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Pédopornographie : Apple accusée d’être devenue la plus grande plateforme pour les échanges de photos de mineurs

Greg Onizuka

jeudi 19 février à 21:00

AAPL

En 2021, Apple a annoncé la création d’une nouvelle série de fonctions qui seraient incluses dans iCloud, afin de lutter contre les échanges de photos et vidéos à caractère pédopornographique. Peu de temps après, devant la levée de boucliers créée par la nouvelle, Apple a dû faire marche arrière. C’est ce retournement de veste, ainsi que le chiffrement de bout en bout d’iCloud, que le procureur général de Virginie de l’Ouest reproche dans une plainte ouverte contre le constructeur, comme le rapporte MacRumors.

Le procureur général JB McCuskey. Image @McCuskeyForWV.

Ce n’est pas la première plainte déposée à ce sujet : déjà en 2024, un collectif composé de 2 680 victimes d’abus sur mineurs avaient décidé de porter plainte contre Apple concernant sa volte-face sur la possibilité d’implémenter des systèmes contrôlant le contenu partagé sur ses plateformes. Si cette plainte est en cours, elle est de longue haleine : la procédure n’en est qu’à sa phase initiale, la plainte ayant été officiellement enregistrée, mais aucun jugement n’ayant encore été remis pour le moment.

Apple abandonne l

Apple abandonne l'idée de scanner les photos pour détecter des images pédopornographiques

En ce début 2026, c’est une procédure beaucoup plus directe qui s’ouvre, la plainte étant déposée directement par le procureur général d’un État, permettant à ce dernier de directement poursuivre Apple si la cour de justice valide l’affaire, sans passer par la certification de class action très longue habituellement. Et l’Attorney General JB McCuskey ne mâche pas ses mots dans sa plainte :

Préserver la vie privée des prédateurs d’enfants est absolument inexcusable. Et, plus important encore, cela viole la loi de Virginie‑Occidentale. Puisqu’Apple a jusqu’à présent refusé de s’autoréguler et de faire ce qui est moralement juste, j’intente cette action en justice pour exiger qu’Apple respecte la loi, signale ces images et cesse de revictimiser les enfants en permettant que ces images soient conservées et partagées.

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Lutte contre la pédopornographie : un utilisateur d'Android sous le coup d'une enquête policière après un faux positif de l'IA de Google

Pour appuyer ses lourdes accusations, le procureur général s’appuie, malheureusement pour Apple, sur rien moins que la conversation privée entre Eric Friedman, responsable FEAR (Fraud Engineering Algorithms and Risk, Ingénierie de la fraude, algorithmes et risques) et Herve Silbert, Security and Fraud Engineering Manager (Responsable ingénierie sécurité et fraude), révélée dans les documents récupérés durant le procès entre Apple et Epic Games :

[C’est pour ça que] nous sommes la plus grande plateforme de distribution de contenus pédopornographiques [...]

La capture contenant la conversation incriminante. Image The Verge.

Apple a, bien entendu, déjà exprimé sa position sur le sujet dès l’annonce de l’annulation de son système de contrôle des contenus pédopornographiques, indiquant que « les enfants peuvent être protégés sans que les entreprises fouillent dans les données personnelles des utilisateurs », et que Cupertino continuerait « de travailler avec les gouvernements, les avocats pour mineurs et les autres entreprises pour protéger les enfants, leur droit à la vie privée, et pour faire d’Internet un endroit plus sûr pour les enfants », mais il semble que tout le monde n’en avait pas la certitude en interne, au vu de cette conversation.

La procédure lancée par le procureur général pourrait aboutir à un versement de dommages et intérêts, ainsi qu’à une injonction d’implémenter la fonction de contrôle des contenus pédopornographiques dans les serveurs d’iCloud et sur les appareils Apple de millions d’utilisateurs.

50 ans d'Apple : MacGeneration lance un livre et organise une journée spéciale le 18 avril

Christophe Laporte

jeudi 19 février à 19:00

MacGeneration

On s’était donné rendez-vous dans 25 ans. C’était la promesse, un rien bravache, lancée pour fêter les noces d’argent de MacGeneration. On se voyait déjà célébrer notre demi-siècle en 2049… Enfin, peut-être. Si le Web existe encore d’ici là… et nous avec.

Mais nous avons une bien meilleure nouvelle : pas besoin de patienter deux décennies pour sabrer le champagne. Car un cinquantenaire peut en cacher un autre, et c’est Apple qui s’apprête à souffler ses cinquante bougies le 1er avril 2026.

Alors, forcément, on a eu envie de tricher un peu sur le calendrier. Et d’en profiter pour tenir, enfin, une vieille promesse…

Voici notre nouveau projet

Après avoir trituré le format magazine pour nos 25 ans, nous nous sommes mis en tête de concevoir un livre. Un vrai. L'idée ? Revenir sur 50 ans d’une histoire singulière, celle d’Apple. Ce bouquin, nous l’avons voulu à notre image, mais surtout à la vôtre : celle d’une communauté fidèle qui suit les pérégrinations d’une firme qui aura connu tous les états, des sommets les plus vertigineux aux creux les plus sombres.

Sans le savoir d’ailleurs, vous avez peut-être participé à la genèse de ce livre. Pour la réalisation de certaines pages, nous avons puisé notre inspiration dans les souvenirs que vous nous avez confiés en fin d’année dernière.

À l’image de ce que nous avons fait avec le magazine, nous avons soigné l’objet. Ce sera un beau livre, de ceux qu’on prend plaisir à laisser traîner sur une table basse et que l’on feuillette pour le simple plaisir des yeux. Un objet pour remonter le temps, de 10, 20, 30, 40 ou 50 ans… le temps d'une pause café. Notre camarade Jean-Baptiste Leheup, qui hante les colonnes de MacG depuis presque un quart de siècle lui aussi, s’est attelé à la tâche pour rassembler tous ces souvenirs et en tirer un ouvrage de 250 pages, façon madeleines de Proust.

Une livraison en avril, pas en décembre (promis, juré, craché !)

Ce beau projet n'attend plus que vous. Nous sommes conscients que tout n’a pas été parfait pendant la campagne de socio-financement du magazine, alors cette fois, nous avons décidé de procéder autrement. Le projet est quasi achevé et si nous obtenons votre précieuse aide pour le financer, vous aurez le livre entre les mains dès le mois d'avril.

Puisque l’on a beaucoup de choses à fêter, on aimerait beaucoup vous voir « en vrai ». Nous voulons organiser la première journée MacGeneration. Ce serait le 18 avril prochain à l’école Émile Cohl, dans le 3e arrondissement de Lyon. Au programme : des conférences, quelques pépites matérielles sorties de nos placards et des ateliers. On vous en dira plus très vite, mais un conseil : ne traînez pas trop pour réserver, la jauge est limitée à 180 places.

À vous de jouer !

Comme pour le magazine, nous lançons une nouvelle campagne sur Ulule. Sans votre soutien, ces deux projets combinés sont tout simplement irréalisables, surtout dans le contexte actuel.

Vous pouvez nous soutenir en précommandant le livre, ou en prenant votre billet pour la journée du 18 avril. Nous avons aussi concocté des offres combinées avec le Club iGen et quelques goodies qui devraient vous plaire. On ne voulait pas faire trop long, alors on vous présentera très bientôt le pin’s des 50 ans, notre nouveau mug et l’affiche d’Apple Park, que nous avions réalisée pour les débuts du Club iGen.

Pour que tous ces projets voient le jour, nous avons besoin comme toujours de votre soutien :

  • si nous récoltons la somme de 20 000 €, on signe le bon à tirer pour lancer l’impression du livre au plus vite ;
  • si nous dépassons les 40 000 €, alors nous lancerons les préparatifs pour la journée MacGeneration.

Parce qu’on est joueurs, on s’est également lancé quelques défis :

  • si nous collectons plus de 50 000 €, nous fêtons l’autre grand anniversaire de ce printemps : tous les articles de notre future série consacrée aux 25 ans de Mac OS X seront disponibles gratuitement ;
  • si nous collectons plus de 65 020 €, nous envoyons à l’un d’entre vous la réplique d’une carte mère de l’Apple I ;
  • si nous collectons plus de 80 000 €, nous vous laissons choisir le thème d’un atelier ou d’une conférence lors de la journée de MacGeneration ;
  • si nous collectons plus de 100 000 €, nous nous engageons à publier un tome II avant la fin de l’année.

On espère que tout cela vous plaira autant qu'à nous !

👉 Je soutiens MacGeneration et je précommande le livre des 50 ans d’Apple

👉 Je soutiens MacGeneration et je prends mon ticket pour la journée MacGeneration

Sans connexion, Google Maps n’affiche plus les avis ni d’autres infos communautaires

Stéphane Moussie

jeudi 19 février à 16:30

Ailleurs

Google Maps devient moins bavard pour les utilisateurs non connectés. Depuis quelques jours, des internautes ont constaté l’apparition d’un « affichage limité » lorsqu’ils consultent le service sans être préalablement connectés à leur compte Google. La mention apparaît en bas de la colonne rassemblant les informations sur un lieu, avec la possibilité d’ouvrir un panneau donnant des renseignements sur ce mode.

Google Maps en mode non connecté. Image MacGeneration.

Comme nous avons pu le vérifier (il suffit de se déconnecter ou de passer en navigation privée), tous les contenus liés à la communauté disparaissent des fiches des points d’intérêt : avis, photos et indicateur d’affluence. Les liens vers les billetteries sont également masqués. Il reste toute de même les infos essentielles, notamment les horaires et les coordonnées.

Dans le panneau d’information associé à ce mode limité, Google précise qu’il peut s’activer lorsque certaines extensions interfèrent avec Maps. D’après nos essais, les bloqueurs de publicité n’y changent rien. En pratique, seule la connexion à un compte Google semble réellement lever ces restrictions. L’entreprise invite d’ailleurs explicitement les utilisateurs à se connecter pour bénéficier de l’expérience complète de Maps.

Google Maps avec connexion / sans connexion. Image MacGeneration.

Google n’a pas communiqué sur les raisons exactes de cette limitation. Elle pourrait viser à freiner le scraping de données de Maps par des tiers ou tout simplement à inciter davantage d’utilisateurs à se connecter, et donc à partager plus de données avec le service.

Les États-Unis prépareraient un VPN pour encourager les Européens à contourner leurs lois

Stéphane Moussie

jeudi 19 février à 15:32

Ailleurs

La bataille politique et idéologique engagée par les États-Unis de Donald Trump contre l’Europe pourrait franchir un nouveau cap. D’après Reuters, l’administration américaine prépare un portail en ligne donnant accès aux citoyens européens à des contenus interdits dans leurs pays, y compris des discours haineux. Le dispositif pourrait même s’accompagner d’un VPN afin de faire passer le trafic des utilisateurs pour provenant des États-Unis.

Capture d’écran du site freedom.gov. Image MacGeneration.

Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, l’administration américaine et Elon Musk multiplient les accusations de « censure » visant l’Europe. Des attaques qui s’inscrivent dans une offensive contre la régulation numérique européenne et dans un contexte de soutien appuyé à des mouvements d’extrême droite.

Interrogé par Reuters, un porte-parole du département d’État a nuancé l’existence d’un tel programme. Il a affirmé que le gouvernement américain ne disposait pas, à ce stade, d’un dispositif spécifique de contournement de la censure visant l’Europe. Il a néanmoins ajouté que « la liberté numérique [était] une priorité pour le département d’État » (l’équivalent du ministère des Affaires étrangères) et que la diffusion de technologies de contournement de la censure, comme les VPN, faisait partie des leviers possibles.

Malgré ces précautions de langage, le projet ne fait pas trop de mystère. Le site freedom.gov, cité par Reuters, est déjà en ligne, même s’il n’est pas encore opérationnel. Il se contente pour l’instant d’afficher un message laconique : « Réclamez votre droit humain à la liberté d’expression. »

À travers cette initiative, les États-Unis chercheraient directement à encourager les Européens à contourner certaines législations locales, au premier rang desquelles le Digital Services Act (DSA), qui impose aux grandes plateformes une lutte accrue contre la désinformation et les contenus illicites.

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C’est justement le DSA qui contrarie Elon Musk : son réseau social X a écopé d’une amende de 120 millions d’euros pour non-respect de plusieurs obligations en décembre. Cette semaine encore, l’autorité irlandaise de protection des données, agissant pour le compte de l’Union européenne, a ouvert une enquête visant X et Grok à la suite de la génération de deepfakes à caractère sexuel.

X sanctionné par Bruxelles : amende de 120 millions d’euros pour non-respect du DSA

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Selon Reuters, le projet freedom.gov devait être présenté cette semaine lors de la conférence de sécurité de Munich, la même tribune où le vice-président américain J.D. Vance avait, un an plus tôt, sidéré les Européens en les étrillant. Son lancement aurait été reporté après l’expression de réserves en interne, notamment de la part de juristes.


Étant donné le côté éminemment sensible du sujet, les commentaires sont exceptionnellement fermés. Version sans censure disponible prochainement sur freedom.gov, sous réserve d’un petit audit de vos réseaux sociaux.

Orange va bientôt moderniser son webmail

Stéphane Moussie

jeudi 19 février à 13:58

Ailleurs

Si vous utilisez une adresse email fournie par Orange (vraiment ?) et que vous consultez votre courrier électronique via le webmail de l’opérateur (vraiment ?), sachez que des changements vous attendent dans les semaines ou les mois à venir.

Version actuelle du webmail Orange. Image MacGeneration.

Dans un email envoyé à ses clients, Orange annonce plusieurs nouveautés qui seront déployées cette année. La plus visible sera l’arrivée d’un tri automatique des messages par catégories. C’est une fonction qui existe depuis longtemps dans Gmail et que l’application Mail d’Apple propose aussi depuis iOS 18.4 et macOS 15.4. Elle permet maintenant de séparer les messages personnels des emails promotionnels.

iOS 18.4 : les catégories de Mail maintenant en français, comment les désactiver

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Le site web donnera également la possibilité d’organiser ses emails avec des couleurs et un mode « conversation » optionnel permettra de « mieux visualiser [les] échanges », sans qu’on en sache plus pour le moment.

Des changements sont aussi à prévoir du côté du carnet d’adresses. Les groupes de contacts existants seront transformés en listes de diffusion ne contenant que des adresses email. Les contacts dépourvus d’adresse mail en seront donc exclus. Pour permettre la transition, Orange laissera temporairement l’accès à l’ancien carnet d’adresses, en lecture seule, avec la possibilité d’exporter ses contacts pendant quelques mois après le déploiement du nouveau webmail. À noter enfin que l’agenda ne sera plus partageable, tandis que le reste (données, application mobile…) n’évoluera pas.

La date de mise en ligne de ce nouveau webmail sera communiquée ultérieurement… par email. Il n’est évidemment pas obligatoire d’utiliser le site d’Orange pour consulter ses messages : l’adresse peut être configurée dans une application tierce comme Mail, via le protocole IMAP.