Il y a quelques jours, j'ai eu une mauvaise surprise : le boîtier qui contient mes données importantes (mais pas trop) n'était plus visible depuis mon réseau. Avant de lancer une cérémonie d'enterrement pour les disques durs (qui consiste en réalité à ouvrir le boîtier pour faire de jolies photos des plateaux), j'ai tenté différentes techniques pour récupérer mes données. Et de façon un peu surprenante, ce qui m'a aidé à récupérer mes 9 To d'informations n'est pas une société spécialisée ou une recherche sur internet dans des forums, mais ChatGPT. Le chatbot d'OpenAI a pu m'aider à trouver une solution et à mettre en place le nécessaire pour récupérer l'ensemble des informations.

Mon installation
Parlons un peu de mon installation, pour commencer. Pour diverses raisons, je n'utilise pas un NAS pour mes disques durs, mais un DAS TerraMaster en Thunderbolt. C'est un boîtier équipé de deux emplacements 3,5 pouces avec du RAID1 matériel, relié à un Mac mini M1 dans une armoire. Le Mac mini est connecté à mon réseau local à 10 Gb/s, ce qui permet d'obtenir d'excellentes performances depuis ma machine de travail pour MacGeneration, un Mac mini M4 Pro, lui aussi connecté en Ethernet à 10 Gb/s. Première erreur, les données présentes dans le DAS (environ 9 To) n’étaient pas répliquées ou sauvegardées. C'est un défaut, j'en suis parfaitement conscient, et la raison est particulièrement triviale : le prix. J'aurais dû investir dès le départ dans un troisième disque pour une copie de sauvegarde, je ne l'ai pas fait.

Dans mon DAS, donc, j'ai deux disques durs de 10 To, configurés en RAID1. Cette solution réplique les données écrites sur un volume sur le second et permet d'obtenir d'excellents débits en lecture. Ce n'est pas une solution de sauvegarde, j'en suis aussi parfaitement conscient, mais uniquement de la tolérance de panne. En clair, si un disque dur tombe en panne, les données ne sont pas perdues et sont accessibles sur le second disque dur. Le RAID1 protège en partie contre la panne d'un disque dur — en supposant que le second ne meure pas dans la foulée — mais pas contre les erreurs de manipulations (comme la suppression accidentelle de données) ou contre une corruption du système de fichiers. Et devinez ce qui m’est arrivé…













