Une semaine après le lancement controversé du nouveau ChatGPT sur ordinateur, OpenAI réagit enfin aux critiques avec une version qui remet le chatbot au cœur de l’expérience. Aussi étonnant que cela puisse paraître, l’entreprise américaine qui a construit sa réputation sur un outil de discussion avait choisi de le masquer presque entièrement dans une grosse mise à jour de son app pour les ordinateurs. C’est en réalité Codex qui a pris le dessus, menant à une expérience largement plus confuse pour la majorité des utilisateurs, comme je l’avais détaillé lors de sa sortie.
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Pile une semaine plus tard, une mise à jour signe un retour en arrière, au moins en partie. Comme l’a signalé Thibault Sottiaux sur X, la nouvelle version propose maintenant un mode « ChatGPT » qui correspond en gros à l’ancienne interface pour le Mac, sur l’intégralité de la fenêtre. On quitte alors la production de code ou d’autres fichiers ainsi que la manipulation de l’ordinateur et on peut simplement poser des questions et obtenir des réponses, comme avant. Le sélecteur de modèle propose de nouveau le choix entre trois niveaux de réflexion (le mode automatique semble avoir bel et bien disparu), même si le sélecteur précis du modèle reste accessible.
OpenAI a restauré plusieurs fonctionnalités qui manquaient dans son app, dont le chat temporaire, équivalent de la navigation privée d’un navigateur qui oublie entièrement la mémoire. J’ai bien accès aux deux projets ChatGPT épinglés dans ma barre latérale, même si cet aspect reste confus. Alors que je ne vois pas mes autres projets ChatGPT sur la gauche, mes projets de développement avec Codex y sont visibles. En créant une nouvelle discussion, je peux toutefois la placer dans l’un des projets existants. Cet état n’est pas souhaité si l’on en croit les annonces du responsable sur X et devrait ainsi être temporaire.
Parmi les oublis encore, le chat rapide du nouveau ChatGPT ne semble pas capable d’ouvrir une session classique, c’est l’équivalent de Codex qui s’ouvre. J’ai aussi noté qu’il manquait les GPT personnalisés, des ajustements du fonctionnement du chatbot pour effectuer des tâches précises. Cela changera ou viendra peut-être avec de prochaines mises à jour. Ce qui ne changera sans doute pas, c’est la base technique, qui reste sur Electron et oublie l’interface native de l’ancienne app. Il va probablement falloir se faire une raison : OpenAI a suivi la même voie qu’Anthropic dans ce domaine.
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L’app est désormais séparée en deux modes bien distincts : « ChatGPT » pour la majorité des besoins et « Codex » pour les développeurs. Dans le premier, on peut activer la fonction « Work » (travail), avec l’objectif de produire des fichiers et pas seulement des lignes de code, mais aussi de manipuler l’ordinateur. Autant de tâches qui restent aussi accessibles avec le mode Codex… à la fin, ce sont les mêmes modèles sous-jacents de toute manière, et leur fonctionnement est très similaire quel que soit l’outil sélectionné.
Parmi les changements récents notables, OpenAI a désactivé le quota des cinq heures pour ne garder que l’hebdomadaire. Jusque-là, il fallait surveiller deux jauges : l’une qui s’active dès que l’on commence à utiliser les modèles dans Codex ou ChatGPT Work et qui dure ensuite cinq heures, l’autre qui se renouvelle chaque semaine. Seule cette dernière reste pour le moment, ce qui permet d’utiliser l’app pour des sessions plus longues… quitte à vider son forfait hebdomadaire encore plus vite.
Néanmoins, la firme de Sam Altman est très généreuse ces derniers jours, avec plusieurs réinitialisations des quotas. Je peux en témoigner, pour avoir beaucoup utilisé GPT-5.6 Sol depuis sa sortie la semaine dernière, je n’ai pas encore été bloqué par les quotas pourtant restreints sur mon abonnement Plus. Cette générosité ne devrait pas durer…













