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Apple Plans et la régie de pubs Apple Ads échappent au DMA

Félix Cattafesta

jeudi 05 février à 17:04

AAPL

Tim Cook peut souffler. La Commission européenne vient d’annoncer que la régie de publicités Apple Ads et Plans n’étaient pas considérés comme des « contrôleurs d’accès ». Autrement dit, ils ne seront pas soumis aux obligations du Digital Markets Act (DMA).

Les deux services ont été passés au crible par la Commission, qui a estimé qu’ils ne répondaient pas aux critères du DMA. « La Commission a conclu qu'Apple ne pouvait être considérée comme un contrôleur d’accès en ce qui concerne Apple Ads et Apple Plans, car aucun de ces services de plateforme ne constitue une passerelle importante permettant aux utilisateurs professionnels d'atteindre les utilisateurs finaux », a-t-elle déclaré dans un communiqué.

Autrement dit, ils pourraient être soumis au DMA, mais ne sont pas assez importants. Plusieurs aspects ont fait pencher la balance dans le sens d’Apple, comme la faible utilisation de Plans dans l’UE et la portée très limitée d’Apple Ads sur le Vieux Continent. Cupertino avait prévenu que les deux services avaient dépassé le seul déterminant de 45 millions d’utilisateurs mensuels dans l’UE en novembre dernier.

Apple a évidemment salué la décision. « Ces services sont confrontés à une concurrence importante en Europe, et nous sommes heureux que la Commission ait reconnu qu'ils ne remplissaient pas les critères de désignation prévus par la loi sur les marchés numériques », a déclaré la Pomme dans un communiqué envoyé à Reuters.

Le dossier n’est pas complètement clos, et la Commission précise au passage qu’elle continuera de surveiller l’évolution du marché. Si l’usage ou le poids d’Apple Ads et de Plans venait à changer sensiblement, le dossier pourrait revenir sur la table. Apple reste déjà désignée « contrôleur d’accès » pour d’autres services clés comme iOS, l’App Store, Safari et iPadOS.

BenQ RD280UG : un nouvel écran au format 3:2 et 120 Hz taillé pour les développeurs

Stéphane Moussie

jeudi 05 février à 15:03

Matériel

Il n’y a pas que les gamers ou les graphistes qui ont droit à des écrans conçus spécifiquement pour eux. Lancée en 2024, la gamme RD de BenQ, qui est destinée en particulier aux développeurs, accueille un nouveau modèle. Qu’est-ce qui distingue un « moniteur de programmation » d’un écran plus classique ? Sa hauteur pour commencer.

BenQ RD280UG

Le BenQ RD280UG est un écran de 28 pouces au format 3:2, plus carré que les traditionnels 16:9 ou 16:10. Il affiche une définition de 3 840 × 2 560 pixels, soit 400 pixels de plus en hauteur qu’un écran 16:9. Un gain vertical appréciable pour afficher davantage de lignes de code. Enfin, est-ce toujours pertinent à l’heure où Claude peut générer intégralement une app dans Xcode ? On vous laisse juger.

La hauteur n’est pas la seule caractéristique pensée pour les développeurs. Le RD280UG utilise une dalle mate qui limite les reflets des néons ou des fenêtres, un point important lorsque l’éditeur de code est en mode sombre. BenQ propose d’ailleurs des profils d’affichage spécifiques, qui sont censés bien s’accorder avec les thèmes des environnements de développement.

La dalle LCD offre un contraste de 2 000:1 et une luminosité maximale de 400 nits. On est loin de l’éclat d’un moniteur OLED, mais ce n’est pas le but recherché. Elle couvre 95 % de l’espace colorimétrique DCI-P3 et bénéficie des certifications HDR400 et HDR10.

Le BenQ RD280UG dispose également d’une fréquence de rafraîchissement de 120 Hz, gage d’une grande fluidité lors du défilement de longues pages de code ou simplement de sites web. Toujours dans une optique de confort visuel, le moniteur intègre un éclairage arrière baptisé MoonHalo, qui diffuse une lumière douce sur le mur afin d’éviter de travailler dans l’obscurité totale. Cet éclairage est réglable sur dix niveaux d’intensité et sept températures de couleur.

Sur le plan de la connectique, le RD280UG propose un port HDMI 2.1, un DisplayPort 1.4 et un port USB-C capable de délivrer jusqu’à 90 W pour alimenter un ordinateur portable. Un hub USB est également de la partie, avec deux ports USB-A et deux ports USB-C à 10 Gb/s. On trouve aussi deux haut-parleurs de 3 W, dont il ne faut sans doute pas attendre des miracles, ainsi qu’une prise jack. L’ergonomie semble complète, avec des réglages en hauteur, en rotation, en inclinaison et un mode portrait, ainsi que la compatibilité VESA 100 × 100.

Le BenQ RD280UG est annoncé à 649 € et devrait être disponible prochainement. Attention, d’autres modèles aux noms très proches mais aux caractéristiques différentes existent dans la gamme. Les RD280UA et RD280U (599 €) ont notamment une fréquence de rafraîchissement limitée à 60 Hz.

macOS 26.3 répare deux maladresses ergonomiques de Tahoe

Stéphane Moussie

jeudi 05 février à 11:52

macOS

Depuis son lancement, macOS Tahoe traîne quelques casseroles en matière d’expérience utilisateur. Sans même entrer dans le débat autour du look Liquid Glass, que l’on peut apprécier ou non, le système d’exploitation souffre de plusieurs maladresses ergonomiques. macOS 26.3, dont la version finale est imminente, vient finalement en corriger deux.

Redimensionnement des fenêtres depuis un coin

Depuis le passage à macOS Tahoe, certains utilisateurs se plaignent de difficultés pour redimensionner les fenêtres. Le problème est lié à l’interface Liquid Glass : les coins des applications sont plus arrondis qu’avant, or jusque-là Apple n’avait pas adapté la zone cliquable servant au redimensionnement depuis un coin. Celle-ci restait un petit carré situé en grande partie à l’extérieur de la fenêtre, ce qui entraînait des ratés : en allant un peu vite, on pensait attraper le coin, mais on cliquait en réalité à côté.

Sous macOS 26.0 à 26.2, la zone où il fallait cliquer pour redimensionner une fenêtre Liquid Glass.

Cette anomalie est corrigée dans macOS 26.3, comme Apple le précise dans les notes de version de la release candidate : « Les zones de redimensionnement des fenêtres suivent désormais le rayon des coins, au lieu d’utiliser des zones carrées. » D’après nos essais, la zone d’interaction épouse effectivement bien mieux les coins très arrondis des fenêtres Liquid Glass, ce qui rend la manipulation plus fiable.

La nouvelle zone d’interaction sur macOS 26.3. Vidéo MacGeneration.

Tout n’est pas encore parfait pour autant. Dans macOS Tahoe, il faut composer avec deux types de fenêtres : celles qui ont adopté Liquid Glass, avec des coins très arrondis (c’est le cas de toutes les apps d’Apple), et celles qui n’ont pas encore été mises à jour et conservent des angles plus classiques. C’est surtout un désagrément visuel, mais il participe à un certain manque de cohérence.

Redimensionnement des colonnes quand la barre horizontale est affichée

Le second correctif ergonomique concerne les colonnes du Finder, quand on a choisi d’afficher en continu les barres de défilement (Réglages Système > Apparence > Afficher les barres de défilement > Toujours). Sur macOS 26.0 à 26.2, lorsque la barre de défilement horizontale était visible, elle venait masquer les poignées situées en bas des colonnes, empêchant de modifier leur largeur.

Sous macOS 26.0 à 26.2, les poignées de redimensionnement étaient inaccessibles. Image MacGeneration.

Là encore, macOS 26.3 remet les choses dans l’ordre. Comme sur macOS Sequoia et les versions antérieures, la barre horizontale est désormais positionnée sous les poignées de redimensionnement, qui redeviennent accessibles. Une correction simple, mais bienvenue.

Sous macOS 26.3, elles redeviennent accessibles. Image MacGeneration.

macOS 26.3 est actuellement proposé en release candidate aux développeurs et aux participants du programme de bêta-test public. La version finale devrait être déployée pour tous dans les prochains jours.

Mistral dévoile deux modèles de transcription multilingue, dont un en quasi-temps réel

Félix Cattafesta

jeudi 05 février à 10:54

Intelligence artificielle

L’IA générative aura grandement fait progresser les technologies de transcription. Si l’on parle souvent du Whisper d’OpenAI, Mistral a présenté aujourd’hui une famille de modèles pensés pour cet usage. L’un d’entre eux est spécifiquement pensé pour la transcription en temps réel.

Image Mistral

La famille se compose de deux modèles. Le premier est Voxtral Mini Transcribe V2, que l’on nous présente comme à la pointe et prenant en charge le découpage selon les intervenants, le biais contextuel ainsi qu’un horodatage au niveau des mots. Il fonctionne avec 13 langues, à savoir l'anglais, le chinois, l'hindi, l'espagnol, l'arabe, le français, le portugais, le russe, l'allemand, le japonais, le coréen, l'italien et le néerlandais. Plutôt pensé pour transcrire de gros lots de fichiers à la fois, il peut traiter des enregistrements jusqu’à 3 heures en une requête.

De son côté, Voxtral Realtime a été conçu spécialement pour la transcription en direct avec une latence configurable à moins de 200 ms, ce qui permet de s’en servir en temps réel. Selon Mistral, il surpasse GPT-4o mini Transcribe et Gemini 2.5 Flash. Prenant lui aussi en charge 13 langues, il est disponible en open-weights sous licence Apache 2.0 et peut être essayé dans Mistral Studio ou via le chatbot Le Chat.

Voxtral Realtime fait 4 milliards de paramètres et est donc suffisamment petit pour tourner sur un téléphone ou un ordinateur en local. Selon Mistral, ces deux nouveaux modèles sont à la fois moins coûteux à exploiter et moins sujets aux erreurs que les alternatives concurrentes.

Voxtral Mini Transcribe V2 est disponible via une API à 0,003 $ la minute, tandis que la variante temps réel est annoncée à 0,006 $ la minute. Cette dernière est intéressante : le dernier modèle du genre de Google a une latence d’environ 2 secondes. NVIDIA propose aussi Parakeet, un modèle ASR très performant en anglais sur GPU davantage pensé pour le traitement à grande échelle que pour la transcription multilingue.

Orange améliore une formule Livebox et offre Eurosport 1 le temps des Jeux olympiques d’hiver

Stéphane Moussie

jeudi 05 février à 10:27

Ailleurs

Orange vient de procéder à une petite amélioration dans une de ses offres de fibre optique. Pour les nouveaux abonnés, la formule Livebox Fibre standard comprend désormais le décodeur TV 6 à la place du décodeur TV UHD. Lancé en 2024, le décodeur TV 6 est plus compact, plus économe en énergie, plus puissant et compatible Wi-Fi 6. Il permet aussi d’utiliser Alexa en mains-libres, sans toucher la télécommande, grâce à des micros intégrés.

Décodeur TV 6. Image Orange.

Le reste n’a pas changé. Cet abonnement comprend une connexion jusqu’à 2 Gb/s partagés en réception et 800 Mb/s en émission, la Livebox S (Wi-Fi 7 bi-bande), 200 chaînes de TV ainsi que les appels illimités vers les fixes de France et plus de 110 destinations. Il coûte 29,99 €/mois pendant un an, puis 42,99 €/mois. Un engagement de 12 mois est nécessaire et des frais de mise en service de 49 € sont facturés.

On trouve des offres triple play plus accessibles sur le marché, par exemple chez SFR RED où l’on peut se construire une formule à peu près équivalente pour 29,99 €/mois (le routeur est néanmoins limité au Wi-Fi 6) ou chez Free avec la Freebox Pop à 29,99 €/mois la première année, puis 39,99 €/mois.

Par ailleurs, Orange annonce avoir renouvelé son accord de distribution avec le groupe Warner Bros. Discovery. Concrètement, cela permet aux abonnés Orange TV d’accéder à trois nouvelles chaînes, à savoir Eurosport 1, Eurosport 2, et Discovery Channel, en complément de celles déjà présentes (Warner TV, Boomerang, service HBO Max…).

À cette occasion, à compter d’aujourd’hui et jusqu’au 8 avril 2026 inclus, Orange offre aux clients Orange TV l’accès à la chaîne Eurosport 1 (sans le replay) sur leur décodeur TV et l’application Orange TV. Voilà qui tombe à pic pour suivre les Jeux olympiques d’hiver Milano Cortina, qui se tiendront du 6 au 22 février, puis les Jeux paralympiques du 6 au 25 mars.

Pour voir l’intégralité de l’événement, les chaînes Eurosport 1 et Eurosport 2 ainsi que les huit chaînes multiplex Eurosport 360 et leur replay associé, seront intégrées aux bouquets « Sports Max » et « Intense » d’Orange TV. La souscription à Eurosport peut bien sûr se faire en dehors d’Orange également.