiles, comme dans le modèle 5K), est réglable en hauteur, peut pivoter et même basculer (-5°, +20°), le tout sans acheter de pieds… Il a aussi un hub USB intégré avec fonctions KVM : les deux prises USB-A sont reliées à l'entrée USB-C et à une entrée USB-B pour les autres entrées vidéo.

Test de l

Test de l'écran 5K de Japannext : pas de fioritures et un prix intéressant

Nous allons vous proposer un test de ce modèle, mais les spécifications permettent déjà de voir que la recette est la même que le modèle 5K : une bonne dalle avec des spécifications dans la moyenne, pas de fioritures et un prix nettement plus doux que chez Apple ou chez Dell.


  1. Apple permet des valeurs plus faibles fixes, sans rafraîchissement variable.  ↩︎

Invrs.io : Apple réalise l’une des plus petites acquisitions de son histoire

Christophe Laporte

mercredi 25 février à 07:25

AAPL

On le sait : Apple a une affection toute particulière pour l’acquisition de petites structures. Là où ses rivaux n’hésitent pas parfois à sortir le carnet de chèques pour des emplettes se chiffrant en dizaines de milliards de dollars, la firme de Cupertino préfère avancer à bas bruit, chassant les talents et les brevets plutôt que les parts de marché. Cette fois, Apple a fait particulièrement fort en mettant la main sur invrs.io LLC, une société qui ne comptait qu’un seul et unique employé.

Image MacGeneration

Un profil de haut vol passé par Google et Meta

Derrière ce nom se cache Martin Schubert. Fondée en 2023, sa structure est le fruit d'un parcours assez impressionnant : l'homme a passé plus de quinze ans dans l'industrie des semi-conducteurs et des technologies de pointe. Avant de tenter l'aventure en solo, il a notamment piloté des programmes de design chez Google et Meta.

Martin Schubert - image : Linkedin

Son CV affiche près d'une centaine de brevets à son actif. Chez ses précédents employeurs, il dirigeait des projets de conception assistée par intelligence artificielle, une expertise qu'il a insufflée au cœur d'Invrs.io.

L’IA au service de l'optique et de la photonique

Mais que fait concrètement Invrs.io ? Sur sa page GitHub, la société expliquait vouloir faire progresser la conception guidée par l'IA, avec un focus initial sur l'optique. C’est un secteur névralgique pour de nombreux produits actuels et futurs : composants pour la réalité augmentée ou virtuelle, centres de données, ou encore véhicules autonomes.

La Commission européenne qui a fait part de cette acquisition dans le cadre du DMA apporte un éclairage supplémentaire sur les travaux de Schubert :

« Invrs développe des frameworks open source pour la recherche en photonique, fournissant des défis de simulation standardisés et un classement public pour comparer les résultats de conception. »

S’il est encore trop tôt pour savoir exactement comment Apple compte intégrer les travaux de Martin Schubert, les pistes ne manquent pas. Son expertise pourrait servir à optimiser les modules caméra des iPhone, le matériel de traitement d'image, ou encore les composants optiques du Vision Pro. L'amélioration de la précision optique et la réduction de la latence via des designs assistés par IA sont des enjeux majeurs pour le futur de l'informatique spatiale.

Si l’affaire ne remonte à la surface qu’aujourd’hui, la transaction a en réalité été amorcée en octobre dernier. Apple s'est alors pliée à ses obligations réglementaires en notifiant la Commission européenne du rachat des actifs et de l'unique employé d'Invrs.io.

Après une période de réserve de quatre mois, Bruxelles a fini par lever le voile sur l'opération. Cette transparence forcée offre une rare fenêtre sur les coulisses de Cupertino : sous l’égide du DMA (Digital Markets Act), ce type de micro-acquisition est désormais scruté de près par le régulateur. L'objectif est clair : empêcher les « acquisitions tueuses » — ces rachats destinés à étouffer une technologie émergente avant qu'elle ne devienne une menace — et surveiller la concentration des talents les plus pointus du secteur.