Western Digital acquiert SanDisk pour 19 milliards de dollars

Mickaël Bazoge |

La mode des méga-fusions dans le secteur des hautes technologies se poursuit. Après Dell qui s’est offert EMC pour la bagatelle de 67 milliards de dollars, c’est au tour de Western Digital de dégainer le carnet de chèques pour acquérir SanDisk. Là aussi la transaction donne le vertige, puisqu’elle est chiffrée à 19 milliards de dollars. WD propose 86,50 $ pour chaque action SanDisk, ce qui la valorise de 15% par rapport à la clôture du titre, mardi soir. L’affaire a été approuvée par les deux conseils d’administration.

Ces deux entreprises ne nous sont pas inconnues. Western Digital est le premier fabriquant de disques dur. Le grand public connait cette société au travers de la gamme My Passport par exemple, ou encore My Book pour les Mac de bureau. En 2011, WD achetait l’activité disques dur d’Hitachi pour 4,3 milliards de dollars, autant dire qu’on a l’expérience des acquisitions d’importance pour cette société fondée en 1970.

SanDisk est une entreprise beaucoup plus jeune : créée en 1988, sa spécialité c’est plutôt la mémoire flash avec laquelle elle produit des cartes mémoire et des disques dur SSD. On la connait aussi pour sa gamme de baladeurs audio qui avait connu son petit succès aux grandes heures de l’iPod.

Les deux groupes ont donc des points en commun ainsi que des activités complémentaires. Western Digital va doubler son marché potentiel et l’entreprise va pouvoir proposer des produits à une nouvelle clientèle. Si la transaction est acceptée par les actionnaires et approuvée par les autorités de régulation, l’acquisition sera définitive au troisième trimestre de 2016.

avatar Liena | 

Logique. Il me semble que WD est en retard sur les ssd... Enfin, grâce à SanDisk, WD revient dans la course.

avatar Vanton | 

Y a pas une de ces entreprises qui voudrait me donner un petit milliard par hasard... ?

Même un petit million je prends à vrai dire...

avatar ecosmeri | 

Meme 1000 euros lol, meme un ou deux ssd

avatar Spry | 

Du coup, comme pour chaque acquisition de ce genre, ça ne va pas être joli niveau emploi.

avatar oomu | 

quand ça fusionne, ça vire
quand ça se scinde ça vire
quand ça fait du bénéfice ça vire
quand ça fait des pertes ça vire

Le principe de base est de virer. il faut fragiliser l'ennemi, ne jamais le laisser stable, qu'il soit toujours sur le qui vive, incertain des lendemains et quand il est perdu et confus, le dominer à moindre coût !

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oups, par "ennemi", je voulais écrire "le salarié" et par "dominer", je voulais écrire "embaucher". Je regrette ces erreurs.

avatar Lopokova Lydia | 

@oomu

Tu as vu des plans sociaux récemment chez les Apple, Google ...

Une entreprise qui marche vraiment bien ne licencie pas, elle embauche.

Par contre dans le système dominant il faut un modèle qui crache vraiment du cash pour assurer cela.

avatar oomu | 

je ne parle pas au cas par cas.

"Une entreprise qui marche vraiment bien ne licencie pas, elle embauche."

par "qui marche vraiment bien", c'est quand la croissance est à deux chiffres et que le profit est en milliard annuel et que les dividendes sont bien grasses et que vraiment vraiment on a tellement expurgé la masse salariale qu'il reste même pas une petite personne pour maintenir une fonctionnalité de Yosemite dans El Capitan ?

bon ok.

mais en vrai, je ne pensais pas particulièrement à Google ou Apple (ça m'arrive), mais par exemple à l'industrie de la culture (jeux vidéo, cinéma) très coutumière de ce fait ou l'industrie lourde.

avatar marc_os | 

@oomu :
De même pour mieux embaucher ils prétendent qu'il faut pouvoir licencier sans préavis et veulent faire disparaître les CDI...
Quand ce sera fait, les pigeons qui auront voté pour eux et se retrouveront par exemple "en doublon" seront bien surpris...
Mais faut pas s'inquiéter. La bourse monte à nouveaux et les bénéfices boursiers acquis en dormant du travail des autres sont toujours moins taxés que les gains de son propre travail ! Bref, c'est plus rentable de faire travailler et exploiter les autres que de travailler soi même. C'est ce que veut dire l'expression "mon argent travaille pour moi" ! C'est pas l'argent qui travaille, mais des petites, parfois très petites mains ! Mais on s'en fout, on les voit pas et la majorité n'en a même pas conscience, croyant à la génération spontanée des billets au rythme de x % d'intérêts par mois...

avatar oomu | 

je le vois déjà dans mon entourage immédiat (à 5 mètres).

avatar Jean Claude Dusse | 

Wow !

avatar kriI1n | 

Je déteste WD mais adore SanDisk. vénère pour le coup

avatar ergu | 

'tain, comment ta vie est trop pleine de coups durs !

avatar lewax | 

@kriI1n :
Et moi j'adore western digital et déteste sandisk... Comme la vie est mal faite!
Non en fait j'ai eu de bonnes expériences avec les deux.

avatar oomu | 

@kriI1n

et j'adore MacGeneration et ne supporte pas MacBidouille. Du coup je vis dans la terreur de l'avènement de MacGenouille !

avatar Le docteur | 

Tu vénère qui, au final ?

avatar proximo | 

En fait, il veut dire qu'il est énervé pour le coup.

avatar TKOTOK | 

Ça promet quelques licenciements pour pouvoir augmenter la marge des actionnaires !

avatar Lopokova Lydia | 

Le mouvement de consolidation de l’industrie s’accélère, le nombre d’acteur se réduit, seul solution pour essayer de faire des économie d’échelle et espérer préserver une faible rentabilité.

Là encore, la capacité d’Apple à généré du cash sur des secteurs si difficiles ne cesse d’impressionner.

Et malgré cela tant de prétentieux inconscients, se permettent ici de dire qu’ils font n’importe quoi.

Apple est définitivement un exemple unique d’entreprise dans ce secteur ayant une vision produit, un marketing life style et une compréhension de ces cibles lui permettant de s’en sortir remarquablement sur des secteurs extrêmement difficiles.

Laissons donc les aigris s’agiter et admirons ce grand œuvre renouvelé chaque trimestre.

avatar Vanton | 

@Lopokova Lydia :
Tous les empires ont chu... Tous

avatar Lopokova Lydia | 

@Vanton

Et ?

En fait ce qui en insupporte beaucoup ici c'est la réussite et le sucées.

Une entreprise qui à un parcours remarquable : il faut de ce pas la conspuer.
Un chef d'entreprise qui conduit sa structure au pinacle : il faut le dénigrer.
Un créateur qui est reconnu de tous ses pairs : il faut le ridiculiser.
Un intellectuelle qui produit du sens : il faut le rabaisser.
...

et surtout annoncer que cela ne peut et doit pas durer, il faut qu'ils paient leur réussite

Ce qui réussi est pour vous suspect et n'est en rien un exemple à suivre, une source d'inspiration, une source d'émulation.

a croire que le succès des autres vous frustres et vous renvois à votre médiocrité jalouse.

Quelle affligeante mentalité

avatar f3nr1l | 

@Lopokova Lydia :
Sans doute veut-il dire que cet empire ci aussi cherra tantôt.

avatar f3nr1l | 

@f3nr1l :
...et qu'il est en sursis d'être occi.

avatar Lopokova Lydia | 

@f3nr1l

ça j'avais bien compris

"Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles" comme l'écrivent Valéry alors les empires ...

Mais ce besoin de forcément annoncer la chute, la cherche, voir l'espérer est symptomatique ;-)

avatar oomu | 

c'est vrai, mais quid de l'exploitation de la valeur du travail des employés ?

avatar Lopokova Lydia | 

@oomu

La question du partage de la valeur ajoutée est fondamental, mais m'est avis qu'il sera difficile de mener cette discussion en ces lieux :-)

Lieu assez exceptionnel où j'en vient à passer pour un farouche néo-libéral en ne faisant que contrebalancer les caricatures idiotes de ce système qui mérite d'être combats avec un minimum d'intelligence et de compréhension réel de ses mécanismes.

Je fût des premiers membres d'ATTAC et il m'arrive de contribuer à "Alternative Economique" il est assez délectable de me voir considéré ici comme un néo-libéral par des incultes économique, sociologique, historique et politique.

On n'attaque jamais un système en dénaturant ses réalités, en posant sur lui des clichés ridicules, en sombrant dans les demi-vérités basées sur des concepts mal digérés... cela ne fait que produire des idiots utile absolument complice d'un système qu'ils croient mépriser.

Le plus grand analyste des fonctionnements du capitalisme reste Karl Marx et il est pourtant loin d'en être un contempteur.

Et quasiment tous les vrai révolutionnaire portant des idées subversives furent issu de la bourgeoisie ou formée par elle.

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