Apple a mis à jour la page qui donne quelques informations techniques sur les possibilités en Wi-Fi de ses appareils. Et même si les tests le montraient très bien, la puce Apple N1 est bien bridée en Wi-Fi 7. Dans les MacBook Pro M5 Pro et Max et dans les MacBook Air M5, elle reste limitée à 160 MHz pour la largeur des canaux, quand la norme permet 320 MHz, ce qui double les débits dans certains cas.

Apple confirme donc que les MacBook Pro 14 et 16 pouces restent sur deux antennes (à une époque, certains MacBook Pro avaient du MIMO sur trois antennes). Avec un débit maximal théorique de 2 400 Mb/s, les débits pratiques sont de l'ordre de 1,6 Gb/s. En Wi-Fi, dans de bonnes conditions, on peut en effet atteindre environ deux tiers de la bande passante théorique. La page permet tout de même d'apprendre que les MacBook Pro sont bien compatibles MLO (Multi-Link Operation), une technologie qui permet en théorie de travailler avec plusieurs bandes de fréquences simultanément, mais qui n'est pas implémentée dans tous les points d'accès et pose parfois des soucis.

Les MacBook Air équipés d'une puce N1 ont les mêmes performances que les MacBook Pro, ce qui n'est pas une évidence : il y a quelques années, les MacBook Pro étaient plus rapides. Le MacBook Neo, lui, a les mêmes fonctions et possibilités que les anciens MacBook Pro (M4, par exemple) même si la puce employée provient de chez Mediatek et pas de chez Broadcom.

Enfin, il n'est pas totalement exclu qu'Apple décide à un moment de débrider sa puce : comme c'est un modèle maison, il n'est pas possible de vérifier si la limitation aux canaux de 160 MHz est une contrainte matérielle ou un choix technique. En effet, une mise à jour récente de macOS a permis à de nombreux modèles équipés d'une puce Broadcom de travailler avec des canaux de 160 MHz dans la bande des 5 GHz en Wi-Fi 6, alors qu'auparavant, ils étaient limités à 80 MHz. Et dans la pratique, ce petit changement a doublé les débits chez certains.
Apple double les débits en Wi-Fi 6 sur de nombreux Mac et iPad
Rappelons tout de même que la présence de radar militaire (notamment) peut limiter la largeur des canaux à 80 MHz de façon automatique, et que les canaux de 320 MHz nécessitent de travailler dans la bande des 6 GHz dans un environnement peu encombré. Comme la bande des 6 GHz est plus réduite en Europe que dans certains pays, les canaux se chevauchent automatiquement si plusieurs points d'accès travaillent dans cette bande, ce qui réduit les performances.











