La hausse de prix annoncée par 1Password en début de semaine ne touche finalement pas tous les abonnés. Certains y échappent de justesse, mais c’est plus l’exception que la règle.
Comme les autres clients, notre lecteur Lameth a d’abord reçu un email l’informant d’une augmentation prochaine. Mais dès le lendemain, il a reçu un second message lui annonçant finalement l’inverse. « Vous bénéficiez actuellement du Forfait spécial de lancement pour les familles, une ancienne formule tarifaire, et le prix de votre abonnement ne changera pas », écrit l’éditeur.
Concrètement, Lameth continuera de payer 59,88 $ HT/an pour son abonnement familial, quand celui-ci passera à 71,88 $ pour les autres utilisateurs. Selon lui, rien n’indiquait au moment de la souscription que ce tarif serait figé dans le temps. Adam Engst, du site TidBITS, a lui aussi eu la bonne surprise de bénéficier de cette exception.
Cette offre correspond à la formule Famille lancé début 2016, au moment où AgileBits amorçait sa transition vers un modèle par abonnement. Il faut vraisemblablement avoir souscrit cette offre avant le 21 mars 2016 — date à laquelle des avantages spécifiques ont cessé d’être proposés — pour faire partie des clients privilégiés.
Second email annonçant l’annulation de l’augmentation. Image MacGeneration.
Si 1Password a donc fait machine arrière pour ces abonnés historiques, il n’en va pas de même pour l’ensemble de sa base d’utilisateurs. Le soin apporté à préserver ce tarif très spécifique laisse même penser que l’éditeur n’entend rien céder pour les autres, malgré les critiques.
L’été dernier, on apprenait le départ du chef des modèles d’IA d’Apple : Ruoming Pang annoncait alors plier bagage pour partir chez Meta, convaincu par la promesse d’un package de 200 millions de dollars. Ce gros chèque et la promesse de faire partie d’une nouvelle équipe dédiée à la « superintelligence » composée de grands noms de l’IA n’auront pas suffi. OpenAI a confirmé avoir recruté l’ingénieur, qui ne sera donc resté que sept mois au sein de l’entreprise de Mark Zuckerberg.
Le départ de Ruoming Pang pour Meta l’été dernier avait fait grand bruit. L’ingénieur avait rejoint Apple en 2021 avec pour but de créer des modèles d’IA. Disposant d’une excellente expertise dans le domaine, il dirigeait une équipe d’une quarantaine de chercheurs. Son départ a eu lieu dans la foulée du fiasco du nouveau Siri, et certains de ses proches ont également claqué la porte dans la foulée.
Chez Meta, Ruoming Pang dirigeait l'infrastructure IA du « Superintelligence Labs » en charge de nouveaux modèles d’intelligence artificielle. Il aurait déclaré à ses collègues qu'il était heureux chez Meta et que son infrastructure était en bon état. Cette annonce fait suite à une vague de départs des équipes d'IA de Meta au cours de 2025, bien que l’entreprise ait également recruté de nombreuses personnes provenant d'OpenAI et d'autres concurrents.
Mark Zuckerberg a sorti le chéquier pour embaucher à tour de bras de grands noms de l’IA. Cependant, certains affirment que la stratégie aurait atteint ses limites. Des tensions auraient émergé entre Mark Zuckerberg et Alexandr Wang, en charge de l’équipe chargée de développer une « superintelligence ». L’entreprise aurait du mal à accorder ses talents et à la faire se concentrer sur un seul et même projet.
Meta a perdu Yann LeCun en fin d’année dernière. Considéré comme l’un des pères de l’IA moderne, le Franco-Américain a déclaré vouloir fonder sa startup. Mat Velloso, qui dirigeait les produits pour les plateformes de développement du « Superintelligence Labs », a également quitté l'entreprise il y a peu.
Après un passage sur iOS et iPadOS, Hitman World of Assassination est désormais disponible sur Mac. Cette version est proposée gratuitement sur le Mac App Store, sachant qu’il faut payer les différentes missions sous forme d’achats intégrés (3 € la carte) ou 70 € pour la totale. Ce portage est également disponible sur Steam à un tarif bien plus intéressant vu qu’il y est vendu 28 € jusqu’au 11 mars, soit une ristourne de 60 %.
Image Steam
La version gratuite sur le Mac App Store donne accès aux missions tutoriel ainsi qu’à une carte située dans un gratte-ciel à Dubaï. Les développeurs proposent également une mission gratuite avec Milla Jovovich jusqu’au 24 mars appelée Patient Zero Requiem se déroulant dans un manoir en Angleterre. Autrement dit, vous aurez déjà de quoi bien vous amuser sans payer avant d’éventuellement craquer pour le reste.
Hitman World of Assassination est un jeu d’infiltration où l’on incarne l’Agent 47, un assassin professionnel envoyé aux quatre coins du monde pour éliminer des cibles précises. Plutôt que de foncer tête baissée, le principe consiste à observer, planifier et improviser dans de grands niveaux ouverts, remplis de personnages et d’occasions.
On peut se déguiser, se fondre dans la foule, manipuler l’environnement et provoquer des accidents pour atteindre son objectif sans se faire repérer. Chaque mission ressemble à un puzzle où plusieurs chemins mènent à la réussite, donnant une forte rejouabilité pour tester de nouvelles approches.
Image Steam
Cette version macOS arrive quasiment six mois après le portage iOS mais reste en application universelle : vos achats de missions sur iPhone fonctionneront sur Mac. La configuration minimale est assez musclée étant donné qu’il faudra un Mac M1 avec 16 Go de RAM, en plus de 80 gigas d’espace libre. La configuration recommandée est une puce M3 Pro sous macOS Sequoia 15.5 accompagnée de 18 Go de RAM.
Les deux premières bêtas de macOS 26.4 ont modifié un élément bas niveau qui casse les méthodes traditionnelles pour activer l’Hyper Key (◊). Ce raccourci clavier supplémentaire remplace trois ou quatre touches du clavier par une seule : le plus souvent, ⇧, ^, ⌥ et ⌘ (shift, control, option et command) sont remplacées par ⇪ (verrouillage majuscule). L’utilisateur peut ainsi créer de multiples raccourcis clavier supplémentaires avec deux touches, l’Hyper Key et une autre de son choix, ce qui permet d’activer d’un coup des dizaines de raccourcis supplémentaires.
Raycast prévient que la fonctionnalité est cassée sous macOS 26.4. Image MacGeneration.
Depuis l’ajout l’an dernier de l’Hyper Key dans le lanceur multifonctions Raycast que j’utilise sur mon Mac, j’ai commencé à utiliser la fonctionnalité et presque chaque lettre de mon clavier est associée à un raccourci de ce type. J’en utilise pour lancer des apps (◊S pour Safari, ◊M pour Mail, ◊P pour Photos, ◊W pour iA Writer, ◊R pour Reeder, etc.), pour afficher des sites web (◊H pour Home Assistant, ◊T pour la liste de tâches du boulot, etc.) ou encore des emplacements dans le Finder (◊D pour les téléchargements) et même des Raccourcis et d’autres fonctions.
J’en dépends maintenant largement au quotidien et je me sens tout démuni depuis que j’ai installé macOS 26.4. Raycast a affiché un message d’erreur dès la première bêta et c’est toujours bloqué avec la deuxième sortie en début de semaine. Ce n’est pas le seul qui est touché : Hyperkey, un utilitaire dédié à ce raccourci qui a contribué à lui apporter de la visibilité, est également inopérant. Karabiner, un outil qui change le rôle de chaque élément sur le clavier et qui a été l’un des premiers à permettre d’activer la touche sur le Mac, est lui aussi concerné.
Le problème pour Karabiner dépasse d’ailleurs le seul cas de l’Hyper Key, comme le signale un message sur le site qui prévient que l’app toute entière ne fonctionne plus avec la dernière version de Tahoe. La note précise que le bug ne concerne que le clavier intégré aux Mac portables, pas les modèles externes, mais ce n’est pas vrai pour Raycast. En revanche, ce dernier peut exploiter une autre touche, comme le ⇧ ou ⌘ de droite, et cela fonctionne encore avec macOS 26.4. Pour le lanceur, le bug se limite ainsi à la touche de verrouillage de majuscules, sur tous les claviers.
Bref, macOS 26.4 a modifié le comportement du clavier et c’est devenu compliqué. En attendant un correctif ou des mises à jour pour contourner le problème, j’ai trouvé durant mes recherches une solution pour exploiter ⇪ en guise d’Hyper Key. Nommé Hyperkey lui aussi, ce petit utilitaire vient se loger dans la barre des menus de macOS. Il exploite une autre méthode pour actionner le raccourci et je peux témoigner qu’il fonctionne parfaitement. Son seul défaut par rapport à Raycast, c’est qu’il n’est plus possible d’activer le verrouillage des majuscules avec une pression rapide, mais cela ne me manque pas trop.
Hyperkey en place dans la barre des menus de macOS. Image MacGeneration.
Hyperkey est une app gratuite et open-source. Elle n’est pas signée par Apple en revanche, ce qui veut dire qu’il faut faire un détour par les Réglages Système pour l’ouvrir la première fois. Si vous dépendez comme moi de cette hyper touche, c’est malgré tout une bonne option en attendant mieux.
Mise à jour à 09h33 : Better Touch Tool est un autre classique sur macOS pour les amateurs de la touche Hyper Key (et tellement plus). Comme pour les autres, macOS 26.4 avait bloqué la fonctionnalité, mais son développeur est très réactif, si bien qu’il y a déjà une mise à jour distribuée sur les forums officiels du projet pour contourner le bug du système.
Cela risque bien d’être la statistique de la semaine. On parle à longueur de temps de cette hausse sans fin du prix de la mémoire vive. Si ce phénomène de « RAMpocalypse » vous semble encore un peu abstrait, la dernière déclaration de Karen Parkhill, directrice financière de HP, devrait vous donner un élément de comparaison particulièrement concret.
Lors de la publication des derniers résultats financiers du groupe, elle a révélé que le coût de la RAM représentait désormais 35 % du coût total de fabrication d’un ordinateur.
Une inflation fulgurante en quelques mois
Le bond est vertigineux. « Nous avions partagé au trimestre dernier que les coûts de la mémoire et du stockage représentaient environ 15 à 18 % de la facture de composants de nos PC ; nous estimons désormais ce chiffre à environ 35 % pour l'année », a précisé la CFO lors de la conférence téléphonique avec les analystes.
En clair, la part budgétaire de la mémoire dans une machine a tout simplement doublé en un temps record. Et HP ne compte pas absorber ces coûts par pure philanthropie : Karen Parkhill a confirmé que cette hausse se répercuterait inévitablement sur les prix de vente en magasin. Un discours qui fait écho à celui de Samsung, qui tire également la sonnette d’alarme face aux pénuries de puces provoquées par l'appétit insatiable de l’intelligence artificielle.
L’IA, à la fois coupable et moteur de croissance
Pour les acheteurs de PC, la pilule est amère : en 2026, payer plus cher pour une configuration standard est devenu la norme. Bruce Broussard, PDG par intérim de HP, tente de temporiser en affirmant qu'il croit en une « rationalisation du marché avec le temps ». En attendant, le constructeur cherche désespérément de nouveaux fournisseurs et des sources d'approvisionnement moins coûteuses pour épargner ses marges.
Le paradoxe de cette crise réside dans son origine. Si la RAM est chère, c’est parce que l’IA siphonne les stocks mondiaux. Pourtant, c'est cette même IA qui tire les ventes vers le haut. Selon les dirigeants de HP, la demande pour les « AI PC » est étonnamment robuste : ces machines dopées au silicium intelligent représentent déjà 35 % des ventes de la marque.
Ces chiffres impressionnants contrastent toutefois avec les signaux envoyés par la concurrence. Chez Dell, le discours est nettement plus nuancé, suggérant que le grand public ne se soucie pas encore réellement de l'étiquette « AI PC » au moment de passer à la caisse.
Reste une réalité comptable : que vous soyez convaincu ou non par l’utilité d’un NPU dans votre quotidien, vous paierez le prix fort pour votre RAM.