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Les changements de cycle d'Apple expliqués

Christophe Laporte | | 16:00 |  78

Les renouvellements chez Apple ont toujours posé question. Dans l’esprit de beaucoup, le Californien met à jour ses produits une fois par an. Une affirmation facile à contredire si l’on se penche sur la date de commercialisation des derniers Mac Pro, Mac mini ou iPod touch. Par contre, si vous prenez l’exemple de l’iPhone, Apple est un vrai métronome : son smartphone phare a droit à une révision tous les ans.

Cette différence de traitement s’explique assez simplement. C’est un mélange de plusieurs facteurs :

  • De priorité tout d’abord : tout le monde est conscient que l’iPhone représente le gros du chiffre d’affaires d’Apple ;
  • De stratégie : Apple croit beaucoup dans le potentiel de l’Apple Watch, par exemple. Les nouveautés présentées pour sa montre sont beaucoup plus nombreuses que pour d’autres produits qui pèsent encore plus lourd dans son chiffre d’affaires. Mais Apple est persuadé que l’Apple Watch est un business qui va prendre de l’ampleur dans les années à venir ;
  • D’opportunité commerciale : cela reprend les deux premiers points, mais il est important d’insister dessus. Un Mac Pro vendu moins cher et avec les derniers composants du moment ne partirait pas comme des petits pains pour autant ;
  • De « potentiel technique » : la marge de progression qu’Apple possède avec l’Apple Watch est autrement plus importante que sur bien des Mac.

Si l’on mélange tout cela, on parvient à voir la gamme de produits Apple sous un autre angle. On peut les classer en trois catégories :

  • Les produits vitaux. On pense notamment à l’iPhone, au MacBook qui est la priorité du moment dans les Mac et à l’Apple Watch. Ils ont le droit à une mise à jour tous les ans.
  • Les produits importants. Dans cette catégorie, on met volontiers l’iPad dont le rythme de mise à jour est de 12/18 mois. La tablette d’Apple a longtemps appartenu à la plus haute catégorie, mais elle a été rétrogradée sans doute suite à ses ventes décevantes, et ce malgré le discours volontariste de Tim Cook. Il sera d’ailleurs intéressant de voir si avec l’iPad Pro, Apple change son fusil d’épaule. On retrouve également dans cette catégorie le MacBook Pro et l’iMac.
  • Les produits délaissés. Ceux auxquels Apple donne l’impression de n’accorder que peu d’importance : le Mac Pro, le Mac mini, les iPod, les bornes AirPort… Et qui sont mis à jour quand Apple a le temps. Enfin, c’est l’impression que cela donne de loin…

Le rythme de renouvellement chez Apple se calque également sur la durée de vie d’un produit. Plus sa durée de vie est longue, moins il y a de la chance qu’Apple le modifie rapidement. Quand on achète un Mac Pro, ce n’est pas pour le changer tous les ans en théorie.

Même chose pour un ordinateur portable. Il va se passer un peu plus de quatre ans entre la sortie des MacBook Pro 2016, qui promettent d'apporter des changements significatifs, et la dernière révision marquante qui était l’apparition du Retina en 2012.

La durée de vie des ordinateurs ne cesse de s’allonger, ceci explique bien évidemment cela. Et les progrès techniques ne sont plus suffisants pour pousser le constructeur à mettre à jour plus fréquemment et l’utilisateur à changer plus régulièrement.

La plus importante révision du MacBook Pro depuis l’arrivée du Retina devrait intervenir d’ici la fin de l’année - concept : Martin Hajek

L’iPhone, c’est bien évidemment l’exact contraire, même si dans un sens, Apple a déjà commencé à prendre note de l’allongement de vie des smartphones. Si l’iPhone va continuer à évoluer de manière importante chaque année, il semble que son design n’évoluera plus que tous les trois ans.

Une manière pour Apple de prendre note que le marché des smartphones est désormais franchement mature, et que sa croissance dans les années à venir passera par la montée en puissance des services et d’autres produits, comme éventuellement l’Apple TV ou l’Apple Watch. Tel est le défi de Tim Cook pour les mois et années à venir !

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78 Commentaires Signaler un abus dans les commentaires

avatar ovea 24/08/2016 - 16:11 via iGeneration pour iOS

Pour la Watch c'est entièrement le cas, elle va coller de plus en plus à des besoins réels de tous les jours, un de ces jours.

avatar C1rc3@0rc 24/08/2016 - 17:58

«Apple croit beaucoup dans le potentiel de l’Apple Watch, par exemple.»

Enfin ça c'est le discours commercial.
Tous les nouveaux produits d'Apple ont eu cette promotion: beaucoup se sont eteint dans l'indiference, et d'autres ont eu une couverture mediatique suivant leurs descente aux enfers.

L'Apple Watch est un peu special vu que c'est le premier vrai produit post-Jobs qui a ete conçu hors de son influence. En fait c'est meme le premier produit pur Ive.

Ce qui est remarquable avec l'Apple Watch c'est 3 elements:
- l'inconsistence du produit: orienté luxe puis santé, personne n'en voit l'utilité
- le marketing: Apple n'a jamais fait de campagne marketing aussi massive et longue
- la non innovation: l'Apple Watch ne se distingue en rien des autres smartwatch. Pire elle se cale sur celles de la generation de 2010.

On perçoit aussi une grande confusion. Tous les nouveaux produits ont eu un cycle d'au plus 1 an. La on voit rien alors que le produit est rejeté et raillé.
Si on prend le rapport des chiffre de livraisons / pression marketing, aucun produit Apple n'a subit un tel revers!

Le produit est positionné selon 3 axes:
- luxe
- santé
- domotique

Apres le coup(t) de Colette et la mise sous silence des versions Watch et Edition, la notion de luxe de l'Apple Watch a fait long feu et a atteint les summum de ridiculisation, face a la vraie horlogerie.

La domotique: absence quasi totale, rien sur le radar, du vent.

La santé: inferieure en fonction par rapport a des tracker beaucoup moins cher ou des materiels de base qui eux sont certifiés, l'Apple Watch n'a aucune certification dans le domaine et ces focntions de tracking sont tres quelconque surtout en relation de son prix delirant.

Que reste-t-il au final?
Un produit matuvu, dysfonctionnel, qui ne trouve pas de public et qui entache la reputation d'Apple. Surtout un produit totalement a coté de tout: les smartwatch sont un echec et Apple n'a fait que le confirmer a grand prix.

avatar Trillot Bernard 24/08/2016 - 22:19

@C1rc3@0rc
Toujours aussi péremptoire!
Il ne comprend rien à rien! Il fait des diagnostiques totalement faux et imbéciles! et avec quelle suffisance!

L'Apple Watch est, par rapport à l'iPhone un point de passage vers l'électronique "sur soi" (dite vestimentaire, ce qui est restrictif). On ne passera pas à l'électronique "sur soi" sans expérimenter sur un produit intermédiaire qui oblige à pousser les techniques vers une miniaturisation toujours plus poussée. C'est au passage pourquoi Apple favorise toujours la minceur de ses iPhones au détriment de la batterie.

Quand on examine la démarche d'Apple depuis longtemps on constate que chacun de ses mouvements est précédé d'expérimentations discrètestrès logtemps à l'avance. Par exemple, le trackpad de ses portables sont multitouch (bitouch plus précisément) depuis 2001 ou 2002, bien avant l'iPhone ou l'iPad; le capteur de déplacement est présent depuis presque aussi longtemps. Tout ça préparait l'introduction massive des capteurs et des principes de contrôle des iPhone et iPad.

Aujourd'hui l'Apple Watch est l'étape vers la génération suivante, l'électronique "sur soi".



avatar C1rc3@0rc 24/08/2016 - 23:46 (edité)

@Trillot Bernard
Relis donc les bio de Jobs. La plupart sont inintéressantes, mais au moins toutes arrivent a une convergence: tous les produits Apple ont pris beaucoup de temps pour être conçus, beaucoup de prototypes, les ingénieurs et designers renvoyés souvent avec véhémence a leurs planches a dessins avant que Jobs valide le produit et cela meme si les techno étaient disponibles depuis un moment.
L'idée était que le produit devait être fonctionnel et ergonomique tout en apportant une utilisation innovante. L'objet devait provoquer une réaction: comment ai-je fait sans avant?

L'Apple Watch c'est tout l'inverse.
Certes c'est une merveille d'ingénierie, mais pour les reste c'est un produit indéfini, approximatif, a l'ergonomie plus que déplorable et surtout il n'apporte strictement rien d'innovant.

Au debut la tocante piquait la curiosité, mais en s'approchant on se dit: c'est une montre et plutôt moche. Et elle est carrée!
Des qu'on tente de l'utiliser on cherche le manuel.
On se dit tient, ça bien doit faire ça, on cherche et on ne trouve pas. On cherche encore plus et on se dit, " ah ben non, c'est con que ça ne le fasse pas".
Au fur et a mesure, on compare avec les autres smartwatch, pour se rendre compte que l'Apple Watch ne fait pas mieux que les autres, voire moins bien, ou pas du tout.

Ton explication de l'approche essai/erreur c'est celle de Google, pas d'Apple.

L'Apple Watch une etape vers l'informatique vestimentaire... c'est surtout une impasse oui.
L'informatique vestimentaire n'a de sens que dans le cas ou ça simplifie la fonction informatique nomade. La smartwatch ne simplifie rien, mais complique tout!

Qu'est ce que cela apporte de nouveau et de pratique: l'écran majoritairement éteint et ridiculement petit dans un monde ou les écrans des smartphones tendent vers 6", les tablettes vers 13",les moniteurs vers les 40" ou la VR occupe le champ visuel… c'est de l'archeologie!
C'est meme pas bon pour donner l'heure :(

avatar béber1 25/08/2016 - 19:59

C1rc3@0rc
'...tous les produits Apple ont pris beaucoup de temps pour être conçus, beaucoup de prototypes, les ingénieurs et designers renvoyés souvent avec véhémence a leurs planches a dessins avant que Jobs valide le produit et cela meme si les techno étaient disponibles depuis un moment.
L'idée était que le produit devait être fonctionnel et ergonomique tout en apportant une utilisation innovante. L'objet devait provoquer une réaction: comment ai-je fait sans avant?"

Assez d'accord.
A la décharge d'Apple, les technos idéales pour un terminal-bracelet digne de ce nom ne sont pas prêtes. Faut-il faire comme par le passé, comme pour l'iPhone et ne sortir un produit que lorsqu'il est suffisamment abouti et porteur d'innovations pratiques, quitte à être absent du marché et d'une base de développement pendant des années ?
L'Apple de 2015 n'est pas celle de 2006/7. Les contraintes stratégico-commerciales non plus.
C'est pour cela que rationnellement je ne pense plus que l'Apple actuelle pourrait continuer une pratique à la Jobs.

"L'Apple Watch une etape vers l'informatique vestimentaire... c'est surtout une impasse oui.
(…)La smartwatch ne simplifie rien, mais complique tout!"

Ni impasse, ni vocation à simplifier.
Dès lors qu'on apporte des fonctions ou des services numériques à un utilisateur, on lui complique sa vie. Le challenge consiste alors à simplifier au mieux ces complications rapportées sur les tas de services proposés qui en feront, par compensation, la seule attraction.

En ce qui concerne le Wearcomputing (dont le développement repose sur des vraies lignes de forces), il en est encore sur les fonts baptismaux. Tout le monde défriche les diverses utilisations et fonctionnalités possibles, car c'est un nouvel univers d'interactions H-M qui s'ouvre et qu'il faut explorer.
Que l'actuelle Apple Watch, ou que les autres Gear ou GoogleGass ne soient pas encore idéales, c'est le lot de toutes recherches aux limites des possibilités

avatar C1rc3@0rc 25/08/2016 - 21:22

@béber1
Belle argumentation qui appelle un vrai débat d'idees constructif.

« Faut-il faire comme par le passé, comme pour l'iPhone et ne sortir un produit que lorsqu'il est suffisamment abouti et porteur d'innovations pratiques, quitte à être absent du marché et d'une base de développement pendant des années ?»

Historiquement cette voie a demontré son efficacité sur le long terme.
Si on prend le cas du Macintosh, on voit que plus de 30 ans aprés l'interface de toute la micro-informatique (mais aussi ce qui reste de la mini et du pilotage des calculateur) a adopté la forme forgée par Apple a des details près. Certes Apple n'en est pas l'inventeur fondementale, mais la societé a pris le temps de construire et developper une approche fonctionnelle et pragmatique qui a convaincu le monde.
On a le meme exemple avec l'iPhone.

L'autre option c'est celle de Google ou dans une moindre mesure Samsung, qui lance mille trucs en a peine utilisables en l'air en esperant que sur le nombre il y en ait un qui prenne son envol. Statistiquement ça peut aboutir, rarement, mais ça peut. Mais combien d'idées intelligentes sont alors enterrées parce que les realisations etait mauvaises et que la majorité ne comprend pas la difference entre un concept et une realisation.

Apres vient la question de la rentabilité.
La aussi Apple a demontré que sur le terme la rentabilité est forte. Mais cela necessite de penser sur le long terme et d'assoir une strategie dans cette dimension. C'est peu compatible avec une economie virtuelle infeodé a des speculateurs qui agissent dans l'instant...

«Dès lors qu'on apporte des fonctions ou des services numériques à un utilisateur, on lui complique sa vie.»
La vocation de l'informatique n'est elle pas de rendre simple la gestion d'une information de plus en plus complexe et en quantité considérable?
C'est en tout cas le credo promu par Jobs toutes sa vie.

avatar C1rc3@0rc 24/08/2016 - 23:58 (edité)

«C'est au passage pourquoi Apple favorise toujours la minceur de ses iPhones au détriment de la batterie.»

Mais non c'est juste une question d'obsession de Ive qui se prend pour un dessinateur de mode et une vraie question de rentabilité: 1 micron d'épaisseur gagné sur la coque d'un iPhone, sur 250 millions d'iPhone vendus par an ça représente des tonnes d'aluminium en moins a acheter, des tonnes d'aluminium en moins a devoir payer en transports et en stockage. Et ces tonnes de matériaux économisées c'est autant d'augmentation de la marge bénéficiaire!

Pareil pour la batterie: entre gagner 2 heures d'autonomie ou gratter 1 millimètre de batterie, Apple prefere bien évidement gratter le millimètre qui rapporté sur 250 millions de machines va lui permettre d'économiser sur le cout de production et le cout de transport, et donc de gonfler ses marges.

C'est de la logique industrielle, faut pas aller chercher plus loin et surtout pas des explications abracadabrante sur les transitions vers des machins intangibles d'un futur de fiction.

L'informatique individuelle existe, c'est le smartphone, la tablette, l'ultrabook dans une autre mesure. La prochaine étape c'est la réalité virtuelle et plus précisément la réalité augmentée, mais la y a encore beaucoup de boulot et c'est pas pour demain matin. Apple y arrivera quand la techno sera au point.

Faut pas confondre visionnaire et halluciné du marketing.

avatar patrick86 25/08/2016 - 08:08 (edité)

@C1rc3@0rc :

"Mais non c'est juste une question d'obsession de Ive qui se prend pour un dessinateur de mode"

Le seul obsédé ici, c'est vous, qui êtes névrosé par votre haine de Jony Ive et dominé par un ego monumental.

Vous en êtes au point d'être parfaitement incapable de comprendre et accepter des produits qui, certes ne répondent pas à vos usages, mais en satisfont d'autres.

La finiesse et de manière plus générale, la compacité, est une caractéristique volontaire et assumée des produits Apple depuis de longues années. L'entreprise n'a pas attendu l'embauche de Jony Ive pour inscrire cet objectif dans ses cahiers des charges.

"et une vraie question de rentabilité: 1 micron d'épaisseur gagné sur la coque d'un iPhone, sur 250 millions d'iPhone vendus par an ça représente des tonnes d'aluminium en moins a acheter, des tonnes d'aluminium en moins a devoir payer en transports et en stockage. Et ces tonnes de matériaux économisées c'est autant d'augmentation de la marge bénéficiaire!"

Si le seul but était réellement ce que vous décrivez, Apple ne s'obstinerait certainement pas à usiner ses chassis unibody dans des blocs d'aluminum, dont il faut ensuite recycle les copeaux.

Votre propos est en parfaite contradiction avec la manière dont la plupart des produits Apple actuels, particulièrement ceux en aluminium, sont fabriqués.

"C'est de la logique industrielle, faut pas aller chercher plus loin et surtout pas des explications abracadabrante sur les transitions vers des machins intangibles d'un futur de fiction."

La théorie de Trillot Bernard, sans être nécessairement véridique, n'est pas plus abracadabrante que votre délire obsessionnel et votre manichéisme chronique.

--

Une chose est certaine : la vérité n'est JAMAIS dans le raisonnement binaire.

avatar C1rc3@0rc 25/08/2016 - 21:40 (edité)

«Si le seul but était réellement ce que vous décrivez, Apple ne s'obstinerait certainement pas à usiner ses chassis unibody dans des blocs d'aluminum, dont il faut ensuite recycle les copeaux.»

Mais si.
L'avantage de l'aluminium c'est qu'il est recyclable quasi a l'infini et son recyclage industriel inscrit dans un process de production des le depart a un cout beaucoup plus intéressant que l'usage de matériaux "neuf" et a acheter.
De plus il y a des subventions a de multiples niveaux pour ceux qui recyclent et cela permet en meme temps de s'inscrire dans une logique écologique et économique.
Usiner un bloc d'alu consomme moins d'energie qu'une injection dans un moule ou un emboutissage avec en sus des soudures.
Donc avec l'Unibody Apple gagne sur tous les fronts, c'est un fait industriel reconnu.

Aprés je comprend que ma démonstration de l'intérêt purement économique te choque dans tes convictions d'une société idéalisée qui agirait uniquement dans l'intérêt de l'utilisateur (et non le client) et dans celui de l'art.
Mais il faut bien comprendre que le fou furieux intransigeant, mais génial et visionnaire, qu'etait Jobs n'est plus et que c'est la seule logique économique et purement financière qui anime Apple depuis.

Je déboulonne l'icône qu'est Ive avec un argumentaire pragmatique, cela est un sacrilège, je le conçois aussi.
Mais les faits sont la, et ils ont ete corroboré par le comportement de Ive lui meme au lancement de l'Apple Watch.
Ive n'est pas un créateur, ce n'est pas un penseur, c'est un designer industriel et rien de plus. Il n'a inventé aucune tendance, n'a initié aucun mouvement.
Il bossait sous les ordres de Jobs, réalisait la vision de Jobs, et quand il se plantait Jobs le renvoyait a sa planche a dessin.
Aujourd'hui Jobs n'est plus la et Ive ne peut que composer avec ses pulsions et la contrainte industrielle, qui est la recherche de la rentabilité ultime.

avatar patrick86 26/08/2016 - 05:47

"Aprés je comprend que ma démonstration de l'intérêt purement économique te choque dans tes convictions d'une société idéalisée qui agirait uniquement dans l'intérêt de l'utilisateur (et non le client) et dans celui de l'art."

Fantasmes.

J'ai parfaitement conscience des motivations économiques et financières d'une entreprise telle Apple. Mais, contrairement à vous, je suis capable de faire une observation non manichéenne et pragmatique.

"Je déboulonne l'icône qu'est Ive avec un argumentaire pragmatique, cela est un sacrilège, je le conçois aussi."

VOUS faites une icône, en le plaçant bien au dessus de ce qu'il est réellement et en lui attribuant le responsabilité intégrale de tout ce que fait Apple.

Je ne considère ni Ive ni Jobs tel des génies iconiques. Je n'adule aucun des deux. Vous par contre, semblez ne pas encore vous êtes remis de la mort de Jobs… Faites votre deuil.

--

"L'avantage de l'aluminium c'est qu'il est recyclable quasi a l'infini et son recyclage industriel inscrit dans un process de production des le depart a un cout beaucoup plus intéressant que l'usage de matériaux "neuf" et a acheter."

Recycler autant de déchets d'aluminum coute PLUS CHER que de former des toiles sous presses, comme c'était le cas pour les PowerBook et les premier MacBook Pro.

"Usiner un bloc d'alu consomme moins d'energie qu'une injection dans un moule ou un emboutissage avec en sus des soudures."

Apportez les preuves techniques de cela. Rapports, données, explications détaillées du processus industriel, calculs de consommation… TOUT.

avatar béber1 25/08/2016 - 20:09

C1rc3@0rc
Mais non c'est juste une question d'obsession de Ive qui se prend pour un dessinateur de mode et une vraie question de rentabilité: 1 micron d'épaisseur gagné sur la coque d'un iPhone, sur 250 millions d'iPhone vendus par an ça représente des tonnes d'aluminium en moins a acheter, des tonnes d'aluminium en moins a devoir payer en transports et en stockage. Et ces tonnes de matériaux économisées c'est autant d'augmentation de la marge bénéficiaire!

Il y a des contraintes technico-commerciales, oui.. mais pas que.
Comme le rappelle Patrick, la tendance à la finesse ne date pas que de l'iPhone (voir les anciens PowerBook G4)
et en ce qui concerne le Wearcomputing, donc la Micro-informatique portée "sur soi",
il y a tu le sais des contraintes psycho-physiologiques qui entrent en ligne de compte, et dont aucune grande marque ne peut et ne pourra faire l'impasse..

Il se trouve qu'Apple a une obsession sur la finesse, mais pour autant on ne peut éluder le fait que la finesse sera un des critères, avec la légèreté, la finition,les matières, etc. qui entreront le plus en compte dans les choix subjectivifs et esthétiques des futurs clients.
Ainsi en va-t-il de tout ce qui se porte sur les corps depuis toujours

avatar C1rc3@0rc 25/08/2016 - 22:00

J'ai souvenir d'un element de l'histoire d'Apple ou Apple avait investit dans un calculateur Cray. Les articles de l'époque fantasmaient sur l'utilisation de cette machine dans l'évolution du Mac.

Certains voulaient y voir Apple se lancer dans le marché des super-ordinateurs en y faisant la révolution qu'Apple avait fait avec le Mac dans la Micro... jusqu'au jour ou Apple a confirmé cette acquisition pour "simplement" calculer l'optimisation (température, viscosité,...) du flot de plastique a injecter dans les moules lors des process de productions, et cela pour introduire cette optimisation des la phase de design...

Le design d'Apple est industriel, ce n'est pas de l'art, ça répond a des critères industriels, économiques et fonctionnels. Si les sociétés industrielles engagent des designers sortis des écoles d'art appliqués c'est avec ces critères.

Le talent de Ive c'est d'avoir su plaire a Jobs et d'avoir la patience et la résistance pour réaliser ses visions. Il a meme a partir d'un moment acquis "un sens" de ce qu'attendait Jobs tout en sachant composer avec les contraintes industriel.
Et Ive n'est de loin pas le dernier des imbéciles, ni un incompétent. Il connait les matériaux, les process de production, et les contraintes économiques. Il sait composer et faire sortir des formes qui répondent a tout cela en étant souvent agréables au regard.

Mais le fait est qu'il aspire a plus et qu'il veut quitter Apple depuis des années. La société lui a fait un pont d'or pour qu'il reste, mais on voit clairement qu'il n'est plus a sa place ni dans ses intérêts. L'Apple Watch est certainement l'objet qui cristallise le plus cette problématique, et son échec devrait accélérer le départ de Ive vers d'autres horizons auxquels il aspire.

Le wearing n'est pas un nouveau secteur sauf pour le marketing. Un iPhone c'est du wearing, comme un iPad. La question c'est celle du sens et de la fonction. Une montre n'est pas outil informatique et n'a pas de sens.

avatar frankm 25/08/2016 - 09:36 (edité)

Oui c'est ça : L'Apple Watch est, ..., un point de passage vers l'électronique "sur soi".
Oui c'est ça, juste une passade !

avatar otop 25/08/2016 - 17:43

@Trillot Bernard

Non pas peremptoire , factuelle....dans ce monde ultra connecté , la réalité est a geometrie variable , des que les faits ne sont plus satisfaisant on invente une nouvel réalité.

@C1rc...

Il n'y a pas que l'apple watch qui a eu une campagne marketing aussi massive , l'iPhone 5c a eu le meme genre de traitement...notement en europe ou apple a du faire du damage control en bradant ses stocks via des sites de ventes en lignes.

avatar C1rc3@0rc 25/08/2016 - 22:21

@otop

Certes l'iPhone 5C a ete aussi une erreur qui a bénéficié d'une tentative de rattrapage marketing couteuse, mais on est loin de la dimension phénoménale de l'Apple Watch.

Pour l'Apple Watch il y a eu un marketing massif et ultra couteux bien avant meme son annonce. Lors de sa sortie, on a eu, fait unique chez Apple un teasing des mois avant sa commercialisation.

Ensuite il y a eu "l'engagement" de people, avec un summum atteint avec Lagerfeld. On ne saura probablement pas combien Apple a du payer Lagerfeld pour qu'il arbore ostensiblement la tocante produite pour lui, mais vu le personnage, on peut compter ce genre de contrat en millions d'euros.

Et puis il y a eu tous les infomercial qu'Apple a surpayé de l'aveu meme des redacteurs. Jamais un produit Apple n'avait eu autant "d'articles" quotidiennement, et surtout autant quotidiennement dans les mêmes publications!

On peut se poser la question de pourquoi Apple a autant investi et aussi longtemps pour un produit si anecdotique. Apple a connu d'autres echecs et sur des produits bien plus importants.

La question est intéressante d'autant que l'echec de l'Apple Watch etait quasi certain puisque beaucoup d'autres constructeurs ont tout essayé depuis des années pour cette categorie, et l'industrie horlogère également pour enrayer la chute du marché grand public depuis les annees 80. En vain.
Ce d'autant que l'Apple Watch n'innove en rien et ne fait que reprendre les formes et principes des produits de 2010.

La réponse est évidente: enfumage et diversion.
L'industrie informatique est au creux de la vague face au mur de la conjecture de Moore au retards technologiques dans beaucoup de secteur, a commencer par l'OLED. De plus Apple a perdu son "grand timonier". En panne d'innovation, en panne de confiance, en panne... sauf financièrement. Il fallait tenter un truc en attendant le redémarrage: les mots marketing étaient wearable, IoT, et smartwatch. Tous se plantent, c'est normal...

avatar otop 26/08/2016 - 14:23

@C1rc

Echec....je ne serais pas aussi absolue meme si pour l'instant les faits montrent qu'on est loin du succes de l'ipad ou de l'iphone...
Ce n'est pas apple qui n'atteint pas ses objectifs mais plutot le wearable , pourtant certains font des produits vraiment interessant genre kairos qui est celui qui se rapproche le plus du meilleur des deux mondes. Mon statut d'analyste de quatorzieme zone me fait dire qu'apple aurait du plutot copier le model de car play pour le wearable , cela reviendrait a proposer un soft qui tournerait sur une tocante qui respecterait le cahier des charges apple.

Je pense qu'il faut attendre qu'apple utilise ses dernieres cartouches avant de parler d'echec...meme si pour l'instant on sur de l'insuccès.

avatar wip 24/08/2016 - 16:11

"Et les progrès techniques ne sont plus suffisants pour pousser le constructeur à mettre à jour plus fréquemment et l’utilisateur à changer plus régulièrement."
Je suis pas vraiment d'accord avec ça. Des progrès, il y en a, mais Apple décide de les ignorer. Je parle essentiellement des avancés des cartes graphiques. Avec les GPU intégré dans les puces intel, Apple à décidé de renoncer au seul progrès actuel dans l'informatique non nomade (ou alors, il faut payer un prix totalement abusif). C'est bien dommage.

avatar jackhal 24/08/2016 - 16:31 (edité)

A quand le dernier GPU haut de gamme x 2 en SLI dans le Macbook, sans qu'il chauffe et avec une autonomie de 7 jours à moins de 1000€ ?
Pareil pour l'iMac mais sans l'autonomie : tout ce qu'il faut c'est qu'il reste froid pour ne pas entendre un ventilo tourner à fond juste en face de soi. En plus ça serait super facile à faire : il suffirait qu'Apple, enfin, fasse de l'innovation professionnelle.

Je sais que certains ici savent que l'innovation permet de tout résoudre sous trois mois, que d'autres réclament des produits qui soient vraiment pour les pros (entendez par là : ceux dont le métier est Professionnel : ça demande énormément de puissance contrairement aux hobbys comme secrétaire, PDG etc).

Bah moi je demande de l'innovation professionnelle.
Ou, au moins, des produits innovants pour les vrais pros qui innovent. Mais pas chers, parce que l'innovation c'est quasi-gratos, et qu'être professionnel pro, ça ne rapporte pas tant que ça.

avatar jb18v 24/08/2016 - 17:06

d'accord avec l'iMac froid, suffit de reprendre le boitier de ceux d'il y a 10 ans :)

avatar C1rc3@0rc 24/08/2016 - 18:48 (edité)

@jackhal

Le Macbook est un netbook dont la seule spécificité est son prix délirant, il n'a nulle vocation professionnelle, et , comme l'a indiqué Cook a sa sortie, se destine a un marché de niche. Donc pas besoin de GPU.

L'iMac pose plus de problemes du fait de l'obstruction qu'il provoque dans la gamme.
Pour tout autre constructeur, un tout-en-un est un comblement d'une infime part restante du segment "desktop".
Pour Apple c'est le seul produit restant du segment desktop, cela au détriment du Mac Mini et du Mac Pro.
Une machine desktop aujourd'hui c'est:
- une machine d'entree de gamme plus puissante qu'un portable et moins chere
- une machine d'entree de gamme fixe: classe ou poste basique en entreprise
- une machine puissante et modulaire
- une machine de gamer
- une station de travail

l'iMac essaye de couvrir tous ces segments sans arriver a en satisfaire un seul: trop cher, trop fermé, pas assez puissant!
Pire encore, avec l'obsession de la finesse, la machine detruit le peu de potentiel qu'elle a en position desktop: elle chauffe trop et trop vite pour exploiter un processeur desktop et un GPU.
C'est la plus mauvaise équation d'Apple!

La question n'est pas d'avoir une machine positionnée pro, mais une machine adaptée a une demande et des usages légitimes.
Aujourd'hui, il y a 2 machines qui répondent en partie a cette définition: l'indéboulonnable Macbook air et le Macbook pro, mais ils couvrent 2 segments seulement et ne répondent pas a l'ensemble du marché. De plus ils sont obsolètes bien qu'encore fonctionnels.

Le Macbook air est celui qui est le plus adapté: un vrai ultraportable fonctionnel, solide et avec un bon rapport fonctionnalités / prix. Mais il souffre d'un écran vétuste, d'un SSD trop étriqué et il lui manque une sortie HDMI et un port Thunderbolt 3.

Le Macbook pro, lui manque de puissance a cause de son design: trop fin pour le refroidissement sous dimensionné. Quant au GPU ou son absence c'est une catastrophe.

avatar Chanteloux 24/08/2016 - 19:04

Le MacBook 12' est une seconde machine intéressante, par son ultraportabilité et son confort total d'utilisation. J'adore le mien, qui a remplacé mon MBA, .... parce que je l'ai payé 400$ de moins que le prix régulier. Selon moi ce n'est pas un netbook.

avatar C1rc3@0rc 24/08/2016 - 19:53 (edité)

En passant du Macbook air au Macbook tu as perdu en puissance, en fonctionnalité et en connectivité, cela pour gagner au mieux 115 grammes...
Si tu te satisfais d'un Macbook alors c'est que le Macbook air était surdimensionné par rapport a tes besoins et qu'ils sont couverts par un iPad air 2.
En payant 400 de moins que le tarif officiel tu as donc payé 500 de trop.

avatar Chanteloux 24/08/2016 - 20:05

Absolument pas. Avec Lr6, impossible de travailler avec un iPad. Et je déteste cette boite verrouillée par Apple pour cause de $$$$$, sans trackpad ni clavier fonctionnels, et iOS je le déteste aussi.. Le macbook 12' a un ecran superbe par rapport à mon MBA, il est à peine plus lent, et son manque de connectivité est gérable, avec un seul adaptateur, avec un minimum de discipline. Tout bénef pour moi. À 400$ de moins je le reprécise, car son prix régulier est un scandale.

avatar patrick86 25/08/2016 - 08:10

@Chanteloux :

Tsss… vous voyez bien que vous ne connaissez rien à votre usage et que, seul C1rc3@0rc est capable de vous dire quelle machine vous devriez utiliser. 😉

avatar pocketalex 25/08/2016 - 10:31

@tous : non mais la on est dans le grand n'importe quoi

"Le Macbook est un netbook dont la seule spécificité est son prix délirant, il n'a nulle vocation professionnelle, et , comme l'a indiqué Cook a sa sortie, se destine a un marché de niche. Donc pas besoin de GPU."

Je viens de passer 3 semaines de vacances avec le Macbook et entre les urgences boulot que j'ai du traiter, les projets perso et l'utilisation "familiale" propre aux vacances, le Macbook a été un ordinateur admirable à utiliser.

C'est tout sauf un netbook, et c'est un ultraportable extrêmement performant. Si ce n'était pas le cas, j'aurais ramé sur mes rendus mais bizarrement, j'ai bossé tout aussi confortablement qu'avec mon ancien MBP core i7, et même plus confortablement car l'écran Retina offre un confortable 1440x900 en local, et 1920x1080 en commande à distance, contrairement aux 1280x800 étriqués de mon ancien MBP

Ce discours de "netbook" martelé à tout va est totalement pas crédible. Le Macbook est moyennement équivalent en puissance à un MBA (ou un MBPr) core i5. Je dis moyennement car suivant le contexte et l'utilisation l'un ou l'autre sera plus rapide, donc la comparaison n'est pas une affirmation mais une moyenne, mais une moyenne CREDIBLE

Un netbook j'en ai un et je l'ai même ressorti il y a peu pour faire des exports WMV de vidéos ... Mais j'ai arrêté car 1h20 de rendus là ou un mac mini met 10 minutes, et ma station de travail 5 minutes, c'est pas possible (nd : et le MBr 15 min).
Un netbook, c'est INUTILISABLE sauf à surfer sur internet sur des site pas trop lourd, et à faire de l'office légère ( = surtout du word). Vérifié et approuvé par bibi.

Et conclure par "si un macbook te convient, un ipad air te convient", alors la on touche le grand-guignolesque. Je fais comment pour taffer sur les PSD de mes créas avec un ipad ? Je fais comment pour recetter mon code HTML/CSS ?

On nage dans le délire total, mais bon, avec un tel personnage on le savait deja...

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