Le futur patron d’Apple John Ternus va devoir se frotter à un sacré casse-tête : comment gérer l’explosion du prix de la RAM ? Selon un analyste de JPMorgan cité par le Financial Times, la mémoire pourrait représenter jusqu'à 45 % du coût des composants d'un iPhone d’ici l’année prochaine, contre environ 10 % aujourd'hui.

La Pomme produit pas loin de 250 millions d’iPhone chaque année et est l’un des plus gros acheteurs de RAM au monde. Or, la ruée sur les composants nécessaires aux équipements d’IA a fait exploser les prix. Les quelques fabricants comme Samsung, SK Hynix ou Micron sont noyés sous les demandes, et Cupertino n’a plus forcément la priorité. Les grandes entreprises du cloud signeraient des chèques de plusieurs milliards pour s’accaparer les stocks, là où elles pouvaient encore se permettre de négocier finement par le passé.
Si Apple n’a pas encore fait passer cette explosion des prix sur ses clients, elle est obligée de revoir certains plans. Les rumeurs voudraient que l’iPhone 18 standard ne soit lancé qu’en début d’année prochaine, une décision qui pourrait permettre d’étaler les sorties. La manœuvre pourrait également être une manière d’optimiser ses dépenses dans un contexte très mouvant.
Reste à voir comment Apple compte s’y prendre. Elle pourrait faire comme beaucoup et augmenter ses prix, ou encaisser le choc en rognant sur ses marges. Cette stratégie lui permettrait d’afficher des tarifs beaucoup plus attractifs face à des concurrents moins chers, qui n’auraient d’autre choix que d’augmenter leurs prix. Apple pourrait ainsi en profiter pour faire grossir ses parts de marché.
John Ternus ne précipiterait pas la diversification de la production d’Apple hors de Chine
Ce n’est pas le seul défi qui attend John Ternus. Le futur CEO va aussi devoir décider de la façon dont Apple va revoir ses chaînes de production à travers le monde dans les années à venir. La Pomme cherche depuis des années à moins dépendre de la Chine dans un contexte de guerre économique, misant par exemple sur l’Inde. Mais un tel choix reste délicat : trop s‘éloigner de Pékin peut tendre les relations avec la Chine, tandis qu‘une production encore très asiatique continue d‘exposer Apple aux pressions de Washington.











