À compter du 1er septembre 2026, John Ternus prendra officiellement les commandes d'Apple. Le patron de l'ingénierie matérielle succèdera à Tim Cook, qui deviendra président exécutif du conseil d'administration après quinze ans passés à la tête de l'entreprise. Cette première succession à la tête d'Apple depuis celle de Steve Jobs en 2011, offre l'occasion de dresser le bilan d'un mandat aussi long que paradoxal : celui d'un dirigeant qui a démultiplié la puissance d'Apple sans jamais parvenir à recréer l'enthousiasme de l'ère Jobs.
Une réussite financière difficilement contestable
Sur le plan purement financier, le mandat de Tim Cook ne souffre guère de contestation. En 2011, année de sa nomination, Apple affichait un chiffre d'affaires annuel de 108,25 milliards de dollars et un bénéfice net de 25,92 milliards de dollars. Quatorze ans plus tard, ces chiffres atteignent respectivement 416,16 milliards et 112,01 milliards de dollars, soit une multiplication par 3,8 et 4,3.
La capitalisation boursière raconte une histoire plus spectaculaire encore : partie d'environ 323 milliards de dollars, elle a franchi la barre des 4 600 milliards, soit une progression par plus de quatorze. Le parc d'appareils actifs a suivi une trajectoire comparable, passant …













