Jeux de chaises musicales aux RH et à l’« université » d’Apple

Anthony Nelzin-Santos |

Joel Podolny s’occupera dorénavant à plein temps de l’Apple University. Il abandonne donc la tête des ressources humaines de la société, confiées à Denise Young Smith, qui était jusqu’ici en charge de celles d’Apple Retail.

Joel Podolny. Image Apple.
Joel Podolny. Image Apple.

Sociologue et ancien doyen de l’université de Yale, Podolny a rejoint Apple en octobre 2008 pour y mettre sur pied un programme de formation des cadres imaginé par Steve Jobs. L’Apple University, c’est son nom, doit instiller la culture de la société à partir d’études de cas autour des grandes décisions prises (ou pas) par la firme de Cupertino ces dernières années.

« Une ressource à l’importance croissante », explique un porte-parole d’Apple, « à mesure que la société se développe ». Un peu moins de 1 000 salariés, qui occupent des postes de direction ou en occuperont dans le futur, suivent les formations de cet organisme qui compte parmi ses rangs d’anciens professeurs d’université, journalistes et auteurs.


avatar noAr | 

Ça a l'air génial ce truc

avatar Elzor | 

Un peu dogmatique quand même...

avatar Johnny B. Good | 

@Elzor :
Non. Culture d'entreprise.

avatar Hideyasu | 

Au moins ça forme à la culture de l'entreprise c'est essentiel !

avatar Johnny B. Good | 

@Elzor :
Non. Culture d'entreprise.

avatar Pan666 | 

Le problème de ce genre de pratiques c'est qu'elles ne favorisent pas l'innovation, la prise de risque et empêche les entreprises de prendre de grands virages nécessaire quand tu es dans le secteur High Tech et qu'il faut se remettre en question. Poser la question à Nokia, Nintendo et consorts...

avatar Dwigt | 

C'est un truc qui a été fondé pour justement entretenir l'esprit d'innovation, montrer que certains choix judicieux n'étaient pas aussi évidents que ça et qu'on ne peut pas se contenter de dire à la va-vite "Steve Jobs n'aurait jamais/ aurait forcément fait ça."

C'est à peine maintenant que je viens de commencer à comprendre ce que c'est qu'iOS 7. Jusqu'à la version 6, iOS c'était ce que Steve Jobs voulait ou aurait voulu. Ils auraient pu continuer comme ça pendant des années, avec des gens qui auraient essayé de reconstituer la logique de l'ancien PDG pour prendre des décisions sur l'interface et l'aspect. Or, là, on est passé à ce que Jony Ive veut. Forcément, il y a des ruptures et des régressions. Mais, à la différence de Forstall (qui pensait parfois être le fils spirituel de Jobs), Ive a compris un truc fondamental. Au delà des détails, il faut surtout que l'interface reflète la vision d'UNE personne pour être cohérente. On peut être en tant qu'utilisateur d'accord ou pas d'accord avec ses décisions, mais on arrive tout de même à piger vite sa logique et à s'adapter aux partis-pris du type.
iOS 6, ça jouait la sécurité, la fidélité à des principes bien arrêtés et ça commençait à ressembler à un système conçu par un comité, comme la plupart des versions de Windows, donc un peu fade et n'assumant pas toutes les conséquences de certains choix. Ce qui rend le système moins intuitif au final.

Et ça, c'est typiquement une décision qui semble a priori aller dans un sens contraire à celui de la méthode qui a valu à Apple sa renaissance mais qui est finalement en phase avec les grands principes, pas évidents à identifier. D'où la nécessité de cette formation interne.

avatar Teeto | 

Cool je peux postuler à son poste !!

avatar SugarWater | 

Il a l'air un peu surpris sur la photo...

avatar BebMac | 

Au fait, savez-vous comment sont les ressources humaines chez Apple ? (Sont-ils aussi pourris que dans ma boîte ?)

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