Logi Options+ refuse de se lancer ce matin. Si vous ouvrez l’app de Logitech destinée à configurer ses souris et clavier, vous verrez le fond violet, l’animation de chargement habituelle et… c’est tout. Le reste de l’interface ne s’affiche pas et si l’on en croit les témoignages collectés sur Reddit, cela fait près de dix heures que cela dure.
Un utilisateur a vite trouvé la source du problème : un certificat a expiré hier, mardi 6 janvier 2026, si bien que l’app refuse désormais de se lancer. Il faudra ainsi attendre que Logitech réagisse, génère un nouveau certificat et mette à jour son app pour que l’on puisse à nouveau utiliser cette interface si légère et agréable.
Difficile d’éviter le sarcasme, tant Logi Options+ est devenue une catastrophe ergonomique et un symbole de lourdeur. Cette histoire de certificats rappelle que sous le capot, on est sur les technologies du web avec l’utilisation d’Electron. Je ne vais pas revenir sur le quotidien avec cette app, j’avais consacré une copieuse partie de mon test de la MX Master 4 à ce sujet et Logi Options+ faisait partie de mes coups de gueule pour 2025.
Dans un projet, il est de coutume de dire que les 90 % de départ sont les plus faciles, et que les 10 % restants sont les plus complexes à finaliser, prenant parfois plus de temps que les 9/10e de départ. Cette idée se confirme pour Orange, qui vient de décaler la fin de commercialisation de l’ADSL pour une bonne partie du territoire, comme le rapporte Le Monde.
Brassage des fils de cuivre. Image Ariase.
Que l’on soit clairs dès le départ : la date de fin de l’ADSL, fixée à 2030 au plus tard, n’a pas bougé. Ce qui change, en revanche, c’est la durée durant laquelle il est toujours possible de souscrire à une offre cuivre : pour 8 000 communes, soit tout de même près de 23 millions d’habitations ou entreprises (environ 50 % du total en France), Orange a décidé de laisser accessibles ces offres un an de plus, repoussant la date au 21 janvier 2027.
En effet, Orange planifiait à l’origine une fin totale de commercialisation de l’ADSL au 31 janvier 2026, soit à la fin de ce mois. Cependant, 6 % des habitations restant encore à connecter à la fibre, l’opérateur historique ne souhaite prendre aucun risque, et surtout pas celui de priver un client de connexion internet.
Si ce contretemps commercial prouve les difficultés à fibrer ces quelques pour-cent restants, Orange continue cependant sa marche rapide pour la déconnexion effective : au 27 janvier, 960 000 logements devraient perdre l’ADSL, rejoignant les 253 000 déjà passés définitivement à la fibre. L’enjeu est de taille pour l’agrume, qui engloutit 500 millions d’euros par an dans le maintien de ce réseau obsolète.
Ainsi, le calendrier technique reste le suivant :
31 mars 2023 : expérimental sur 6 communes pilotes
31 janvier 2025 : bascule de 162 communes en fibre pure
27 janvier 2026 : bascule de 829 communes supplémentaires
31 janvier 2027 : bascule de 2 145 communes supplémentaires
2027/2028 : bascule des dernières communes restantes
31 janvier 2028 : fin de la bascule pour les communes
2030 maximum : plus aucun logement ni aucune entreprise n’est sur le cuivre.
Ce calendrier, très chargé, doit faire avec une recommandation insistante de l’ARCEP : la fin de commercialisation des offres ADSL dans une région doit être effective au minimum douze mois avant la déconnexion effective du cuivre, afin de préparer la population locale. Si pour 50 % du territoire, cette fin de commercialisation interviendra dès le 31 janvier de cette année, elle sera donc repoussée d’un an pour les 50 % restants.
Commençons par le monstre de 52" (132 centimètres), une diagonale habituellement réservée aux téléviseurs. Le Dell UltraSharp 52 Thunderbolt Hub Monitor est unique en son genre : outre sa grande diagonale, il a un ratio ultra large 21/9 et il est légèrement incurvé pour peut-être éviter de trop tourner la tête. Sa définition 6K lui confère une résolution de 129 ppp. La dalle LCD IPS Black est classique, si ce n’est qu’elle gère une fréquence de rafraîchissement jusqu’à 120 Hz.
Dell U5226KW
Le fabricant destine cet écran hors norme aux professionnels qui doivent gérer d’énormes volumes d’informations simultanément, comme les traders ou les data scientists. Dans ce cadre, il est possible de brancher quatre ordinateurs en même temps : chaque section de l’écran est gérée comme un moniteur indépendant grâce à une nouvelle fonctionnalité interne de transport multi‑flux alliée au mode Picture By Picture. Les fonctions KVM intégrées permettent de contrôler tous les ordinateurs connectés avec un seul clavier et une seule souris.
Une connexion Thunderbolt 4 fournit jusqu’à 140 W pour recharger un MacBook ou un PC portable. Une myriade d’autres ports est présente pour relier d’autres ordinateurs ou brancher des périphériques. L’écran peut être incliné, pivoté et surélevé grâce à son pied.
Le Dell U5226KW est en vente dès aujourd’hui autour de 2 400 € HT, soit près de 2 900 € TTC.
Dell UltraSharp 32 4K QD-OLED Monitor (U3226Q)
Plus raisonnable au niveau de la taille, puisqu’il a une diagonale de 32" « seulement », le Dell UltraSharp 32 4K QD-OLED Monitor se démarque par l’utilisation d’une dalle QD-OLED qui doit offrir des noirs profonds et un contraste infini. Certifié DisplayHDR True Black 500, il vise en particulier les professionnels de l’image avec la promesse d’un grand respect des couleurs (Delta E Dell U3226Q
Il dispose en plus d’une finition Anti‑Glare à faible réflectance, une première sur une dalle QD-OLED selon Dell. Sa définition uniquement 4K risque néanmoins de lui faire un peu de tort, à l’heure où les écrans 5K (principalement LCD) se démocratisent.
Niveau connectivité, il peut compter notamment sur un port Thunderbolt 4 avec alimentation jusqu’à 140 W, des ports escamotables USB-C 27 W et USB-A 10 W ainsi qu’un port Ethernet 2,5 Gbit/s. Il sera disponible dans le monde entier à partir du 24 février. Son tarif n’est pas encore connu.
Si le Liquid Glass a fait couler beaucoup d’encre, il n’est pas le seul changement esthétique de macOS 26 à faire débat. Dans Tahoe, Apple a ajouté des icônes pour les fonctions présentes dans les menus, ceux qui s’ouvrent depuis la barre des menus, comme les menus contextuels qui apparaissent d’un clic secondaire.
macOS Sequoia / macOS Tahoe. Image MacGeneration.
Pour ne citer qu’une poignée d’exemples courants, les fonctions Enregistrer, Couper, Nouveau dossier, Placer dans la corbeille et Imprimer sont maintenant accompagnées de pictogrammes. Ceux-ci peuvent aider à identifier plus rapidement les fonctions, voire à comprendre leur sens. Mais ces nouvelles icônes ont aussi leurs détracteurs, comme Nikita Prokopov, qui, dans un long billet de blog, explique pourquoi il n’apprécie pas cet ajout.
Ce développeur pointe plusieurs problèmes. Premièrement, il estime qu’en ajoutant des icônes à la plupart des éléments, Apple réduit finalement à néant l’objectif qui est de distinguer les fonctions les unes des autres. Nikita Prokopov propose ainsi une version du menu Fichier dans lequel seules les fonctions les plus utilisées ont droit à leur icône.
À gauche, le menu original de macOS Tahoe. À droite, la version allégée proposée par le développeur. Image Nikita Prokopov.
Deuxième problème : la cohérence entre les applications. La fonction Ouvrir, par exemple, n’a pas toujours la même icône à travers les applications. Dans Pages c’est une flèche, dans le Finder une flèche dans un carré, dans Livres un livre… On peut arguer que la fonction Ouvrir ne fait pas tout à fait la même chose selon les logiciels et que cela peut donc justifier des icônes différentes, mais à la fin, on ne peut pas s’appuyer sur la mémoire visuelle d’une icône pour identifier à coup sûr cette action n’importe où dans macOS.
Vous vous souvenez de la Freebox HD (la v5 de 2006, qui a été recyclée sous le nom Crystal ensuite) ? Lors de la 39e édition du congrès du CCC (Chaos Computer Club), un groupe de hackers allemand, une des conférences était consacrée à cette Freebox.
La Freebox HD. Image CCC.
Frédéric Hoguin explique qu'à l'époque, vers 2012, il utilisait la Freebox HD (le boîtier TV) pour enregistrer les émissions de TV et qu'ensuite il passait par le serveur FTP intégré pour récupérer les enregistrements et les regarder sur un ordinateur. Jusqu'au jour où TF1 et M6 ont demandé à Free d'empêcher la récupération des enregistrements. Il a donc décidé de hacker la Freebox pour y accéder.
Elle exécute Doom. Image CCC.
Après avoir ouvert le boîtier et fait une image du disque dur du boîtier, il a tenté de comprendre comment fonctionnait l'appareil. On apprend notamment que l'utilisateur principal s'appelle 42421. Pendant un temps, il a choisi cette voie pour récupérer les enregistrements : ils n'étaient pas chiffrés, juste inaccessibles en FTP. Il l'explique à la fin, mais c'est plus simple pour la compréhension, un fichier placé sur une partition chiffrée permet d'indiquer si un enregistrement est public ou privé (et donc inaccessible).
Ensuite, il explique l'analyse de la Freebox, qui avait un système sur puce MIPS, 128 Mo de RAM, et 32 Mo de mémoire flash. Il ne voulait pas faire de modifications matérielles, car la Freebox appartenait (et appartient encore pour les versions actuelles) à Free. Après avoir découvert le projet OpenFreebox, qui n'avait pas réussi à pirater la Freebox v5, il décide de se lancer et a donc tenté de trouver une solution. Elle a un nom : Doom. Plus exactement, PrBoom, une version open source et portable du célèbre jeu installée sur la Freebox HD.
Une attaque réussie implique l'absence de l'arme (à droite). Image CCC.
Il a découvert qu'il était possible d'envoyer des fichiers WAD (les données du jeu lui-même) par FTP. En modifiant les fichiers en question, il est possible de modifier Doom (comme pour l'excellent CHex Quest). Passons les détails sur la partie technique (vous pouvez aller voir la vidéo si ça vous intéresse) mais l'idée est de créer un fichier WAD contenant le code nécessaire pour l'attaque, chargé dans la mémoire vive. En employant ensuite une sauvegarde volontairement corrompue avec du code assembleur MIPS, il a pu accéder au système d'exploitation grâce à une erreur dans le code du jeu.
Apple à la rescousse
Il a ensuite pu exécuter son propre code dans le système GNU/Linux de la Freebox, et afficher des messages sur l'écran alphanumérique de la Freebox. Pour pouvoir passer en root, il explique qu'il est passé par une technologie Apple. En effet, la Freebox a des ports USB qui permettent de brancher une clé USB ou un disque dur. Hoguin a modifié la structure du système de fichiers HFS+ pour passer en root grâce à un bug dans l'implémentation du système de fichiers. Une attaque démarrée depuis Doom, donc.
Une clé USB formatée en HFS+ a permis l'attaque. Image CCC.Hello World. Image CCC.
On peut noter une belle petite blague2 des développeurs de Free : le mot de passe root est find_this_openfreebox (😅). La connexion en SSH a aussi été un peu compliquée, car il a fallu intercepter le démarrage de la Freebox HD pour qu'elle récupère une adresse IP sur un ordinateur de l'attaquant plutôt que sur le boîtier serveur de Free. À ce moment, il a pu obtenir ce qu'il cherchait : la possibilité de modifier l'état d'un enregistrement, pour pouvoir le récupérer en FTP depuis son ordinateur (oui, tout ça pour ça).
Le mot de passe est une blague. Image CCC.
De nombreuses possibilités qui n'ont pas été exploitées
Il explique aussi ce qu'il n'a pas fait, comme envoyer des messages sur les Freebox d'autres personnes ou accéder à des chaînes de télévision qui n'étaient pas incluses dans son abonnement. Les failles employées ont été corrigées quelques mois après, et il précise bien que la Freebox n'a pas été hackée pour installer Doom… mais que Doom était installé et a permis de hacker la Freebox.
Si vous connaissez bien Free, vous connaissez la raison. Sinon, la réponse est 42. ↩︎