Un Tim Cook optimiste et sans surprises devant les actionnaires d'Apple

Mickaël Bazoge |

Apple organisait aujourd'hui sa réunion annuelle des actionnaires. Un événement qui se déroulait ces dernières années au Steve Jobs Theatre de l'Apple Park, mais pandémie oblige, l'édition 2021 a été entièrement virtuelle. Les actionnaires ayant pu décrocher un ticket ont posé des questions à Tim Cook pendant une heure, et sans les interactions en présentiel qui font parfois le sel de ce raout annuel, les réponses faites par le patron d'Apple n'étonneront aucun observateur de la bulle de la Pomme.

Pas de Tim Cook sur scène cette année. Crédit : @Pat Miguel Tomaino.

Ce rendez-vous a été l'occasion pour Tim Cook de rappeler quelques chiffres déjà connus concernant Apple TV+ et l'activité services (243 nominations pour le contenu du service, 15,8 milliards de dollars de revenus au dernier trimestre pour l'ensemble des services…). Dans le secteur du streaming vidéo, il a indiqué qu'il y avait de place pour plusieurs acteurs, « nous voulons être à part en relevant la qualité de nos contenus pour mettre en lumière cette humanité que nous avons en commun ».

Un actionnaire a tout de même trouvé le moyen de demander quand Apple TV+ allait diffuser CODA, le remake américain de La Famille Bélier. Pas de réponse précise à cette question brûlante, hélas. Toujours pour les services, mais du côté de l'App Store que Tim Cook a décrit comme un « miracle économique » pour des millions d'entrepreneurs et de créateurs : pour le patron d'Apple, le constructeur ne possède pas de position dominante dans aucun des marchés où il exerce une activité. Ni sur les produits, ni sur les services, ni dans le logiciel.

Depuis le lancement d'App Store, les développeurs ont collectivement reçu 200 milliards de dollars ; plus de 500 millions d'utilisateurs visitent la boutique chaque semaine, une échoppe qui a représenté une activité d'une valeur de 500 milliards de dollars en 2019. Apple n'a prélevé aucune commission sur « plus de 85% de ces 500 milliards », soulève Tim Cook, qui donne aussi le chiffre de 250 000 API à destination des développeurs. Il a déroulé l'argumentaire mis au point par Apple pour se défendre face aux régulateurs (lire : Audition antitrust : comment Tim Cook va défendre Apple), et qui ne les ont pas vraiment convaincus.

Aiguillé par un actionnaire, Tim Cook a aussi précisé la politique d'Apple concernant les acquisitions de l'entreprise. « J'observe que nous avons réalisé 17 acquisitions ces quatre dernières années pour accélérer la feuille de route de nos produits et services », explique-t-il. Sur les six dernières années, ce sont près de 100 sociétés qu'Apple s'est offert. « Nous n'avons pas peur de regarder des possibilités d'acquisitions pour des entreprises de toute taille », rappelle-t-il, mais il faut que cela ait du sens vis à vis de l'activité d'Apple. Dommage : personne n'a demandé sa position quant à la révélation récente d'Elon Musk.

Le CEO est aussi revenu sur la gestion de la pandémie l'an dernier, en particulier sur le télétravail. On sait qu'Apple a dû se faire violence pour autoriser ses employés à travailler de chez eux. « Cela fait presque un an maintenant, et je peux vous dire que nous apprenons de nouvelles choses chaque jour ». Tim Cook se dit impressionné par ses équipes et leur résilience : « Le fait que nous ayons enchaîné une telle série d'innovations et de créativité durant l'année écoulée témoigne de leur travail, réalisé pendant une période vraiment difficile ».

Malgré ces réussites, Tim Cook croit toujours fermement au travail en équipe en présentiel et aux bonnes vieilles réunions physiques. Néanmoins, « nous avons développé de nouvelles capacités et une flexibilité qui nous serviront sur le long terme. Il n'y a rien de mieux pour une entreprise dont le business est l'innovation d'avoir de temps en temps à faire les choses d'une manière complètement nouvelle ».

La COVID-19 court toujours, malgré les vaccins, et les obstacles ne manqueront pas en 2021. Enfin, Tim Cook ne parle pas d'obstacles, mais d'« opportunités que nous allons gérer de manière créative et intelligente » : « Après l'année que nous avons traversée, je suis très optimiste pour l'avenir ».

Les actionnaires ont par ailleurs confirmé le conseil d'administration qui s'est enrichi en début d'année de Monica Lozano et rejeté deux des propositions pour lesquelles le board s'était dit opposé.


avatar BordelInside | 

Ce que j'aime sur ce site, c'est que dans un sens comme dans l'autre, les avis sont toujours mesurés.

avatar Dark Phantom | 

@BordelInside

Haha faut bien contrebalancer un peu les aigreurs des uns et des autres.

avatar YetOneOtherGit | 

A voir les reaction de certain, il est peut-être bon de rappeler que les besoins d’incarnation d’une entreprise ne sont pas les mêmes au différents stade de son évolution.

Aujourd’hui la marque Apple a une telle puissance qu’elle n’a nul besoin d’être incarnée par une personnalité charismatique.

D’autant plus que l’aura de SJ est toujours largement associée à la marque, une icône décédée c’est l’idéal en fait.

Ce serait même contreproductif de canibaliser la puissance de la marque et de son fondateur en essayant de lui donnant une incarnation forte.

avatar BordelInside | 

@YetOneOtherGit

Ah !
Tu vois que toi aussi tu en parles de mon concept de puissance symbolique - avec des mots un peu différents, mais ta-ta-ta, je t'ai vu !
C't'était bien la peine de balayer mes arguments d'un revers dédaigneux de la main (du clavier, en l'occurrence)...
Tout ça pour faire ton malin trois commentaires plus bas, pfffffff.

avatar YetOneOtherGit | 

@BordelInside

"Ah !
Tu vois que toi aussi tu en parles de mon concept de puissance symbolique - avec des mots un peu différents, mais ta-ta-ta, je t'ai vu !
C't'était bien la peine de balayer mes arguments d'un revers dédaigneux de la main (du clavier, en l'occurrence)...
Tout ça pour faire ton malin trois commentaires plus bas, pfffffff."

😳

Il n’y aucune contradiction entre mon commentaire disant qu’il n’y a pas de pb d’image et celui expliquant pourquoi il n’y en pas.

Dans mon premier commentaire à tes propos je suis sur la situation actuelle et je te dis qu’il n’y strictement aucun pb d’image pour Apple lié à son CEO

Dans le second j’explique pourquoi cette situation est vraie actuellement dans une mise en perspective du cheminement d’une entreprise.

C’est étrange se besoin égotique d’avoir « raison » 😳

Au passage ton commentaire passe totalement à côté de la clé de voute de mon propos: le besoin d’incarnation évolue largement dans le temps et une entreprise dont la marque est suffisamment forte pour ne pas avoir besoin est dans une situation hautement enviable.

Une marque plus forte que ses dirigeants c’est l’idéal 😎

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