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Tesla confirme la baisse de ses ventes en 2025, sans perspective de rebond

Nicolas Furno

vendredi 02 janvier à 16:34

Mobilités

Tesla a publié ses chiffres de production et de ventes pour le quatrième trimestre et grâce à eux, on connaît ses statistiques pour l’année 2025 qui vient de se terminer. Sur les trois derniers mois de l’année, le constructeur exclusivement électrique a produit 434 358 voitures et en a vendu 418 227. Sur les douze derniers mois, cela nous donne ainsi 1,65 million et 1,63 million respectivement pour la production et les ventes. Sans surprise, ce ne sont pas de bons résultats et la deuxième baisse annuelle consécutive de son histoire.

Depuis sa création, Tesla n’a connu que deux baisses de sa production annuelle, en 2024 et 2025. Image MacGeneration.

La croissance continue de Tesla depuis sa création a été stoppée nette l’an dernier, avec la première baisse du nombre de voitures produites en 2024 et alors que 2023 avait été l’année de tous les records. Les raisons étaient alors similaires, même si elles ont été largement accentuées en 2025, et on peut les résumer en évoquant les choix du milliardaire à la tête de l’entreprise.

Pour la première fois de son histoire, Tesla a moins produit en 2024 que l’année d’avant

Pour la première fois de son histoire, Tesla a moins produit en 2024 que l’année d’avant

Plus que sa participation au gouvernement américain les premiers mois, même si elle a forcément joué, on évoquera son désintérêt pour la voiture individuelle, au profit de l’intelligence artificielle et de la robotique. En attendant une éventuelle concrétisation des innombrables promesses d’Elon Musk dans ces domaines, l’offre de voitures électriques est vieillissante et la concurrence rattrape peu à peu son retard. Au lieu de la voiture bon marché promise pour 25 000 $, on a finalement eu en 2025 des Model 3 et Model Y appauvries à prix réduit. Ces nouveautés se sont avérées insignifiantes jusque-là pour redresser la barre, sans trop de surprise.

La production de voitures individuelles ne semble plus intéresser Tesla

La production de voitures individuelles ne semble plus intéresser Tesla

Au lieu de la nouvelle voiture à 25 000 $ promise en 2020, Tesla propose une Model Y appauvrie à 40 000 $

Au lieu de la nouvelle voiture à 25 000 $ promise en 2020, Tesla propose une Model Y appauvrie à 40 000 $

La seule nouvelle voiture sortie depuis la Model Y, c’est le Cybertruck et son échec commercial n’a jamais été aussi apparent qu’en 2025. Tesla ne détaille pas sa production, mais le pick-up est regroupé dans une catégorie fourre-tout qui comprend aussi les Model S et Model X. Cette année, le constructeur n’a produit que 53 900 véhicules qui ne sont ni des Model 3 ni des Model Y et les estimations hautes tournent autour des 20 000 Cybertruck. Rappelons qu’Elon Musk promettait de produire plusieurs centaines de milliers d’exemplaires chaque année. On en est loin, très loin, et pour ne rien arranger, on sait que SpaceX a acheté au moins un millier de ces véhicules pour ses besoins internes.

Tesla a volontiers misé sur SpaceX pour vanter les mérites de son Cybertruck… et aussi pour écouler les stocks en 2025. Image Tesla.

L’époque où Elon Musk promettait une croissance continue de Tesla jusqu’à atteindre 20 millions de ventes annuelles à l’horizon 2030 semble bel et bien révolue. On ne voit pas comment le constructeur pourrait revenir à la croissance en 2026, sachant que la seule nouveauté cette année devrait être le Cybercab, ce véhicule entièrement autonome dépourvu de volant et de pédalier. Du moins, c’était le plan initial, des photos récentes montrent que Tesla teste des modèles avec volant, laissant planer le doute sur sa capacité à respecter ses promesses. Qui voudrait d’une longue berline avec seulement deux places à l’intérieur, si elle ne se conduit pas toute seule comme prévu ?

Tesla présente le Robotaxi et promet son arrivée sur les routes américaines d’ici deux ou trois ans

Tesla présente le Robotaxi et promet son arrivée sur les routes américaines d’ici deux ou trois ans

Tesla perd quoi qu’il en soit officiellement sa place de numéro un mondial de l’électrique. En 2025, c’est bien son concurrent chinois BYD qui a vendu le plus de voitures uniquement à batterie : 2,26 millions, c’est quasiment 28 % de croissance par rapport à l’année précédente. Même si 2026 risque d’être plus complexe, BYD a probablement toutes ses chances pour garder cette première place, tant le calendrier de son homologue américain ne semble pas répondre à la demande.

La Chine devrait être le premier constructeur auto en 2025, devant le Japon pour la première fois en 25 ans

La Chine devrait être le premier constructeur auto en 2025, devant le Japon pour la première fois en 25 ans

Seule lumière au tableau, la division énergie de Tesla s’en est mieux sortie en 2025, avec 46,7 GWh de stockage déployé sous la forme de batteries individuelles destinées aux maisons et surtout de batteries de stockage pour le réseau électrique. Pas de quoi inverser la tendance néanmoins et la vente de voitures individuelles reste encore le principal moteur de la croissance pour le constructeur.

Il faudra attendre la fin du mois pour connaître les résultats financiers du quatrième trimestre 2025 et connaître les effets de cette baisse des ventes.

Samsung annonce des écrans QD-OLED avec une structure de pixels plus lisibles pour les textes

Pierre Dandumont

vendredi 02 janvier à 16:15

Ailleurs

Samsung vient d'annoncer une nouvelle génération de dalles QD-OLED qui va permettre de créer des écrans de 34 pouces ultra-larges (21:9) capables de fonctionner à 360 Hz mais qui vont surtout permettre d'améliorer la lisibilité des textes, un problème qui touche de nombreux modèles de moniteurs OLED actuels.

34 pouces, 360 Hz et sans artefacts. Image Samsung.

Un moniteur LCD classique, un pixel est composé de trois sous-pixels : un rouge, un vert et un bleu. L'alignement standard consiste à placer les sous-pixels en question dans un ordre précis (RVB, pour rouge, vert, bleu) horizontalement. Le problème, c'est que c'est l'alignement standard mais que certains moniteurs ne suivent pas cette règle. Quelques dalles LCD (c'est assez courant dans les téléviseurs) travaillent en BVR (avec un ordre inversé, donc) et les dalles OLED, elles, ont des alignements spécifiques. Celles de LG sont parfois en RGBW (rouge, vert1, bleu, blanc2), les AMOLED sont de temps en temps en pentile (un alignement avec des sous-pixels partagés) ou en triangle, dans les dalles QD-OLED de Samsung, justement.

Ce petit changement peut sembler anodin, mais il ne l'est pas : les mécanismes de rendu sous-pixels, qui améliorent la qualité des textes, attendent un alignement RVB. Et avec un alignement inversé ou en triangle, les artefacts visuels peuvent apparaître. Typiquement, sur les dalles QD-OLED Samsung, une teinte rouge peut apparaître autour du texte. Ce n'est pas flagrant et beaucoup d'utilisateurs ne le remarqueront pas, mais si vous avez acheté un moniteur de grande taille pour travailler et que vous êtes sensible à ce problème, le souci peut vite devenir énervant.

L'organisation BVR (inversée, rare dans les moniteurs) sur une dalle LCD (CC BY-NC 2.0, Mark Seton).

Un nouvel agencement plus efficace

Le nouvel agencement V-Stripe (bande verticale, littéralement) permet de régler le problème. Les sous-pixels rouges et verts sont toujours plus importants que le sous-pixel bleu, une contrainte de l'OLED, mais l'agencement est plus classique : une bande verticale rouge, une bande verticale verte (plus courte) et une bande verticale bleue (encore plus courte). En résumé, les algorithmes de rendu sous-pixels seront bien plus efficaces avec cet agencement, et devrait permettre de faire disparaître les artefacts, pour une meilleure lisibilité des textes.

À gauche, l'ancien agencement en triangle. À droite, les V-Stripe. Image FlatPanelsHD.

Notons tout de même que le défaut est plus visible sous Windows que sous macOS pour une bonne raison : Apple n'utilise plus le rendu sous-pixels depuis quelques années, ce qui réduit les problèmes liés aux alignements exotiques, au détriment de la netteté sur les écrans classiques.

Comment fonctionne le Retina des Mac (2/2) : sans pomme, c

Comment fonctionne le Retina des Mac (2/2) : sans pomme, c'est plus compliqué


  1. Green en anglais.  ↩︎

  2. White en anglais.  ↩︎

RhinoShield remet ça : –15 % sur les coques et protections iPhone 📍

Article sponsorisé

vendredi 02 janvier à 15:00

Services

Votre smartphone mérite mieux qu'une chute fatale sur le carrelage de la cuisine. Jusqu'au 7 janvier, RhinoShield casse les prix avec 15 % de réduction sur l'intégralité de son catalogue.

L'occasion rêvée d'offrir (ou de s'offrir) une armure digne de ce nom pour son précieux compagnon numérique.

La protection qui ne transige pas

On connaît tous cette seconde d'horreur absolue quand le téléphone glisse des mains. Ce ralenti mental où l'on voit sa vie défiler, ou plutôt les 1200 € investis dans l'iPhone 16 Pro qui s'apprêtent à exploser contre le bitume. RhinoShield s'est précisément construit sur cette angoisse universelle, en développant des coques qui encaissent vraiment les chocs.

Le fabricant ne se contente pas de promesses marketing fumeuses. Leur matériau propriétaire ShockSpread absorbe et disperse l'énergie de l'impact sur toute la surface de la coque. Résultat : votre appareil traverse les années sans cette fêlure disgracieuse qui vous rappelle quotidiennement votre maladresse ce fameux mardi pluvieux.

Une garde-robe complète pour tous les smartphones

Ce qui distingue RhinoShield de la concurrence pléthorique d'accessoires mobiles, c'est d'abord l'étendue vertigineuse de leur catalogue. On parle ici de plus d'une centaine de modèles compatibles. Que vous ayez craqué pour les nouveaux iPhone 17 ou que vous restiez fidèle à votre iPhone X qui refuse obstinément de rendre l'âme, vous trouverez chaussure à votre pied.

Cette approche démocratique de la protection a du sens. Pourquoi réserver la sécurité aux seuls possesseurs des derniers modèles ? Un smartphone de trois ans mérite tout autant d'être préservé, surtout quand on sait que le remplacer représente un coût environnemental considérable. RhinoShield permet justement de donner une seconde jeunesse à ces appareils vieillissants, en leur offrant simultanément un nouveau look et une protection optimale.

Trois philosophies, une excellence

Le catalogue RhinoShield s'organise autour de trois gammes distinctes, chacune répondant à un profil d'utilisateur différent. La SolidSuit incarne le classicisme assumé : sobre, robuste, efficace. Elle séduit ceux qui recherchent avant tout la fiabilité sans fioritures, une protection qui fait le job sans en faire des tonnes.

À l'opposé du spectre, la Clear s'adresse aux puristes qui ont choisi leur iPhone pour son esthétique et refusent de la masquer. Transparente et garantie anti-jaunissement (ce fléau qui transforme les coques translucides en reliques jaunâtres après quelques mois), elle offre le meilleur compromis entre invisibilité et sécurité.

Enfin, pour les aventuriers du quotidien, la AirX représente le summum de la protection, un bouclier intégral pour ceux qui ne veulent prendre aucun risque, car cette nouvelle coque promet non seulement de préserver l’intégrité extérieure des smartphones, mais aussi, une première mondiale, de protéger leurs composants internes lors d’un choc.

Toutes ces gammes intègrent la compatibilité MagSafe, cette technologie magnétique qui a révolutionné l'écosystème d'accessoires Apple. Exit les chargeurs capricieux qui ne se connectent qu'après dix tentatives.

Quand la pop culture rencontre la protection

RhinoShield ne se limite pas à la mécanique pure de la résistance aux chocs. Le fabricant a saisi que nos smartphones reflètent qui nous sommes, qu'ils racontent nos passions autant qu'ils nous servent à téléphoner. De là sont nées ces collaborations avec les licences qui ont marqué la pop culture.

Les fans de One Piece peuvent arborer fièrement le Jolly Roger de leur équipage préféré. Les nostalgiques de Naruto retrouvent leurs ninjas favoris. Les inconditionnels de South Park affichent leur humour décalé, tandis que l'univers tentaculaire de Marvel se déploie sur des dizaines de designs exclusifs. Sans oublier Bleach, Rick et Morty, Dragon Ball Z et bien d'autres univers qui transforment votre coque en véritable statement culturel.

Une protection qui va jusqu'au bout

Protéger uniquement les flancs et le dos d'un smartphone tout en négligeant l'écran et les objectifs photo relève de l'hérésie. RhinoShield l'a bien compris en développant un écosystème complet de protections. Leur Impact Protector Pro pour l'écran et leurs protections d'objectif photo complètent le dispositif défensif.

Cette logique de protection complète couvre tous les points faibles de votre appareil. Les capteurs photo qui dépassent du châssis comme des yeux de grenouille ? Protégés. L'écran qui accumule les micro-rayures au fond de votre poche ? Blindé. Votre smartphone retrouve enfin une existence sereine.

Le moment ou jamais de sauter le pas

RhinoShield prolonge exceptionnellement sa campagne de fin d'année jusqu'au 7 janvier inclus. Une fenêtre généreuse pour ceux qui n'auraient pas encore protégé correctement leur investissement électronique, ou qui souhaiteraient faire plaisir à un proche perpétuellement maladroit avec son téléphone.

La réduction de 15 % s'applique sur l'intégralité du catalogue, sans exception. Que vous visiez une coque simple ou que vous composiez un kit de protection complet avec écran et objectifs, le code "macgen25" vous accompagne jusqu'au bout de votre commande.

🔥 Profitez de -15% sur tout le site RhinoShield avec le code "macgen25" jusqu'au 7 janvier !

« Faut rester Free, Faut rester frais » : Free commence l’année 2026 avec… un clip de rap

Nicolas Furno

vendredi 02 janvier à 14:14

Video

Free commence son année 2026 sur les chapeaux de roues avec… un clip de rap, mais oui. Rassam Yaghmaei, le « Talent director » du FAI, a pris le micro pour composer le tube de l’hiver, à n’en pas douter. Diffusé exclusivement sur LinkedIn, il fallait oser, le banger se nomme « Faut rester Free, Faut rester frais », tout un programme.

Plusieurs responsables de l’entreprise ont passé une tête, de Thomas Renaud (DG Illiad) à Nicolas Thomas (DG Free), en passant par le grand boss naturellement ! Malheureusement (ou pas ?), Xavier Niel ne va pas jusqu’à chanter, c’est dommage.

Source :

Merci totoguille sur le Discord du Club iGen, il ne fallait pas.

Pourquoi utiliser un NAS ? Pour remplacer iCloud

Anthony Nelzin-Santos

vendredi 02 janvier à 13:27

Matériel

Pourquoi utiliser un NAS ? Pour remplacer iCloud, bien sûr ! La mise en place d’un mécanisme de synchronisation des fichiers, contacts, calendriers, rappels et notes est idéale pour se faire la main avec les systèmes de stockage en réseau. Pour ne rien gâcher, la plupart des fabricants de NAS proposent maintenant leur propre suite bureautique pour rivaliser avec Google Docs Editors et Microsoft Office 365. De quoi se faire son nuage à la maison.

Quels usages ?

Pour commencer cette série, nous allons donc mettre en place les fonctionnalités de base d’un « nuage personnel » :

  • synchronisation bidirectionnelle des fichiers avec une intégration dans le Finder (sur macOS) et dans l’application Fichiers (sur iOS et iPadOS) ;
  • synchronisation bidirectionnelle des contacts, des calendriers et des rappels avec une intégration dans les applications natives ;
  • synchronisation bidirectionnelle des notes ;
  • déploiement d’une suite bureautique en ligne.

Vous remarquerez une absence notable, celle des courriers électroniques1. La plupart des fabricants de NAS proposent des serveurs de mail, mais vous ne devriez certainement pas héberger vos courriers vous-mêmes. Les filtres anti-spam des grands fournisseurs n’acceptent pratiquement plus les serveurs indépendants, même lorsqu’ils sont parfaitement sécurisés. Vous devriez donc conserver votre adresse actuelle.

Quel matériel ?

Les Synology DS223, Qnap TS-233, Asustor Drivestor 2 Lite, Ugreen DXP2800 et autres modèles d’entrée de gamme sont tout à fait capables d’accomplir ces tâches basiques. Vous pourriez même vous contenter d’un modèle doté d’un seul disque… si vous aimez perdre des données. Mieux vaut privilégier ces modèles dotés de deux disques : grâce aux systèmes de virtualisation du stockage comme RAID, les données peuvent être dupliquées sur chacun des deux disques, si bien que la panne d’une mécanique peut être rattrapée par l’autre.

Le Synology DS223. Image Synology.

Les systèmes de RAID procurent une plus ou moins grande tolérance aux pannes selon le nombre de disques et les techniques employées :

  • RAID 0 : les données sont découpées en blocs d’une taille prédéterminée, qui sont écrits consécutivement sur chaque disque, formant ainsi des bandes de blocs (striping). Cette méthode permet de profiter de la capacité totale de l’ensemble des disques, ainsi que d’accélérer les opérations en parallélisant la lecture et de l’écriture des blocs de données, mais n’offre aucune tolérance aux pannes. La perte d'un disque implique la perte de toutes les données. Vous ne devriez pas l’utiliser sur votre NAS.
  • RAID 1 : les blocs de données sont copiés à l’identique sur chacun des disques. Cette méthode limite strictement la capacité totale, puisque chaque disque est le parfait miroir des autres, mais offre une grande redondance, puisque les données peuvent être récupérées tant qu’un disque reste opérationnel. La plupart des NAS à deux disques utilisent RAID 1.
  • RAID 5 : une méthode utilisant un système de parité pour reconstituer une bande dégradée à l’aide des blocs conservés et d’un tas de calculs. Les blocs de données sont distribués consécutivement, mais la position du bloc de parité change de bande en bande, afin d’assurer une répartition équitable entre les disques. Le calcul de la parité ralentit les opérations et les blocs de parité prennent de la place, mais le volume peut résister à la perte d’un disque. La capacité totale est celle du nombre de disques moins un.
  • RAID 6 : une extension du RAID 5 qui utilise un deuxième bloc de parité pour résister à la perte de deux disques. En toute logique, le fonctionnement de RAID 5 demande au moins trois disques et celui de RAID 6 en demande au moins quatre, si bien qu’ils sont généralement réservés aux NAS (semi-)professionnels.

Les systèmes de RAID n’ont qu’un seul inconvénient : ils se prêtent mal au recyclage de disques de différentes capacités. Si vous utilisez un disque de 2 To et un disque de 3 To pour former un volume RAID 1, par exemple, vous ne pourrez pas utiliser plus de 2 To et gâcherez donc le tiers de votre deuxième disque. Les grands fabricants comme Synology et QNAP ont donc conçu leurs propres systèmes « hybrides », qui permettent de mélanger les capacités, au prix d’une petite réduction de la capacité totale de stockage.

Ce n’est pas vraiment un problème, puisque la capacité des disques durs atteint maintenant 30 To, quand les forfaits iCloud+ plafonnent à 12 To. Au prix actuel de l’abonnement d’Apple, c’est-à-dire 59,99 € par mois, un système d’entrée de gamme équipé d’une paire de disques de 12 To sera rentabilisé en moins de dix-huit mois. Autant dire qu’un NAS vous permettra de faire de sacrées économies, même en perdant un peu de place à cause des données de parité des systèmes de RAID avancés.

Comment faire ?

Cerise sur le gâteau : la mise en place de la synchronisation des fichiers, contacts, calendriers, rappels et notes est triviale. Quand ces fonctionnalités ne sont pas intégrées au système d’exploitation du NAS, elles peuvent généralement être installées en deux clics avec un gestionnaire de paquets. Ainsi chez Synology, le « Centre de paquets » comporte :

  • Synology Drive Server, qui installe tout ce qu’il faut pour utiliser le service de synchronisation des fichiers Synology Drive ;
  • Synology Contacts, qui permet de synchroniser son carnet d’adresses dans l’application Contacts ;
  • Synology Calendar, qui permet de synchroniser son agenda dans l’application Calendrier et ses tâches dans l’application Rappels ;
  • et Notes Station, qui permet de synchroniser vos notes.

L’application Synology Drive est nécessaire pour faire le lien entre vos appareils et votre NAS, mais l’espace de stockage s’intègre directement au Finder sur macOS et à l’application Fichiers sur iOS/iPadOS. Vous retrouverez toutes les fonctionnalités auxquelles vous êtes habitué, à commencer par la synchronisation à la demande, appelée « optimisation du stockage » par Apple. Vous gagnerez aussi des fonctionnalités qui manquent cruellement à iCloud Drive, comme la possibilité de mettre en pause la synchronisation.

Synology Drive peut être utilisé pour synchroniser vos fichiers au fil de l’eau (comme iCloud Drive) ou pour sauvegarder vos données selon une fréquence prédéfinie (comme Time Machine). Image MacGeneration.

Comme Dropbox et les autres systèmes du genre, Synology Drive synchronise ses données dans son propre dossier à la racine de votre dossier utilisateur. Mais comme iCloud Drive, il peut aussi synchroniser les dossiers Bureau et Documents si vous prenez la peine de créer deux nouvelles « tâches de synchronisation ». Vous pourrez alors constater que vous pouvez synchroniser n’importe quel dossier, aussi bien de manière bidirectionnelle que sous la forme d’une sauvegarde vers le NAS ou d’une recopie depuis le NAS.

Synology Calendar utilise une bonne vieille connexion CalDAV, et Synology Contacts une connexion CardDAV, que vous pouvez configurer dans la rubrique Comptes internet des Réglages système. Ce n’est pas aussi rapide que de cocher une case dans les réglages iCloud, certes, mais ce n’est pas bien difficile non plus, et puis cela vous permet d’utiliser d’autres applications que celles d’Apple si vous le souhaitez.

Ce n'est pas aussi simple que de cocher une case, mais ce n’est pas bien sorcier non plus. Image MacGeneration.

Malheureusement, Note Station repose encore sur l’ancienne architecture logicielle de Synology. C’est donc une application à part entière, que vous devez installer sur tous vos appareils, plutôt qu’un système de synchronisation. Certains fabricants proposent des applications similaires, comme Qnap avec Qsync, mais seule Synology propose une suite complète. Ce n’est pas toujours un avantage : Synology Office, la suite bureautique du fabricant taïwanais, est indissociable de Synology Drive.

Or OnlyOffice s’est imposée comme la suite bureautique auto-hébergée par excellence, qui peut être installée en deux clics sur les NAS de Qnap et Asustor. Open source et gratuite pour une utilisation domestique, elle peut être utilisée aussi bien dans le navigateur que dans des applications pour macOS et iOS. Pour ne rien gâcher, vous pourrez lui ajouter des fonctionnalités avec une foultitude de plug-ins et l’intégrer à de nombreux services avec un catalogue de connecteurs.

Avec toutes ces fonctionnalités, votre NAS n’a plus rien à envier aux meilleurs services de cloud. À un détail près : au moment où vous quittez le périmètre de votre réseau domestique, vous perdez l’accès à votre NAS et vos données. Le prochain volet de cette série sera donc consacré à la mise en place d’un système d’accès à distance.


  1. Nous parlerons des photos et des vidéos personnelles dans un prochain article.  ↩︎