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macOS 26.4 : la limite de recharge de la batterie arrive enfin sur Mac

Christophe Laporte

mardi 17 février à 06:55

macOS

Décidément, même sur Mac, macOS 26.4 apporte son lot de petites nouveautés. L’une d’entre elles ne dépaysera pas les utilisateurs d’iOS : la première bêta de macOS Tahoe 26.4, tout juste déployée par Apple, introduit enfin une option permettant de limiter manuellement la recharge de la batterie.

Image : Jacob - Unsplash
Rosetta 2 : le clap de fin se précise avec macOS 26.4

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Un curseur pour préserver la santé de la batterie

Jusqu’à présent, les possesseurs de MacBook devaient souvent s’en remettre à des utilitaires tiers comme AlDente pour bloquer la charge à un certain seuil. Avec cette mise à jour, Apple intègre un curseur natif permettant de définir une limite de recharge comprise entre 80 % et 100 % (par paliers de 5 %).

AlDente, un utilitaire pour gérer plus finement la recharge de son MacBook

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L’objectif est simple : éviter que la batterie ne reste sous tension maximale trop longtemps, une situation courante pour les machines qui passent le plus clair de leur temps branchées à un dock ou à un chargeur. En restant sur une plage de 80 ou 90 %, on réduit l'usure chimique des cellules et on prolonge ainsi la durée de vie globale du composant.

Image MacGeneration.

Plus précis que la recharge optimisée

Cette nouveauté vient compléter la « Recharge optimisée » que nous connaissons déjà. Pour rappel, cette dernière se base sur vos habitudes quotidiennes pour mettre la charge en attente à 80 % et ne finir les 20 % restants que juste avant votre utilisation habituelle.

Le problème ? Ce système manque parfois de flexibilité si votre emploi du temps est irrégulier. La nouvelle « Limite de recharge » est, elle, une restriction stricte : le Mac ne dépassera jamais le seuil que vous avez fixé, offrant ainsi un contrôle total à l'utilisateur.

MacBook Pro M5 : quel chargeur choisir maintenant qu’Apple ne le fournit plus ?

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Chose intéressante : Apple a également ajouté des actions dédiées dans l'application Raccourcis, permettant d'automatiser cette limite selon votre emplacement ou l'heure de la journée. Avantage supplémentaire de l'action dans Raccourcis, on peut activer la limite pour la journée en cours seulement et revenir à l'ancienne valeur après cela. Cette fonctionnalité se trouve sinon dans la section Batterie dans les Réglages Système, puis en cliquant sur le petit i à droite de la ligne dédiée à la charge.

Image MacGeneration.

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Rosetta 2 : le clap de fin se précise avec macOS 26.4

Christophe Laporte

mardi 17 février à 06:29

macOS

C’est une page qui se tourne doucement, mais sûrement. Introduite en 2020 pour assurer la transition fluide entre les processeurs Intel et les puces Apple Silicon, la couche de traduction Rosetta 2 entame sa phase de retrait. Si l'on savait depuis la WWDC25 que l'outil ne ferait pas de vieux os au-delà de macOS 27, Apple passe aujourd'hui à la vitesse supérieure pour prévenir les retardataires.

Une alerte pour mettre la pression

Avec la première bêta de macOS 26.4 disponible depuis peu, Cupertino commence à afficher des notifications explicites. Désormais, lorsqu'un utilisateur lance une application reposant encore sur l'architecture Intel, un message d'alerte prévient que le logiciel deviendra bientôt incompatible.

Image MacGeneration.

L'objectif est double : pousser les utilisateurs à chercher des alternatives ou des mises à jour natives, et envoyer un signal fort aux développeurs qui n'ont toujours pas franchi le pas de l'optimisation pour l'architecture ARM.

Le calendrier d'Apple est désormais gravé dans le marbre. Si Rosetta 2 restera pleinement opérationnel sous macOS 27, la techno d’Apple sera mise sur la touche avec l'arrivée de macOS 28, prévue pour l'automne 2027.

Toutefois, Apple ne coupera pas totalement les ponts d'un coup sec. Une version "allégée" de Rosetta sera conservée pour assurer le support de certains jeux anciens qui ne sont plus maintenus, mais qui s'appuient sur des frameworks spécifiques à Intel. Pour le reste des logiciels de productivité et de création, la compatibilité native deviendra la norme absolue.

Le chant du cygne pour les Mac Intel

Cette annonce s'accompagne d'un rappel important concernant le matériel. macOS 26 marquera la fin du voyage pour les derniers Mac équipés de processeurs Intel. Ces machines ne pourront plus installer les versions ultérieures du système d'exploitation.

macOS 26 est officiellement le dernier système compatible avec les Mac Intel

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Apple s'engage néanmoins à fournir des mises à jour de sécurité pendant trois ans après cette dernière version, permettant aux parcs de machines existants de finir leur carrière honorablement. Mais le message est clair : à Cupertino, l'avenir appartient désormais exclusivement aux puces "maison".

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TRex 2.0 : l’utilitaire qui extrait du texte partout sur macOS gagne en mordant

Stéphane Moussie

lundi 16 février à 18:02

macOS

TRex n’est pas qu’un utilitaire pour Mac au nom rigolo, c’est surtout un outil capable de faire gagner un temps précieux. Disponible depuis 2021, il permet d’extraire très facilement du texte à partir d’une image, d’une vidéo ou de n’importe quel autre contenu affiché à l’écran. La version 2.0, tout juste lancée, rend l’application encore plus polyvalente.

Apple propose déjà une fonction équivalente avec Texte en direct, intégrée notamment à Photos et Aperçu. Mais dans de nombreuses situations, l’extraction de texte reste impossible. C’est le cas par exemple avec une vidéo YouTube ou même certains sites web qui bloquent volontairement la sélection de texte, comme la version web de l’App Store.

Extraction de texte avec TRex depuis le site de l’App Store, qui empêche de sélectionner le texte normalement. Vidéo MacGeneration.

Dans ces cas-là, TRex vient à la rescousse. Après un clic sur l’icône de dinosaure dans la barre des menus ou la saisie d’un raccourci clavier, on peut sélectionner la zone contenant le texte souhaité, qui est aussitôt copié dans le presse-papiers. Il ne reste alors plus qu’à le coller là où on en a besoin. L’utilitaire s’appuie par défaut sur le moteur de reconnaissance optique de caractères (OCR) intégré à macOS, ce qui assure une opération en toute confidentialité.

De plus en plus d’apps exploitent le moteur d’OCR fourni par Apple avec macOS

De plus en plus d’apps exploitent le moteur d’OCR fourni par Apple avec macOS

Ça, c’est pour la fonction de base. La version 2.0 apporte de multiples améliorations. Sur macOS Tahoe, TRex tire parti de nouvelles capacités du framework d’Apple pour permettre l’extraction de tableaux complets. Ceux-ci peuvent ensuite être collés en Markdown, CSV, TSV ou JSON.

Copier-coller d'un tableau en Markdown. Vidéo MacGeneration.

Sur les versions antérieures de macOS, l’extraction de tableaux reste possible grâce à des modèles de langage. C’est d’ailleurs l’autre grande nouveauté de cette version : TRex peut désormais s’appuyer sur des technologies d’OpenAI ou d’Anthropic, à condition de fournir sa clé d’API. Il est également possible de brancher un modèle local via Ollama ou LM Studio. De plus, on peut donner des consignes à l’IA pour traiter le texte extrait, par exemple afin de corriger des erreurs d’OCR. De quoi se constituer une solution d’extraction de texte sur mesure.

Les méthodes de capture progressent elles aussi. TRex permet désormais de sélectionner plusieurs zones de l’écran en une seule session. Un mode plus avancé permet même de capturer en continu tout ce qui s’affiche à l’écran, ce qui est pratique pour une vidéo ou un document que l’on fait défiler. La version 2.0 ajoute aussi un historique des extractions.

Réglages de TRex 2.0 liés aux services d’IA. Image MacGeneration.

Bref, TRex 2.0 est une solution vraiment efficace pour récupérer du texte dans à peu près toutes les situations sur Mac. Pour couronner le tout, l’application est gratuite et open source. Enfin, elle est vendue 8,99 € sur le Mac App Store, mais vous pouvez la télécharger gratuitement sur GitHub. La différence de prix s'explique sans doute par le coût du programme développeur d'Apple (99 $/an) pour distribuer une application sur l'App Store. L'utilitaire est uniquement en anglais et demande macOS 11 (Big Sur) au minimum.

Orion va faire revenir WebKit sur Windows

Stéphane Moussie

lundi 16 février à 15:58

Logiciels

Quatorze ans après l’abandon de Safari sur Windows, WebKit s’apprête à faire son retour sur le système d’exploitation de Microsoft. Apple ne relance pas son navigateur sur PC, le retour du moteur du rendu se fera par l’intermédiaire d’Orion.

Orion sur Windows. Image Kagi.

Ce navigateur tiers basé sur WebKit va en effet avoir droit à une version Windows dans les prochaines semaines ou les prochains mois. Développé par Kagi, Orion est actuellement disponible sur iOS, iPadOS et macOS. Après plusieurs années de développement et de bêtas, son lancement officiel a eu lieu fin 2025. S’il repose sur le même moteur que Safari, Orion s’en distingue avec davantage d’options de personnalisation, des fonctionnalités de confidentialité supplémentaires et une prise en charge des extensions de Chrome et Firefox.

Orion, le navigateur WebKit de Kagi passe en version 1.0 sur Mac

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Concernant la version Windows, l’éditeur a confirmé qu’elle s’appuiera bien sur WebKit et qu’elle comprendra les mêmes fonctionnalités que sur macOS. Cette déclinaison ne sera pas écrite en Swift, mais en C# avec le framework WinUI 3 pour ce qui est de l’interface. Plusieurs tentatives ont cherché à faire renaître WebKit sur Windows au fil des ans, sans jamais s’inscrire dans la durée. Orion apparaît donc comme la meilleure occasion de disposer d’un autre moteur de rendu que Blink (utilisé par Chrome et Edge) ou Gecko (Firefox) sur la plateforme de Microsoft.

La première bêta devrait être distribuée à la fin du mois. Si vous êtes impatient de retrouver ou découvrir WebKit sur votre PC, vous pouvez vous inscrire à l’infolettre de l’éditeur. Et Linux alors ? Eh bien une version spéciale est également en préparation.

Orion est un navigateur gratuit. Kagi propose toutefois un abonnement à 5 $/mois ou 50 $/an qui donne notamment accès à des versions de développement et à un poids plus important dans l’orientation des futures nouveautés.

Apple annonce un special event pas comme les autres le 4 mars

Christophe Laporte

lundi 16 février à 15:26

AAPL

La rumeur était dans l’air depuis ce matin. C’est désormais officiel : Apple organisera bien un rendez-vous le 4 mars prochain, mais oubliez le traditionnel « Special Event » en direct de l'Apple Park. Pour cette fois, la Pomme convie une poignée de journalistes dans plusieurs villes du monde dont Londres, New York et Shangai, pour ce qu’elle appelle, avec une pointe de mystère, une « Apple Experience ». 

Apple : un special event en mars pour remettre le Mac au centre du jeu ?

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Une « expérience » plutôt qu'une grand-messe

Le choix des mots est rarement anodin chez Apple. En délaissant le terme d'événement pour celui d'expérience, Cupertino suggère un format plus intimiste, probablement centré sur des démonstrations concrètes et des prises en main directes. On peut s'attendre à une présentation moins formelle que les vidéos léchées auxquelles nous avons droit depuis la pandémie, mettant l'accent sur l'usage plutôt que sur une simple fiche technique.

Le format décentralisé de cette « expérience » est sans doute le détail le plus révélateur de la stratégie de Cupertino pour ce printemps. En multipliant les points de chute simultanés, Apple semble renouer avec une logistique que les plus anciens ont bien connue : celle des événements satellites.

Il fut une époque, assez lointaine, où la Pomme doublait son keynote californien de rassemblements à Londres, Berlin ou Paris, permettant aux journalistes européens de découvrir les nouveautés en temps réel (ou presque). C’était l’époque où l'on privilégiait l'efficacité : pourquoi forcer la presse mondiale à traverser l’Atlantique et à subir un décalage horaire carabiné pour une simple prise en main de deux heures ? En mai 2024, Apple avait déjà retransmis à Londres son événement Let Loose. En 2026, Apple semble se souvenir qu’il est parfois plus pertinent de faire voyager ses produits plutôt que ses invités.

Image : Apple

Autre choix étonnant par rapport aux habitues d’Apple : le keynote aura lieu un mercredi. D’autre part, il débutera à 15 heures, heure de Paris.

Durant cette Apple Experience, la Pomme pourrait sortir l’artillerie lourde pour dépoussiérer son catalogue. La star incontestée pourrait bien être le MacBook « SE », un pavé dans la mare des Chromebooks et des PC portables d'entrée de gamme. Avec son châssis de 13 pouces hérité du MacBook Air et une puce A18 Pro (celle des iPhone 16 Pro) sous le capot, cette machine vendue à un prix agressif aurait pour mission de doper des parts de marché qui font grise mine sur le segment éducatif. Pour les plus exigeants, la cavalerie M5 devrait également pointer le bout de son nez : les MacBook Pro (M5 Pro et Max) et un Mac Studio M5 sont attendus de pied ferme, probablement accompagnés d’un Studio Display 2 qui passerait enfin au 90 Hz.