Steve Jobs s’exprime sur Flash

Christophe Laporte |
Chose rare, Steve Jobs vient de publier une lettre ouverte sur le site d’Apple, intitulée "Thoughts on Flash" (réflexions sur Flash), dans laquelle il s’exprime au sujet de la technologie d'Adobe, sujet qui a fait beaucoup couler d’encre depuis quelques semaines, notamment avec la sortie de l’iPad. Au vu de certaines prises de position - Flash présenté comme une technologie du passé - il serait étonnant qu'Adobe reste silencieux. Au passage, on observe que cette sortie du patron d'Apple avait fuité hier.

toughtsonflash


En introduction, Jobs rappelle qu'Adobe a été le premier gros client d’Apple. Elle avait développé le langage PostScript que la firme de Cupertino avait intégré à ses LaserWriter, les fameuses imprimantes lasers qui fêtent leur vingt-cinquième anniversaire ces temps-ci. À l’époque, Apple et Adobe avaient travaillé main dans la main comme rarement, explique Jobs. Ajoutant que la Pomme avait aussi investi à hauteur de 20% dans le capital d'Adobe pendant quelques années.

Depuis cet "âge d’or", les deux sociétés ont évolué, constate Steve Jobs. "Apple a failli mourir et a fini par se redresser alors qu’Adobe a développé son activité vers le monde de l’entreprise avec ses produits Acrobat". Les deux sociétés travaillent en commun afin de répondre aux besoins des créatifs. Jobs rappelle qu’une copie sur deux de la Creative Suite est vendue à un utilisateur Mac.

Jobs donne ensuite très simplement son avis - on peut même parler de réquisitoire - sur Flash afin que les clients et les spécialistes puissent mieux comprendre pourquoi Flash n’est pas présent sur l’iPhone, l'iPod touch et l’iPad. D’après lui, Adobe a toujours fait croire qu’Apple n’ouvrait pas la porte à Flash pour des raisons commerciales afin de protéger l’App Store. Pour Steve Jobs, c’est tout le contraire : c’est avant tout une décision à caractère(s) techniques(s).

Il démonte ensuite l’argumentation d’Adobe indiquant que Flash est un système ouvert. "Les produits Flash sont 100% propriétaires". Adobe ayant seule autorité sur leur évolution ou leur prix. Le fait que Flash soit largement répandu n'en fait pas un produit ouvert écrit Jobs, au final c'est Adobe qui en garde le complet contrôle.

Apple aussi a son lot de produits propriétaires poursuit Jobs, mais Apple, comme Google, a fait le choix de standards ouverts, lorsqu'ils étaient pertinents pour le web : HTML5, CSS et JavaScript. Et d'ajouter qu'Apple apporte sa contribution en ayant par exemple "créé WebKit à partir d'un petit projet open source". Un WebKit utilisé aujourd'hui par Android, Palm, Nokia et RIM. En faisant un standard pour les navigateurs mobiles.

Second point, la place de Flash sur le Web. Au discours d'Adobe selon lequel Apple prive ses appareils de 75% des vidéos sur le web, Jobs rappelle que la plupart de cette masse est disponible dans "un format plus moderne, le H.264". Les vidéos de YouTube qui représentent 40 % des vidéos sur le web sont lisibles sur les plateformes mobiles d'Apple. Et d'énumérer des services comme Vimeo, Netflix, Facebook, des chaînes de télé américaines… "les utilisateurs d'iPhone, iPod et iPad ne sont pas en manque de vidéos".

Jobs concède que ces appareils ne peuvent utiliser les jeux en Flash, mais il renvoie aux 50 000 jeux et titres de loisir sur l'App Store, dont une partie non négligeable est gratuite. Un volume qu'il estime dépasser de loin celui de n'importe quelle autre plateforme.

Viennent ensuite les questions de sécurité, fiabilité et performances. Il dresse un portrait de Flash responsable de la plupart des plantages sur Mac, avec en outre, selon Symantec, le bilan le plus noir en matière de sécurité en 2009. Apple et "Adobe ont travaillé à résoudre ces problèmes, mais ils perdurent depuis maintenant plusieurs années" déplore Jobs.

Il met ensuite en doute la capacité d'Adobe à faire correctement fonctionner Flash sur des mobiles. "Nous leur avons régulièrement demandé de nous montrer Flash qui marcherait bien sur un mobile. On ne l'a jamais vu" Et d'égrener les retards rencontrés dans la finalisation de cette version de Flash "On pense qu'il finira par sortir, mais nous sommes contents de ne pas avoir eu à attendre. Qui sait comment cela fonctionnera ?"

Quatrième point, l'impact sur la batterie des mobiles. Pour Jobs, l'utilisation du H.264 associée à un décodeur de type matériel permet de bons résultats en autonomie pour la lecture de vidéos. Alors que Flash utilise encore une ancienne solution, non supportée par les puces pour mobiles, qui oblige à un décodage logiciel des vidéos et par là, divise l'autonomie par deux. L'avantage du H.264 étant aussi qu'il ne nécessite aucun plug-in pour être lu directement par un navigateur, et qu'il est parfaitement géré par les appareils mobiles.

Cinquième point, l'interaction tactile. Les interfaces en Flash utilisent des éléments qui se prêtent mal à une utilisation sans souris et de type multitouch. Donc, quitte à devoir réécrire son site, pourquoi ne pas le faire directement en HTML 5, CSS et JavaScript, suggère Jobs.

Enfin, sixième point, "le plus important", le fait qu'Adobe vise à ce que les développeurs utilisent Flash pour créer des applications pour iPhone. Jobs reprend un argument déjà évoqué récemment, le fait que Flash est un outil de développement multiplateforme, qui ne tirera profit que du plus petit dénominateur commun de chacune de ces plateformes (lire Adobe prend un bol d'AIR sur l'iPad). De manière à ce qu'un logiciel puisse être écrit une seule fois et fonctionner à l'identique partout "Il n'est pas dans les objectifs d'Adobe d'aider les développeurs à écrire les meilleures applications iPhone, iPod et iPad."

Jobs critique également le fait qu'Adobe a été terriblement lent à adopter les améliorations survenues sur les plateformes d'Apple. "Alors que Mac OS X est sorti depuis presque dix ans, Adobe l'a pleinement adopté (Cocoa) il y a deux semaines avec la sortie de la CS5. Adobe a été le dernier des grands éditeurs à complètement adopter Mac OS X" (ndlr, Jobs glisse sur le fait qu'Apple aussi a quelques grosses applications toujours en attente de passage sur Cocoa : iTunes, Final Cut Studio, etc…).

L'objectif d'Apple, explique Jobs, est que les développeurs puissent s'appuyer directement sur iPhone OS pour leurs applications, plutôt qu'au travers de solutions tierces qui ne seront pas à même de leur proposer toutes les possibilités de l'original, ou qui le feront avec retard. Créant par là une dépendance délicate vis à vis de ces intermédiaires.

Ce qui amène le patron d'Apple à conclure - en versant les dernières goutes d'essence sur les flammes - que Flash a été conçu "à l'époque du PC et des souris", mais qu'il n'est plus nécessaire pour les plateformes mobiles, malgré l'envie d'Adobe, pour des raisons compréhensibles, de l'y voir jouer un rôle.

"L'avalanche de médias qui offrent leurs contenus pour les appareils mobiles d'Apple montre que Flash n'est plus nécessaire pour regarder des vidéos ou consommer toute sorte de contenus Web. Et les 200 000 applications sur l'App Store prouvent que Flash n'est plus indispensable pour les dizaines de milliers de développeurs qui veulent créer des applications riches graphiquement, jeux compris".

"Les nouveaux standards ouverts créés à l'ère du mobile, comme le HTML5, l'emporteront sur les appareils mobiles (et sur les PC aussi). Peut-être qu'Adobe devrait se concentrer davantage, pour l'avenir, sur la création de très bons outils HTML5, et moins critiquer Apple sur le fait qu'elle entend laisser le passé derrière elle".

Une sortie du patron d'Apple sur ce maintenant vieux débat (on retrouve des traces de cette querelle dès l'automne 2008) qui intervient alors que les répercussions de l'affaire Gizmodo et de l'iPhone 4G font toujours l'actualité, et qu'Adobe venait de commencer à optimiser Flash sur Mac OS X, après avoir obtenu une API longtemps réclamée à Apple…

Sur le même sujet :
- La réponse d’Adobe
avatar manu1707 | 
très bonne remarque de jinxjab ... Je voulais bien sur parler de l'app store, de son environnement, le surf web aussi La navigation globale (les gestes utilisés) Après je dis pas qu'il y avait d'énormes lacunes hein !!! Mais il y a 3 ans c'était remarquable :)
avatar manu1707 | 
A hirtey : excuse moi mais pourquoi acheter un produit si tu sais que ça va te gaver en si peu de temps ??? Après tu fais ce que tu veux de ton fric mais bon :)
avatar hirtrey | 
@ jinxjab: Parce que bcp de monde ont découvert le monde des smartphone avec l'iPhone. L'experience est la même, sauf le surf sur le net (la pas de comparaison) mais le reste était et est encore inférieur à BB. l'OS 4 est pas encore sortie donc .... Et comme disait une personne sur ce site (ou ailleurs) je prefere avoir le choix entre 100 bonne application que pas de choix avec x milles. Car les applications qui péte, rote, qui ne font rien et coute 1000$... oui super ... Sur mon iPhone j'ai 10/15 appli (des conneries surtout sauf macG ) tierce j'en utilise réellement 4(musique, surf, mail, messagerie unifié, météo) sur le BB 1 appli tierce et je fais la même chose en étant plus productif ( je ne jongle pas entre les compte mail !!!!). Mais c'est vrai je ne suis pas standard, j'ai pas 500 applications d'installer.
avatar hirtrey | 
@ manu1707: Pour savoir qu'un produit va te gaver il faut l'essayer.
avatar manu1707 | 
Hirtrey ... Je dois en avoir10 a tout casser mais je me sers de presque toutes ces applis:) Ce sont essentiellement des appli médicales alors... Sinon j'aime bien ta réponse ^^
avatar jinxjab | 
@hirtrey Oui pour certains de tes nouveaux arguments. Mais il était question d'expérience utilisateur. La réactivité, l'aisance d'utilisation était supérieur à WM et BB OS. C'est pour cette raison que iPhone OS fut assez rapidement adopté par les utilisateurs et comme concequence par les développeurs lors de la mise en place de l'AppStore. Je sais nous sommes hors sujet sur ce propos. Ok
avatar sylko | 
Arrêtez de nous casser les ... avec vos sites interactifs, :-P Attendre le chargement, en regardant le défilement d'une barre à la con, un son merdique lorsque l'on passe sur un menu, etc... Les utilisateurs en ont généralement rien à battre. En fait tout ça ne plaît qu'au «concepteur» et au client, qui la plupart du temps se foutent pas mal des internautes. Flash sucks et c'est le moment pour le faire exploser :-P
avatar eTeks | 
Ca y est, j'ai trouvé ce que cette guéguerre me rappelle: le conflit Microsoft-Sun au sujet de Java il y a 10 ans. Bien moche tout ça...
avatar françois bayrou | 
Sur le fond il n'a pas tort, flash sur mobile ca n'a pas de sens. Mais quand je lis ca ... "We also know first hand that Flash is the number one reason Macs crash." Donc parmi tous ces crash listés ci dessous, flash est le responsable ? http://www.google.fr/search?hl=fr&source=hp&q=snow+leopard+crash&meta=&aq=f&aqi=&aql=&oq=&gs_rfai=
avatar zesuisse | 
Souvenons-nous également des années 90, au cours desquelles le Mac allait mal et Adobe sortait ses versions d'abord sur Windows et avec quelques semaines/mois de retard sur Mac, la plateforme grace à laquelle ils sont devenus ce qu'ils sont ;) La vie, c'est comme un boomerang, il revient ce que l'on envoie :-)
avatar michaelprovence | 
Steve commence à sentir que ça craint du boudin !!! Android a déjà dépassé iphone OS au USA et ils viennent d'annoncer la compatibilité avec android 2.2 de flash.... Forcément lorsqu'on à pas un truc et que la concurrence l'a on dit que c'est de la merde !!! Pas de bol aussi pour steve les jeux flash font un malheur sur facebook (genre farmville) ok vous allez me dire que c'est de la merde etc mais il y a 100 millions d'utilisateurs de jeux genre farmville et eux ils doivent trouver que c'est bien !!
avatar Anonyme (non vérifié) | 
Steve Job est caractériel et rancunier, il n'a pas oublié l'épisode du portage de la suite CS sur MacOSX. Depuis presque 10 ans et sa colère monstre sur le fait qu'Adobe mette 2 ans à sortir la suite CS sur OSX, il fait tout pour leur mettre des bâtons dans les roues... et c'est pas fini. Faut pas le faire chier le Steve !
avatar pitav | 
Le problème dans cette affaire n'est pas technologique. En tant que développeur flash si il faut changer de techno... et bien je changerais (je n'aurait peut'être pas le choix) car j'ai des enfants à nourrir ! Quand même, on se demande bien pourquoi il y a tant de développeurs flash vu que d'après iPapy et ses fidèles Flash ne sert (mal) que pour la vidéo et l'animation vectorielle ! Ce qui montre bien la mauvaise fois du premier et l'ignorance des seconds. Passons. Non le vrai problème, à mon sens, c'est le contrôle et la liberté du moins ce qu'il en reste. SJ est parait-il un visionnaire. Mais qu'elle est cette faramineuse vision ? Il fut un temps où Apple était appréciée voir adulée et j'en faisais parti, parce qu'elle était insolente, différente, inventive, fraiche, etc. Comme le temps a passé. Au lieu de cela, Apple forte de son avance technique tente de nous imposé sa vision d'un monde abusivement mercantile aux relents d'hygiénisme : ça c'est bien... non pas ça qu'elle horreur un sein... désolé ça nous fait de la concurrence, etc. Si je veux flash, silvertruc ou bidule sur mon mobile, ma tablette ou mon ordinateur c'est mon problème ! Peut-être que certains sur ce forum n'en n'ont pas conscience ?
avatar ironseb | 
1984 !
avatar GerFaut | 
Juste pour dire : SJ est un impatient notoire. Il refait avec Flash, qu'il accuse avec raison de traîner les pieds pour son optimisation sur Mac OS X et, dans une moindre mesure sur iPhone OS, donc il refait avec Flash le coup des processeurs PPC de Motorola/IBM qu'il accusait de ne pas progresser aussi rapidement qu'il le désirait. C'est extrêmement mauvais signe pour Flash/Adobe étant donné le pouvoir d'incitation de SJ dans le monde informatique...
avatar Bjeko | 
C'est surtout mauvais signe pour nous, puisque à part le fait de ne pas avoir droit à Flash sur iPhone/iPad, il y a de fortes chances qu'on se retrouve avec un Flash encore moins performant qu'actuellement sur nos Mac, et des produits Adobe moins optimisés en général.
avatar pat3 | 
@pitav: [quote]Non le vrai problème, à mon sens, c'est le contrôle et la liberté du moins ce qu'il en reste.[/quote] Ça finit par lasser, cet argument politiquement correct. Liberté? De consommer tout et n'importe quoi si tu en as envie. Sauf que dans tout, il faut comprendre "tout ce que le vendeur veut bien mettre en rayon". C'est le cas d'Apple, mais c'est le cas des autres aussi. Pour autant, Apple le dit clairement, les autres, non. Certes, certaines décisions sont tardives et a posteriori (supprimer les applis érotiques - mais quand même, se pignoler devant une image d'iphone, c'est pathétique, non?). Le contrôle de ton ordi, Little Snitch te dit tous les jours à quel point tu ne l'as pas. Le contrôle de ton existence: avec ton téléphone toujours sur toi, pas besoin de puces RFID pour te suivre à la trace. Apple décide du cadre dans lequel on veut utiliser ses produits: c'est quand même très simple: le cadre ne te convient pas, utilise d'autres produits. Beaucoup ici disent qu'ils vont changer de crèmerie, qu'ils changent; et on verra s'ils sont mieux dans une autre crèmerie; si mon boulanger change sa recette de pain, ou ses prix, d'une façon qui ne me convient pas, est-ce que je vais sur un forum gueuler pour atteinte à la liberté et au contrôle de ce que je mange, ou bien vais-je seulement changer de boulanger? Si les choix de Steve Jobs, qu'il rend explicites (même si personne n'est dupe sur l'orientation de certains de ces choix) ne nous conviennent pas, ben il y a une solution: bye bye Apple. Vive le libre, les ordis bricolés soi-même, le hack et le piratage. La vraie liberté numérique. Si le mobile selon Apple Inc ne vous convient pas, mais le desktop vous convient, qui vous empêche de virer tout mobile selon Apple? Pour l'instant, le rapport entre service rendu, plaisir d'usage et contraintes est pour moi largement en faveur d'Apple. Si ça devait changer, j'irai voir ailleurs, point. En quoi ma liberté est-elle atteinte?
avatar pitav | 
@ pat3 Je pense que tes arguments sont aussi recevables que les miens, mais en ce qui me concerne, il n'y a rien de politiquement correct dans mes pensées loin sans faut.
avatar Un Vrai Type | 
@ Mabeille : Il a existé des ordis sans disquettes avant l'iMac et des ordis sans SCSI avant le G3... Par contre aucun de ces produit n'était finalisé et n'a eu de succès commercial. Quelque soit ton avis la dessus.
avatar Anonyme (non vérifié) | 
@pitav : "Si je veux flash, silvertruc ou bidule sur mon mobile, ma tablette ou mon ordinateur c'est mon problème !" Problème qui commence par le choix de TON mobile. Un jour un chef de service m'a dit : "Un bon chef de service vérifie que les ordre qu'il n'a pas donné ont été effectué, parce que le premier métier d'un chef de service, c'est de choisir ses collaborateurs". Pour toi,c 'est pareil, si tu choisis cette daube infâme d'iPhone vendue sans ton doux et orgasmique flash, c'est ton premier choix... Inutile de vérifier que tes envies se réalisent t'est trop mauvais dans tes choix. Point barre.
avatar GStepper | 
Très bonne intiative d'Apple ! :) Je crois vraiment que le plus difficile pour Adobe et autres adeptes de Flash c'est de vérifier, en pratique, que l'absence de cette technologie n'est absolument pas un problème pour le succès des plateformes mobiles Apple. Sur ce terrain, ils ne manquent pas et n'ont jamais manqué. Le mythe du web limité sans Flash s'éffondre... Quand à tout ceux (et celles) qui pensent à la liberté, au contrôle... je pense qu'ils se trompent de débat. Comme si un produit electronique pouvait être un gage de liberté ou non-liberté... Je ne place pas ma liberté à ce niveau. Chacun son truc ! @ ironseb As tu déja lu "1984" ? Si oui pourrais tu me dire en quoi le message d'Apple aurait un quelconque rapport (si infime soit il) avec cette pépite de la dystopie Orwellienne ?
avatar Bjeko | 
@Un+Vrai+Type: ouaip, comme ceux qui s'achètent un mac et ensuite râlent parceque Flash n'est pas optimisé pour leur ordi... ils n'avaient qu'à choisir un PC. ;)
avatar alex96 | 
N'empêche qu'en prenant un simple recul sur le personnage de SJ, si à ses débuts il était un simple citoyen comme beaucoup de monde, dans son pays disons, ce n'est absolument plus le cas aujourd'hui, et à l'image des stars, il vit dans son monde, un peu à part. Il a beau se présenter un jean t-shirt, l'habit ne fait pas le moine. Et la technique ça fait bien longtemps qu'il à du la lâcher (les journées ne durent pas 36h surtout pour un pdg), sa vie s'est son entreprise, c'est son business, et par ce fait son intérêt, sa motivation. Hors les intérêts d'entreprises bien capitaliste comme il le faut sont plutôt reconnus comme n'étant pas vraiment celui des autres. C'est ce que laissait entendre Shantanu Narayen d'Adobe il me semble, qu'en dehors de sa pomme, le reste... Vous noterez la subtilité de mon jeu de mot sur pomme huhu, il se fait tard ^^ Non mais quel culot quand même de reprocher à flash d'être fermé, quand on voit le gros verrou qu'est l'iphone :/ Même avant cela, l'ipod, premier baladeur mp3 dont l'accès aux fichiers est tout sauf ouvert :/ Oui mais c'est bien foutu, design et tout, certes, mais sous le costume de petit chaperon rouge sexy est bien caché un loup que le non averti ne voit pas. Tout le monde ne peut pas être un geek pour s'en rendre compte et c'est bien normal :/
avatar Anonyme (non vérifié) | 
Sauf que H.264 n'a rien d'un standard ouvert, comme voudrait le faire croire Jobs, il est couvert par des brevets et toute utilisation commerciale ou par des entreprises est soumise au paiement de royalties. Raison pour laquelle Mozilla et Opera ne l'ont pas adopté pour la mise en place de HTML5 et se sont tournés vers Theora. Pour rappel, la définition d'un standard ouvert (pas traduit, dsl la flemme) : An Open Standard refers to a format or protocol that is 1. subject to full public assessment and use without constraints in a manner equally available to all parties; 2. without any components or extensions that have dependencies on formats or protocols that do not meet the definition of an Open Standard themselves; 3. free from legal or technical clauses that limit its utilisation by any party or in any business model; 4. managed and further developed independently of any single vendor in a process open to the equal participation of competitors and third parties; 5. available in multiple complete implementations by competing vendors, or as a complete implementation equally available to all parties. En réalité seul le 6e argument est crédible, c'est d'ailleurs selon lui le plus important, à savoir qu'il veut garder un contrôle complet sur l'app store, ce qui peut se comprendre avec l'avènement du cloud computing et la fin annoncée de l'informatique telle qu'on la connaît et pratique aujourd'hui.
avatar jbmg | 
-hors sujet on @Un Vrai Type Un jour un chef de service m'a dit : "Un bon chef de service vérifie que les ordre qu'il n'a pas donné ont été effectué, parce que le premier métier d'un chef de service, c'est de choisir ses collaborateurs". si tous les chefs de service étaient ainsi, les boîtes marcheraient mieux - hors sujet off

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