Le MacBook Neo est le premier à embarquer une puce d’iPhone à 8 Go de RAM, une puissance limitée qui ne gênera pas les utilisateurs légers mais qui inquiète ceux ayant certaines utilisations moins conventionnelles. Quelques points interrogent : la machine sera-t-elle capable de faire tourner une machine virtuelle ? C’est bien le cas selon Parallels, à condition de faire quelques concessions.

« Parallels Desktop fonctionne sur le MacBook Neo dans le cadre de tests sur des fonctionnalités de base », explique l’entreprise dans un billet. Elle confirme avoir « achevé les premiers tests » et affirme que l'installation de Parallels Desktop ainsi que le fonctionnement des machines virtuelles sont stables sur le MacBook Neo. Elle ajoute cependant que des tests de validation et de performance complets sont en cours : une note de compatibilité plus complète pourra être publiée si nécessaire.
On pouvait craindre que Parallels Desktop soit tout bonnement incompatible avec le MacBook Neo. Heureusement, l'A18 Pro repose sur la même architecture ARM que les puces de série M que l’on trouve sur Mac et iPad. La présence de seulement 8 Go de RAM est le second gros problème étant donné qu’une VM demande généralement 4 Go de mémoire vive, n’en laissant que 4 pour macOS et les applications Mac.
S’il est possible de faire tourner une VM, sa stabilité dépendra des utilisations. Parallels estime que la machine fait le job pour une utilisation occasionnelle et peu exigeante de Windows, comme sur d’anciens logiciels professionnels ou des utilitaires exclusivement compatibles avec le système de Microsoft. En revanche, la machine « n'est pas le bon choix » pour les apps gourmandes en ressource CPU ou GPU.

Les utilisateurs de Mac voulant garder un pied dans l’univers Windows auront donc intérêt à se pencher sur un MacBook Air M5, facturé 1 199 € mais embarquant une puce M5 et 16 Go de RAM. Parallels Desktop est proposé à partir de 54,99 € par an, sachant qu’il est possible de l’essayer gratuitement pendant deux semaines.











