Depuis plus de 20 ans, Apple équipait essentiellement ses Mac avec des contrôleurs Wi-Fi de chez Broadcom, une société américaine, même si quelques modèles ont pu être équipés de puces de chez Atheros (racheté par Qualcomm depuis). Mais avec les Mac de 2026, c'est terminé.

Le MacBook Pro M5 utilise encore une puce Broadcom (Wi-Fi 6E), mais ce n'est pas le cas des MacBook Pro M5 Pro et M5 Max, ni du MacBook Neo et du MacBook Air M5. Dans les premiers, Apple a installé une puce maison, l'Apple N1, qui est compatible Wi-Fi 7. La page qui donne toutes les informations n'est pas encore à jour chez Apple pour les nouveaux modèles, mais les premiers tests montrent que c'est bien du Wi-Fi 7 bridé qui est de la partie, avec des canaux de 160 MHz au maximum, alors que la norme permet des canaux de 320 MHz (et donc des débits deux fois plus élevés).

Pour le MacBook Neo, ce n'est pas une puce Apple N1 qui est de la partie… mais pas non plus une puce Broadcom. C'est comme certaines rumeurs l'annonçaient une puce Wi-Fi 6E de chez Mediatek. La société taïwanaise équipe pas mal de smartphones avec ses composants, mais aussi beaucoup de PC portables : elle fournit AMD, par exemple. Apple aurait évidemment pu choisir un composant Wi-Fi 7, mais il fallait probablement réduire les coûts mais aussi offrir un petit avantage aux appareils équipés de la puce maison.
Dans l'absolu, ce changement n'a pas réellement d'importance… tout du moins pour vous. Les puces Mediatek, Apple ou celles de Broadcom saturent sans trop de soucis une liaison entre 1,6 et 2 Gb/s dans de bonnes conditions. Mais pour Broadcom, c'est un client important qui disparaît.











